Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DES LUNDI GREVE GENERALE DES POSTIERS BELGES

Publié le par Tourtaux

Samedi 28 février 2009

 

 

 La Poste [B] en grève à partir de lundi

 manifestation à Bruxelles (départ à 12 h, gare du Nord)

 

Le personnel de La Poste partira en grève à partir de lundi dans tout le pays et ce, durant trois jours d'affilée. Ce mouvement de grève devrait fortement perturber lundi, mardi et mercredi la distribution du courrier, les centres de tri, le transport ainsi que le travail des guichetiers.

 

Confrontée à la perspective de la libéralisation du marché en 2011, La Poste belge poursuit vaille que vaille son programme de réorganisation, allant des différentes étapes de Géoroute au déploiement des Points Poste, ce qui ne manque pas de susciter régulièrement la grogne des travailleurs.

 

La grève du personnel de La Poste vise à protester contre l'ensemble des mesures prises dans le cadre de la réorganisation de l'entreprise publique et est soutenue par le front commun syndical.

 

Les syndicats entendent notamment obtenir la révision du plan stratégique de La Poste. Un plan qui "touche tous les secteurs ainsi que la qualité de l'emploi et du service rendu au public", explique dans un communiqué la CSC-Transcom.

 

"En définitive 10.000 emplois seraient encore sacrifiés sur l'autel de la libéralisation du marché. C'est inacceptable alors que les actions de La Poste ont pris une plus-value de 246% en quatre ans", poursuit le syndicat chrétien.

 

Une manifestation des postiers est également prévue, lundi à partir de midi à Bruxelles, au départ de la gare du Nord. "Nous avons une certaine compréhension pour nos managers qui veulent préparer la libéralisation de 2011 mais le personnel est à la limite. La détermination à mener des actions est énorme", résume pour sa part Jozef De Doncker, du syndicat socialiste CGSP-Poste.

 

La grogne s'est accentuée à cause de l'affaire juteuse qu'a réalisé La Poste danoise en revendant ses parts du capital belge. Elle aurait amassé un gain de 223 millions d'euros »

 

 Source : RTBF, RTL

Samedi 28 février 2009

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

LE PDG DE SOTIRA RECUPERE ENCORE UNE ENTREPRISE A BON COMPTE !

Publié le par Tourtaux

Hier, le tribunal de commerce de Romans (Drôme) a rendu sa décision quant à la reprise de l'équipementier automobile Ranger France de Theillay qui sera repris par l'industriel de la plasturgie SORA. Ce groupe qui n'a pas été épargné par la crise possède la Société SOTIRA qui produit des pièces pour l'automobile.

J'ai eu l'occasion sur ce blog de commenter les exploits du PDG de SOTIRA, mr PY. Je rappelle que ce PDG a pris une gamelle magistrale en Cour de cassation pour avoir enfreint la loi en licenciant abusivement le délégué du personnel Michel Friquet qu'il a été contraint de réintégrer à son poste de travail.

277 emplois seraient maintenus sur le site de Theillay qui, dès lundi portera le nom de son ex-concurrent : "SOTIRA 41". Selon les syndicats, la transaction s'élèverait à 500 000 €. Le tribunal a préféré l'industriel au financier Bernard Krief qui proposait de reprendre 220 salariés.

Le PDG de SOTIRA avait assorti  sa proposition de reprise d'une demande d'aide de huit millions d'euros à l'Etat, c'est-à-dire, à nous, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'automobile. Selon le délégué CGT, le groupe aurait reçu des garanties quant au versement de cette aide. Rien n'est réglé pour autant puisque comme il fallait s'en douter, la solution la moins onéreuse en terme d'emplois a été privilégiée.

Par ailleurs, un second plan social se profile avec à la clé 80 à 90 salariés qui perdraient leurs emplois. Rien n'est donc réglé puisque SOTIRA va devoir investir sur le site où il a été constaté des manques de la part des deux repreneurs sur cette question. Tout va dépendre des accords avec les constructeurs. Les 500 000 € déboursés n'offriraient aucune perspective de remboursements des créanciers dont le Comité d'Entreprise.

Les travailleurs n'ont pas encore connaissance des conditions de réorganisation. Vont-ils garder les mêmes activités, vont-ils avoir des activités complémentaires? Auparavant, ces salariés bénéficiaient de la Convention Collective de chez MATRA qui n'était pas négligeable alors qu'est désormais évoqué son abandon. Si les salariés veulent conserver leur avantageuse Convention Collective, ils va falloir qu'ils se battent pour défendre cet acquis social.

Les salariés de cette usine vont devoir travailler dans des conditions de péniblité plus dures puisqu'ils seront moins nombreux pour faire le travail. Le PDG ne manquera pas quand le besoin s'en fera sentir, d'exiger de ses salariés qu'ils fassent des heures supplémentaires et, s'il le juge nécessaire, il aura recours aux prestataires extérieurs. 

Pour les 70 salariés de chez Ranger France qui ont perdu leur travail, la procédure des licenciements n'a semble-t-il pas été respectée. Selon un délégué CGT, de nombreux éléments la rendent caduque, il existe également des irrégularités sur le fond et sur la forme. Les personnes licenciées qui veulent intenter une procédure devant le tribunal des prud'hommes disposent d'un an pour formuler leurs griefs. Pour ce faire, il faut impérativement qu'elles se rapprochent des militants CGT qui ne pourront les aider par l'intermédiaire de leur avocat, que lorsqu'ils auront connaissance de la décision définitive du tribunal de commerce de Romans.

Les sites SOTIRA 49, à Fouancé (Maine-et-Loire), SOTIRA 53, à Meslay du Maine, en Mayenne et SOTIRA 73 à Chambéry sont frappés de plein fouet par le chômage partiel. 

Le plan de licenciements prévu pour 80 salariés serait revu à la baisse et serait désormais de 70  suppressions.

Ce PDG fait penser à un certain PDG exilé en Suisse grâce aux deniers de l'Etat que lui a généreusement fait attribuer son copain Sarkozy, qui a spécialement créé  pour lui un illégitime tribunal d'exception. Ce patron-voyou rachetait à moindre frais des entreprises en perdition pour en exploîter leurs salariés avant de fermer leurs usines et de les jeter ainsi à la rue comme des moins que rien.

L'expérience et la lutte des travailleurs, en particulier la tenacité de notre camarade de la CGT Michel Friquet ont fait la démonstration que tous ensemble, les employeurs comme mr PY peuvent être vaincus mais pour y parvenir, pas de compromissions, pas de collaboration honteuse avec le patronat qui n'a pour guide que le chemin qui mène à toujours davantage de profits.

Il ne reste plus qu'à souhaiter aux salariés d'ex-Ranger France longue vie à leur nouvelle entreprise et pleins succès dans leurs luttes futures car le PDG SOTIRA n'est pas un cadeau et face à lui, il faut un syndicat CGT de luttes de classes.

Jacques Tourtaux, militant CGT.
 





























Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

LA CONFEDERATION EUROPEENNE DES SYNDICATS ROULE POUR LE CAPITAL !

Publié le par Tourtaux


Vendredi 27 février 2009

John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des Syndicats (CES), appelle à la création d’une nouvelle alliance sociale qui unirait les syndicats au monde des affaires et aux gouvernements afin de contrer l’orgie auto-destructrice des marchés financiers.

Les montants sont à peine croyables, astronomiques même. Des spéculateurs peu scrupuleux manipulent des milliards pour réaliser des gains inconsidérés sur les marchés boursiers et dans la négociation des matières premières, comme le pétrole et les denrées alimentaires. J’avais l’habitude d’utiliser le terme “capitalisme casino” jusqu’à ce que je réalise que les jeux de hasards étaient mieux réglementés que cette débauche de spéculation. Si nous ne faisons rien pour arrêter ces excès, le capitalisme lui-même sera menacé. Nous tous syndicats, gouvernements, employeurs avec une conscience et dirigeants venus de tous les horizons politiques devons faire front pour renverser la situation. Et ce que je dis ici n’est pas anodin, de la part d’un ancien militant de la lutte des classes.

J’ai été élevé dans un contexte où les négociations collectives étaient perçues comme un compromis entre le socialisme, représenté par les syndicats, et les employeurs capitalistes. Forts de ces convictions, nous considérions les accords comme une trêve dans la lutte des classes, et non pas comme une sorte de relation chaleureuse et constructive. Dès que quelqu’un parlait de partenariat, il ou elle risquait de se faire traiter de traître. Dans la pratique, entre adultes consentants négociateurs syndicalistes et directeurs du personnel les relations étaient souvent amicales et basées sur la confiance. La rhétorique, quant à elle, était souvent dure et axée sur la confrontation.

Je n’ai moi-même jamais été vraiment satisfait de cette façon de voir. J’avais grandi dans l’ombre d’un géant industriel ICI et j’avais apprécié l’attitude paternaliste et toutefois progressiste de l’entreprise, ainsi que l’esprit de coopération des syndicats. Les travailleurs pouvaient recevoir des actions, bénéficier d’une médecine du travail efficace, d’un coup de pouce financier pour que leurs enfants aillent à l’université, et de bien d’autres avantages.

J’admirais également le succès remarquable de l’Allemagne de l’Ouest d’après-guerre et la performance continue de la Suède, toutes deux basées sur la négociation collective et ce que l’on appelait le dialogue ‘social’. J’en suis venu à apprécier la supériorité des démocraties sociales continentales (et dans une moindre mesure, les démocraties chrétiennes) qui allaient au-delà de ces attitudes polarisées de ‘nous et eux’, qui ont causé tant de dommages dans de nombreuses industries et sociétés en Grande-Bretagne.

C’est ainsi que durant la décennie où j’étais secrétaire général du Congrès des Syndicats en Grande-Bretagne, je me suis particulièrement impliqué dans la promotion des vertus du partenariat à l’européenne. J’ai affirmé que négocier avec des compagnies performantes était plus productif que de négocier avec des compagnies non performantes. J’ai aussi dit à mes camarades syndicalistes que la guerre des classes était dépassée depuis que les changements sociétaux avaient débouché sur une augmentation conséquente des classes moyennes, et que de ce fait la Grande-Bretagne avait besoin d’établir de bien meilleures relations de travail si elle voulait rester en phase avec les pays voisins.

Mais aujourd’hui, les développements internationaux du capitalisme moderne ont un effet dévastateur sur ceux d’entre nous qui croient toujours aux vertus du partenariat comme meilleur moyen d’aller de l’avant. Ces vingt-cinq dernières années, le capitalisme moderne a privilégié la mise en adéquation des intérêts des compagnies avec ceux de leurs actionnaires ou de leurs propriétaires. La plupart du temps, ces actionnaires recherchent un retour sur investissement rapide.

La responsabilité des entreprises vis-à-vis de leurs actionnaires s’est est trouvée fortement renforcée, avec des cadres bien souvent rémunérés en actions et en stock-options, en fonction des profits redistribués aux actionnaires. Cette participation a eu des effets importants sur la psychologie et sur la motivation des managers dans les grandes corporations. Avant cela, leurs objectifs étaient différents. Bien entendu, ils voulaient que l’entreprise soit profitable mais ils respectaient également la position de la compagnie au sein de la communauté et ils privilégiaient les bonnes relations avec les syndicats et le gouvernement. Dans certains cas même, ces dirigeants reconnaissaient également qu’il était de leur devoir de se soucier du bien-être de leurs employés. La rémunération des chefs d’entreprise n’était pas dictée exclusivement par l’actionnariat, mais était fondée sur une variété de critères dont entre autres la croissance de parts de marché. En résumé, ces directeurs devaient rendre des comptes à une série d’acteurs de l’entreprise et pas seulement aux actionnaires.

Ce n’est plus le cas dans le monde anglophone. La valeur de l’actionnariat constitue le premier, le second et l’ultime objectif du management. Sinon, l’entreprise risque de perdre sa valeur d’attraction pour l’investissement.

Il ne faudrait pas pour autant affirmer que le monde de la finance n’est qu’un club de super riches. C’est aussi un club de super riches qui gèrent des fonds de pension et l’argent d’assurances vie au bénéfice des citoyens ordinaires. Ces investisseurs exigent de hauts rendements, cherchant des investissements rapportant des taux d’intérêts de 20% ou plus, même lorsque l’inflation se situe à peine à 2% ou 3% par an. Les fonds de private equity et les hedge funds constituent la manne provisionnelle des services financiers dans le monde, mais ils ne sont pas les seuls requins dans cette mer. Une panoplie complexe de “véhicules d’investissements” sont en train de naviguer non loin, à la recherche de victimes infortunées à attaquer. Ils font usage d’exemptions fiscales, d’emprunts à effet de levier et de montages d’actifs, souvent impitoyables pour arriver à leurs fins. La spéculation à travers des produits dérivés et d’autres produits financiers font grimper les prix. C’est une économie de spéculation où les engagements mutuels à long terme sont remplacés par la demande du marché pour des gains financiers importants et rapides. Le problème ne touche pas seulement les marchés boursiers et les secteurs dérivés de la finance. Alors que les rapports du marché immobilier montrent des signes de ralentissement, les spéculateurs ont tourné leur attention vers les matières premières, dont le pétrole et certaines denrées alimentaires.

Il est étonnant de voir qu’il y a quelques années seulement, peu de gens auraient pu expliquer comment fonctionnait un hedge fund, ce qu’était un marché dérivé ou ce que signifiait “strip and flip” (acheter une firme et la revendre après l’avoir introduite en bourse, dans un temps assez court) en matière de private equity. Un tel niveau d’ignorance a, semble-t-il, touché également les rangs des dirigeants de certaines des plus grandes banques mondiales. Nous savons en effet aujourd’hui qu’ils n’avaient aucune idée des risques réels encourus par le marché immobilier des subprimes aux USA.

Il faut ajouter à cela que durant les années qui ont précédé cette crise, la réputation du monde des affaires était généralement bonne. Ainsi, la position politique dominante en Europe a longtemps été en faveur de la liberté totale du monde des affaires loin de toute contrainte et de régulation. La réduction des impôts des entreprises semblait une évidence, tout comme l’inégalité des salaires semblait inévitable, car toute tentative d’infléchir les salaires de managers talentueux aurait impliqué leur migration pure et simple vers des pays avec les plus hauts salaires et les impôts les plus bas.

Aujourd’hui, on rencontre au moins des signes de changement. L’image des financiers a beaucoup souffert de la crise des subprimes, sans parler des révélations sur la façon dont les principales banques spéculaient en obligations basées sur des crédits hypothécaires risqués et incompris. La chancelière allemande Angela Merkel a dit dernièrement que “le robuste système de devise de l’euro n’a pas encore réussi à s’assurer une influence suffisante sur les lois qui gouvernent les marchés financiers.” Merkel a appelé à la création d’une agence de notation européenne pour rivaliser avec celles existantes aux États-Unis, et elle désire créer une nouvelle structure réglementaire pour que les banques maintiennent un ratio plus élevé de réserves en capital.

La combinaison de cupidité excessive et de spéculation insatiable a également entaché la réputation du monde des affaires. Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui est aussi président de l’Eurogroup, qui rassemble les ministres des finances de 15 pays membres de la zone euro, a récemment dénoncé les rémunérations excessives des dirigeants d’entreprises. Les sondages d’opinion à travers l’Europe montrent que la majorité des gens veulent une augmentation des impôts pour les plus nantis. Certains gouvernements en Europe prennent déjà des mesures pour contenir les excès des conseils d’administration. En Allemagne, les sociaux-démocrates font pression pour la mise en place de lois restreignant les rémunérations excessives dans les entreprises, tandis que les chrétiens-démocrates s’opposent l’idée des stock-options. Aux Pays-Bas, le débat a été un pas plus loin, avec un projet de loi présenté au Parlement qui taxerait les généreuses indemnités de rupture de contrat.

L’effet de ce changement d’attitude tant dans l’opinion publique que dans la sphère politique est en train de se propager, avec un lobby des affaires montrant déjà des signes de faiblesse en Europe. Les grosses entreprises n’apprécient pas les accords-cadres sur le travail intérimaire. Tout comme elles n’aiment pas non plus le renouvellement des pouvoirs des comités d’entreprises européens. Mais le Conseil européen et la Commission poursuivent leurs efforts pour voir aboutir ces projets pour la première fois depuis de nombreuses années – malgré les inquiétudes des employeurs.

L’attention est également tournée vers les pratiques louches de certains gros investisseurs. Et plus les gens comprennent les méthodes d’organismes comme les hedge funds, plus le système apparaît choquant. Leurs méthodes remettent en question la définition même d’une entreprise et les obligations spécifiques qui en découlent. Par exemple, un business qui s’évalue en milliards de livres sterling a vu le jour en emprunts de titres. En échange d’une commission, un hedge fund arrangera l’emprunt de titres d’une compagnie d’assurances ou d’un fonds de pension qu’il vendra ensuite. Les hedge funds vendent les titres simultanément, et le mouvement à la baisse s’auto-renforce, du fait que les compagnies tentent de lever des fonds avec une opération d’émission de droits de souscription particulièrement risquée”. On estime que les emprunts de titres dépassent 7,5 milliards de milliards de livres sterling.

Les sociétés qui tentent de lever des fonds ne sont pas les seules cibles. Le site Internet de Data Explorers (www.dataexplorers.com) vous donne une idée de l’étendue du cauchemar. Ainsi, 10% des parts de la société britannique d’entrepreneurs Barratts ont été empruntées pour être vendues. Le directeur Mark Clare a affirmé penser que son entreprise était victime de la conspiration d’un vendeur après que les actions de la société se sont effondrées dans un contexte d’importants échanges commerciaux. Où y a-t-il place dans ce contexte de folie financière pour un partenariat social ?

Les pires excès du genre se situent dans le monde anglo-saxon, mais ne nous leurrons pas, l’Europe continentale est également fortement affectée comme le montrent les pertes des banques allemandes et suisses. Les hedge funds sont présents sur toutes les bourses d’Europe ainsi que les fonds de private equity. Heureusement, l’investisseur et philanthrope américain Warren Buffet cherche également à faire des acquisitions en Europe; espérons qu’il pourra contrecarrer les requins.

Les pires ennemis du capitalisme se trouvent aujourd’hui dans ses propres rangs. Ces opérateurs financiers ne se soucient guère du changement climatique ou des nouvelles technologies basées sur l’économie d’énergie, bref tout ce qui pourrait s’avérer utile à la communauté. Leur philosophie se cantonne dans un territoire qui pourrait être résumé par le refrain du groupe pop Abba: “Money, money, money. It’s a rich man’s world.” Ils doivent être stoppés par les sociaux-démocrates, par les démocrates chrétiens, par les syndicats, par la solidarité européenne et par des actions conjointes entre les USA et d’autres nations. Dans le cas contraire, ces monstres de la finance nous détruirons et ils se détruiront eux-mêmes dans une orgie de spéculation.

Sauver le capitalisme de lui-même.” Ce n’est pas une revendication que l’on a l’habitude de voir sur les banderoles des syndicats, mais elle est plus nécessaire que jamais.

Email à John Monks

Réponse de Jean-Pierre Page, ancien responsable des questions internationale a la CGT du temps de Krasucki et Viannet :



Chers camarades,

Un petit commentaire sur le récent discours de John Monks que publie de façon si opportune Danielle Bleitrach sur son blog: "Changement de société"



Ce n'est franchement pas une surprise! John Monks a toujours tenu cette position et la direction de la CES avec lui. Jusqu'au point de critiquer vertement, on s'en souvient, ces travailleurs français qui avaient eu la mauvaise idée de voter contre le projet de constitution européenne, qu'approuvaient pourtant chaudement Joel Decaillon représentant de la CGT dans le secrétariat de la CES et Jean Christophe Le Duigou secrétaire de la CGT, tous deux proches parmi les proches de Bernard Thibaut!

Si on voulait trouver une explication aux résultats des élections prud'homales, et le fantastique désaveu que représente l'abstention/sanction des travailleurs vis a vis des syndicats sans exception on aurait là avec ce discours une réponse tout à fait appropriée !

Vola pourquoi c'est avec cette démarche, cette institutionnalisation, cette intégration du syndicalisme européen dans les institutions de Bruxelles que l'utilité du syndicalisme est aujourd'hui en question, que sa crédibilité est presque nulle, qu'il est inaudible, déliquescent et presque marginalisé!

Faut il rappeler ici que John Monks, la CES, la CSI(confédération syndicale internationale dont la CGT et adhérente) sont les champions de la campagne sur le travail décent qui en réalité aboutit à la liquidation des principes, normes et conventions de l'OIT(organisation internationale du travail).

Leur vision c'est comme il l'appelle eux mêmes "la bonne gouvernance" à travers un partenariat avec l'UE mais aussi le FMI, la BM etc...et les multinationales!

Comment s'étonner ensuite des conséquences! Tout cela est parfaitement logique et cohérent! Et cela se fait avec l'approbation de la direction de la CGT totalement immergée dans la bureaucratie syndicale bruxelloise.

L'Europe est un fiasco et est un danger à commencer pour les citoyens eux mêmes. Elle est à l'image de la crise du système capitaliste dont elle est issue, et il ne pouvait en être autrement, technocratique ou pas!

C'est la nature même de la chose qui produit de tels effets! A mes yeux il n'y a donc pas d'arrangements possibles, sauf à vouloir choisir le pire!

Cela appelle des décisions politiques conformes à ce que les peuples attendent, et franchement aujourd'hui ce n'est pas du coté de l'Union européenne qu'ils attendent une réponse à leurs problèmes et interrogations sur l'avenir.

A y regarder de plus près ce serait même plutôt l'inverse! Pour la petite anecdote un des illustres prédécesseurs de John Monks et ancien dirigeant des TUC britanniques comme : lui Bill Jordan, a été anoblit par la Reine d'Angleterre alors qu'il était secrétaire général de La CISL (confédération internationale des syndicats libres) qui avec l'aide de Bernard Thibaut s'est transformé voici deux ans en CSI!

Maintenant question à 1 million d'euros, depuis l'adhésion de la CGT à la CES qui a changé la CES ou la CGT?

Source://http://collectif-syndical-classe.over-blog.com/

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

COLONISATION ET DEPECAGE DE L'EUROPE DE L'EST

Publié le par Tourtaux

Les médias sonnent le tocsin !

L’incendie menace à l’Est.

Philippe Ricard, dans Le Monde, daté des 22 et 23 février, écrit :

« La situation est jugée préoccupante. Les pays d’Europe centrale ont assis leur rattrapage économique sur une dépendance toujours plus grande aux investissements étrangers. L’essentiel de leurs banques est passé sous contrôle de groupes de l’Ouest, autrichiens, allemands, italiens, belges, néerlandais ou français.

Crise oblige, ceux-ci rapatrient dans leur pays d’origine une partie des capitaux dont ils manquent. Et resserrent leurs conditions de crédit aux entreprises locales. Banques, particuliers ou entreprises se sont, de surcroît souvent endettés en devises étrangères, et le coût de ces emprunts explose avec la dépréciation des devises qui ne sont pas toutes arrimées à l’euro. Le zloty a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport à la monnaie unique en quelques mois. »

En clair, l’Union européenne, en s’ouvrant à l’Est , s’était offert des espaces de type colonial. Non seulement les grandes entreprises occidentales trouvaient en Pologne, dans les pays baltes, en Hongrie, en Slovaquie, en Roumanie et en Bulgarie, de la main d’œuvre à bon marché, réduisant d’autant leur coût du travail, mais elles s’installaient en pays conquis, maîtresses du marché et de l’économie globale de ces Etats. Propriétaires également de l’ensemble des médias locaux, le capital occidental possédait ainsi les moyens d’information utilisés pour diffuser la ‘pub’ à la gloire de la « nouvelle Europe ».


Une partie de l’opinion de ces pays s’était laissée prendre à l’annonce d’une ère de prospérité qui devait s’ouvrir aux peuples « dans un continent réunifié », selon la formule d’alors. Les « jardins d’Eden » promis se sont rapidement transformés en une jungle, où les plus forts – les plus riches – raflaient les bonnes affaires, larguées à vil prix, par des gouvernants locaux, qui vendaient leur pays aux plus offrants.
On vit fondre sur ces nouveaux Pays de Cocagne, industriels, banquiers, commerçants, aventuriers de tous poils, venus de l’Ouest,  – et jusqu’à la maffia – qui n’avaient même plus à traverser le " Mur  de riz",  pour accaparer les trésors, que recélaient ces Etats.

C’était l’euphorie et la ruée vers le Nouvel Eldorado.

Cette époque s’achève : avec la crise mondiale, fruit naturel du système capitaliste.
C’est maintenant le « sauve qui peut » !

Quand la « maison-mère » commence à brûler, les succursales lointaines sont sacrifiées en premier.

Et de rapatrier les capitaux, et de fermer les entreprises, vite fait, bien fait.  Dans les Etats, ainsi abandonnés, les prix s’envolent, la monnaie s’effondre, le chômage s’étend d’autant plus vite que les populations, expatriées à l’Ouest pour trouver du travail, doivent s’en retourner dara-dare dans leurs pays d’origine…la crise de l’emploi frappant aussi à l’Ouest.

 

Cette situation inquiète au plus haut point nos docteurs-ès Europe.

Ils poussent un cri d’alarme.

L’éditorial du Monde, daté des 22 et 23 février, s’en fait l’écho angoissé :

« L’avenir de l’Europe est peut-être en train de se jouer à l’Est ».

Après avoir  rappelé, mélancolique, « le véritable miracle économique », les « rythmes de croissance soutenus », « l’afflux massif des capitaux étrangers » des années passées, dans les pays de l’Est européen,  le quotidien décrit la nouvelle réalité. Malgré cela, Le Monde appelle « au bon sens » les Etats occidentaux :

« On aurait tort, à l’Ouest, de se désintéresser de ce qui se passe à l’Est. D’abord, par pur égoïsme. Les banques de la zone euro s’y sont massivement, implantées, elles y ont beaucoup prêté. En cas de défaillance généralisée en Pologne, en République tchèque, elles pourraient être confrontées à des pertes colossales, allant jusqu’à menacer leur propre solvabilité ».

Et d’ajouter, cette remarque de prudence marchande, et un rien cynique :

« A un moment aussi où la crise attise les tendances protectionnistes nationales, pouvoir disposer autour de soi d’une région d’échanges commerciaux privilégiés constitue un utile palliatif (…) Eviter le naufrage aux pays de l’Europe de l’Est, c’est offrir aux entreprises de la zone euro la possibilité d’écouler leurs produits, d’y vendre leurs services ».

Mais l’essentiel n’est pas là !

L'éditorialiste lance un avis de détresse :
"L’enjeu n’est pas qu’économique et financier. Le patron de la Banque mondiale, Robert Zoellick – un Américain – vient de le rappeler : Cela fait vingt ans que l’Europe a été unifiée, en 1989, quelle tragédie ce serait de la laisser se diviser à nouveau’ »

La grande peur, ainsi exprimée, c’est la fin programmée de l’Union européenne..

Hitler, lui,  avait promis une « nouvelle Europe » pour 1000 ans, on sait ce qu'il en advint !


Source : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/
Publié sue le blog : http://syndicats.over-blog.com/

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

LES ETATS UNIS AXE DU MAL DES DROITS DE L'HOMME ?

Publié le par Tourtaux

PAR SON PROPRE RAPPORT SUR LES DROITS DE L'HOMME, À CELUI DES ETATS-UNIS


La Chine a riposté jeudi à un rapport des Etats-Unis sur les droits de l'homme en publiant son propre rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis.

"L'habitude des Etats-Unis de jeter des pierres sur les autres tout en vivant dans une maison de verre est un témoignage de ses doubles standards et de son hypocrisie en ce qui concerne les questions liées aux droits de l'homme, et cela sape son statut international," a déclaré le bureau des informations du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement chinois) dans son rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis.


Le rapport 2008 sur les droits de l'homme aux Etats-Unis a été publié en représailles aux rapport annuel sur les droits de l'homme pour 2008 publié le 26 février par le département d'Etat des Etats-Unis.

Depuis des années, les Etats-Unis se sont mis au-dessus des autres pays et ont publié leurs rapports annuels sur les droits de l'hommes pour critiquer les conditions des droits de l'homme chez les autres, et ils utilisent ces rapports pour interférer et diaboliser les autres pays, constate le rapport du Bureau d'Information. "Les Etats-Unis ferment les yeux à leurs propres violations aux droits de l'homme."

"Comme les années précédentes, ce rapport (celui des Etats-Unis) est plein d'accusations sur la situation des Droits de l'Homme dans plus de 190 pays et régions, y compris la Chine, mais ne mentionne rien sur les abus de ces droits, largement répandus sur le propre territoire des Etats-Unis" souligne le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

"Le Rapport 2008 sur les Droits de l'Homme aux Etats-Unis a été préparé pour aider les gens du monde entier à compendre la situation réelle de ces droits aux Etats-Unis et pour que les Etats-Unis eux-mêmes réfléchissent à leurs propres problèmes" ajoute le même bureau.


Ce rapport a passé en revue les droits de l'homme des Etats-Unis en 2008 dans six domaines: la vie et la sécurité personnelle; les droits civils et politiques; les droits économiques, sociaux et culturels; les droits des femmes et des enfants; et les violations des droits de l'homme par les Etats-Unis dans les autres pays.

Ce rapport met en garde les Etats-Unis contre les crimes violents qui sont largement répandus et qui menacent sérieusement les vies et la sécurité de la population.

D'après un rapport publié en septembre 2008 par le Federal Bureau of Investigations (FBI) le pays a enregistré en 2007, 1,4 millions de crimes avec violence, dont 17 000 meurtres, et 9,8 millions d'attaques contre les biens.

L'augmentation des assassinats par arme à feu constitue une menace sérieuse contre la vie des citoyens américains, poursuit le rapport.

Toujours selon le rapport, qui cite le centre américain des lutte contre les maladies (Center for Disease Control and Prevention), en 2007, 1,35 millions d'étudiants avaient fait l'objet au moins une fois dans l'année d'une blessure ou d'une menace avec une arme dans l'enceinte même de leur université.

Le rapport de la Chine fait en outre remarquer qu'on assiste, aux Etats-unis, à une augmentation des restrictions apportées aux droit civils.

C'est le cas de la surveillance des activités des citoyens sur internet, d'une nouvelle législation sur la mise sur écoute adoptée en Juillet 2008, et d'une augmentation des abus de la force et de la négligence des droits fondamentaux par la police vis à vis des 2,3 millions de personnes emprisonnées aux Etats-Unis.

Dans son rapport, la Chine conseille aux Etats-Unis de faire face avec courage à leurs propres problèmes des droits de l'homme et d'arrêter d'utiliser des doubles standards dans les questions liées aux droits de l'homme.

Il s'agit de la 10ème année consécutive que le Bureau des informations du Conseil d'Etat de Chine publie un rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis pour répondre au rapport annuel du département d'Etat des Etats-Unis.

"Le respect et la protection des droits de l'homme est une indication importante de la civilisation et du progrès de la société humaine. Tous les gouvernements doivent assumer la responsabilité commune qui consiste à améliorer les conditions des droits de l'homme." selon le rapport.

QUOTIDIEN DU PEUPLE

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>