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BRESIL : DEMANDE DE SOUTIEN INTERNATIONAL DU CHEF RAONI ET DES REPRESENTANTS DES PEUPLES INDIGENES DU XINGU CONTRE LE PROJET BELO MONTE

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

http://www.raoni.fr/

Demande de soutien international du Chef Raoni et des représentants des peuples indigènes du Xingù (Brésil) contre le projet Belo Monte

mis en ligne lundi 5 juillet 2010 par jesusparis


Nous, peuple indigène du Xingù, ne voulons pas de Belo Monte. Nous, peuple indigène du Xingù, luttons pour notre peuple, pour notre terre mais aussi pour l’avenir de la planète. Le président Lula a déclaré qu’il était inquiet pour les Indiens, qu’il était préoccupé par l’Amazonie et qu’il ne voulait pas que des ONG internationales s’opposent au barrage de Belo Monte. Nous ne sommes pas des ONG internationales. Nous, les 62 leaders indigènes des villages de Bacajâ, Mrotidjam, Kararaô, Terra-Wanga, Boa Vista Km 17, Tukamâ, Kapoto, Moikarako, Aykre, Kiketrum, Potikro, Tukaia, Mentutire, Omekrankum, Cakamkubem et Pokaimone, avons déjà subi de nombreuses invasions et affronté de nombreux dangers.

 

Lorsque les Portugais sont arrivés au Brésil, nous, les Indiens, étions déjà là ; beaucoup sont morts, beaucoup ont perdu leurs vastes territoires, la plupart de leurs droits, beaucoup ont perdu une partie de leur culture et d’autres groupes ont totalement disparu.

 

La forêt est notre épicerie, la rivière notre marché. Nous ne voulons pas que les cours d’eau du Xingù soient envahis et que nos villages et nos enfants, qui seront élevés selon nos coutumes, soient en danger. Nous ne voulons pas du barrage hydroélectrique de Belo Monte car nous savons qu’il n’apportera que destruction. Nous ne pensons pas qu’au seul niveau local, mais à toutes les conséquences destructrices de ce barrage : il attirera encore plus d’entreprises, plus de fermes, il favorisera l’invasion de nos terres, les conflits et même la construction de nouveaux barrages. Si l’homme blanc continue ainsi, tout sera très vite anéanti. Nous nous demandons : « qu’est-ce que le gouvernement veut de plus ? Qu’apportera de bon tant d’énergie après tant de destruction ? »

 

Nous avons déjà organisé de nombreuses réunions et avons participé à de grandes rencontres pour nous opposer au complexe de Belo Monte, comme en 1989 et en 2008 à Altamira, et en 2009 dans le village de Piaraçu où beaucoup de nos leaders étaient présents. Nous avons déjà personnellement parlé avec le président Lula pour le convaincre que nous ne voulions pas de ce barrage et il nous a promis qu’il ne nous serait pas imposé. Nous avons également discuté personnellement avec Eletronorte et Eletrobrâs, avec la Funai et Ibama. Nous avons déjà prévenu le gouvernement que si la construction du barrage avait lieu, la guerre serait déclarée et il en porterait la responsabilité. Le gouvernement n’a pas compris notre message et, une fois de plus, a nargué les peuples indigènes, assurant qu’il construirait le barrage coûte que coûte. Lorsque le président Lula a dit ceci, il a démontré qu’il ne tenait aucun compte de la parole des peuples indigènes et qu’il ne reconnaissait pas nos droits. Son manque de respect l’a conduit à planifier l’appel d’offres pour le Belo Monte durant la Semaine des peuples indigènes.

 

En raison de tout ceci, nous, les Indiens de la région du Xingù, avons invité James Cameron et son équipe, des représentants du Movimento Xingù para Sempre (ainsi que le mouvement des femmes, ISA et CIMI, AmazonWatch et d’autres organisations). Nous voulons qu’ils nous aident à transmettre notre message au monde entier et aux Brésiliens eux-mêmes qui ne savent pas encore ce qui se passe dans le Xingu, Nous les avons invités car nous savons qu’il y a beaucoup de gens au Brésil et ailleurs qui veulent nous aider à protéger nos droits et nos territoires. Ceux-ci sont bienvenus parmi nous.

 

Nous luttons pour notre peuple, pour nos terres, pour nos forêts, pour nos rivières, pour nos enfants et à la gloire de nos ancêtres. Nous luttons également pour l’avenir du monde, car nous savons que ces forêts sont autant bénéfiques aux peuples indigènes qu’à la société brésilienne et au monde entier. Nous savons aussi que sans ces forêts, beaucoup de gens souffriront, beaucoup plus que de toutes les destructions qui ont eu lieu par le passé. Tout vie est interconnectée, comme le sang qui unit les familles. Le monde entier doit savoir ce qui se passe ici, il doit se rendre compte à quel point la destruction des forêts et des peuples indigènes signifie sa propre destruction. C’est pour ces raisons que nous ne voulons pas de Belo Monte. Ce barrage signifie la destruction de notre peuple.

 

En conclusion, nous proclamons que nous sommes décidés, que nous sommes forts, que nous sommes prêts à nous battre et que nous nous souvenons des termes de la lettre qu’un Indien d’Amérique du Nord avait jadis envoyé à son président : « C’est seulement lorsque l’homme blanc aura détruit la forêt entière, lorsqu’il aura tué tous les poissons et tous les animaux et aura asséché toutes les rivières qu’il s’apercevra que personne ne peut manger l’argent ».

 

Auteurs : Cacique Bet Kamati Kayapô, Cacique Raoni Kayapô et Yakareti Juruna

 

Signature de la pétition de RAONI

Publié dans Les Amériques

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COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA RIVIERE OISE

Publié le par Tourtaux

Association pour le Développement de la Rivière Oise
22, rue de Gournay

 
Communiqué
 


L'association ADEROISE  se félicite des initiatives qui permettent de mettre en valeur l'intérêt de notre rivière Oise et de sa vallée, les activités économiques, touristiques et de loisirs qui peuvent s'y développer.
 
Ainsi Habib Abba-Sidick, secrétaire de notre association et responsable stratégie développement était hier à la fameuse fête de la Batellerie à Longueil-Annel où il a rencontré le maire et certains responsables de la navigation fluviale.
 
Notre association soutient également l'initiative de la Commune de Creil : à partir du 10 juillet la municipalité  lance l'opération "Creil bords de l'Oise" qui permet aux habitants de pouvoir profiter gratuitement d'un aménagement d'activités estivales et de loisirs.

Ainsi mardi 13 et mercredi 14 juillet, la ville propose des croisières gratuites sur l’Oise au départ de l’embarcadère de l’ENO, l’Etoile nautique de l’Oise, rue de l’Ile. Les premiers voyages débuteront mardi 13 juillet avec un départ à 10 heures. La croisière mènera les participants jusqu’à Saint-Leu d'Esserent, où ils pourront pique-niquer. D’autres départs sont prévus à 14 heures, 16 heures et 18 heures (durée : 1 h 45). Des festivités se dérouleront dans le cadre de Creil, bords de l’Oise, entre le 10 juillet et le 22 août : notamment deux piscines de plein air seront ouvertes sur l’île Saint-Maurice avec des animations des services municipaux en faveur des familles.
 
 
Jean-Paul Legrand
Président d'ADEROISE
 
Documents en fichier joints : photo fête de la batellerie à Longueil-Annel, programme des festivités à Creil dans le cadre de l'opération "Bords de l'Oise"
 
  
  
  

 

programme creil bords de l'Oise.JPG

 

 

25eme fête de la batellerie Longueil Annel Oise 2010.jpg

 

Publié dans Politique

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SELON LE FIGARO LES FRANCAIS JUGENT LEURS DIRIGEANTS CORROMPUS. 74% DES OUVRIERS ET 73% DES EMPLOYES SONT LES PLUS CRITIQUES !

Publié le par Tourtaux

Les Français jugent leurs dirigeants corrompus

Par lefigaro.fr
05/07/2010 | Mise à jour : 08:26

Les hommes politiques semblent payer le prix des affaires qui éclaboussent le gouvernement depuis plusieurs semaines, révèle un sondage diffusé lundi. Premier touché, Eric Woerth.

Choqués par l'affaire Woerth, les Français n'hésitent pas à parler de corruption. Alors que les scandales impliquant des membres du gouvernement se sont multiplié ces deniers temps, près de deux tiers des Français (64%) jugent les dirigeants politiques «plutôt corrompus», selon un sondage Viavoice paru lundi dans Libération. Seuls 29% des sondés les jugent «plutôt honnêtes». 60 % d'entre eux estiment par ailleurs que le cumul de fonctions de ministre et de trésorier de l'UMP par Eric Woerth est «choquant».

Un désaveu particulièrement prononcé par les Français les plus modestes, précise le directeur associé de Viavoice, François Miquet-Marty: « 74% des ouvriers et 73% des employés souscrivent à l'idée de ‘corruption' des dirigeants politiques, contre 54 % des cadres». Un score élevé, «massivement plus que les données recueillies il y a 30 ans», et qui «renoue avec les records enregistrés au début des années 1990, lorsque le Parti socialiste était lui-même dans la tourmente», ajoute-t-il.

 

Les mesures annoncées jugées insuffisantes

Depuis les années 1970, un autre institut de sondage, la Sofres, pose en effet régulièrement la question, rappelle Viavoice: «Diriez-vous qu'en règle générale, les élus, les dirigeants politiques sont plutôt honnêtes ou plutôt corrompus ?». Selon ce baromètre, 38% des Français estimaient en 1977 que les «élus» et les «dirigeants» étaient corrompus. Ils étaient 65% à le penser en 1991, dans le contexte des «affaires» qui entachaient alors le PS, et 58% en 2002.

Un résultat loin de l'image de «République irréprochable» que promettait de donner le candidat Sarkozy en 2007. Celui-ci stagne (+1 point) en terme de popularité, avec 35% d'opinions positives selon le sondage Viavoice. François Fillon stagne également, à 46% (- 1 point). Les sondés estiment enfin à 75% que «les mesures de réduction du train de vie de l'Etat et notamment des ministères», annoncées par le président Nicolas Sarkozy, ne sont «pas suffisantes».

Publié dans Politique

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CLAUDE BEAULIEU : S'AFFRANCHIR DE L'UE. BASTILLE DES PEUPLES, BATIR L'UNION DU PEUPLE DE FRANCE !

Publié le par Tourtaux

 

S’affranchir de l’U.E. Bastille des peuples, bâtir l’union du peuple de France ! Claude Beaulieu

jeudi 1er juillet 2010, par Comité Valmy


A l’unisson des autres peuples de notre continent, le peuple de France a pour l’essentiel, maintenant pris conscience du fait que l’Union européenne supranationale est à la fois une dictature en plein essor et une prison dont il est impératif de se libérer au plus vite. En effet, par étapes et à travers une longue expérience commune des dégâts qu’elle provoque dans tous les domaines, les peuples ont majoritairement compris que l’Europe fédérale des Länder, dans laquelle on les enferme et les assujettit, est sous le contrôle absolu d’une oligarchie financière mondialisée, à dominante germano-américaine. Ils perçoivent mieux, progressivement, que cette « construction européenne » est intrinsèquement perverse et que son caractère irréformable est inhérent à sa nature de classe.

Dans le monde du travail, les illusions distillées depuis des décennies par la fausse gauche européiste et atlantiste, à travers le mythe d’une Europe pacifique et de progrès, tendent à s’estomper au fur et à mesure que s’affirme au contraire dans la vie quotidienne, l’expérience de la régression économique, sociale et démocratique que cette Europe des banques impose aux peuples. Ceux-ci ont saisi qu’il était exclu que cette Europe néolibérale, de la concurrence libre et non faussée, puisse un jour être métamorphosée en Europe sociale.

Ces progrès de la prise de conscience collective, idéologique et politique, manifestes dans le peuple, ont été confirmés par le non majoritaire au référendum sur la constitution européenne. Ensuite, après le viol de la souveraineté populaire, Ils l’ont été par le choix majoritaire et militant de l’abstention, lors des dernières élections, dans lesquelles les citoyens lucides, ne pouvant discerner dans le jeu électoral truqué qui leur était proposé la moindre perspective positive allant dans le sens des intérêts du peuple laborieux, ont choisi de ne plus cautionner ce système.

Cette clairvoyance populaire est en rupture et en contradiction flagrante avec la stagnation dogmatique qui perdure dans les partis et chez les personnalités européistes – de droite comme de gauche - plus ancrés que jamais dans leur entreprise de démolition tous azimuts, conséquence inévitable de la concrétisation de leur programme commun maastrichtien, d’essence néolibérale. Les suppôts du fédéralisme européen, prisonniers de leurs choix politiques, sont dans l’incapacité de trouver une réponse positive à la crise systémique actuelle du capitalisme, qui bien que n’étant pas seulement celle du néolibéralisme, se trouve en permanence aggravée par les pratiques délétères de celui-ci. Ils sont toujours entraînés plus loin dans un engrenage désintégrateur de la vie économique et sociale, de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale. Ce cheminement les amène aussi à trahir les principes républicains et à détruire les libertés démocratiques.

Ainsi, à l’étape actuelle de son entreprise dévastatrice, l’euro-dictature vient-elle d’éliminer un nouvel élément de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale, en imposant à des gouvernements volontairement serviles, la validation préalable par Bruxelles des futurs budgets nationaux. Tout aussi inacceptable que cette dictature budgétaire est l’obligation faite par la Commission européenne à la France officielle, d’appliquer de nouvelles mesures d’austérité, dans la plupart des domaines. C’est ainsi qu’afin de « rassurer les marchés », Nicolas Sarkozy, toujours télécommandé depuis Bruxelles, a entrepris de précipiter la réalisation de sa volonté d’imposer le recul de l’age de la retraite.

La colère sociale qui monte dans le peuple de France contre Nicolas Sarkozy et son gouvernement de laquais de la Commission européenne, est légitime. Elle ne doit pas pour autant conduire les citoyens à se laisser duper par la posture actuelle de Martine Aubry. Celle-ci ainsi, que les autres dirigeants du PS, comme ils savent si bien le faire lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir, jouent à nouveau cyniquement, face à l’UMP et à ses complices, la partition trompeuse de l’opposition de gauche, et cherchent ainsi à appâter les Français avec le mirage d’une alternance de progrès pour 2012, lors de la prochaine élection présidentielle.

Cette démagogie sociale-démocrate n’est pas nouvelle. Le monde du travail y est exposé depuis des décennies et grâce à l’expérience qu’il en a acquise au fil du temps, il ne se laissera probablement plus manipuler facilement par des promesses de lendemains qui chantent, liées à la mythologie de l’union de la gauche, de la gauche plurielle, ou d’un autre pacte populaire à venir. De retour au pouvoir le Parti socialiste et ses alliés ne seraient à nouveau que des mandataires prétendument de gauche de l’oligarchie germano-américaine qui détient le pouvoir à Bruxelles. Il est évident qu’à la place du gouvernement vassalisé de droite, une Martine Aubry, un Fabius ou un Dominique Strauss Kahn que l’aristocratie financière tient en réserve, mèneraient leur activité foncièrement dans le même registre économique, politique et antisocial, décidé à l’échelle supranationale, en application du programme commun européiste de la vraie droite et de la fausse gauche.

Alors que le rejet républicain, patriotique et social de l’Union européenne et de ses conséquences désastreuses se fait de plus en plus clair, certaines forces qui se prétendent de gauche ou même « à gauche de la gauche » continuent à freiner le mouvement populaire qui se dessine, en semant des illusions sur le thème d’une autre Europe, à propos de laquelle ils ne précisent jamais qu’elle demeurerait fédérale. C’est notamment le cas de certains animateurs du Front de gauche, qui semblent enfermés dans les séquelles d’un ancien conditionnement dogmatique trotskyste, qui les conduit irrationnellement au nom d’une vision réductrice de l’internationalisme, à demeurer hostiles à la nation, alors que de nos jours, celle-ci, attaquée par la finance mondialisée et apatride, tend de plus en plus à se confondre avec le peuple.

Guillaume Guillon Lethiere - La Patrie en Danger

Le renoncement national a également corrompu l’esprit de certains dirigeants du Parti Communiste Français qui ont oublié que pendant des décennies et notamment pendant la Résistance, les communistes français ont conjugué patriotisme et internationalisme. C’est en particulier le cas parmi bien d’autres, de Marie George Buffet, de son clone Pierre Laurent ou encore de Francis Wurtz. Ce dernier, effectuant un virage à 180 degrés a renié totalement les idées favorables à l’indépendance nationale et hostiles à l’Europe supranationale, qu’il défendait avec force, en d’autres temps. Aujourd’hui il invoque « pour sauver l’euro et l’idée européenne », l’esprit de Robert Schuman qui a voté, en 1940, les pleins pouvoirs à Philippe Pétain.

Il n’est donc pas surprenant que, alors que le 35ème congrès du PCF vient de s’achever, cette vision antinationale demeure celle des dirigeants du PCF et de l’essentiel d’un appareil sélectionné de moins en moins démocratiquement. Ces dirigeants idéologiquement déracinés entendent persévérer dans la voie sans issue, d’une impossible refondation sociale de l’Europe supranationale. Ils proposent pour cela une nouvelle version de leur vieille démarche électoraliste synonyme de faillite, tout aussi chimérique que celles qui l’on précédée. C’est le sens de l’élaboration mise à l’ordre du jour, d’un « pacte d’union populaire » pour un « nouvel élan avec le Front de gauche ». Cette tentative sera donc nécessairement en retrait par rapport au niveau de la conscience acquis par le peuple de France. L’échec de cette démarche politique est dès maintenant prévisible, parce qu’elle n’entend pas lier la question sociale à celles de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire.

A droite la mythologie d’une autre Europe fédérale a aussi ses adeptes. Il y a quelques années, Dominique de Villepin pouvait être décrit comme un intermittent du Gaullisme en raison de sa juste attitude affirmant la souveraineté de la France à l’ONU, lors de l’agression américaine contre Irak et de ses déclarations politiques contradictoires et à géométrie variables. Nous disposons ainsi de discours favorables au « destin de la France » et à l’indépendance nationale, immédiatement contredits par d’autres, soutenant l’Europe fédérale, le traité constitutionnel rejeté par notre peuple, puis la ratification parlementaire illégitime, du traité de Lisbonne en violation de la souveraineté populaire. Pour Dominique de Villepin, qui défend « l’ardente nécessité du couple franco allemand », synonyme d’hégémonie germanique, « le besoin d’Europe n’a jamais été aussi évident », bref, d’après lui, « l’Europe est l’avenir du monde »…

A la suite du discours qu’il a prononcé le 19 juin, lors de la constitution de son parti dénommé République solidaire, un blogue gaulliste l’a qualifié avec une certaine pertinence, de néolibéral centriste.* On retrouve dans ce discours la contradiction habituelle qui altère sérieusement la crédibilité de sa démarche et lui interdit d’être raisonnablement qualifiée de gaulliste. Entre l’euro-dictature et l’indépendance nationale liée à la souveraineté populaire, il faut choisir. Dominique de Villepin, jusqu’à ce jour n’a pas véritablement choisi la France. S’il ne le faisait pas, il rendrait définitivement illusoire l’espoir qu’il représente pour certains.

Aucun parti politique de notre pays n’est donc aujourd’hui au diapason de notre peuple. La nation, selon nous, est prête à une insurrection républicaine et citoyenne, destinée à rétablir la démocratie, à reconquérir le droit inaliénable du peuple de France à disposer de lui-même et à imposer sa souveraineté. Construire une alternative véritable autour de ces objectifs, qui conditionnent la pérennité de la République et toute politique de progrès social, est donc plus nécessaire que jamais.

Le Comité Valmy et l’Arc Républicain de Progrès proposent une stratégie d’union du peuple de France c’est-à-dire, la construction, contre l’oligarchie financière et ses exécutants politiques, d’un front uni Républicain, patriotique, social et anti-impérialiste, s’inspirant du rassemblement de la Résistance et des principes toujours actuels, du programme du CNR. Cette démarche politique est potentiellement majoritaire, car elle répond aux intérêts objectifs essentiels du peuple-nation.

Le combat pour revenir au franc et se libérer de l’Union européenne, cette Bastille des peuples, est l’un des objectifs constitutifs et mobilisateurs de cette démarche révolutionnaire. Le positionnement par rapport à ce conflit, des personnalités et des organisations politiques, est devenu un critère qui va permettre aux citoyens de discerner sur le fond, et au-delà des attitudes de façade, des étiquettes ou des programmes mystificateurs, le contenu de classe véritable des ambitions et des finalités de chacun, tant il est vrai que les question sociale et nationale sont aujourd’hui indissociables.

Le 28 juin 2010

* ce texte est sur notre site

Publié dans Politique

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UN AN APRES LE COUP D'ETAT, LE HONDURAS RESISTE

Publié le par Tourtaux

 

Mondialisation.ca, le 29 juin 2010

Un an après le coup d’Etat, le Honduras résiste. Entretien avec le président Manuel Zelaya - par Manola Romalo

mardi 29 juin 2010, par Comité Valmy


« Nous devons vaincre le coup d’État, l’impunité et la terreur ». Manuel Zelaya, président légitime du Honduras depuis janvier 2006, a été dérogé le 28 juin 2009 par un coup d’État. Depuis le 27 janvier 2010, il se trouve avec son épouse et sa cadette en République Dominicaine. Entretien réalisé par Manola Romalo, publié en exclusivité par Junge Welt (Allemagne), Rebellion (Espagne) et michelcollon.info (Belgique).

Ce 28 juin le peuple hondurien sort protester dans tout le pays contre le coup d`État perpétré il y a un an par une clique d’oligarques, parrainé par Washington. Sous l’hospice d’un gouvernement fantoche mis en place en juillet 2009 - suivi par les élections présidentielles manipulées de janvier 2010 - des paramilitaires ont assassiné à ce jour des dizaines de membres de la Résistance, des syndicalistes, des enseignants, des journalistes. Protégeant ses intérêts économiques, l’Union Européenne n’y voit que du feu.

Manola Romalo : Monsieur le Président, cela fait un an aujourd’hui qu’une clique d’entrepreneurs envoyèrent des militaires vous kidnapper dans votre maison sous le feu des balles. Que signifie cet acte pour l’avenir du Honduras ?

Manuel Zelaya : En ce moment, ils ont plus de problèmes qu’auparavant : ils ont fait prendre conscience, non seulement au peuple hondurien mais aussi aux peuples d’Amérique Latine, de la menace que représente l’ambition économique pour les démocraties. Avec cette attaque, ils ont réussi à accélérer les processus de transformation à travers lesquels sont nées de nouvelles forces d’opposition.

L’influence des grandes multinationales s’étend à la politique étrangère des Etats Unis, preuve que l’administration d’Obama - de même que celle de son prédécesseur - est tombée dans l’effrayante erreur d’appuyer le terrorisme d’État. Ils ont recommencé à faire des coups d’État, méthode pratiquée déjà dans le passé par une extrême droite acharnée à semer la barbarie à travers le monde.

Manola Romalo : Quoique les putschistes, parrainés par Washington, essayèrent de maquiller en démocratie les élections présidentielles de novembre 2009, une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu la légitimité du gouvernement en place. Quelles transformations démocratiques veut le peuple hondurien ?

Manuel Zelaya : J’ai présenté un plan de réconciliation en 6 points qui passent par le respect des Droits Humains et la fin de l’impunité. C’est le chemin correct pour annuler le putsch et retourner à l’Etat de droit.

Avec leur position inflexible et extrémiste de laisser impuni ce putsch au Honduras, les États-Unis et leurs alliés créoles n’appuient pas ce plan et n’aident en rien la réconciliation du peuple hondurien.

Contrairement à ce que nous avons espéré, avec ses déclarations, le Département d’État ignore le crime qu’il condamna antérieurement et nomme « crise politique » des faits qu’il occulte : l`’mmunité et les privilèges des putschistes.

Manola Romalo : Le Ministère allemand des Affaires Extérieures informe sur son site Internet , qu’ « après le coup d`État », le gouvernement allemand ne reprendra pas de nouveaux projets d’aide pour le Honduras, mettant également court aux « consultances gouvernementales ». Quelle est la situation économique du pays ?

Manuel Zelaya : Les chiffres sont plus éloquents que les mots. En trois ans nous avions réalisé les meilleurs indices de croissance de l’histoire du Honduras : 6,5 et 6, 7 %. Pour la première fois en trente ans, la pauvreté avait été réduite à plus de 10 %.

Par contre, depuis le coup d’État, le pays est entré dans une récession économique, le nombre de pauvres a augmenté, les investissements de l’Etat et ceux des particuliers ont été réduits de façon significative. Les dommages causés par le coup d’État dans le processus de développement économique du pays vont durer au moins dix ans avant d’être réparés.

Manola Romalo : Ce 28 juin, il y aura de grandes manifestations dans tout le pays, le peuple va débattre les principaux articles de la Déclaration Souveraine. La Résistance veut « refondre le Honduras ». Quelles sont les étapes nécessaires ?

Manuel Zelaya : Nous devons vaincre le coup d’État, l’impunité et la terreur. L’Assemblée National Constituante, avec la participation de tous les secteurs, est l’instrument légitime pour reconstruire la démocratie, l’ordre constitutionnel et l’Etat de droit.

L’organisation, la conscience et la mobilisation sont nécessaires pour renforcer le Front National de Résistance Populaire (FNRP) qui est la force sociale et politique de la Résistance contre le coup d’État. Nous avons la responsabilité de la reconstruction, le peuple doit reprendre les affaires en cours pour transformer le pays.

Manola Romalo : Monsieur le Président, dans le contexte politique du Honduras, le peuple réclame énergiquement votre retour. Quels sont vos projets ?

Manuel Zelaya : Le futur n’est pas très loin. Toutefois je fais des projets pour le présent : je veux réussir à vaincre les espaces d’impunité avec lesquels les putschistes prétendent couvrir les crimes contre la démocratie et contre l’humanité.

Mon retour devra être immédiat, il n´existe aucun prétexte ni justification qui expliquerait l’absence absolue de garanties pour mon retour. Il n’est pas possible que quelqu’un prétende voir les victimes soumises à la justice de leurs bourreaux.

Mon retour est lié à la reprise de l’Etat de droit au Honduras. Le propre président Porfirio Lobo affirme être menacé, ajoutant en même temps qu’il garantit ma sécurité.

Évidemment, ils utilisent les Honduriens comme des cobayes, les putschistes font de ce pays un laboratoire de violence. Ils recourent aux castes militaires pour réprimer le peuple et créer le chaos afin de maintenir le contrôle sur la société. Peu leur importent les conséquences du processus d’intégration régionale et la confrontation, doublement éprouvés, avec les organismes multilatéraux.

Les preuves sont sous nos yeux : ils ont créé un nouveau régime de terreur et de persécution. Et les Etats Unis ont beaucoup perdu de leur prestige en Amérique Latine.

Publié dans Les Amériques

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