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PALESTINE : DES MONSTRES ISRAELIENS ONT TUE DES PALESTINIENS POUR UTILISER LEURS ORGANES POUR DES GREFFES SUR DES PATIENTS JUIFS

Publié le par Tourtaux

ISRAËL : ASSASSINER DES PALESTINIENS POUR LEURS ORGANES

 

Khalid_Amaryreh
Auteur : Khalid AMAYREH خالد العمايرة

Jérusalem-Est occupée - Des responsables et des porte-paroles israéliens s'insurgent contre un éminent journal suédois qui a publié un rapport affirmant que l'armée d'occupation israélienne assassinait des Palestiniens afin d'utiliser leurs organes pour des greffes sur des patients juifs.

Aftonbladet, un des journaux les plus populaires de Suède, a rapporté lundi 17 août, que les soldats de l'occupation israélienne assassinaient de jeunes Palestiniens en Cisjordanie afin d'extraire leurs organes et de les vendre. L’article est illustré par une photographie montrant le corps de la victime d’une de ces exécutions, avec de grands points de suture allant de son menton jusqu'à son bas-ventre. [Lire l'article ici]

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Bilal Ahmed Ghanem, 19 ans, fut exécuté puis enlevé par des soldats israéliens en mai 1992. Quand sa famille récupéra son corps, elle découvrit une longue suture allant de son ventre à son menton. Photo : Donald Boström

L’article cite les propos de la famille d'une des victimes : « On a pillé les organes de nos fils».  L’article fait aussi un lien avec le récent scandale de corruption qui a éclaté au New Jersey impliquant des élus et des rabbins dans un commerce illégal d'organes.

L'auteur de l'article, Donald Boström, indique que de forts soupçons existent parmi les Palestiniens que les organes des jeunes hommes soient collectés par l'armée israélienne. Il suggère que la Cour Pénale Internationale de La Haye ouvre une enquête sur cette affaire.

Témoin

Boström cite un témoin palestinien qui déclare que l'armée d'occupation israélienne a abattu un jeune Palestinien d'un village de Cisjordanie puis lui aurait extrait ses organes. La victime palestinienne a été identifiée comme Bilal Ahmed Ghanem. «  Il a été emporté à bord d'un hélicoptère militaire et a été ramené mort, cinq jours plus tard. Quand les membres de sa famille l'ont enterré, ils ont découvert une longue suture allant de son ventre à son menton. »

Boström cite également un autre témoin qui atteste que leurs fils ont été utilisés comme « donneurs d'organes non volontaires ».

« Légendes de crimes rituels »
Le porte-parole et les responsables du ministère des affaires étrangères israéliens s'emballent et pestent contre Aftonbladet, accusant le journal populaire de diffuser des « légendes de crimes rituels » et des « bobards » sur Israël.

Le porte-parole israélien Yigal Palmor, a déclaré que le journal suédois avait « fait de la diabolisation d'Israël, une cause sacrée. »

D'autres responsables israéliens ont menacé d'intenter un procès au journal suédois pour diffamation, prétendant que l'article était une manifestation d'antisémitisme.

Israël a réagi de manière exacerbée aux critiques internationales à l’encontre de son traitement manifestement brutal des Palestiniens et du racisme éhonté associé à ce traitement.

Au début de cette année, l'armée israélienne, utilisant des armes prohibées par la communauté internationale, a lancé une guerre-éclair massive et meurtrière sur la population littéralement sans défense de la bande de Gaza, mutilant et réduisant en cendres des milliers de civils innocents, dont des centaines d'enfants.

Les organisations des droits humains qualifient l'énorme saccage de terreur et de mort qui a duré plus de 20 jours, d'«évidents crimes de guerre» et de «crimes contre l'humanité».

De la même façon, Israël a tué des milliers de civils innocents en Cisjordanie et de nombreuses victimes ont été envoyées à l'institut médico-légal d'Abou Kabir afin d'y être autopsiées.

Cependant, on ne sait pas très bien si les organes vitaux des ces jeunes victimes ont été mis à la poubelle ou prélevés pour des transplantations sur des patients juifs.

L'armée israélienne, qui exerce une énorme influence politique et juridique en Israël, a presque toujours pu empêcher un examen de ses opérations en Cisjordanie, qui sont menées en parfaite violation de la législation internationale, en particulier humanitaire.

Un précédent

En janvier 2002, un ministre du cabinet israélien a implicitement reconnu que des organes extraits de corps de victimes palestiniennes avaient été utilisés pour des greffes sur des patients juifs à l'insu des familles des victimes palestiniennes.

Le ministre, Nessim Dahan, a déclaré en réponse à une question d'un membre arabe de la Knesset, qu'il ne pouvait ni démentir ni confirmer que des organes de jeunes gens et d'enfants palestiniens tués par l'armée israélienne avaient été extraits pour des transplantations ou pour des recherches scientifiques.

« Je ne pourrais pas affirmer avec certitude que ce genre de choses ne s'est pas produit. »

Le membre arabe de la Knesset qui a posé la question à Dahan aurait été Ahmed Teibi. Teibi a fait remarquer qu'il avait reçu des « preuves crédibles » démontrant que des docteurs israéliens à l'institut médico-légal d’Abou Kabir, avaient extrait des organes vitaux comme le cœur, les reins, et le foie, des corps de jeunes Palestiniens et d'enfants, tués par l'armée israélienne à Gaza et en Cisjordanie.

Durant une interview sur la chaîne de TV Al-Jazira, en 2002, l'ancien dirigeant palestinien, Yasser Arafat, avait accusé le régime d'apartheid israélien d'assassiner des nourrissons, des enfants et des jeunes Palestiniens et de collecter leurs organes vitaux pour des greffes.

« Ils assassinent nos enfants et utilisent leurs organes comme pièces de rechange. Pourquoi le monde entier reste t-il silencieux ? Israël profite de ce silence pour intensifier son oppression et la terreur contre notre peuple », déclarait un Président Arafat en colère.

Pendant l'interview, qui eut lieu le 14 janvier 2002, Arafat montra des photographies de corps mutilés d'enfants.

« Je ne m'inquiète pas pour moi », indiquait le Président alors assigné à domicile, « je m'inquiète pour le peuple palestinien qui est assiégé depuis les 15 derniers mois. »

Israël a reconnu que des médecins à l'institut L. Greenberg de médecine légale à Abou Kabir, avaient collecté les organes de 3 jeunes Palestiniens tués par l'armée israélienne près de Khan Younis.

Après 10 jours, les corps des trois victimes furent rendus à leurs familles pour être enterrés mais sans leurs organes et même sans leurs yeux qui avaient été retirés.

Israël n'a jamais mené d’enquête sérieuse concernant cette affaire ni sur d'autres incidents impliquant l'extirpation d'organes vitaux de corps de victimes palestiniennes tuées par les forces d'occupation israélienne.

Selon la journaliste Saira Soufan, la collecte illégale d'organes de soldats palestiniens et de combattants de la liberté est certifiée depuis avant les années 1990.

« Une fois les corps des soldats morts rendus à leurs familles endeuillée, le pillage des parties du corps est découvert pendant l'enterrement. »
« Les cavités vides du corps ont été remplies avec des déchets comme de la ouate, des tuyaux d'arrosage et des manches à balais puis recousus à la suite d'une soi-disant « autopsie ».

De temps en temps, les autorités israéliennes volent les organes des corps de touristes qui sont décédés en Israël.

Un cas qui n'a pas été rendu public, s'est produit en 1998 quand un Écossais, Alistair Sinclair, mourut dans des circonstances mystérieuses dans un lieu clos de l'aéroport Ben-Gourion.

Les parents de M. Sinclair intentèrent un procès contre les autorités israéliennes lorsqu'ils découvrirent que le cœur et d'autres organes du corps de leur fils avaient disparu. Un cœur et des organes de remplacement furent envoyés à la mère qui n’a jamais cru qu'ils appartenaient à son fils.

Traduction : Isabelle Rousselot

Révision : Fausto Giudice

ENGLISH, ESPAÑOL, DEUTSCH

***************
Source : l'auteur -Murdering  Palestinians for their organs
Article original publié le 20/8/2009
Sur l’auteur
Isabelle Rousselot et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8512&lg=fr

Source : http://letacle.canalblog.com:

Publié dans Israël

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QUAND LES PATRONS S'ENRHUMENT LES SALARIES TOUSSENT

Publié le par Tourtaux

Lundi 31 août 2009

Par: ( YG)
A lire sur l'excellent blog: "Le Monolecte"

on n'y cause pas comme Corinne Lepage, ouf ! "Alors, ça y est ? Bien rentrés de vacances ? La peau tannée, l'œil vif et le poil brillant ? Ça tombe bien, parce que la rentrée va être chaude bouillante... pas la rentrée sociale, le bon vieux marronnier que l'on nous sert à chaque fin d'été, non, votre rentrée à vous, sur fond de fièvre grippale et de dérogations massives au Code du travail... Parce que pendant que vous jouissiez, à juste titre, de votre repos annuel tellement bien mérité, d'autres ont trimé comme des malades pour vous savonner sous les arpions la planche du retour au turbin, opération déjà bien exténuante et déprimante s'il en est.

Même si vous preniez vos vacances au fin fond du bled, dans une zone blanche ravitaillée par les corbeaux, il ne vous aura pas échappé que la grande affaire du moment c'est l'épidémie, que dis-je,la pandémie de grippe H1N1 qui n'attend que votre retour sous le joug pour fondre sur vous comme la vérole sur le bas clergé breton et menacer par sa virulence les timides prémisses d'une reprise économique ô combien espérée, annoncée, claironnée et qui échappe encore et toujours à toute tentative d'observation, fût-elle avec un microscope à balayage électronique. Car voilà, ce ne sont pas les vilains banquiers, les méchants traders ou même la simple cupidité de toute une petite humanité de profiteurs sans vergogne qui plombent la marche triomphante du libéralisme débridé vers des lendemains qui chantent avec des trémolos dans la voix, non, ce n'est pas non plus l'impuissance ou l'insolvabilité, aussi organisées l'une que l'autre, des grands États face aux conséquences prévisibles d'une dérégulation à la hache de toute la vie économique de la planète qui nous met dans la merde jusqu'au cou, non, c'est la foutue grippe.
Attention ! on ne parle pas là de la petite grippette annuelle qui régule chaque hiver la population des maisons de retraites et de convalescence du monde libre et bien organisé, mais bien de la grippe mondiale, le fléau de Dieu, le virus ultime avec un nom de robot de film de science-fiction, pour coller encore plus les jetons si c'était encore possible."

Par CGT PHILIPS EGP DREUX

Publié dans Lutte des classes

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FIDEL CASTRO : "C'EST L'HEURE DU DENOMBREMENT ET DE LA MARCHE UNIE"

Publié le par Tourtaux

« C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie » Fidel CASTRO

Ces réflexions ne s’adressent pas aux gouvernements, mais aux peuples frères d’Amérique latine.

La Réunion au sommet de l’UNASUR s’ouvrira demain, 28 août, en Argentine, et nul ne peut en ignorer l’importance capitale. Elle doit analyser la concession par la Colombie de sept bases militaires à la superpuissance étasunienne, au terme de conversations restées rigoureusement secrètes entre les deux gouvernements : il fallait mettre le monde devant le fait accompli.

Le 1er mars 2008, au petit matin, les forces armées colombiennes, entraînées et équipées par les États-Unis, bombardèrent avec des bombes de précision un groupe de guérilleros qui avait pénétré dans une zone écartée du territoire équatorien ; puis des membres héliportés des troupes d’élite colombiennes occupèrent le petit camp, achevèrent les blessés et s’emparèrent du cadavre du chef guérillero, Raúl Reyes, qui avait ces jours-là, semble-t-il, un entretien avec de jeunes étrangers de diverses nationalités, désireux de connaître les expériences de la guérilla qui mène une lutte armée depuis plus de cinquante ans, à partir de l’assassinat du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán. C’est ainsi que des étudiants mexicains et équatoriens désarmés furent tués. Méthode brutale, à la Yankee. Le gouvernement équatorien ne reçut absolument aucun avertissement avant l’attaque.

Cette action constitua une humiliation pour ce petit, mais héroïque pays sud-américain, lancé dans un processus de démocratisation politique. Il y eut alors de forts soupçons que la base aérienne étasunienne de Manta avait offert des informations et coopéré avec les attaquants. Le président Rafael Correa prit alors la décision courageuse de demander la rétrocession du territoire occupé par cette base, s’en tenant rigoureusement aux termes fixés dans l’accord militaire avec les États-Unis, et de retirer son ambassadeur à Bogota.

L’installation en territoire colombien de sept bases militaires étasuniennes menace directement la souveraineté et l’intégrité des autres peuples sud-américains et centraméricains avec lesquels nos grands hommes rêvèrent de fonder la grande patrie latino-américaine.

L’impérialisme yankee est cent fois plus puissant que les empires coloniaux espagnol et portugais, absolument étranger aux origines, aux coutumes et à la culture de nos peuples.

Il ne s’agit pas là d’un chauvinisme borné. S’il est vrai, comme l’a dit Martí, que « la patrie est l’humanité », cela ne peut jamais se faire sous les bottes d’un Empire qui a imposé au monde une tyrannie sanguinaire. Sur notre propre continent, et rien que ces cinq dernières décennies, les centaines de milliers de compatriotes latino-américains assassinés, torturés et disparus au Guatemala, en El Salvador, au Honduras, au Nicaragua, au Panama, au Chili, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans d’autres pays de Notre Amérique, à la suite de coups d’État et d’actions orchestrés et soutenus par les États-Unis, prouvent irréfutablement ce que j’affirme.

Quand j’analyse les arguments et prétextes par lesquels les États-Unis prétendent justifier la concession de bases militaires en Colombie, je ne peux que les qualifier de cyniques : ils affirment en avoir besoin pour coopérer à la lutte contre le trafic de drogues, le trafic d’armes, l’émigration illégale, la détention d’armes de destruction massive, les débordements nationalistes et les catastrophes naturelles.

Ce puissant pays est le plus gros acheteur et consommateur de drogues de la planète. Une analyse des billets circulant à Washington, sa capitale, a révélé que 95 p. 100 de ceux-ci sont passés par les mains de personnes consommant des drogues. Les États-Unis sont le plus gros marché ainsi que le plus gros fournisseur d’armes destinés à la criminalité organisée en Amérique latine, ce qui entraîne la mort de dizaines de milliers de personnes tous les ans à leur frontière méridionale. Les États-Unis sont le pire État terroriste de l’Histoire : non contents d’avoir largué des bombes atomiques sur les villes civiles d’Hiroshima et de Nagasaki, ils ont mené des guerres impériales au Vietnam, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et dans d’autres pays situés à des milliers de kilomètres, y tuant des millions de personnes. Les États-Unis sont les plus gros fabricants et détenteurs d’armes de destruction massive, dont des armes nucléaires, chimiques et biologiques.

Les paramilitaires colombiens, dont beaucoup sont des démobilisés des forces armées et constituent en parties leurs réserves, sont les meilleurs alliés et protecteurs des trafiquants de drogues.

Les personnels censément civils qui accompagneraient les soldats dans les bases colombiennes sont, en règle générale, d’anciens militaires étasuniens parfaitement entraînés qui sont ensuite embauchés par des sociétés privées, telle Blackwater, fameuse par ses crimes en Iraq et ailleurs dans le monde.

Un pays qui se respecte n’a pas besoin de mercenaires, ni de soldats ni de bases militaires étasuniennes pour combattre le trafic de drogues, protéger sa population en cas de catastrophes naturelles ou offrir une coopération humanitaire à d’autres peuples.

Cuba est un pays sans problèmes de drogues et sans indices élevés de morts violentes, dont le nombre décroît chaque année.

Le seul objectif que poursuivent les États-Unis avec ces bases, c’est de mettre l’Amérique latine à la portée de leurs troupes en quelques heures.

La haute hiérarchie militaire brésilienne a appris avec énormément de déplaisir cette nouvelle surprenante de la cession de bases militaires étasuniennes en Colombie : celle de Palanquero est très proche de la frontière. Une fois ces bases installées, et en comptant celles des îles Malvinas, du Paraguay, du Pérou, du Honduras, d’Aruba, de Curaçao et d’autres, aucun point du Brésil et du reste de l’Amérique latine ne sera plus hors de portée du Commandement Sud qui pourra en quelque heures, utilisant ses avions de transport les plus modernes, dépêcher des troupes et du matériel militaire de pointe. Les meilleurs spécialistes en la matière ont offert les données nécessaires qui prouvent la vraie portée militaire de l’accord entre les USA et la Colombie : ce programme, qui a inclus la réactivation de la IVe Flotte, a été conçu par l’administration Bush et légué à celle d’Obama, à laquelle certains dirigeants latino-américains demandent d’éclaircir dûment sa politique militaire envers le sous-continent. Les porte-avions atomiques ne servent à rien contre le problème de la drogue.

L’objectif le plus immédiat de ce plan est la liquidation de la révolution vénézuélienne et le contrôle du pétrole et des autres ressources naturelles de ce pays. De plus, l’Empire n’accepte pas la concurrence de nouvelles économies émergentes dans son arrière-cour, ni l’existence de pays vraiment indépendants en Amérique latine. Il peut compter sur l’oligarchie réactionnaire, sur la droite fasciste et sur les principaux médias intérieurs et extérieurs qu’il contrôle. Il n’appuiera jamais rien qui ressemble à la vraie équité et à la véritable justice sociale.

L’émigration des Latino-Américains aux États-Unis est la conséquence du sous-développement, et celui-ci l’est du pillage auquel ce pays nous a soumis et de l’échange inégal avec les nations industrialisées.

Le Mexique a été arraché à l’Amérique latine par le Traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada. La plupart des douze millions d’émigrants illégaux aux USA sont des Mexicains, tout comme l’est la majorité des centaines de personnes qui meurent tous les ans au mur érigé à la frontière avec ce pays.

Frappé par la crise économique internationale, le Mexique, avec ses 107 millions d’habitants, a vu s’élever le taux de pauvreté critique de 18 p.100, tandis que plus de la moitié de la population est pauvre.

Rien, de son vivant, ne préoccupa plus Martí, la cheville ouvrière de notre indépendance, que l’éventualité d’une annexion aux États-Unis. Il avait pris conscience dès 1889 que ceux-ci représentaient le pire danger pour l’Amérique latine. Il ne cessa de rêver de la Grande Patrie, qui irait du Rio Bravo à la Patagonie. C’est pour elle, et pour Cuba, qu’il donna sa vie.

Il écrivit le 1er janvier 1891 dans La Revista Ilustrada de Nueva York un article intitulé « Notre Amérique » où l’on trouve des phrases inoubliables : « …les arbres doivent se mettre en rang pour que le géant aux sept lieues ne passe pas ! C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie, et nous devons aller en carré serré, comme l’argent à la racine des Andes. »

Quatre ans plus tard, après avoir débarqué à Playitas dans la province orientale de Cuba, alors qu’il marchait à travers les campagnes insurgées, il eut un entretien, le 2 mai 1895, avec George E. Bryson, journaliste du New York Herald, qui lui raconta avoir interviewé à La Havane le fameux général espagnol Arsenio Martínez Campos. Celui-ci lui affirma que la couronne préférait livrer Cuba aux États-Unis plutôt que de lui concéder l’indépendance.

Cette nouvelle bouleversa Martí si fort qu’il écrivit le 18 mai à son ami mexicain Manuel Mercado la fameuse lettre inachevée où l’on trouve ceci : « …la voie, qu’il faut obstruer et que nous obstruons par notre sang, de l’annexion des peuples de Notre Amérique au Nord convulsé et brutal qui les méprise. »

Le lendemain, ignorant l’ordre du général Máximo Gómez de rester à l’arrière-garde, il demanda un revolver à son aide, se lança à la charge contre des troupes espagnoles bien positionnées et mourut au combat.

« J’ai vécu dans le monstre et j’en connais les entrailles », avait-il déclaré dans son ultime lettre.

Fidel Castro Ruz
Le 27 août 2009

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/C-est-l-heure-du-denombrement-et-de-la-marche-unie.html

Publié dans Les Amériques

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COURRIER DU SYNDICAT CGT DU CHS LE VINATIER

Publié le par Tourtaux

Lundi 31 août 2009

Syndicat CGT – Centre Hospitalier Spécialisé Le Vinatier


 

 

Camarades,

 

 

Notre tract en date du vendredi 21août est une réflexion très simple et nous demandons aux salariés de la prolonger (c'est le but), mais il est aussi en direction des syndicats et structures syndicales.

Par rapport aux propos du délégué CGT de Continental de Clairoix, Xavier Mathieu, il serait intéressant d'en approfondir les raisons et d'arrêter de fermer les yeux sur le malaise qu'il y a de plus en plus entre les  bases syndicales et la direction confédérale...

...Malaise et désaccord que ne peut que renforcer Maurad Rabhi présenté comme le bras droit de Bernard Thibault (mieux vaux le droit que le gauche) qui déclare "Il n'y aura pas de grève Générale, le grand soir c'est dans les livres".

Grave déclaration qui a provoqué nombre de militants CGT et qui a largement été reprise dans la presse sans que la direction confédérale ne la dénonce.

Une telle déclaration "de dit" responsable écarte de nous des salariés, des militants qui veulent se battre pour changer la société.Elle me semble bien plus nuisible au développement de la lutte que la déclaration d'un militant qui se bat depuis des mois avec ses collègues de travail et qui, à juste raison, se pose des questions sur la direction de son organisation syndicale qui  pour ne parler que de 2009 n'a pas montré une grande détermination à développer le mouvement de grève dans le pays.

Oui le congrès de décembre ne pourra passer cette question sous silence et merci à celles et ceux qui se posent des questions et se révoltent contre la situation actuelle, c'est l'avenir de notre syndicat qui est en jeu mais aussi et surtout les perspectives de luttes et le développement d'une grève massive et inter professionnelle dans le pays.

 

Le 25 août 2009 

Marc Auray

Secrétaire de la CGT du Vinatier et membre de la CE Fédérale CGT Santé et Action Sociale

Publié dans Lutte des classes

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DECLARATION DU FSC : LUTTES, CONGRES CGT : MILITANTS DU TERRAIN, TOUT DEPEND DE VOUS

Publié le par Tourtaux

Lundi 31 août 2009

Déclaration FSC du 31/09/08


Luttes, 49ème congrès de la CGT :

militants du terrain, tout dépend de vous

 

C'est à partir des années 1980 avec l'arrivée de la « gauche de gouvernement » aux affaires que la confédération CGT entre de plain-pied dans la théorie portée par la social-démocratie européenne : rompre avec le capitalisme n'est plus une nécessité mais il s'agit d'espérer le transformer en intervenant dans sa gestion. Place donc désormais à la négociation et à l'entente avec le Capital, qui vit de l'exploitation de la force de travail des salariés, afin de faire accepter une exploitation « décente », « responsable », « sociale » voire « durable », sans remettre en cause le pouvoir de ce Capital qui s'appuie sur sa propriété des moyens de production et d’échange pour casser l'emploi et les salaires, le droit du travail, pour délocaliser...

 

Rendre le capitalisme « social » tout en laissant aux capitalistes les commandes réelles, voilà, sous couvert de modernité et d'adaptation à la réalité, cette quadrature du cercle qu'est la collaboration de classes devenue stratégie de l'état-major CGT, laissant sur le bord de la route l'orientation de naissance du syndicalisme de classe : mener la lutte de classe en rassemblant les travailleurs, lutter au jour le jour pour augmenter la part du travail payé et réduire l’exploitation capitaliste, en rappelant qu’il n'est possible d’en finir avec cette exploitation que par la socialisation des moyens de production et d'échange.

 

Fin août 2009, après 30 ans de reculs sociaux considérables, les symboles de ce syndicalisme perdant, B. Thibault et F. Chérèque, lors des « rencontres estivales » de la CFDT, déclarent main dans la main que les « manifestations ont montré leurs limites ». Ils refusent l'organisation d'une journée nationale de grève et entendent obtenir des « inflexions » à la politique du gouvernement (B. Thibault) et ne pas sous-estimer les « avancées obtenues » (F. Chérèque), sous les applaudissements de la Confédération Européenne des Syndicats qui ne cesse de promouvoir l'accompagnement syndical du capitalisme, en pleine déroute dudit capitalisme.

 

La situation des travailleurs (travail du dimanche, casse des retraites et de la Sécu, chômage de masse et délocalisations, baisse des salaires et explosion de la précarité, casse des services publics et du statut de la Fonction publique (Education, Poste, Hôpitaux...), répression anti-ouvrière) serait-elle si bonne qu'on se félicite des « avancées » ou qu'on quémande seulement des « inflexions » ?

 

Comment ne pas comprendre alors la colère des nombreux syndiqués et travailleurs constatant que la forte combativité populaire du premier semestre 2009, des ouvriers de l'automobile aux étudiants et aux universitaires, en passant par les électriciens-gaziers ou les marins-pêcheurs a été menée dans l'impasse par une stratégie aberrante de refus des luttes débouchant sur le fiasco de la journée du 13 juin ? Ou que l'exemplaire lutte de Guadeloupe et de Martinique, prenant forme de grève générale, n'a jamais été défendue par les directions confédérales ? Comment ne pas soutenir l'expression de nombreux délégués syndicaux d'entreprises en lutte contre les fermetures d'usines qui ont été laissés seuls face au patronat et au gouvernement et à qui a été refusée pendant des mois la construction d'actions convergentes, notamment dans le secteur de l'automobile ? Et qui en prime ont été dénigrés par des secrétaires confédéraux CGT expliquant que leurs luttes « radicales » n'étaient pas des exemples à suivre, qu'elles risquaient de desservir l'action syndicale et que la grève générale était proscrite car « le grand soir c'est dans les livres ».

 

Bien entendu, le refus de la lutte et de l'unité des travailleurs dans l'action pour gagner n'est guère surprenant venant de dirigeants de la CFDT, qui, de 1995 à aujourd'hui en passant par 2003, ont pour mission de casser toute mobilisation des travailleurs et de signer les accords les plus régressifs avec les gouvernements et le patronat.

 

Mais alors que les syndicats et les militants CGT de base se battent avec acharnement contre la casse sociale et l'exploitation patronale, la ligne d'abandon des principes de classe est en passe de tuer la « grande dame » combative de 1936, 1945 ou 1968 à qui les travailleurs de France et leurs acquis doivent tant. Au point que la direction confédérale actuelle portera une lourde responsabilité dans la perte d'acquis sociaux résultant de près d'un siècle de combat dont certains ont été gagnés par le sang des résistants contre l'hitlérisme.

 

Alors que la crise et l'offensive antisociale du Medef, du gouvernement et de l'UE vont encore s'accentuer, le moment est venu de rompre avec cette orientation désastreuse pour les travailleurs et pour la CGT elle-même. Cela suppose que les bouches s'ouvrent, en particulier dans l'optique du 49ème congrès CGT du mois de décembre.

 

En effet, le document d'orientation préparé par la direction confédérale reprend l'essentiel de son analyse de ces dernières années : évacuation de la lutte des classes au profit de l'intervention dans la gestion, célébration du syndicalisme rassemblé mais impotent, de ses résultats (!) et de l'action de la CES. Aucune autocritique, la stratégie est la bonne, il faut l'amplifier.

 

Mais un problème de taille se pose que révèlent les nombreuses prises de position d'organisations et de militants de base CGT. Cette réalité est d'ailleurs confirmée par l'enquête diligentée par la Confédération en juillet auprès des UD et des Fédés et dont les remontées sont très claires : si la ligne est approuvée par l'appareil permanent, elle ne passe pas dans les syndicats : « nous avons du mal à être écoutés », déplorent les cadres intermédiaires.

 

Rien de plus logique alors pour la direction confédérale : si la base résiste, c'est qu'il y a un problème d'efficacité, c'est que les structures, qui laissaient s’exprimer la base, sont obsolètes. Le document d'orientation propose en conséquence la remise en cause des syndicats d'entreprise et du fédéralisme et programme leur remplacement par de nouvelles structures « à la carte » validées par une commission confédérale d'affiliation en fonction de leur adaptation à la ligne confédérale. Adieu donc à ce qui a fait la richesse de la CGT : la conf' n'est plus la coordinatrice mandatée par la base mais, depuis Montreuil et les bureaux de la CES à Bruxelles, elle dirige, valide ou exclut : la démocratie syndicale est supplantée par le centralisme bureaucratique.

 

Ainsi serait définitivement verrouillé le recentrage confédéral et, après la mise en place du Cogetise au congrès précédent, l'état-major confédéral disposerait de tous les moyens pour mettre au pas les organisations de base encore largement imprégnées de lutte de classes – avant de les exclure.

 

L'enjeu est de taille pour les syndiqués CGT et, au-delà, pour l'ensemble des travailleurs. Mais les jeux ne sont pas faits car la résistance à la dérive confédérale progresse, à mesure que s’accumulent les dégâts occasionnés par sa stratégie d'accompagnement de l'offensive capitaliste. De nombreuses entreprises cherchent à bâtir une coordination des luttes à partir de l'appel des New Fabris ; de nombreux syndicats de base de la Chimie et de la Métallurgie de la filière automobile ont réussi à obtenir de leurs fédérations l'organisation d'une journée d'action avec grèves et rassemblement le 17 septembre devant la Bourse à Paris, qui peut créer une dynamique et favoriser d’autres mobilisations public/privé sur les salaires, les retraites, la protection sociale etc..

 

C'est pourquoi le 49ème congrès peut et doit être autre chose que ce que veulent en faire les stratèges de Montreuil. Souvenons-nous de la défaite cuisante du bureau confédéral au sujet du référendum européen de 2005.

 

Cela suppose qu'à l'exemple de la CGT Continental, de la CGT Goodyear Amiens ou de l'UL CGT de Douai, les bouches continuent de s'ouvrir à la base et que des liens se tissent pour unir toutes les forces qui entendent se battre pour la défense du syndicalisme de classe. Le Front Syndical de Classe poussera de toutes ses forces en ce sens et propose une rencontre publique unitaire à la fin du mois d'octobre.

 

Enlisement réformiste à marche forcée ou renouveau sur des bases de classe et de masse : du développement des luttes en bas et de l'intervention des syndiqués dépendent l'avenir de la grande CGT et des acquis des travailleurs.

Publié dans Lutte des classes

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