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49ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CGT : PERSONNE NE COMPRENDRAIT QUE BERNARD THIBAULT NE S'EXPLIQUE PAS DEVANT LE CONGRES

Publié le par Tourtaux

Une semaine avant l’ouverture du congrès de la CGT les hebdomadaires « Marianne et Nouvel Observateur » publient* des articles sur la CGT et son secrétaire général. La direction confédérale ne manquera pas de parler de « Complot » contre la CGT. C’est un moyen éprouvé pour faire jouer le réflexe d’autodéfense autour de la direction confédérale. Il reste que de deux choses l’une, ou ce qu’écrivent les journalistes est faux auquel cas cela appelle mise au point et réponse ferme du secrétaire général, et pourquoi pas un prolongement sur le terrain juridique. Ou bien, puisque ne dit mot consent, dans ce cas personne ne comprendrait que Bernard THIBAULT ne s’explique pas devant le congrès.

 

S’agissant de la période janvier juin 2009 il serait utile de rappeler les propos du secrétaire général qui craignait les surenchères, les débordements lors des conflits durs dans les entreprises. Il ne fallait pas non plus importer l’expérience Guadeloupéenne en métropole, alors que le pouvoir était hanté par le spectre d’une contagion à l’hexagone. Chérèque lui se prononçait aussi contre la globalisation des problèmes afin de ne pas mélanger les genres (France Inter le 10/2/09) Aujourd’hui les mêmes dirigeants appellent le monde du travail à « Capitaliser » les acquis qui auraient été obtenus grâce aux manifestations du printemps dernier. C’est vraiment se foutre du monde.

 

Le pouvoir Sarkoziste applique à marche forcée la mise en œuvre de sa politique au service des banques et des multinationales. Comment ne pas comprendre cette colère sourde, ancrée profondément dans le monde du travail et de la création ainsi que dans la jeunesse. Elle n’arrive pas à s’exprimer dans, et hors entreprise faute de ferme détermination des centrales syndicales.

 

L’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes trop forte.

Le congrès qui va s’ouvrir servira t il de caisse de résonance des souffrances, et des luttes du monde du travail et de la jeunesse ?

Sera-t-il le point de départ d’un ample mouvement interprofessionnel et intergénérationnel réalisant le tous ensemble?

Verra-t-on au contraire la direction confédérale, qui craint l’analyse concrète de la situation, l’analyse critique de sa stratégie, réussir à étouffer le débat ?

A museler la parole des délégués, en particulier celle des militantes et militants qui sont, ou ont été, à la tête des luttes ou qui ont été confrontés au suicide de leur camarade de travail ?

 

Pour éviter que l’éteignoir confédéral joue son rôle, plus que jamais les bouches doivent s’ouvrir et leur force se transformer en bruit assourdissant.

 

* « Quand Sarkozy adhère a la CGT » article de MARIANNE il est écrit notamment » C’est un automne miraculeux pas le moindre patron séquestré, pas un étudiant dans la rue, pas une manif Sarkozy et Thibault ont canalisé le mécontentement, ils ont éteint les feux de concert, et nous avons ainsi passé dans la calme une période épouvantable « propos d’un conseiller du président ».

Pierre FERACHI président du groupe SECAFI, bien connu des CE déclare aux journalistes de Marianne « le gouvernement a surfé avec habilité sur la très grande responsabilité et l’unité des organisations syndicales »

* Dans le NOUVEL OBSERVATEUR Une journaliste écrit à propos de la grève des cheminots de l’automne 2007 qui s’oppose à la réforme des régimes spéciaux « Le secrétaire général de la CGT ne sait comment arrêter ses troupes et la CGT a peur de la concurrence de SUD RAIL. Après avoir rencontré SARKOZY Bernard THIBAULT propose un deal à Xavier BERTRAND ministre du travail. Si les négociations ont lieu entreprise par entreprise en présence d’un représentant de l’état, le mouvement cessera. Marché conclu après quelques hoquets le travail reprend effectivement »
Source : FSC

Publié dans Lutte des classes

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LE SYNDICAT CGT SEVA (CHALONS SUR SAONE) SE PRONONCE CONTRE L'ORIENTATION, L'ACTIVITE ET LE RAPPORT FINANCIER

Publié le par Tourtaux

Lundi 30 novembre 2009
Sur le document d’orientation

Sur la première partie

Syndiqués de la métallurgie, nous sommes aux premières loges, comme dans toute l’industrie, de l’offensive
redoublée d’abaissement du coût du travail, c’est à dire licenciements, suppressions d’emplois, délocalisation,
augmentation de la productivité et donc : surexploitation pour ceux qui restent. Une offensive redoublée
conséquente à la crise actuelle et sans précédent du système économique capitaliste. Cela dans le seul but de
préserver et d’accroître les profits des actionnaires.

La première des inquiétudes et des interrogations des travailleurs –tout ages confondus- qui sourdent en
permanence, c’est celle de l’emploi. Y aura-t-il ou non des licenciements ?
Nous avons subi une première vague de 600 000 licenciements et suppressions d’emplois, une deuxième vague
commence à déferler…Il n’y a et il n’y aura de « reprise » économique que pour les spéculateurs et les
actionnaires. Et sont les travailleurs « qui paient la crise (au prix le plus élevé) dont ils ne sont pas responsable » !

Dans notre entreprise, noud avons perdu 35 emplois en un an, (20 intérims, 13 départs retraite non remplacés, 2
cadres poussés dehors) et la direction refuse de négocier les remplacements des 35 à 40 départs ACAATA…
Partout aux portes des usines ou il y a des suppressions d’emplois et dans les manifestations fleurissent les
banderoles exprimant la revendication vitale des salariés avec leurs syndicats : « Non aux licenciements ! » « Arrêt
des licenciements ! » ou « Interdiction es licenciements ! »

Or le document d’orientation, à aucun moment, ne se prononce pour l’arrêt des licenciements !

(...)

Le Document en PDF

(SIte Où va la CGT)

Publié dans Lutte des classes

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ATTENTION RADARS : IL N'Y AURA PLUS D'AVERTISSEURS !

Publié le par Tourtaux

 

LA CHUTE FINALE !

REGARDS SANS CONCESSION SUR UN MONDE QUI BOUGE LOIN DE NOTRE NOMBRIL OCCIDENTAL

lundi 30 novembre 2009

LES PRÉFECTURES VIENNENT DE RECEVOIR UNE INFORMATION CONFIDENTIELLE datée du IO NOVEMBRE. Titre:

SUPPRESSION DES PANNEAUX DE SIGNALISATION DE RADARS FIXES.

Texte:

A partir du 1° Janvier 2010, les installations des panneaux annonçant la proximité des radars ne seront plus systématiques, à la demande des associations contre la délinquance routière.

Cette nouvelle disposition devrait permettre de réaliser des économies substantielles, quand on sait le coût du panneau et de la pose - environ 10.000 euros-, et de positionner par ce biais davantage de contrôles fixes. Je ne saurais trop vous demander de rester discret sur ces nouvelles dispositions, au moins jusqu'aux élections régionales.

Par ailleurs, dès 2010, les positionnements seront multipliés, l'objectif étant de mettre en place des points fixes tous les 10 kilomètres, sur les axes principaux de vos régions, pour tendre vers un point tous les 2 km, d'ici 2015.

L'ENVOI A DOMICILE DES CONTRAVENTIONS.

Le passage en Société Anonyme de la Poste apporte également quelques points de modification pour améliorer la rentabilité des services, ainsi l'affranchissement ne sera plus pris en compte par l'administration, et les contraventions seront expédiées en port dû, dès le 1° Janvier 2010. Si le contrevenant ne veut pas acquitter la taxe d'affranchissement et qu'il refuse le courrier, l'amende sera doublée et réclamée par le trésor public.

En cas de non paiement, ce sera alors aux gendarmes et policiers de se présenter au domicile du susnommé, pour encaisser les sommes selon la procédure actuelle en vigueur.

Pour application immédiate....etc....etc....le chef de cabinet du ministre
Source : Caumont Pierre dit Pedrito

Publié dans Lutte des classes

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" L'ARRIVEE DE POUTINE EST UN EVENEMENT AUSSI IMPORTANT POUR LES RELATIONS INTERNATIONALES QUE LE 11 SEPTEMBRE

Publié le par Tourtaux

Source : Le Courrier de Russie - 27 Novembre 2009

Aymeric Chauprade : « L’arrivée de Poutine est un événement aussi important pour les relations internationales que le 11 Septembre »

samedi 28 novembre 2009, par Comité Valmy


Aymeric Chauprade enseigne la géopolitique depuis 10 ans au Collège interarmées de défense. Il est l’auteur du grand traité Géopolitique : Constantes et changements dans l’histoire, devenu rapidement un manuel de référence. Son récent atlas de géopolitique mondial Chronique du choc des civilisations, en revanche, a déclenché une polémique qui s’est soldée par sa mise à pied, exigée par le ministre de la Défense.

Il se trouve que Chauprade défend et incarne une approche scientifique de la discipline qui prend en compte le « facteur culturel », et donc la représentation que les peuples se font d’eux-mêmes et des autres dans l’histoire. A ce titre, il a consacré au 11 Septembre un chapitre dans lequel il a entrepris de « montrer que le choc des civilisations, c’est d’abord le fait qu’une immense partie de l’humanité, en dehors du monde occidental, ne croit pas à la version officielle de cet événement donnée par le gouvernement américain et qui est devenue la version obligatoire des médias occidentaux. » Mais la distanciation scientifique n’est pas de mise sur tous les sujets.

Le Courrier de Russie : Dans l’entretien sur la Russie que vous avez accordé récemment à la NRH*, vous proposez une interprétation dans laquelle la stratégie de Poutine – et de Medvedev aujourd’hui – est aussi claire que déterminée. Sa politique en matière d’énergie n’est pas seulement « économique », elle est au centre d’un plan stratégique très précis. Dans le même entretien, vous dites aussi qu’il s’agit d’une réaction de la Russie à un certain sentiment d’encerclement, à une politique américaine qui détermine finalement la donne a priori, les acteurs les plus faibles se défendant avec les moyens dont ils disposent.

Aymeric Chauprade : Ce n’est pas en opposition, bien au contraire. La Russie se vivait comme assiégée par la géopolitique américaine avant l’arrivée de Poutine, et elle l’était. Les Etats-Unis et leurs alliés progressaient à la périphérie, dans l’Etranger proche de la Russie. Celle-ci s’est dit qu’elle devait retrouver son statut contesté de puissance régionale, et même de puissance internationale. Or elle n’avait qu’un atout sur la scène internationale : les ressources énergétiques. C’est le levier principal qui a été trouvé. En géopoliticien, je considère que les Etats ont une économie qui fait partie de leur puissance et je regarde le moment où l’économie rentre dans leur stratégie de puissance. C’est typiquement ce qui se passe aujourd’hui en Russie avec le secteur de l’énergie.

L’autre volet est indissociable de cette stratégie : il s’agit de savoir comment repousser l’avancée américaine avec les Révolutions colorées, par lesquelles les Etats-Unis entreprennent de faire basculer les uns après les autres les républiques de l’ex-Union soviétique dans l’OTAN et le camp américain, et d’étendre le bloc transatlantique jusqu’aux frontières de la Russie et de la Chine.

LCDR : Que peut-on dire, de ce point de vue, du cas des Etats-Unis avec leur système financier, dans un contexte de crise mondiale ?

A.C. : Les Etats-Unis disposent aujourd’hui de deux armes pour déstabiliser les puissances émergentes : leur présence militaire dans le monde, et la finance, qui n’est pas inodore et neutre. Je pense que les crises ne sont pas le reflet de la maladie générale d’un système ou de la surproduction de produits dérivés. Ces maux existent, mais des stratégies de déstabilisation, notamment de la Russie et de la Chine, s’immiscent dans la finance et l’orientent, faisant d’elle une arme au service du projet américain.

LCDR : Que voulez-vous dire quand, à propos des Etats-Unis et de la Russie, vous opposez unipolarité et multipolarité ? On comprend la notion de pluralité de centres de décision stratégiques, de rapports de puissance dans le contrôle des ressources énergétiques, etc. Mais on peut aussi se demander si la multipolarité ne doit pas supposer l’existence d’une pluralité de types d’organisations sociales. La Russie est-elle vraiment un modèle alternatif par rapport aux Etats-Unis ?

A.C. : Il faut revenir aux mots : pôle unique ou plusieurs pôles. L’unipolarité, c’est le modèle et le projet américains depuis les Pères fondateurs du Mayflower. C’est un projet messianique dans le sens où il vise à transformer le monde à l’image de la nation américaine. Celle-ci se vit comme une société aboutie, idéale, de libertés fondamentales. Si cette nation cherche à optimiser sa richesse sur le plan international, c’est pour des raisons liées au protestantisme et à l’idée de la réussite temporelle, matérielle, comme attestation de l’élection divine.

La multipolarité, c’est une autre vision du monde, d’un monde fait de nations et de civilisations différentes, et qui ont le droit de défendre leur spécificité. Ceux qui croient à cette forme d’organisation du monde pensent qu’il y aura moins de conflits si les pôles de puissance s’équilibrent entre eux, alors que la suprématie d’une puissance sur les autres créerait une instabilité permanente.

En fait, il ne faut pas considérer les Etats-Unis comme une nation au sens classique. C’est un acteur étatique, mais aussi un réseau de réseaux, un acteur trans-étatique. Le sociologue américain Lipset écrivait : « l’Amérique n’est pas seulement une nation, c’est une idéologie ». Les Chinois ne disposent pas de ces réseaux, et les Russes ne les ont plus depuis l’effondrement de l’URSS. La Russie est redevenue un Etat-nation classique, sans idéologie exportable. L’unipolarité et la multipolarité, ce sont donc aussi deux réalités à des moments différents. Le monde de 1990, avec l’effondrement de l’URSS et l’extension de l’OMC, avait l’air de tendre vers la première. Aujourd’hui, on revient à une réalité multipolaire, avec la Chine et la Russie. Et dans ce basculement, j’insiste sur le rôle de Poutine et je dis que son arrivée est un événement aussi important pour les relations internationales que le 11 Septembre. Il a pensé la puissance de la Russie par le biais de la stratégie énergétique, avec pour objectif une reprise de contrôle des ressources, une reconquête sur un certain nombre d’oligarques, pour les mettre au service de la reconstruction de la puissance russe, avec des leviers comme Rosneft pour le pétrole et Gazprom pour le gaz.

LCDR : C’est ce que vous expliquez dans l’entretien auquel nous avons déjà fait référence. Pourriez-vous nous en donner un exemple ?

A.C. : Oui, le démantèlement de Youkos suit un plan de reconstruction méthodique : reprendre physiquement la main sur les ressources, avec les deux grands opérateurs, puis faire en sorte qu’ils exportent dans des directions multiples s’équilibrant entre elles. Tout ne doit pas aller vers les Etats-Unis, contrairement à ce que pensait Khodorkovski. La Russie doit devenir indispensable pour les Européens, mais aussi pour les Asiatiques. C’est pourquoi le gaz est aujourd’hui redirigé en partie vers l’Asie.

LCDR : Beaucoup de gens, en Russie même, doutent de la viabilité de cette politique énergétique sur le long terme et critiquent la focalisation actuelle de tous les moyens disponibles sur un seul secteur. On revient ici à l’économie, la réussite économique n’étant plus alors l’attestation matérielle de la réalisation d’un projet hégémonique, mais le simple substrat sur lequel on peut asseoir une puissance.

A.C. : Les profils des pays sont très différents. La Russie, c’est un peu plus de 7% des réserves prouvées de pétrole, et plus du tiers des réserves prouvées de gaz. C’est un réservoir pour longtemps et c’est un pays qui a du charbon comme les Etats-Unis et la Chine. Il y a probablement encore un gros potentiel pétrolier, car c’est un pays qui a été peu sondé, contrairement à l’Arabie saoudite. C’est un facteur dont l’importance saute aux yeux : si on met le paquet sur ce secteur, on retrouve une utilité très forte dans le monde et on dégage de la richesse. Je ne suis pas sûr que ceux qui pourfendent le choix du tout énergétique aient raison. C’est seulement la première étape d’une stratégie de redressement politique.

LCDR : Un second problème se pose, celui des fluctuations du prix du pétrole dont la Russie est chroniquement tributaire. A-t-elle aujourd’hui les moyens d’opérer un contrôle quelconque sur le marché du pétrole ?

A.C. : Les Américains ont en tout cas de moins en moins les moyens de donner le ton sur ce marché. Il y a aujourd’hui un axe de contrepoids au pétrole américain et à ses alliés, Arabie saoudite en tête, qui s’est constitué : Venezuela, Kazakhstan, Iran, Russie. L’Iran détient la 2e réserve mondiale de gaz, et de pétrole. L’Iran, la Russie et le Venezuela sont d’accord pour ne plus vendre le pétrole en dollars et donc pour affaiblir le statut du dollar comme devise internationale. Cette logique selon laquelle le pétrole devrait être vendu dans des devises différentes (le rouble, le yuan, etc.) est portée par un nombre croissant de pays. On touche là au coeur de la puissance américaine : la centralité du dollar comme devise internationale, que les Etats-Unis ont maintenue grâce à l’invention du pétrodollar. Il me semble que l’on est là encore dans la multipolarité, en l’occurrence c’est la multipolarité monétaire qui est à l’ordre du jour. Depuis 2006, il s’est passé des tas de choses. Il ne s’agit pas seulement de la bourse de Kish créée par l’Iran pour vendre des produits énergétiques dans toutes les devises sauf en dollars. Il y a eu, en 2007 et 2008, tout un cycle de réunions entre différents pays, qui se sont accordés, y compris les pays de l’OPEP à l’exception de l’Arabie saoudite, sur cette idée de multipolarité monétaire.

LCDR : S’agissant d’évaluer les chances de réalisation de cette stratégie russe, on peut s’interroger sur les risques de chute dans un modèle d’économie de rente du type du Venezuela.

A.C. : Je trouve qu’il y a, par exemple, une grande différence entre la Russie et l’Iran, qui se concentre à 100% sur la rente pétrolière et gazière, sans autre vision que l’énergie pour durer. La preuve, c’est que les Iraniens veulent développer le nucléaire pour fabriquer leur électricité et pouvoir réserver le pétrole exclusivement à l’exportation. En Russie, il y a un véritable Etat capable d’insuffler une stratégie, et je crois que les interdépendances énergétiques vont déboucher sur d’autres natures de flux économiques. Quand un canal existe et qu’un premier produit passe, d’autres peuvent passer par la même voie, comme l’histoire le montre.

LCDR : Revenons pour fi nir à la question du modèle économique, c’est-à-dire aussi social. La multipolarité peut-elle être définie autrement que par son opposition à l’unipolarité ?

A.C. : Dans la multipolarité, chaque pays invente son propre rapport entre l’économie et l’Etat. Les Occidentaux s’offusquent souvent de certains types d’intervention de l’Etat dans des pays qu’ils souhaitent pénétrer. Or, il faut accepter ce qui relève à mes yeux d’une différence culturelle, et en particulier le fait que l’Etat a un rôle plus fort à jouer dans certains Etats que dans d’autres. Le rapport de la Chine à la propriété individuelle n’est pas du tout le même que dans le monde occidental. Il faut savoir, si on investit en Chine, que la propriété est fragile. A tout moment, l’Etat peut annuler une propriété privée s’il estime que le bien commun de l’empire l’exige.

C’est le problème de la pensée libérale : elle postule que tout doit fonctionner de la même façon partout. Or, il y aura de plus en plus d’interdépendances, mais entre des systèmes politico-économiques différents. La mondialisation bien ordonnée, c’est d’abord accepter le fait que la place de l’Etat en Chine et en Russie n’est pas la même que dans le monde occidental. Le principe de base, c’est le respect de la différence entre les modèles politiques, économiques et sociaux des nations.

Propos recueillis par Simon Roblin

simon.roblin@lcdr.ru

Publié dans Politique

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H1N1 : LE CONTRAT SECRET DE GSK AVEC L'ALLEMAGNE

Publié le par Tourtaux

Le contrat secret de GSK avec l’Allemagne Source : Decap’Actu
mardi 24 novembre 2009

MUTATION DU H1N1

Le journal allemand Bild révèle l’accord secret passé entre l’industriel GlaxoSmithKline (GSK) et l’État allemand pour fournir 25% de la production de l’unité de Dresde de l’industriel et traiter ainsi 50% de la population allemande.

Ce contrat hautement confidentiel était signé dès 2007 et devait être mis en œuvre dès la première pandémie, sinon prendre fin le 31 décembre 2012 si aucun "cas aigu" ne s’était présenté.

Nous connaissons donc maintenant la vraie cause de cette formidable campagne de propagande que nous subissons. La moitié du délai s’étant écoulé, l’épidémie H5N1 avait tourné court, il fallait bien une pandémie pour activer les contrats censés rapportés des milliards à l’industrie pharmaceutique. Le H1N1 devait faire l’affaire, coûte que coûte.

Si on ajoute les prévisions persistantes de difficultés financières des États, voire de cessation de paiement et de mise sous tutelle par le FMI pour certains, c’était maintenant ou jamais : dans la curée des finances publiques, les banquiers avaient pris leur part, l’industrie pharmaceutique ne voulait pas être en reste ! C’était 2009 ou jamais, et comme il n’était pas question de passer à côté d’une si belle affaire...

Une affaire très juteuse

(“The buying price... is €7 plus tax per dose, €1 of which is covers the antigen components and €6... the booster components.”)

Voilà l’explication de la fameuse énigme du squalène : cet adjuvant (qui présente tant de risques pour la santé humaine que la justice américaine en a interdit l’usage) a un avantage incommensurable, celui de multiplier par 7 le prix du vaccin ! L’affaire est si rentable qu’on craint maintenant la sur-pêche du requin à cause des achats de squalène par l’industrie pharmaceutique !

Petit problème d’arithmétique :

Sachant qu’une dose d’adjuvant qui rapporte 6 euros à l’industriel contient 10,68 mg de squalène, qu’un requin pêché pour cette huile (espèce Centrophorus granulosus) pèse en moyenne 1/2 tonne et que son foie, qui peut représenter jusqu’à 25 % de son poids, est constitué à 90 % de squalène calculez combien de milliards peut rapporter l’intoxication de l’espèce humaine par la dissémination des requins.

Un contrat sans risque

Il est précisé que GSK n’a aucune obligation en terme de délai d’approvisionnement.

(It is agreed upon that “an obligation does not exist on the part of GSK to supply the theoretically-calculated weekly supply of the pandemic vaccine within a certain timeframe".)

Et que GSK est dégagée de toute responsabilité, seul l’État allemand peut être poursuivi... même pour les fautes de GSK !

(“The states hold GSK... free of any claim for damages by third parties, losses or financial costs, or any legal actions incurred.”)

Un contrat secret

“The parties commit themselves to treat all information which is exchanged in the frame of this contract as confidential.”

On comprend parfaitement pourquoi ce contrat devait rester secret : quand les industriels s’arrangent avec les États pour faire des milliards en jouant aux apprentis sorciers avec la santé des citoyens, il est préférable que ceux-ci n’en soient pas informés. Mais il semble que cette fois, ce soit raté.

Les mêmes contrats ailleurs

Qu’on ne s’y trompe pas : ce type de contrats concerne également les concurrents de GSK d’un côté, et les autres états européens de l’autre. Mais tous n’ont pas eu la même réaction : le Docteur Ewa Kopacz, Ministre de la santé polonais a tout refusé en bloc, en considérant que la santé des Polonais primait sur toute autre considération. A l’inverse, le gouvernement français a classé certains contrats "secret défense" et se refuse toujours à les rendre publics. Pour couronner le tout, la direction de France Télévision a signé une charte l’obligeant à se transformer en instrument de propagande pendant la campagne de vaccination.

Conclusion :

Comme disait Nicolas Sarkozy à propos de la confiance perdue dans l’industrie financière "ceux qui s’imaginent que tout va recommencer comme avant se trompent lourdement". Il en est de même avec l’industrie pharmaceutique et les gouvernements. La confiance est définitivement rompue. Rien ne sera plus comme avant.

Post-scriptum :

Swine flu pandemic : Revealed - Germany’s secret virus vaccine contract
Source Comité Valmy

Publié dans Politique

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