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RETHEL : LA FERMETURE DE LA MATERNITE EST ANNONCEE... AU NOM DE LA SECURITE !!!

Publié le par Tourtaux

L'option sécuritaire du gouvernement Sarkosiste sert à tout, et même aux énconomies de santé !
C'est au nom de la sécurité que la maternité de Rethel fermerait.
De quelle sécurité ? Ne s'agit il pas uniquement de la sécurisation du directeur, du maire, des médecins ... ?
Pas vu, pas responsable !
Mais les femmes qui hésiteront à faire des kilomètres pour aller consulter pour des "petits riens" parfois annonciateurs de catastrophe, on en fait quoi ? On ne les aura pas vu à temps ! Pas vu, pas responsable !
Mais c'est aussi toute la conception de la naissance, de la vie qui est en cause : il faut naître dans une usine à bébé, être formaté dès la naissance !
La mise en réseau des maternités, leur classification, sont pourtant là pour répondre aux problèmes : permettre une prise en charge plus technique des grossesses à problème et laisser ce qui n'est que la vie normale se dérouler normalement !
Non à la sécurisation des "décideurs" !
Oui à la sécurité des femmes !
La qualité, c'est la proximité !

Publié dans Politique

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PARTI DU TRAVAIL DE BELGIQUE : JULIETTE BRODER, LE DEPART D'UNE RESISTANTE DE TOUS LES INSTANTS

Publié le par Tourtaux


Lu sur http://www.ptb.be/nouvelles/article/juliette-broder-le-depart-dune-resistante-de-tous-les-instants.html

Juliette Broder, le départ d’une résistante de tous les instants

Ce mercredi 2 décembre, le PTB (Parti du Travail de Belgique) a perdu une camarade exceptionnelle et exemplaire. Juliette Broder, âgée de 85 ans, est décédée.
Le Bureau du Parti du Travail de Belgique


Juliette Broder est restée fidèle à ses convictions et à son parti à travers toutes les épreuves. (Photo Jean Flinker)
Résistante à 15 ans, militante antifasciste et communiste, elle a été fidèle à ses convictions et à son parti à travers toutes les épreuves. Élue au comité central du PTB lors de son premier congrès en 1979, elle en est restée membre jusqu’au moment où sa santé ne le lui permettait plus. Elle a inspiré de nombreux jeunes militants tant par son exemple qu'à travers ses formations et ses écrits.

Un lien avec l’histoire du mouvement communiste belge
Lorsqu’elle a adhéré à Amada-TPO (plus tard le PTB) en 1973, elle incarnait la continuité avec le passé communiste de la Belgique. Elle a combattu avec le Parti Communiste (PCB) dans la Résistance antifasciste, lors des grandes grèves de 1950 et de 60-61. Elle a combattu au sein de ce parti pour qu’il reste fidèle à ses idéaux révolutionnaires. Malheureusement en 1963, avec beaucoup d’autres, elle en a été exclue. Mais elle savait que sans parti il est impossible de vaincre l’ennemi capitaliste puissant et organisé. Elle n’a eu de cesse de chercher un parti qui était resté fidèle aux idéaux communistes de ses parents. En 1973, lors de la grève des dockers à Anvers, elle a vu Wies De Schutter, la femme d’un docker membre d’Amada (ancêtre du PTB, ndlr), parler à la télévision. C’est ce qui l’a décidé à rejoindre le précurseur du PTB.

Elle a appris aux premiers militants d’Amada, tous beaucoup plus jeunes qu’elle, d’être fiers de l’histoire du mouvement communiste, du rôle du PCB dans la lutte de classes des années trente et surtout dans la résistance à l’occupation nazie. Elle a fait connaître dans le parti, par des conférences et des articles, le grand communiste belge Julien Lahaut. Elle a fait publier les mémoires de son propre père, Pierre Broder, qui a joué un rôle de premier plan dans la résistance à Charleroi.

Elle leur a appris à être critique à l’égard des erreurs que nous commettons inévitablement. Jamais Juliette ne se taisait quand elle était en désaccord. Ses interventions lors des réunions étaient toujours bien réfléchies et toujours elles visaient à améliorer le travail du parti. Avant de tomber malade, elle travaillait à un livre sur l’histoire du PCB avant, pendant et après la deuxième guerre mondiale. Elle voulait comprendre et nous faire comprendre où se trouvaient les racines des erreurs qui allaient finalement conduire à la disparition du camp socialiste en Europe et au recul d’un grand nombre de partis communistes auparavant si influents.

Fidélité au parti
Pour elle, une attitude critique devait aller de pair avec une fidélité sans failles au parti. Dans un texte sur « La morale révolutionnaire », elle écrivait : « Le parti est le seul instrument pour réaliser nos objectifs, le socialisme et le communisme. Il faut rester fidèle au parti même dans les moments difficiles, de défaite, de recul. (...) Il importe de ne pas se laisser aller au pessimisme, au défaitisme, d'être conscient des difficultés et de faire en permanence le bilan de notre activité. C'est ainsi qu'on peut rectifier le travail et adopter la ligne de conduite la plus efficace, la plus juste possible dans les conditions données ».

A chaque fois que notre parti et le mouvement communiste étaient confrontés à de graves problèmes, elle a mis en pratique cette attitude. Notamment lors du renversement du socialisme en 1989. Son attitude alors a inspiré beaucoup de militants.

Les convictions inébranlables de Juliette trouvaient leurs sources d'abord dans son engagement dans la Résistance. Lorsque les nazis ont envahi la Belgique, elle n’avait pas encore 15 ans. Elle en a gardé une haine viscérale du fascisme et de toute forme de racisme. La lutte contre l'exploitation capitaliste et le fascisme ne faisaient qu'un. Elle avait vu comment le grand patronat dans de nombreux pays avaient poussé au devant de la scène des Hitler, des Franco, des Degrelle pour en finir avec l'Union soviétique, les partis communistes et le mouvement ouvrier. Sa dernière activité publique de grande envergure a été en 1995, la mise sur pied avec d’anciens résistants et des personnalités dont l’écrivain Johan Anthierens, d'un comité d’opposition à la réhabilitation d’Irma Laplasse, cette collaboratrice exécutée après la Seconde Guerre mondiale. Le combat a été gagné car Juliette a également toujours tenu à rassembler dans le combat le plus grand nombre d'alliés.

Résistante anti-fasciste
Jusqu'à son dernier jour elle a été attentive aux nouvelles formes que prenait le danger fasciste. Elle a soutenu de toutes ses forces sur son lit de malade le combat contre les persécutions de militants de gauche sous inculpation de terrorisme comme c’est le cas de Bahar Kimyongür poursuivi sur base de la législation anti-terroriste. Là aussi elle était fière du large front, que le CLEA (Comité pour la Liberté d’expression et d’action), animé par son fils et son petit-fils avait réussi à créer.

Elle puisait sa conviction aussi dans son engagement aux côtés des travailleurs et des peuples victimes de l'impérialisme et du colonialisme. Toute sa vie, elle a été militante syndicale dans le secteur des grands magasins et, même après sa retraite elle restait active au sein de son organisation syndicale.

Son engagement aux côtés des travailleurs allait de pair avec son travail de solidarité internationale. C'est ainsi qu'un jour elle a visité avec une délégation de femmes afghanes les travailleuses qui occupaient les Galeries Anspach menacées de fermeture.

Sa troisième source d'inspiration, et sans doute non la moindre, a été sa connaissance phénoménale de l'histoire du mouvement ouvrier et du marxisme. Elle savait comment l'abandon des principes marxistes avait transformé certains partis communistes influents, craints par le patronat en des partis moins influents ayant perdu leur force révolutionnaire. Elle imputait cette évolution en premier lieu à l'abandon de la formation politique dans les classiques du marxisme dans ces partis et plus particulièrement la confusion régnante dans ces partis sur la nature de l'Etat capitaliste. Elle n'a pas hésité une minute quand le parti lui a demandé de mettre sur pied une école nationale pour les cadres. Elle a ainsi contribué à former la deuxième génération de cadres du PTB.

Juliette a aussi été la première rédactrice en chef d’Études marxistes. L’éditorial du premier numéro, qui date de 1988 et où elle met en exergue l’actualité du marxisme, aurait pu être écrit aujourd’hui.

Le travail et la vie de notre camarade Juliette resteront pour les futures générations du PTB une source d'inspiration permanente.

Pour lui rendre un dernier hommage, une commémoration sera organisée à Bruxelles, le samedi 9 janvier 2010, à 10h, au Pianofabriek, rue du Fort 35, 1060 Saint Gilles (Bruxelles).

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Lu sur http://yclljc-solidarite.blogspot.com/2009/12/mort-dune-camarade-juliette-broder-nous.html

Mort d’une camarade : Juliette Broder nous a quittés

Ce mercredi 2 décembre, Juliette Broder, âgée de 85 ans, est décédée. Maria McGavigan, qui met la dernière main à une histoire de sa vie, nous fait le portrait de cette femme exceptionnelle.

Maria Mc Gavigan

Invalide depuis un accident domestique en 2007, son état de santé s’est brusquement empiré il y a quelques jours. La crémation aura lieu de façon privée, mais le PTB organisera très bientôt un hommage en son honneur.

Élue au comité central du PTB lors de son premier congrès en 1979, elle en est restée membre jusqu’au moment où sa santé ne le lui permettait plus.

Lorsque les Allemands ont envahi la Belgique, Juliette n’avait pas encore 15 ans. Quand on lui demandait comment elle s’était engagée dans la Résistance si jeune, elle répondait qu’elle n’avait aucun mérite, que cela allait de soi. « J’ai été élevée par des parents communistes qui sont restés fidèles à leur idéal jusqu’à leur dernier souffle. Du plus loin que je me souvienne, ils ne m’ont jamais mise à l’écart de leurs discussions, ni des entretiens qu’ils avaient avec leurs camarades de combat, ni de leurs activités. » Juliette allait suivre leur exemple.

Exclue du Parti Communiste Belge en 1963 avec Jacques Grippa, elle n’a eu de cesse de chercher un parti qui serait resté fidèle aux idéaux communistes de ses parents. En 1973, lors de la grève des docks à Anvers, elle a vu Wies De Schutter d’Amada (ancêtre du PTB, ndlr) haranguer la foule à la télévision. Alors qu’elle ne connaissait pas un mot de néerlandais, elle est partie à Anvers à la recherche de ce parti flamand qu’elle a fini par rejoindre.

Pour Amada-TPO (plus tard le PTB), elle incarnait la continuité avec le passé communiste de la Belgique, depuis la fondation du PCB en 1921. Elle a appris aux premiers militants d’Amada, tous beaucoup plus jeunes qu’elle, d’être fiers des moments glorieux de cette histoire, du rôle du PCB dans la lutte de classes des années trente, par exemple, et surtout dans la résistance à l’occupation nazie (c’est ainsi que l’on a appelé le PCB « le parti des fusillés »). En même temps, il fallait être critique à l’égard des erreurs et limitations des communistes. Elle a fait connaître dans le PTB, par des conférences et des articles, ce grand communiste belge qu’était Julien Lahaut. Elle a fait publier les mémoires de son propre père, Pierre Broder, qui a joué un rôle de premier plan dans la résistance à Charleroi1. Toujours son souci fut que les jeunes sachent ce qu’avaient été les communistes et leurs luttes.

Dans le parti, elle a travaillé dans presque tous les secteurs, aussi bien dans le domaine national qu’international. Toute sa vie elle a été militante syndicale dans le secteur des grands magasins et, même après sa retraite elle a visité avec une délégation de femmes afghanes les travailleuses qui occupaient les Galeries Anspach.

Entre étude et action

Un domaine où elle s’est particulièrement distinguée fut l’étude et la formation. Les fondateurs du PTB avaient beaucoup étudié les classiques du marxisme, mais il n’en allait pas nécessairement de même avec l’ensemble des cadres et des militants. Dans le parti, une tendance existait de négliger, ou même de mépriser l’étude, au nom de l’action. Juliette, avec sa connaissance de l’histoire du mouvement communiste, était bien placée pour constater les dangers d’une telle attitude. La direction du parti, estimant qu’il fallait en premier lieu s’adresser à l’éducation des responsables, a décidé de mettre sur pied une école nationale pour les cadres et lui en a confié la direction. C’est ainsi que la première génération de cadres du PTB a été formée, à travers l’étude des auteurs classiques, dans la méthode, la philosophie et l’économie marxistes, dans le matérialisme historique, la théorie marxiste de l’État, la conception du parti communiste et des alliances, notamment. C’est certainement grâce en partie à cette formation que le parti a pu traverser relativement sereinement la crise de la place Tien an Men et de la chute du mur de Berlin en 1989.

Juliette a aussi été la première rédactrice en chef d’Études marxistes. L’éditorial du premier numéro, qui date de 1988 et où elle met en exergue l’actualité du marxisme, aurait pu être écrit aujourd’hui2. Elle y a aussi contribué un article de fond sur le PCB, avant, pendant et après la guerre 40-453.

Mais le combat qui lui tenait le plus à cœur était certainement celui contre le racisme et le fascisme. C’est ainsi, notamment, qu’elle a mis sur pied en 1995, avec d’anciens résistants et des personnalités dont l’écrivain Johan Anthierens, un comité d’opposition à la réhabilitation d’Irma Laplasse, cette collaboratrice exécutée après la Seconde Guerre mondiale. Le combat a été gagné, car Irma Laplasse n’a pas été réhabilitée. C’est la dernière activité publique de grande envergure à laquelle elle a participé.

1 Pierre Broder, Des juifs debout contre le nazisme, EPO, 1994

2 Éditorial, Études marxistes n° 1, novembre 1988 http://www.marx.be/FR/cgi/emall.php?action=get_doc&id=1&doc=315

3 Juliette Pierre, Le PCB, avant, pendant et après la guerre 40-45, Études marxistes n° 1, novembre 1988, http://www.marx.be/FR/cgi/emall.php?action=get_doc&id=1&doc=318

Publié par LJC-Q à l'adresse 00:53


Edité le 28-12-2009 à 07:48:18 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)


Source : http://humaniterouge.alloforum.com/mort-juliette-broder-t2948-1.html

Publié dans Lutte des classes

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FIDEL CASTRO : LE DROIT DE L'HUMANITE A L'EXISTENCE

Publié le par Tourtaux

Le droit de l’humanité à l’existence
 
Fidel CASTRO

Les changements climatiques causent d’ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.

Les centres de recherche les plus avancés assurent qu’il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l’Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d’il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu’il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.

Les glaces de la mer Arctique, l’énorme couche de deux kilomètres d’épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d’Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d’eau douce de cette région, le volume colossal qui couvre l’Antarctique, la couche qui reste encore sur le Kilimandjaro, les neiges qui couvrent l’Himalaya et l’énorme masse gelée de la Sibérie fondent à vue d’œil. Des scientifiques prestigieux redoutent des sauts quantitatifs dans les phénomènes naturels qui provoquent les changements.

L’humanité avait placé de grands espoirs dans le Sommet de Copenhague, qui devait prolonger le Protocole de Kyoto souscrit en 1996 mais entré en vigueur seulement en 2005. L’échec éclatant de ce Sommet a engendré des épisodes honteux qu’il faut dûment éclaircir.

Les États-Unis, qui comptent moins de 5 p. 100 de la population mondiale, émettent le quart du dioxyde de carbone. Leur nouveau président avait promis de coopérer aux efforts internationaux pour faire face à un problème qui touche son pays autant que le reste du monde. Les réunions préalables au Sommet ont mis en lumière que les dirigeants de cette nation et ceux des pays les plus riches manœuvraient pour faire retomber le poids des sacrifices sur les pays émergents et les pays pauvres.

Beaucoup de dirigeants et des milliers de représentants des mouvements sociaux et des institutions scientifiques, décidés à se battre pour préserver l’humanité du pire risque qu’elle a encouru dans son Histoire, se sont rendus à Copenhague à l’invitation des organisateurs du Sommet. Je m’abstiens d’entrer dans le détail de la brutalité dont ont fait preuve les forces de l’ordre danoises contre les milliers de manifestants et d’invités des mouvements sociaux et scientifiques pour me concentrer sur les aspects politiques du Sommet.

Un véritable chaos a régné à Copenhague et des choses incroyables s’y sont passées. Les mouvements sociaux et les institutions scientifiques n’ont pas eu le droit d’assister aux débats. Des chefs d’État ou de gouvernement n’ont même pas eu la possibilité de donner leur opinion sur des problèmes vitaux. Obama et les dirigeants des pays les plus riches ont séquestré la conférence avec la complicité du gouvernement danois, et les institutions des Nations Unis ont été mises sur la touche.

Barack Obama, qui est arrivé le dernier jour du Sommet et n’y est resté que douze heures, s’est réuni avec deux groupes d’invités triés sur le volet par lui-même et ses collaborateurs. Et c’est accompagné de l’un de ces groupes qu’il a eu une réunion dans la salle plénière avec le reste des délégations de plus haut niveau. Aussitôt après avoir pris la parole, il s’est retiré par une porte dérobée. À cette réunion plénière, hormis le petit groupe choisi par lui, les autres représentants des États n’ont pas eu le droit de prendre la parole. Si les présidents bolivien et vénézuélien ont pu le faire, c’est seulement parce qu’ils l’ont réclamé avec énergie, soutenus par les autres, et que le président du Sommet n’a pas eu d’autre solution que de la leur céder.

Dans une salle contiguë, Obama a réuni les dirigeants des pays les plus riches, de plusieurs nations émergentes les plus importantes et de deux pays très pauvres. Il y a présenté un document négocié avec deux ou trois des principaux pays, il a ignoré l’Assemblée générale des Nations Unies, il a donné des conférences de presse et il est reparti, tel Jules César qui s’exclama au terme d’une ses campagnes victorieuses en Asie mineure : Vini, vidi, vici !

Le Premier ministre en personne du Royaume-Uni, Gordon Brown, avait affirmé le 19 octobre : « Si nous n’aboutissons pas à un accord dans les prochains mois, il ne fait pas le moindre doute qu’une fois que l’élévation débridée des émissions aura provoqué des dommages, aucun accord mondial rétrospectif à quelque moment du futur ne pourra en éliminer les effets. À cette date, il sera alors irrémédiablement trop tard. »

Et il avait conclu son discours sur cette péroraison dramatique : « Nous ne pouvons nous donner le luxe de l’échec. Si nous échouons maintenant, le prix à payer sera très lourd. Si nous agissons maintenant, si nous agissons de concert, si nous agissons en faisant preuve de hauteur de vue et de détermination, nous pouvons encore remporter la victoire à Copenhague. Mais, si nous échouons, la planète Terre sera en danger, et il n’existe pas de plan de rechange. »

Il affirme pourtant à présent avec arrogance que l’Organisation des Nations Unies a été prise en otage par un petit groupe de pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et Tuvalu, et il accuse la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres nations émergentes d’avoir cédé aux séductions des États-Unis pour souscrire un accord qui expédie aux oubliettes le Protocole de Kyoto et ne contient aucun engagement contraignant pour les États-Unis et leurs riches alliés.

Je me vois obligé de rappeler que l’Organisation des Nations Unies a vu le jour voilà à peine soixante ans, après la Deuxième Guerre mondiale, alors que les pays indépendants ne dépassaient pas la cinquantaine. Elle compte aujourd’hui plus de cent quatre-vingt-dix États indépendants, après que la lutte décidée des peuples a eu liquidé l’odieux système colonial.

La République populaire de Chine s’est même vu refuser pendant des années le droit d’entrée à l’ONU, un gouvernement fantoche y usurpant sa représentation à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. C’est grâce au soutien tenace d’un nombre croissant de pays du Tiers-monde que la Chine bénéficia peu à peu de la reconnaissance de la communauté internationale, ce qui fut un facteur très important pour que les USA et leurs alliés de l’OTAN reconnaissent ses droits à l’ONU.

C’est l’Union soviétique qui contribua le plus par sa lutte héroïque à la défaite du fascisme, au prix de plus de vingt-cinq millions de morts et d’énormes destructions dans tout le pays. C’est au terme de cette lutte qu’elle émergea comme une superpuissance capable de contrebalancer en partie la domination absolue qu’exerçait le système impérial des USA et des anciennes nations coloniales, et sa mise à sac impitoyable des peuples du Tiers-monde. La désintégration de l’URSS a permis aux USA d’étendre leur pouvoir politique et militaire en direction de l’Est, vers le cœur de la Russie, et de renforcer leur influence sur le reste de l’Europe. Ce qui s’est passé à Copenhague n’a donc rien d’étonnant.

Je tiens à souligner les déclarations injustes et outrageantes du Premier ministre britannique et la tentative des États-Unis d’imposer comme accord du Sommet un document dont les pays participants n’ont discuté à aucun moment.

Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, a affirmé dans la conférence de presse qu’il a donnée le 21 décembre des vérités absolument indéniables. J’en cite quelques paragraphes :

« À Copenhague, je tiens à le souligner, la Conférence des Parties n’a adopté aucun accord, aucune décision concernant des engagements, qu’ils soient contraignants ou pas, ni absolument aucune décision relevant du droit international : à Copenhague, il n’y a pas eu d’accord, tout simplement !

« Le Sommet a été un échec, et l’on veut pourtant berner l’opinion publique mondiale. […] la carence de volonté politique a sauté aux yeux…

« …il a constitué un recul dans l’action de la communauté internationale pour prévenir ou alléger les retombées des changements climatiques…

« …la température mondiale pourrait s’élever de 5º en moyenne… »

Puis notre ministre a apporté d’autres données intéressantes sur les conséquences possibles de cet échec, selon les dernières recherches scientifiques :

« …de la date du Protocole de Kyoto à ce jour, les pays développés ont élevé leurs émissions de 12,8 p. 100… 55 p. 100 de ce volume correspondant aux USA

« Un Étasunien consomme en moyenne 25 barils de pétrole par an, un Européen 11, un Chinois moins de 2, un Latino-Américain ou un Caribéen, moins de 1.

« Trente pays, dont ceux de l’Union européenne, consomment 80 p. 100 des combustibles produits. »

Le fait est que les pays développés signataires du Protocole de Kyoto ont élevé radicalement leurs émissions. Ils veulent toutefois substituer maintenant à la base adoptée pour calculer ces émissions, autrement dit 1990, une nouvelle base, 2005, de sorte que les engagements envisagés par les USA, les plus gros pollueurs, ne représenteraient qu’une réduction de 3 p. 100 par rapport à vingt-cinq ans avant ! C’est là se moquer d’une manière éhontée de l’opinion mondiale…

Le ministre cubain, parlant au nom des pays de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), et défendant la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et d’autres États importants à économie émergeante, a ratifié le concept dégagé à Kyoto de

«  responsabilités partagées, mais différenciées, ce qui veut dire que les pays à accumulation historique et les pays développés, responsables de cette catastrophe, ont des responsabilités différentes de celles des petits États insulaires ou des pays du Sud, surtout des pays les moins avancés… »

« Responsabilités veut dire financement ; responsabilités veut dire transfert de technologies dans des conditions acceptables. Mais Obama joue sur les mots, et au lieu de parler de "responsabilités" partagées mais différenciées, il parle de "réponses" partagées, mais différenciées…

« …il abandonne la salle plénière sans même daigner écouter qui que ce soit, de même qu’il n’avait écouté personne avant son intervention. »

Obama avait affirmé lors d’une conférence de presse ayant précédé son départ de la capitale danoise : « Nous avons généré ici à Copenhague un accord substantiel sans précédent : pour la première fois dans l’Histoire, les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités. »

Dans son exposé clair et irréfutable, notre ministre s’est exclamé :

«  Que signifie : "…les plus grandes économies sont venues ici accepter ensemble leurs responsabilités" ? Ça veut dire qu’il fait retomber une part importante du fardeau que représente le financement des mesures d’atténuation et d’adaptation que doivent adopter les pays, surtout ceux du Sud, face aux changements climatiques, sur la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. Car, il faut bien le dire, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et tous les pays appelés par euphémisme en développement ont été victimes d’un braquage, d’un hold-up ! »

Voilà dans quels termes frappants et irréfutables notre ministre a raconté ce qu’il s’est passé à Copenhague.

Je dois ajouter que le 19 décembre, à dix heures du matin, alors que notre vice-président Esteban Lazo et notre ministre des Relations extérieures étaient déjà repartis, on a assisté à une tentative tardive de ressusciter le document mort-né de Copenhague en tant que document du Sommet. Il ne restait plus alors pratiquement aucun chef d’État et seuls quelques ministres. De nouveau, la dénonciation des membres restants des délégations de Cuba, du Venezuela, de Bolivie, du Nicaragua et d’autres pays a fait capoter la manœuvre. Voilà comme s’est conclu le Sommet : sans gloire !

On ne saurait non plus oublier qu’aux heures les plus critiques de cette journée-là, tard dans la nuit, le ministre cubain des Relations extérieures, et les délégations qui livraient cette digne bataille, ont offert leur coopération au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans la lutte toujours plus dure qui se déroulait et dans les efforts à consentir à l’avenir pour préserver notre espèce.

L’organisation écologique World Wide Fund (WWF) a averti que les changements climatiques échapperaient à tout contrôle dans les cinq à dix prochaines années si les émissions n’étaient pas réduites radicalement.

Mais Obama lui-même m’épargne la peine de démontrer ce que j’ai dit sur ses agissements.

Il a déclaré le 23 décembre, dans une interview à la chaîne de télévision CBS, que les gens avaient raison d’être déçus des résultats du Sommet sur les changements climatiques : « …au lieu d’un échec total, d’une inaction totale, ce qui aurait été un énorme recul, nous avons pu du moins nous maintenir en gros là où nous étions… »

Selon l’agence de presse, Obama est le plus critiqué par les pays qui sentent presque à l’unanimité que le Sommet s’est achevé sur un désastre.

L’ONU est maintenant dans une impasse. Demander à de nombreux autres États d’adhérer à un accord arrogant et antidémocratique serait humiliant.

Poursuivre la bataille et exiger à toutes les conférences, surtout celles de Bonn et de Mexico, le droit de l’humanité à l’existence, en nous fondant sur la morale et la force que nous donne la vérité, telle est à mon avis la seule voie.

Fidel Castro Ruz
Le 26 décembre 2009

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http://www.legrandsoir.info/Le-droit-de-l-humanite-a-l.html

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REVERS POUR LE NUCLEAIRE FRANCAIS QUI SE FAIT PIQUER LE MEGA-CONTRAT D'ABOU DHABI PAR LES SUD COREENS ! LE VRP SARKOZY A DEPENSE NOTRE FRIC EN VAIN !

Publié le par Tourtaux

Revers pour le nucléaire français qui rate le méga-contrat d'Abou Dhabi

PARIS — Un consortium mené par EDF et GDF Suez s'est fait souffler un méga-contrat pour la construction de quatre centrales nucléaires aux Emirats arabes par la concurrence sud-coréenne, un dur revers pour la filière nucléaire française qui a fait de l'EPR sa vitrine internationale.

L'Agence émiratie de l'énergie nucléaire a préféré dimanche l'offre d'un consortium (incluant Samsung, Hyundai, Doosan Heavy Industries, Westinghouse, Toshibapour), dirigé par la compagnie sud-coréenne publique Kepco, pour un contrat de 20,4 milliards de dollars, la première tranche d'une commande qui pourrait atteindre 40 milliards.

EDF, GDF Suez, Total, Areva, Vinci et Alstom ont "pris acte" de la décision émiratie, soulignant la qualité de leur offre et "l'avance de l'EPR en matière de sûreté".

Mais la porte n'est pas entièrement fermée: l'Agence émiratie a fait savoir qu'elle pourrait commander ultérieurement "des centrales nucléaires additionnelles" et que "les discussions se poursuivaient avec les autres soumissionnaires".

Interrogés par l'AFP, EDF, GDF-Suez et Areva n'ont pas souhaité faire d'autres commentaires.

La plupart des acteurs de la filière nucléaire française se battaient pour ce contrat depuis deux ans. En janvier 2008, Areva, GDF Suez et Total avaient annoncé leur candidature pour la construction à Abou Dhabi de deux EPR (réacteurs nucléaires de troisième génération) d'une puissance de 1.600 mégawatts chacun, dans le cadre d'une alliance inédite.

Puis EDF avait été appelé en mai à la rescousse afin de renforcer les chances de succès du projet français, handicapé par les déboires du chantier de l'EPR finlandais d'Areva.

C'est sur ordre de l'Elysée que l'électricien était venu en renfort d'un de ses principaux rivaux dans l'énergie, GDF Suez.

Il s'agissait alors pour EDF, opérateur du plus grand parc nucléaire au monde, d'apporter une simple assistance technique. Mais il devait finalement prendre la tête du consortium, aux côtés de GDF Suez, avec le dépôt d'une nouvelle offre à la clé et des ajustements de prix.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a exprimé ses regrets après la perte de l'appel d'offres pour la construction de quatre centrales nucléaires à Abou Dhabi mais s'est déclaré confiant dans l'EPR, dans un commentaire aux Echos lundi.

Il a cependant déploré que "l'équipe de France ait mis trop de temps à se mettre en ordre de bataille".

"Nous sommes évidemment déçus mais nous croyons dans l'EPR, qui a le niveau de sûreté le plus important au monde", a-t-il ajouté.

La presse spécialisée s'était faite l'écho de difficultés rencontrées par l'offre française, évoquant notamment un prix trop élevé.

Les réserves émises en novembre par les autorités de sécurité nucléaires britannique, française et finlandaise sur le système de "contrôle-commande" de l'EPR pourraient aussi avoir desservi la candidature tricolore.

Car ce système de pilotage, qui permet l'exploitation du réacteur au quotidien, ne serait pas suffisamment indépendant du système de sauvegarde, déclenché en cas d'urgence. Ces remontrances laissent planer la menace de coûts et de délais supplémentaires sur les chantiers en cours, déjà en retard.

Quatre EPR sont actuellement en construction, un à Flamanville, dans la Manche, un à Olkiluoto en Finlande et deux à Taishan, en Chine.

Le chantier de Finlande accuse trois ans de retard et a coûté 2,3 milliards d'euros de provisions à Areva, qui pilote le projet.

EDF n'a pas modifié le calendrier de démarrage de l'EPR de Flamanville, prévu pour 2012, malgré quelques retards rencontrés sur le chantier et un surcoût de 20%. En Chine, le chantier a démarré en novembre.

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GRIPPE H1N1 : LA PANDEMIE PUIS L'EPIDEMIE, C'EST DU PIPEAU !

Publié le par Tourtaux

Grippe H1N1 : mais où est passée la pandémie ?

Photo : dans le métro à Mexico (Eneas/Flickr)

En partenariat avec Books

« La pandémie de grippe H1N1 est “en pleine accélération” en France, a prévenu la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d'une visite du collège Jules-Romains à Paris (VIIe arrondissement). […] Le début […] des vaccinations en collèges et lycées “se passe dans une période de pleine accélération de la pandémie, avec un nombre de cas graves également en augmentation et de cas, hélas mortels, aussi en pleine augmentation”, a déclaré la ministre ».

Un mois après cette déclaration, faite le 25 novembre (dépêche Reuters reprise par le site Nouvelobs.com), force est de constater que c'était du pipeau. Et que la ministre, soit le savait, soit était manipulée. Il n'y a pas de pandémie, il n'y en a pas eu et, selon toute vraisemblance, il n'y en aura pas.

Pas de quoi fouetter un cochon

Utilisé en anglais comme adjectif depuis 1666 (« pandemic ») et en français depuis 1752, le mot « pandémie », formé des mots grecs « pan » (tout) et « démos » (peuple) est une épidémie qui menace toute la population. En l'occurrence, nous savons maintenant que la « pandémie » de grippe « porcine » H1N1 a moins tué que la grippe saisonnière habituelle. Pas de quoi fouetter un cochon.

Existait-il au moins un risque sérieux de pandémie, justifiant qu'on sonne le tocsin ? Beaucoup en doutent. Je donne ici le point de vue du professeur Philippe Even, ancien doyen de Necker, qui m'a autorisé à le citer :

« Les décisions à prendre en avril et mai étaient difficiles et certains diront qu'il valait mieux un excès de précautions qu'une absence de précautions - jusqu'à acheter ces corbillards et camions frigorifiques (dont plus personne ne parle), qui avaient tant manqué en juillet 2003.

 

Les premiers travaux expérimentaux avec ce virus menés sur le furet (l'animal d'expérience traditionnel dans la grippe) publiés en juin, pouvaient inquiéter, puisque le virus était capable de descendre jusque dans les alvéoles du poumon, alors que le virus de la grippe saisonnière s'arrête plus haut, dans la trachée et les bronches. Cela a participé de l'affolement initial.

 

Mais les réactions de l'OMS et plus encore de Mme Bachelot ont été dès le début excessives. »

 

Le professeur Even précise :

« En juin, il était clair que cette grippe se propageait un peu plus vite que la grippe saisonnière, mais qu'elle n'était probablement pas plus dangereuse. C'est devenu certain dès le mois d'août.

Dès lors, l'achat de 94 millions de doses d'un vaccin qui n'existait pas encore (plus préemption sur 30 millions d'autres), 2 ou 3 fois plus que tous les autres pays, était totalement délirant, mais, j'en suis convaincu au niveau ministériel, d'une totale honnêteté.

 

Il est aujourd'hui démontré que cette grippe se diffuse beaucoup moins vite qu'on ne l'avait craint, arrive plus vite qu'on ne le pensait au pic de contamination et qu'elle n'est pas plus grave que les “ grippettes ” évoquées par le professeur Bernard Debré (les derniers chiffres américains donnent un mort pour 10 000 ou 20 000 malades).

 

Le ministère trafique aujourd'hui les chiffres en annonçant 150 ou 200 morts sans avoir la preuve de la responsabilité indirecte du virus et presque tous à 4 à 8 exceptions près, chez des malades d'une extrêmes fragilité, où le virus n'a été que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. »

 

Il pense par ailleurs que la vaccination antigrippale est un mythe :

« Qu'elle ne protège pas du tout (étude japonaise) ou peu, ne réduisant guère la durée de maladie et ne réduisant la mortalité que d'un facteur minuscule, au plus 30% des cas et probablement beaucoup moins.

 

Je pense cependant que la vaccination antigrippale n'a pas de toxicité significative.

 

Concernant le Tamiflu ou son équivalent le Relenza, ce sont des médicaments efficaces s'ils sont pris dans les 18 première heures de la contamination (pas des symptômes). Or ce n'est jamais le cas. Au-delà, l'efficacité est nulle.

Le dossier Roche [du nom du groupe pharmaceutique suisse qui produit le Tamiflu] est masqué et trafiqué, et le médicament d'une haute toxicité s'il est pris plus de 3 jours (au point qu'un article du Lancet parle d'une urgence iatrogénique contre laquelle il faut réagir immédiatement).

 

L'opération Bachelot coûte tout compris 1,7 milliard d'€, soit 2 à 3 fois le déficit des hôpitaux et 2 à 3 fois le budget de l'Inserm. »

 

Photo : dans le métro à Mexico (Eneas/Flickr)
Source : Rue 89

Publié dans Politique

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