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LUNDI 26 JUILLET, C'EST LA FETE NATIONALE CUBAINE DONT L'ORATEUR PRINCIPAL SERA HUGO CHAVEZ

Publié le par Tourtaux

Un peu d'histoire sur la fête nationale cubaine - Hugo Chavez sera l'orateur principal de la fête nationale cubaine lundi
Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
La fête nationale de Cuba commémore l'attaque du Cuartel Moncada à Santiago de Cuba par des révolutionnaires menés par Fidel Castro.

Cette attaque dirigée par Fidel Castro, âgé alors de 26 ans, avait été menée par 123 jeunes issus principalement des jeunesses du parti orthodoxe, en acte de résistance contre le régime de Fulgencio Batista. La caserne de la Moncada, qui compte alors 400 soldats, est la principale place forte de la région de Santiago de Cuba, capitale de la province Oriente, le far-est cubain, où les exploitations agricoles tirent de profits souvent illicites de la multitude des immigrés haïtiens qui, venant d'un pays pauvre, se contentent d'un faible salaire et ne sont pas en situation de se plaindre des conditions de travail ou des violations contractuelles.

Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
L'attaque de la caserne de la Moncada est un échec sanglant. Les attaquants profitent d'une nuit de carnaval pour lancer leur attaque. L'effet de surprise est en partie gâché par la présence de deux gardes à un endroit inattendu. L'effet de surprise avait permis aux assaillants de tuer quelques gardes et de faire irruption dans des dortoirs. Devant la contre-attaque, des assaillants paniquent. Au total 22 soldats seront tués, la plupart d'entre eux massacrés en pyjama. Devant le massacre des leurs, les soldats se montrent en retour d'une sauvagerie sans pitié et tuent des assaillants, interrogeant ou tuant parfois à coup de crosse ceux qui se rendent. Les survivants s'enfuient ou seront jugés. Au total la moitié des assaillants ont trouvé la mort.

Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
Fidel Castro est arrêté le 1er août puis, bénéficiant de l'intercession de Monseigneur Enrique Pérez Serantes ami de son père Angel Castro, il ne sera condamné qu'à une peine de 15 ans de prison. Il sera amnistié et exilé en 1955, n'effectuant ainsi que 18 mois de prison.

Après cet échec sanglant, Fidel Castro cherche à retrouver un leadership parmi les révolutionnaires démocrates et il crée le Mouvement du 26 juillet qui regroupera la plupart des survivants.

Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
Le M-26 sera l'un des principaux foyer de guérillas anti-Batista. Il est divisé en M-26 urbain et M-26 Sierra.

* Le M-26 urbain fut placé sous les ordres de Frank País, chef aimé et reconnu, assassiné en juillet 1957. La guérilla de terrain du M-26 urbain fut décisive dans l'effondrement du régime de Batista. Le M-26 urbain subit de lourdes pertes, pouvant atteindre une forte proportion de ses effectifs selon les villes. Le M-26 urbain alimentait le M-26 Sierra en équipement, en nourriture et aussi en nouvelles recrues.

* Le M-26 Sierra fut internationalement médiatisé et placé sous les ordres directs de Fidel Castro. Lors du débarquement à Cuba en provenance du Mexique à bord du Granma, la plupart des 82 guérilleros du groupe initial sont tués au combat ou abattus sommairement, seul un petit groupe d'une douzaine de combattants parvenant à atteindre la Sierra[1]. Le M-26 Sierra grossira progressivement, notamment du fait des recrues envoyées par le M-26 urbain. Quand le régime de Fulgencio Batista, miné par les guérillas urbaines fut sur le point de s'effondrer, le M-26 Sierra descendit dans la plaine et prit part aux combats, rejoint par de nombreux combattants improvisés, obtenant des victoires spectaculaires face à une armée démoralisée dont les soldats désertaient en masse. Parmi les membres du M-26 sierra : Fidel Castro, Che Guevara, Camilo Cienfuegos...

Aux derniers jours de décembre 1958 le M-26 prend sous la conduite de Fidel Castro les commandes de Cuba en collaboration avec d'autres mouvances révolutionnaires anti-Batista.

Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
Hugo Chavez sera l'orateur principal de la fête nationale cubaine lundi

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi qu'à l'invitation de son homologue cubain Raul Castro il prononcera lundi prochain le discours principal de la fête nationale cubaine.


Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine et princial allié de La Havane, rencontrera à cette occasion Fidel Castro, dont il revendique l'héritage spirituel, a-t-il ajouté lors d'un meeting politique télévisé.

"Je dois être à Cuba dimanche soir. A la date glorieuse du 26 juillet, nous serons à Villa Clara", la ville au centre de l'île communiste où se tiendront cette année les célébrations. "Raul (Castro) m'a invité, il y une parade de masse et maintenant, ils m'ont dit que je suis l'orateur du jour. Raul a décidé que je serai l'orateur principal de la cérémonie du 26 juillet", a ajouté le dirigeant vénézuélien.

Hugo Chavez, dont le pays apporte une aide cruciale à l'économie cubaine, avait déjà annoncé qu'il partiperait aux cérémonie commémorant la tentative ratée du commando emmené par Fidel Castro de s'emparer de la caserne de la Moncada, à Santiago de Cuba (sud) en 1953.

"Le lundi, je dois voir Fidel (Castro) et le mardi, j'ai une réunion de travail", a-t-il précisé.

Villa Clara : Lundi 26 juillet, fête nationale à Cuba
Nicolas Maury

Publié dans Les Amériques

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PARTICIPATION DES JEUNES TRAVAILLEURS AU 16ème CONGRES SYNDICAL MONDIAL

Publié le par Tourtaux

Jeunes travailleurs 
 
Déclarez votre participation au 16ème Congrès Syndical Mondial qui se tiendra à Athènes, la capitale de la Grèce, en Avril 2011. Il sera un grand évènement syndical et politique pour toute la classe ouvrière et les peuples qui combattent l’exploitation et l’impérialisme. 
 
Il sera une experiénce grande pour les jeunes travailleurs 
 
Déclarez votre participation ici: wftu-16congress@hotmail.com
 
La FSM couvrira les frais de l'hebergement et de l'alimentation  
 
La Jeunesse de la Fédératión Syndicale Mondiale

Publié dans Lutte des classes

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GRECE, UNION EUROPEENNE, CAPITALISME : INTERVIEW D'ALEKA PAPARIGA, SECRETAIRE GENERALE DU KKE

Publié le par Tourtaux

Par Francesco Maringio (Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net). Nous traduisons ici l'interview réalisé par nos camarades de l'Ernesto – revue marxiste italienne et courant défendant l'idée de la reconstruction du Parti communiste italien au sein du Parti la Refondation Communiste – de la secrétaire-générale du Parti Communiste Grec (KKE), Aleka Papariga
Grèce, Union Européenne, Capitalisme : Interview d'Aleka Papariga, secrétaire-générale du KKE
Francesco Maringio: La Grèce est au centre de l'attention de tous les autres pays européens à cause de la crise qu'elle traverse. Le gouvernement Papandreou a promis de sortir le pays de la crise et, à cette fin, a lancé un plan économique très dur. Comment le juges-tu? Et quel est l'objectif de la lutte?

Aleka Papariga: Ces orientations mises en place par le gouvernement mettent véritablement en danger la vie de notre peuple, donc l'objectif est de gagner du temps, pour pouvoir bloquer la mise en œuvre de ces mesures et, surtout, créer les conditions pour que nous puissions mettre en échec définitivement ces politiques. Nous luttons pour changer le rapport de force et faire en sorte que les conditions soient remplies pour ouvrir la voie à un modèle de développement différent.

Crois-tu que le peuple grec est prêt à faire sien cet objectif?

Les mesures qui sont prises sont absolument injustes pour les travailleurs. Il n'y a pas d'autre voie: le peuple doit réussir à imposer un modèle de développement différent, alternatif à celui en place, pour changer complètement de cap, avec un projet dans lequel ce sont les intérêts du peuple et non ceux de la bourgeoisie qui prévaudraient. Si cela ne devait pas se passer comme cela, alors on aura une situation où la sortie de crise – qui ne sera bien sûr pas durable – pour la Grèce, se fera au détriment des intérêts populaires, qui seront par conséquent affectés et remis en cause, pour une longue période. A ce moment-là, il sera difficile de trouver une solution à cette situation.

Et que devrait faire le mouvement de lutte en Grèce, quel est le rôle des communistes en son sein?

Il ne peut y avoir aucune convergence d'intérêts entre capital et travail. Il est maintenant temps que tout le monde prenne ses responsabilités. De notre côté, nous croyons que ce qui a commencé le 17 décembre dernier, avec les grèves et les mobilisations, doit s'intensifier et s'étendre. Qu'est-ce qu'ils croyaient, que le peuple allait accepter cette attaque contre leurs droits sans opposer de résistance? Nous ne les laisserons pas faire. Plus le mouvement populaire et ouvrier sera en mesure d'acquérir la conscience du fait que la propagande sur les sacrifices pour éviter la banqueroute est erronée et instrumentale dans la politique de suppression des droits, plus il sera fort, et meilleur ce sera pour tout le monde. Si une partie des citoyens, il y a quelques temps, avait prêté plus attention aux critiques faites par le KKE à la nature du Traité de Maastricht et à l'entrée de la Grèce dans l'Union européenne, présentée comme une nécessité, alors nous serions aujourd'hui dans une bien meilleure situation. Si on avait tenu compte des analyses que nous avions rendu avant les élections, quand nous disions qu'il y aurait une dure offensive contre les conditions de vie et de travail de la population et affirmions que ces mesures seraient prises indistinctement par le PASOK ou par la Nouvelle Démocratie, comme cela s'est passé par la suite, aujourd'hui tous les travailleurs seraient assurément dans une position de force pour pouvoir faire face à la situation.

Quelle est la réponse à l'appel à la lutte et à la mobilisation que le KKE et le PAME ont lancé aux travailleurs grecs? Vos propositions rencontrent-elles un écho?

Les luttes animées par le PAME, qui a joué un rôle important d'avant-garde, tout comme les manifestations de masse qui se sont déroulées dans tout le pays, ont démontré que le peuple est prêt pour la lutte. On a raconté, par les moyens d'une propagande arrogante, que le peuple était d'accord avec les mesures voulues par le gouvernement. En agissant ainsi, ils ne font rien d'autre qu'alimenter la lutte et aboutir à son intensification. Au jour d'aujourd'hui, on enregistre un certain aiguisement de la conscience de classe du peuple. Ce sont des signes qui nous renseignent sur l'existence d'une grande indignation et d'une certaine désorientation, mais les gens du peuple sont de plus en plus prêts à prendre part aux luttes. Il reste à voir si cette évolution emmènera à une radicalisation de la conscience politique et poussera une part encore plus importante des couches populaires à converger sur les propositions d'alternative avancées par le KKE sur des questions telles que les alliances et la prise du pouvoir, ou alors si le système réussira à les maintenir sous son contrôle, empêchant l'ouverture d'une alternative politique.

Et tu penses que tout cela est possible?

Assurément. Tant le passé que le présent nous enseignent que le capitalisme, dans sa phase monopoliste, devient de plus en plus réactionnaire et parasitaire. Pendant une phase de crise, évidemment, le capital est beaucoup plus agressif, mais aussi dans la phase de développement, il continue à s'attaquer violemment aux intérêts populaires. Et généralement, nous constatons que tous les reculs en termes de droits et de libertés des travailleurs ne sont jamais partis d'en bas, en prenant en compte les revendications que portent la colère populaire. Elles sont toujours parties d'en haut, en utilisant comme instrument répressif les campagnes classiques basées sur l'anti-communisme. Et tout cela avec la complaisance et la tolérance des partis qui représentent les intérêts de la bourgeoisie.

Quelle genre de politiques ces partis mettent-ils en œuvre?

Les mesures anti-sociales mises en œuvre en ce moment sont littéralement barbares. Elles poussent les familles des travailleurs dans le désespoir. Le capitalisme vise à faire payer la crise aux travailleurs et à consolider de cette manière leurs profits. Cela, nous le voyons bien chez nous, où le capital grec cherche à conserver une forte présence dans la région. Le capitalisme aujourd'hui a besoin de prendre ces mesures. Les politiques des libéraux et des sociaux-démocrates, comme toutes les recettes qui ont été appliquées jusqu'ici, ont comme véritable objectif la satisfaction des besoins du capital. Du reste, les mesures imposées au peuple grec sont les mêmes qui sont adoptées dans tous les pays de l'Union européenne, sous différents prétextes. Ces mesures ont été décidées depuis longtemps et mettent en évidence l'impasse du développement capitaliste.

Mais d'où vient ce « trou » dans les budgets de l'État?

Le déficit public et les dettes ont été créés par le fait que l'argent public est allé directement dans les caisses des monopoles: de l'argent comme s'il en pleuvait pour les capitalistes, une véritable provocation. Voilà la raison pour laquelle aujourd'hui on déclenche une attaque sans précédents contre les droits des travailleurs et que l'on emprunte de l'argent, pour que l'on puisse continuer à soutenir les profits des mêmes avec l'argent de l'État. La véritable question à l'ordre du jour devient donc: cela devrait être la crise de qui, de la volonté populaire ou du système ploutocratique?

Donc, c'est la faute du système capitaliste?

Le capitalisme est un système injuste parce que, d'un côté, il accumule une pauvreté croissante et la misère et, de l'autre, des richesses fabuleuses. C'est un système qui génère le parasitisme et la corruption, et débouche toujours sur la crise. Pour cette raison, nous avons besoin de changements radicaux. Le capitalisme n'a jamais été une voie à sens unique, une étape obligatoire de l'histoire. Mais pour changer de cap, il faut un fort mouvement populaire, avec une orientation clairement de classe et une identité politique claire, qui se batte contre les monopoles et les campagnes anti-communistes: seul un mouvement aussi radical est en mesure de garantir des progrès pour la population.

Et de quoi a-t-on besoin, comme alternative?

On a besoin aujourd'hui d'une société socialiste, et elle représente la seule possibilité pour le peuple afin qu'il puisse jouir des fruits de son travail et afin que les acquis modernes de la science et de la culture soient utilisés dans les intérêts de tous et non en vue du profit. Et tout cela rend nécessaire, naturellement, la construction d'une société socialiste. Nous avons besoin de prendre « des leçons de dess(e)in », pour pouvoir ainsi tirer les traits de cette nouvelle société

A la télévision italienne, on a longtemps parlé des actions violentes qui ont eu lieu pendant les manifestations. Le KKE et le PAME condamnent-ils ces actions? Qui en sont les responsables? Et quelles sont vos propositions de lutte et de mobilisation?

Nous proposons continuellement des mobilisations, mais si les gens ne sont pas convaincus, les luttes ne peuvent avoir lieu. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un mouvement organisé, doté d'un projet, avec un fort sens de la responsabilité, qui ne se fasse pas embarquer dans des manifestations improvisées et des protestations stériles. Aujourd'hui le KKE constitue, de ce point de vue, une garantie pour le développement d'un mouvement mature, dont l'existence nous est nécessaire et que nous défendons.

Donc, vous prenez vos distances avec les actes de guerrilla urbaine qui ont mis à feu et à sang Athènes?

Bien sûr. Le KKE condamne fermement la mort tragique de trois personnes durant l'assaut contre la banque. Le gouvernement n'a toutefois pas le droit d'utiliser ces morts pour tenter de bloquer la résistance populaire et donner cours à une offensive anti-populaire qui, pour le moment, se reflète dans les mesures proposées contre le système de sécurité sociale, mais qui est vouée à émerger de nouveau tous les trois, six ou neuf mois. Et ce selon la volonté de la troïka (les principaux partis grecs), celle du gouvernement et de l'Union européenne.

Mais qui va tirer profit de ces échauffourées?

Sur la base de preuves et de faits concrets, nous avons souvent dénoncé le déploiement d'une véritable stratégie de la tension et de la provocation. Comme cela a été démontré, le LAOS, le parti nationaliste, ne s'est pas limité, son président en tête, à utiliser a posteriorila nouvelle des incidents mais, d'une certaine façon, il a attendu que cela se déroule pour pouvoir en attribuer la responsabilité au KKE. C'est une stratégie clairement destinée à impliquer le KKE et le PAME dans une provocation ad hoc.

Et pourquoi tout cela, selon toi?

Parce qu'ils sont préoccupés par l'activité déployée par le parti et par le mouvement de classe. Et puis ils savent tous que, au-delà des membres, amis et sympathisants du parti, participent à la lutte également des travailleurs qui ont une orientation politique différente.

Et comment faites-vous pour repousser les tentatives des agents provocateurs?

Je voudrais vous dire ce que nous avons fait et qui nous a permis de les maintenir à distance. Ce n'est pas une coïncidence. Nous nourrissons de forts soupçons à leur égard et donc nous essayons de les repousser. En effet, pendant le défilé, nous avons constitué un puissant service d'ordre, avec tous les camarades qui marchaient bras dessus bras dessous et nous avons réussi à former un cortège du PAME sans précédent et à éloigner la poignée de provocateurs qui continuaient à crier leurs slogans et cherchaient à atteindre leur objectif.

Que peut-tu me dire du gouvernement Papandreou? Vous êtes les seuls à la critiquer?

Syriza reproche au PASOK et au premier ministre de ne pas respecter le programme électoral. Nous ne ferons jamais ce genre de critiques parce qu'en réalité, ce que fait Papandreou, c'est justement de mettre en pratique son programme politique. A la différence de Syriza, qui pense qu'il existe des différences entre le PASOK et la ND, nous pensons au contraire que les politiques de fond de ces partis ne sont pas différentes, comme cela se voit sur leurs propositions pour la crise, et cela parce que les deux partis sont l'expression des intérêts du grand capital et ne peuvent mettre en œuvre des politiques différentes.

Et puis, nous n'accusons pas le premier ministre de prêter le flanc « aux pressions qui viennent du marché ». Au contraire, nous affirmons que le problème de Papandreou, exactement comme celui de son prédécesseur, n'est pas celui de prêter trop d'attention à leurs intérêts, mais celui d'œuvrer consciemment en leur faveur. Pour ces raisons, nous estimons que cette politique est dangereuse. Du reste, les mensonges du gouvernement et ceux des campagnes anti-communistes sont liés au fait que nous avons toujours souligné que de telles mesures auraient été prises dans tous les cas de figure, indépendamment du parti qui serait au pouvoir. La position et l'action du KKE les contraignent à ne pas pouvoir mener à bout leurs plans

Qu'attendez-vous?

Nous savons que le système cherchera à déclencher toutes ses forces contre le KKE. Mais nous n'avons pas peur. Le peuple grec doit se tenir à distance des appels de propagande sur la dette et le déficit, et penser que la vraie dette que les gouvernements du PASOK et la ND ont envers le peuple grec. Ceux-ci ont littéralement pillé les citoyens à travers les cadeaux faits aux capitalistes. En tout cas, le peuple doit demander le bilan de tout cela, il ne doit pas baisser la tête et travailler durement pour qu'on lui restitue tout l'argent qu'on lui a volé, l'argent qui est le fruit de leur dur travail.

Le système regarde avec attention la croissance du mouvement en Grèce et commence effectivement à avoir peur. Selon nous, la résistance du peuple grec contre les mesures du gouvernement est directement liée à l'engagement et au rôle joué dans le mouvement par le KKE. Grâce l'action, l'impact mais aussi l'acceptation de nombre de positions du KKE de la part d'une large frange du peuple grec – ce qui n'implique pas une adhésion totale à tous les points du programme politique du KKE – les dirigeants collaborateurs des syndicats GSEE et ADEDY ont également été contraints à mobiliser pour la grève.

Quel rôle a joué et continuer de jouer le KKE dans cette phase de lutte en Grèce?

Si le KKE avait eu une attitude différente, semblable à celle des autres partis et si une telle attitude s'était reflétée sur les organisations de masse, selon vous cette riposte populaire et cette résistance aurait-elle été la même? Pour ma part, je vous dis que les mesures seraient passées sans aucune réaction.

Le KKE a apporté une contribution décisive à l'organisation de la résistance et de la lutte populaire. Mais nous mesurons l'efficacité de notre lutte d'une manière différente que les autres, nous nous concentrons pas seulement sur les résultats qui sortent des urnes. Naturellement, par cela nous ne voulons pas dire que les élections ne nous intéressent pas. Mais il faut bien garder en tête qu'en Grèce la conscience du mouvement populaire est bien plus avancée que dans la plupart des pays européens et, bien que cela ne se répercute pas encore complètement dans l'action, cela sera le cas à l'avenir. Cela dépend dans une grande mesure de l'apport décisif, si ce n'est déterminant, de notre parti.

De quoi avons-nous besoin, aujourd'hui, en Europe?

Nous croyons que cet élément est un patrimoine important pour tous. Aujourd'hui, le mouvement communiste international doit affiner une stratégie commune contre l'impérialisme, mais doit dans le même temps avoir la force de lancer un autre modèle de développement et poser ainsi l'actualité et la place centrale du socialisme.

Le mouvement communiste doit se renforcer dans toute l'Europe. Dans certains pays, il y aura un torrent, dans d'autres un ruisseau. Le mouvement, évidemment, se développe surtout à l'échelle nationale mais, dans le même temps, il doit se renforcer à l'échelle internationale. Mais si il se consolide dans un pays faible, il peut avoir une force d'influence plus large et se renforcer dans toute l'Europe.

Toute cette radicalisation des peuples doit s'intensifier et évoluer vers un choix politique conscient capable d'indiquer une voie alternative au capitalisme, un autre cap et un autre modèle de développement, et donc en définitive un autre système politique. Dans le cas contraire, la rage et l'indignation populaire risquent d'être absorbés par le système et devenir compatibles avec lui.
Nicolas Maury

Publié dans Lutte des classes

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IRAK : TERRIBLE TEMOIGNAGE D'UNE ATTAQUE D'HELICOPTERE CONTRE DES CIVILS A BAGDAD EN 2007

Publié le par Tourtaux

Ethan McCord, l’homme qui en savait trop
Temoignage / samedi 24 juillet par Woodward et Newton

 

 

Témoignage de Ethan McCord, membre de la Compagnie Bravo 2-16 et présent lors de la vidéo saisissante sur Wikileaks d’une attaque d’hélicoptère contre des civils à Bagdad en 2007.

Ce témoignage est à consulter en anglais sur le site du réalisateur américain Michael Moore. "Je me souviens leur en avoir été reconnaissant parce que ce jour là, il faisait 43° et l’eau chaude qu’on buvait n’avait aucun effet. On s’est remis en colonne pour évacuer la zone quand des locaux perchés sur des toits ont commencé à nous arroser au AK-47. On s’est mis à couvert le long d’un mur et on a riposté. On entendait les tirs d’une autre patrouille à quelques dizaines de mètres de nous. Ils étaient attaqués à l’arme légère et au RPG.

C’est à ce moment là que je l’ai entendu…Le bruit unique d’un canon de 30mm d’un Apache. Encore et encore ; et encore et puis encore. C’était très proche. ‘on doit se bouger vers cette position MAINTENANT’ gueulait la radio. Avec les soldats qui m’accompagnaient, on s’est mis à courir dans la direction d’où venait le son du tir de l’Apache. J’étais loin de m’attendre au carnage vers lequel je fonçais.

Ils n’avaient plus forme humaine

On était les premiers sur place. Dans un coin, j’ai tout de suite vu ce qui avait dû être des 3 hommes. J’ai vraiment été secoué. Ils n’avaient plus forme humaine. Je sais qu’il l’avaient été mais la boucherie que j’avais sous les yeux ne ressemblait à rien. Et puis l’odeur. Quelque chose que je n’avais encore jamais senti. Un mélange de matière fécale, d’urine, de sang et de fumée. Et quelque chose d’indescriptible. A côté d’eux, il y avait un RPG et un AK-47. Des sanglots ; j’entends pleurer. Pas des sanglots de douleur mais plutôt le genre d’un petit enfant qui s’éveillerait d’un horrible cauchemar. C’est seulement là que j’ai remarqué la camionnette d’où semblaient provenir les pleurs. Avec un soldat d’une vingtaine d’années, on s’est rapproché du véhicule et on a regardé à l’intérieur. Le soldat a brutalement reculé et s’est mis à vomir avant de s’éloigner en courant.

C’était une petite fille d’environ 4 ans assise côté passager. Elle était gravement blessée au ventre et était couverte de débris de verre. Elle en avait partout ; dans les cheveux et même jusque dans les yeux. A côté d’elle à demi avachi sur le sol du véhicule avec la tête reposant sur le siège, il y avait un gamin d’environ 7 ans. Il était immobile et au vu de la blessure grave qu’il avait du côté droit de la tête, j’ai pensé qu’il était mort. Derrière le volant, un type qui devait être leur père à la manière dont son corps était incliné sur le côté pour essayer de les protéger. Aucune chance qu’il ait survécu. J’ai saisi la petite en hurlant ‘Médecin !’.

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Merde ce sont des bébés !

Avec le médecin, nous sommes entrés dans une maison derrière la camionnette. Un homme était à l’intérieur, ; je lui ai crié ‘aide-moi’. Il s’est levé et a attrapé un saut d’eau avec lequel le doc et moi avons essayé de nettoyer la petite. J’ai retiré autant de verre de ses yeux que j’ai pu. Pendant tout ce temps là, je me souviens que je n’arrêtais pas de me dire : ‘ Putain ; mais putain de merde ce sont des bébés !’.

Parce que vous voyez, mon fils est né le 31 mai 2007 et je ne l’avais pas encore vu. Et j’ai une fille à peine plus âgée que celle là. Le médecin a signalé par radio qu’elle devait être évacuée. Il ne pouvait rien faire d’autre. J’ai mis l’enfant dans ses bras et il l’a porté dans un Bradley blindé qui stationnait tout près. Je suis retourné à la camionnette. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui m’a poussé à le faire. Mais fallait que j’y retourne pour jeter un dernier coup d’œil à l’intérieur. Est ce que le gamin n’avait pas bougé ? Sacré merde, il a bougé ! Je me suis retrouvé avec le gamin dans les bras serré contre ma poitrine. ‘le petit est vivant ! Le petit est vivant !’. J’ai commencé à courir vers le Bradley en priant pour qu’il ne démarre pas sans m’entendre. Le petit m’a fixé du regard un instant avant de s’évanouir. J’étais anéanti : ‘c’est bon petit, ça va aller, ne meurs pas !ne meurs pas !’Je l’ai serré un peu plus fort. Je l’ai installé dans le Bradley aussi soigneusement que j’ai pu.

« Qu’est ce que tu fous Mc Cord » ; c’était le leader de ma patrouille. « Arrête de te prendre la tête pour ces putains de mômes et mets toi en sécurité » a-t-il hurlé. « Bien compris chef » et je me suis mis en sécurité sur un toit. Un des soldats m’a pris en photo. Je ne m’étais pas rendu compte que j’étais couvert du sang des petits…

Lire ou relire sur Bakchich.info :

Le Pentagone s’est trouvé un nouveau dada. La chasse aux empêcheurs de massacrer impunément. Cible prioritaire, le site Wikileaks. Dont une source a déjà été arrêtée. En attendant son fondateur.
WikiLeaks.org met le feu aux poudres. Ce site s’est donné pour mission de révéler les secrets les mieux gardés de la planète. Peu au goût du gouvernement américain.
L’onde de choc de la vidéo de Wikileaks sur le double meurtre commis par l’armée américaine en Irak se prolonge. Deux ex-soldats impliqués dans cette sanglante bavure ont écrit aux victimes.
De peur que la France et l’Allemagne ne lâchent les États-Unis en Afghanistan, les renseignements américains avaient imaginé un vaste plan. Hélas dévoilé sur Internet.
(le témoignage complet est consultable sur le site michaelmoore.com depuis le 21/07 avec des photos du témoin)
http://www.bakchich.info/Ethan-McCord-l-homme-qui-en-savait.11469.html
Source : Paul Genestie

Publié dans colonialisme

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FINISTERE : A L'APPEL DE LA CGT, DANS TOUT LE DEPARTEMENT, LES POMPIERS PROFESSIONNELS SONT EN GREVE ILLIMITEE. LES GREVISTES SONT REQUISITIONNES

Publié le par Tourtaux

Concarneau
Les pompiers professionnels en grève
samedi 24 juillet 2010

Un mouvement illimité est déclenché dans tout le Finistère. En cause, des mesures qui retardent l'avancement.

Comme dans tout le département, les pompiers professionnels du centre de secours de Concarneau sont en grève illimitée depuis vendredi matin, à l'appel de la CGT. Un mouvement qui n'entraîne pas de perturbations dans les secours, puisque les grévistes sont réquisitionnés.

Les pompiers dénoncent des mesures d'économies prises au niveau départemental qui se traduisent par un retard dans l'avancement des catégories C. « Nous avons accepté des mesures d'économies sur l'habillement, la formation, les nouvelles primes, explique un délégué concarnois, et malgré ces efforts, on découvre une nouvelle mesure qui retarde l'avancement de la catégorie de base. »

Caserne vétuste

Deuxième sujet d'inquiétude, la souffrance au travail. La CGT pointe des cas de souffrance, tant chez les pompiers que dans le personnel administratif, et demande une écoute par un médecin du travail extérieur au SDIS (Service départemental d'incendie et de secours). « Les rapports sont de plus en plus tendus entre les officiers et la base, cela entraîne de la souffrance, nous demandons qu'elle soit prise en compte. » Pour l'instant, le SDIS propose un groupe d'étude piloté par un officier, ce qui ne satisfait pas la CGT.

À Concarneau, s'ajoute une revendication spécifique concernant la vétusté des locaux. Située dans une ancienne usine de boîtes de conserve de l'avenue de la Gare, l'actuelle caserne n'est plus adaptée. Un projet doit voir le jour au Poteau Vert, sur la parcelle située avant la station Total, mais seulement en mars 2014. Pour les pompiers, c'est trop tard : « Les dortoirs, par chambrées de six, sont dignes du service militaire. Certains parmi nous ne sont plus tout jeunes, nous avons droit à un hébergement décent. »

Publié dans Lutte des classes

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