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PATRICE BARDET : SITUATION ACTUELLE DANS LES MUTUELLES

Publié le par Tourtaux

Situation actuelle dans les mutuelles

 

Le CSR avait déjà fait le point sur la situation des mutuelles dans un numéro de Syndicaliste.

En quelques mots, où en est-on aujourd’hui ?

Le constat de l’adaptation sans faille de la direction de la mutualité française derrière la mise en œuvre de la concurrence dans le champ de la protection sociale complémentaire se confirme de plus en plus.

Les directives européennes traduites dans le code de la mutualité ont déjà fait disparaître des milliers de mutuelles. C’est à une concentration financière que l’on assiste et qui s’accélère. C’est à l’apparition d’un pôle mutualiste financier énorme que nous sommes en train de vivre. Un pôle capable de maintenir la concurrence avec le secteur des assurances et des institutions de prévoyance (où les syndicats ont un poids important…). Le jeu de massacre continue et la MFP et la MGEN licencient des centaines de salariés. On avance désormais la nécessité d’un statut européen des mutuelles. De plus, la mutualité française et ses principales composantes, travaillent main dans la main avec le gouvernement et les représentants de la commission européenne pour la mise en œuvre d’une directive concernant les services sociaux d’intérêt général. Cela permettrait alors à la mutualité de prendre pied rapidement dans la gestion directe des régimes obligatoires. C’est bien l’ordonnance de 1945 créant la sécurité sociale qui est en jeu.

La mutualité française ne fait pas que subir et s’adapter, elle revendique toutes ces réformes et y participe comme celle de 2004 sur la sécurité sociale, qui lui a permis d’entrer très officiellement dans la gestion de la protection sociale obligatoire (même si c’est encore par la petite porte). Et cela a permis l’entrée aussi des assurances. C’est une première depuis 1945 !

La mutualité française a franchi un nouveau pas lors de son congrès de juin 2006 : elle revendique désormais le « parcours de soin mutualiste », première étape vers la concurrence directe avec la sécurité sociale. A terme, on choisirait son parcours de soin : celui de la sécurité sociale ou celui de sa mutuelle ! C’est désormais clair et net : la direction de la mutualité française se bat pour la destruction de la sécurité sociale comme monopole du régime obligatoire. La mutualité n’a pas varié dans son approche de fond : mettre à bas la caisse unique.

 

Or face à cette direction, il n’y a désormais plus rien. Plus rien qui pèse et qui serait organisé. En effet, la Fédération des Mutuelles de France, issue de la mutualité des travailleurs créée par la CGT, est entrée en 2002 dans la mutualité française. Et désormais, il n’y a plus de différence entre ces directions. La direction issue de la mutualité ouvrière a bien compris la situation : avec ce qui allait arriver (directives européennes,…), il fallait ou bien se battre sans garantie de maintenir l’appareil ou alors s’intégrer dans la mutualité française et son appareil en acceptant sa ligne politique. C’est le second choix qui a été fait.

 

La CGT n’a plus pris de position sur les mutuelles depuis…1987 !! Prochainement le bureau confédéral devrait adressé une déclaration aux organisations. Et déjà en 1987, le texte constatait que la CGT avait pris du retard devant les évolutions. C’est pour dire la situation dans laquelle nous sommes. Tout un secteur a été laissé à l’abandon, et politiquement ce secteur a donc fait ses propres choix et s’est totalement autonomisé. Avec le résultat que l’on sait : son intégration dans la mutualité française. Mais cette situation ne pose pas vraiment de problème à la direction de la CGT qui elle a fait le choix de l’intégration dans la CES et donc a accepté la construction capitaliste de l’europe. Aujourd’hui, de nombreux militants cégétistes par ailleurs mutualistes raisonnent en mutualistes dans les mutuelles plutôt que comme syndicalistes. L’analyse de la CGT sur les évolutions dans le secteur mutualiste est dans l’ensemble correcte. Mais ce qui est proposé relève du « service minimum » qui ne va pas effrayer la direction de la mutualité française. Il n’est pas du tout proposé d’avoir de nouveau comme perspective de construire une mutualité syndicaliste, et même pas de créer une tendance au sein de la mutualité française. Simplement tenter de coordonner sérieusement les militants CGT des mutuelles pour défendre des orientations qui s’opposent à ce qui se passe actuellement dans la mutualité. C’est est très insuffisant même s’il faut commencer par là car l’on part de très bas. Une clarification sur les liens financiers entre des mutuelles et institutions de prévoyance surtout (gérées paritairement avec le patronat) et l’appareil de la CGT mériterait d’exister.

 

L’actualité c’est la date butoir du 30 juin 2008 où dans les boîtes, les complémentaires santé vont devoir devenir obligatoires pour continuer à bénéficier des exonérations sociales et fiscales (c’est la loi Fillon sur les retraites). Les patrons en profitent pour revoir les contrats à la baisse, pour baisser leur participation à la cotisation, et pour introduire les assurances à la place des mutuelles. Mais aussi, cela va favoriser la suppression des mutuelles d’entreprise gérées par les syndicats. Cette loi ne fait qu’accompagner les directives européennes ayant comme but la concentration financière dans le secteur. Et donc la destruction de toute trace de gestion ouvrière dans la protection sociale complémentaire.

L’actualité c’est aussi les discussions gouvernement-syndicats-patronat sur un accord interprofessionnel concernant la protection sociale complémentaire. Celle-ci deviendrait obligatoire et l’accord fixerait des règles de contenu des contrats, le niveau des négociations (interpro ou branches ou entreprises),… Or les revendications de la CGT posent de sérieuses questions :

  • « un panier minimal de prestations, celui de la CMUC, pour tous les salariés des branches ». Mais alors pourquoi ce panier ne serait-il pas intégré directement comme prestations dans la sécurité sociale au lieu de le laisser à des complémentaires ? De plus ce panier est jugé comme un niveau acceptable ! Ce qui est inacceptable !

  • « des dispositifs pour éviter les doubles cotisations au sein d’une même famille » : cela pose un problème politique. Se pose-t-on la question de la double cotisation au sein de la même famille pour la sécurité sociale ? Du moment où la complémentaire santé devient obligatoire (comme le régime obligatoire de la sécu), au nom de quoi ne faudrait-il pas faire cotiser chaque salarié y compris de la même famille si les deux conjoints travaillent? Elle est où la solidarité sinon ?

  • « une clause pourrait prévoir l’examen du maintien des mutuelles d’entreprises, lorsqu’elles existent et sont en bonne santé financière ». C’est la cerise sur le gâteau. On ne revendique plus le maintien des mutuelles d’entreprises, mais seulement l’examen de leur maintien. La question ne devrait se poser que lorsqu’elles existent : pas question de se battre pour en créer ni de les maintenir face aux tentatives patronales d’introduire des assurances. Non, on veut bien que l’organisme assureur soit mutualiste (ou institution de prévoyance), mais un organisme en « bonne santé financière », c’est à dire qui puisse répondre aux critères financiers du code de la mutualité !! C’est abandonner totalement les mutuelles d’entreprises, créées et gérées par les syndicats, au profit d’énormes organismes financiers, qu’ils soient mutualistes ne change rien. C’est mettre une croix sur la gestion ouvrière.

 

Quelles perspectives ?

Il est clair que nous ne devons pas laisser le terrain. La situation est très difficile, certes. Les conditions de viabilité financière des mutuelles, artificiellement créées durcies par les directives européennes, n’ont qu’un objectif : la concentration financière au profit des banques et des assurances. L’objectif de l’Etat et du patronat est de continuer les déremboursements de la sécurité sociale, diminuant donc la prise en charge socialisée des besoins de santé. Et donc les organismes complémentaires dont font partie les mutuelles voient leur activité de prestations augmenter. Un mouvement alimente l’autre. Nous devons lier le combat pour la mutualité des travailleurs à celui de la sécurité sociale. Revendiquer la prise en charge à 80 % par la sécurité sociale pour aller ensuite vers le 100 %. C’est le seul moyen de dégager les mutuelles de l’emprise financière. La très grande majorité des militants limite l’action des mutuelles à des organismes créés uniquement pour verser des prestations complémentaires à la sécurité sociale. Or, la mutualité ouvrière est riche d’une expérience et d’une pratique très large (sport, culture, logement, prévention,…). On en a un très bon exemple avec la mutualité des travailleurs des Bouches-du-Rhône.

 

Peut-on encore aujourd’hui faire vivre des mutuelles sur des bases de classe ? Certains l’affirment et essaient de continuer cette expérience. C’est le cas de l’UNGMS (union nationale des groupements mutualistes solidaires) qui défend effectivement des positions de classe sur les mutuelles.

Comment mener le combat ? Il est d’abord nécessaire de coordonner par l’interpro les militants syndicalistes qui militent dans les mutuelles. Il faut résister et défendre pied à pied les principes de solidarité de classe (contre les dérives des pratiques des mutuelles qui s’alignent sur celles assurances). Il faut combattre toute la législation qui fait mourir les mutuelles de base. Ne faut-il pas construire, à l’extérieur et à l’intérieur de la mutualité française les bases d’une future fédération mutualiste syndicaliste ? Sans cette perspective, toute bataille actuelle de résistance n’est-elle pas vouée à l’échec ? Enfin il est primordial de se battre pour le maintien des mutuelles d’entreprise, construire et développer des mutuelles professionnelles et interprofessionnelles de travailleurs, sous gestion syndicale. Sinon, c’est laisser un boulevard à ceux qui nous emmènent sur le terrain de la mutualité interclassiste. Et pour cela, il faut élargir l’action des mutuelles de travailleurs bien au-delà d’un guichet qui paie des prestations complémentaires à la sécurité sociale. Car cela, une assurance sait très bien le faire et elle a même des moyens de le faire mieux, surtout en développant des pratiques de consommateurs. La mutualité ouvrière doit se placer sur tout le champ de la vie de la classe ouvrière, en y développant ses capacités de gestion. C’est le seul moyen pour elle d’avoir un avenir.

Publié dans Politique

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JEAN LEVY : SEVICES PUBLICS OU SERVICES PUBLICS

Publié le par Tourtaux

Sévices publics ou Services publics - par Jean Lévy

dimanche 1er août 2010, par Comité Valmy


Oui, il s’agit bien de « sévices publics », et non plus de services publics.

Les exemples sont nombreux :

L’Education nationale comme la santé publique, sont réduits à devenir des secteurs marchands, dont l’objectif n’est plus d’instruire les citoyens, ou de préserver leur santé, mais d’être rentables, comme un vulgaire MacDo.

Cependant, les mesures prises par le capital à l’encontre des enseignants, du personnel soignant, la fermeture envisagée des hôpitaux d’une cinquantaine de petites villes, créent une émotion profonde, provoquent la colère des personnels intéressés.

Les citoyens se mobilisent.

Le pouvoir commence à en prendre la mesure.

Et de surseoir aux fermetures d’hôpitaux, prévues dès cet été.

Mais le capital ne renonce pas pour autant à la privatisation de tous les secteurs publics, pouvant générer du profit.

Pour éviter de trop grosses vagues, de nouvelles méthodes sont utilisées.

Par exemple, rendre impopulaires ces services publics en dénaturant leur fonctionnement, toujours au nom de la rentabilité.

Prenons des exemples.

La Poste, que le pouvoir veut démembrer. Toute une campagne est lancée contre « ces bureaux qui sont ouverts sans clientèle », le temps, trop long, écoulé entre la mise à la boite d’une lettre et sa réception, le bienfait d’une stimulation par la concurrence, les queues interminables aux guichets, conséquences directes de la pénurie de personnel, réduit pour cause de rentabilité.

Les médias aux ordres, sous couvert d’information, enfoncent le clou.

Ainsi, peut-être, les usagers, n’y voyant pas malice, accepteront-ils demain, sans rechigner, la privatisation de ce service d’Etat, mis en place, il y a 700 ans, par un souverain, pour imposer ses lois sur l’ensemble du royaume..

La SNCF, qui vit le jour sous le front populaire, est aussi la cible du capital.

Non seulement, elle est privatisée par secteur, non seulement, elle va être ouverte à la concurrence européenne, mais son fonctionnement régulier est, d’ores et déjà, mis en cause.

Sur la ligne Paris-Chartres, par exemple et on pourrait les multiplier, alors qu’une population toujours plus nombreuse, tente de se loger de plus en plus loin de la capitale, contrainte d’utiliser le chemin de fer, la SNCF supprime, sans crier gare, nombre de trains ouvriers, le matin comme le soir. La maintenance négligée conduit à de nombreux incidents de matériel et de caténaires, causes de retards incessants.

Les « clients », puisque la SNCF n’a plus « d’usagers », auront-ils matière à défendre, le moment venu, un service dégradé, qui se moque d’eux ?

Aussi, la tâche première, pour les syndicats et la population, c’est de refuser, dès à présent, d’être « pris en otages » par la privatisation, d’organiser la protestation populaire, de manifester dans chaque gare, et le cas échéant, de faire une « grève financière » de masse contre les saboteurs du service public.

L’argument du pouvoir, pour justifier les privatisations, ce sont les « bienfaits de la concurrence » présentée comme bénéfique. Et d’annoncer un meilleur service et, surtout, la baisse des tarifs. Qui oserait s’y opposer ?

Mais l’actualité vient de mettre un bémol à cette publicité mensongère.

Le JT de France 2 de 13 heures, le mardi 27 juillet, en amène la preuve aux auditeurs.

« Notre électricité, celle fournit par EDF, est bien trop bon marché », assène le présentateur. Il donne ses sources : une « instance internationale de l’énergie » considère que la « concurrence » va contraindre EDF, bénéficiaire d’un monopole, à augmenter ses tarifs.

L’argument est nouveau. Et réversible ?

Car si la concurrence fait monter les prix, raison de plus pour défendre le monopole des services publics.

Merci, France 2

source : canempechepasnicolas - Jeudi 29 juillet 2010

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PALESTINE : "LES NEGOCIATIONS DIRECTES AVEC "ISRAEL" SONT PLUS DANGEREUSES QUE... CAMP DAVID"

Publié le par Tourtaux

"Les négociations directes avec "Israël" sont plus dangereuses que.. Camp David"  22/08/2010


22/08/2010  
 
Le secrétaire général du mouvement de l’initiative nationale palestinienne, Dr. Mustafa Al-Barghouthi, a déclaré que la décision de reprendre les négociations directes, sans l’arrêt de la colonisation, aboutira à un échec.
 
« Ses résultats seront plus dangereux que celles de Camp David conclues en 2000, entre le président palestinien Yasser Arafat et le premier ministre israélien Ehud Barak, sous les auspices du président américain Bill Clinton, a-t-il averti.
 
Il a précisé, dans une déclaration de presse, que le communiqué du Quartet international, qui a appelé à la reprise des négociations directes entre Tel Aviv et Ramallah, n’était pas clair et n’a pas cité de référence, ni même n’ a mentionné l’arrêt de la colonisation avant ces négociations.
 
Al-Barghouthi pense que la discussion sur les négociations directes sans mettre des conditions préalables et sans engagement de la communauté internationale suppose que les différentes parties acceptent les conditions de l’occupation.
 
Il a ajouté que le premier ministre israélien, qui refuse tout gel des colonies, va utiliser ces négociations comme un moyen pour couvrir sa politique de colonisation à Al-Qods et dans tous les territoires palestiniens occupés. Il a attiré l'attention sur l'absence d’une référence claire pour ces négociations, ce qui facilitera la tâche à Netanyahu pour poursuivre ses manœuvres ! 
 
Enfin, il a appelé la communauté internationale à assumer sa responsabilité  des conséquences dangereuses de ces négociations directes.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=151241&language=fr http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=151241&language=fr

Publié dans Palestine

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"T'AS ETE EN VACANCES, TOI ?"

Publié le par Tourtaux

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Colo de vacances d'Ivry 1929

 

Un gosse sur trois qui ne part pas en vacances. En 2009, sur  10  millions de scolarisés en primaire et collège, ce sont donc environ 3,5 millions de gamines et de gamins qui regardent partir les trains ou surveillent les embouteillages à la télé avant de jouer à Bison futé dans les escaliers.

Devinez où ils habitent majoritairement. Si vous ne le savez pas, demandez aux militants du Secours Populaire d’où viennent ces milliers de gamins qu'ils ont emmenés visiter Paris le 16 août.

Ce n'est pas une révélation : des banlieues de toutes les grandes villes, mais pas toutes les banlieues. Peu de risque de voir des gosses de Marne la Coquette ou du Vésinet dans les bus du secours pop', tant mieux pour eux. Par contre les ZUP, ZUS, les villes victimes des mises en friches industrielles par les délocalisations des grands groupes cotés en bourse et autres citée dortoirs voila le gisement des listes d'attentes.

Un séjour en colo de vacances revient en gros à 800 € par gamin pour 2 semaines (avant intervention des CAF et ou CAS). La colo, cette denrée en d'autres temps stigmatisée pour endoctrinement, massification  voir repère de pédophilie est maintenant en voie de devenir un produit de luxe dont sont exclus la majorité des enfants du pays.

En 1945 dans notre pays en ruine l'état finançait l'équivalent de trois jours par gamin qui, en ville, partaient massivement en vacances collectives ou familiales au point que la rédaction de rentrée à partir du CM2 jusqu'en 3ème avait pour sujet "vos vacances où estes vous allé et qu'avez-vous faits, très rare était dans les quartiers populaire la page blanche ou "je suis resté à la maison". Julien Lauprètre à raison de vouloir au moins permettre de dépasser cela…mais et ensuite ce n'est plus de solidarité qu'il s'agit mais d'attaque du château.  

En 1995 le montant de l'aide d'état les trois jours de 1945 revenait à payer un pot de yaourt par semaine. Et quelque soit le ou la ministre chargé de la jeunesse, ce montant  et ses 21centimes de francs d'alors n'a pas été revu à la hausse sous aucun gouvernement. Misère des budgets sociaux du pays tous tournés vers le soutien au capital contre le travail et les familles.

Avec les millions de ristournes et autres astuces fiscales de cette chère (c'est le cas de le dire) madame Bettencourt, combien de gosses à qui offrir la montagne, la mer ou ailleurs ?

En 2009, 280 millions d'€ de dividendes perçus par la co-probloque de l'Oréal selon le palmipède de l'info. Prix de la colo 800€ pour 15 jours.

Calculons et vérifions bien ce calcul. 350 000 gamins en vacances au moins 2 semaines! Vous ne rêvez pas 10% du privé de vacances mais près de la moitié en mettant dans le pot les financements public de la caf, des CE et CAS (tous issus de ces ordonnances sociales de la Libération qui n'ont pas été supprimées).

 Avec la totalité des sommes délestées du travail vers les coffres et lessiveuses des bénéficiaires du bouclier fiscal combien de ces gosses de partout resteraient  exclus du droit aux vacances? Aucun !

Ce serait donc qu'il n'y aurait pas de fatalité? Des solutions sont possibles? Et si ces milliers de jeunes qui passent l'été à soutenir les halls d'immeubles avaient la possibilité d'aller vérifier la limpidité des eaux du Cap Nègre ou la qualité de l'air de La Baule de Chamonix ou de Deauville? On n'aurait pas besoin de CRS dans les cités en tout cas beaucoup moins et on pourrait les remettre sur les plages à surveiller la baignade.

Bien sur les Zenvilégiatures du Cap Nègre, de Chamonix, La Baule ou de Deauville se sentiraient moins Zentre eux. Enfin une tentative de concrétisation des théories fumeuse sur la mixité sociale par ceux qui vivent dans leur bulle. Cette mixité frileuse sainement oxygénée par le brassage.

Histoire de confirmer qu'Albert Sarraut, ce radical socialiste de tous les gouvernements de droite d'entre les deux guerres et qui votera les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avait raison : "le communisme, voila l'ennemi". Le leur.

Une raison suffisante pour persister à viser le communisme.

 

http://thumbs.dreamstime.com/thumb_318/12230747365kOcH7.jpg

 

Source : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/

Publié dans Lutte des classes

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L'OBJECTIF D'ISRAEL EST DE DECLENCHER UNE GUERRE AVEC L'IRAN AFIN D'OBLIGER LES ETATS-UNIS A LA TERMINER

Publié le par Tourtaux

Ce qu’Israël attend effectivement de sa campagne de bombardement de l’Iran

Gareth Porter


Dans leur délire criminel et belliciste, les Israéliens ont à présent pour objectif de déclencher une guerre avec l’Iran, puis d’obliger les Etats-Unis à la terminer, écrit Gareth Porter.

(JPG)
Bombardements israéliens, avec bombes au phosphore, sur la bande de Gaza l’hiver 2008-2009. Nul doute qu’une massive campagne de bombardements sur l’Iran verra l’utilisation de la panoplie d’armes les plus meurtrières concoctées dans les laboratoires israéliens et US.

La justification du bombardement israélien de l’Iran avancé par Reuel Marc Gerecht coïncide avec l’ouverture d’une nouvelle campagne du lobby israélien en faveur de la résolution 1553 proposée à la Chambre des représentants par laquelle celle-ci exprimerait son plein appui à une telle attaque israélienne.

Dans cette campagne, il est important de comprendre que l’objectif de Gerecht et du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahou est d’appuyer une attaque israélienne afin d’impliquer les États-Unis dans une guerre totale, directe avec l’Iran.

C’est la stratégie adoptée depuis longtemps envers l’Iran, parce qu’Israël ne peut pas mener une guerre en Iran sans la pleine participation des USA. Israël veut être sûr que les USA finiront la guerre qu’il veut lancer.

Gerecht espère ouvertement que toute réaction iranienne à une attaque israélienne déclencherait une guerre totale des USA contre l’Iran. « Si Khamenei a une pulsion de mort, il laissera la garde révolutionnaire poser des mines dans le détroit, entrée du golfe persique » écrit Gerecht. « Ce serait la seule chose qui pousserait le Président Obama a frapper l’Iran militairement... » Gerecht suggère que la même logique s’appliquerait à tout acte « terroriste iranien contre les USA après une frappe israélienne » ; par cela il entend en fait toute attaque contre une cible US au Moyen-Orient. Gerecht écrit qu’Obama pourrait être « obligé » de menacer l’Iran de représailles majeures « immédiatement après une attaque surprise par Israël ».

C’est la phrase clé dans cette très longue argumentation de Gerecht. Obama ne sera pas « obligé » de se joindre à l’agression israélienne contre l’Iran à moins de pressions politiques intérieures irrésistibles. C’est la raison pour laquelle les Israéliens sont déterminés à rallier une forte majorité au Congrès et auprès de l’opinion publique en faveur de la guerre, coupant ainsi l’herbe sous le pied d’Obama.

Sans la certitude qu’Obama serait prêt à rejoindre la guerre derrière Israël, il ne peut y avoir de frappe israélienne.

L’argument de Gerecht au sujet de la guerre repose sur un scénario cauchemardesque irréel dans lequel l’Iran distribue des armes nucléaires aux extrémistes islamistes dans tout le Moyen-Orient. Mais le véritable souci des Israéliens et de leur groupe de pression, comme l’a dit Gerecht ouvertement par le passé, est de détruire le régime islamique iranien dans un paroxysme de violence militaire étasunienne.

Gerecht a révélé pour la première fois ce fantasme néocon - israélien en 2000 déjà, avant que le programme nucléaire iranien ne soit même pris au sérieux, dans un article écrit pour un livre publié par le Project for a New American Century. Gerecht a affirmé que si l’Iran pouvait être surpris en flagrant délit d’« acte terroriste », la Marine USA « riposterait avec fureur ». L’objet d’une telle réaction militaire, écrivait-il, serait de « frapper les mollahs au pouvoir de manière véritablement dévastatrice ainsi que les institutions répressives qui les y maintiennent ».

Et pour que chacun comprenne ce que cela signifie, Gerecht a été encore plus explicite « c’est-à-dire frapper, non pas à minuit, avec des missiles de croisière pour minimiser le nombre des victimes. Les ecclésiastiques riposteraient presque certainement à moins que Washington n’utilise une force écrasante et paralysante.

En 2006 -2007, le parti belliciste israélien avait des raisons de croire qu’il pouvait saisir le contrôle de la politique des USA assez longtemps pour obtenir la guerre qu’il voulait, parce qu’il avait placé David Wurmser, un de ses agents les plus militants, dans une position stratégique lui permettant d’influencer cette politique.

Nous savons à présent que Wurmser, ancien proche conseiller de Benjamin Netanyahou - alors qu’il était aussi le principal conseiller du vice-président Dick Cheney pour le Moyen-Orient - avait insisté pour que l’armée US utilise une force écrasante contre l’Iran. Après avoir quitté l’administration en 2007, Wurmser a révélé qu’il avait plaidé en faveur d’une guerre des USA contre l’Iran, non pas pour arrêter son programme nucléaire, mais pour obtenir un changement de régime.

« Ce n’est que dans le cadre d’un assaut fondamental contre la survie du régime, que nous vous aurons l’appui d’Iraniens ordinaires » a déclaré Wurmser au journal The Telegraph. L’attaque étasunienne ne devrait pas se limiter aux objectifs nucléaires ; elle devrait viser une destruction complète et massive. « Si nous commençons à tirer, nous devons être prêts à vider notre chargeur. Ne tirez pas sur un ours, si vous n’êtes pas prêt à le tuer ».

Bien entendu, ce genre de guerre ne pourrait pas être lancée à l’improviste. Il faudrait un casus belli pour justifier une attaque initiale limitée qui permettrait ensuite d’escalader rapidement la force militaire étasunienne. En 2007, agissant sur les conseils de Wurmser, Cheney a essayé d’amener Bush à provoquer une guerre avec l’Iran au sujet de l’Irak, tentative que le Pentagone a fait échouer. Alors que Wurmser commençait à susurrer ce conseil dans l’oreille de Cheney en 2006, Gerecht présentait le même argument dans le Weekly standard :

Bombarder les installations nucléaires signifierait que nous déclarons la guerre au régime clérical. Nous ne devons pas nous faire d’illusions à ce sujet. Nous ne resterions pas en coulisse pour observer les mollahs construire d’autres sites. Si les mollahs au pouvoir devaient reconstruire les installations détruites - et il serait surprenant que le régime clérical plie après un premier bombardement - nous devrions frapper jusqu’à ce qu’ils arrêtent. Et si nous avions un doute au sujet de l’emplacement de leurs nouvelles installations (et il est absolument probable que le régime essaierait de les enterrer profondément sous des zones fortement peuplées) et s’il était raisonnable de suspecter une reprise de la construction, nous devrions envisager au minimum d’avoir recours à des forces d’opérations spéciales pour pénétrer dans les sites suspects.

L’idée de lancer une guerre de destruction US contre l’Iran touche à la folie, raison pour laquelle les dirigeants militaires étasuniens lui ont opposé une résistance farouche, tant sous l’administration Bush que sous celle d’Obama. Mais Gerecht montre clairement qu’Israël estime pouvoir utiliser son contrôle du Congrès pour obliger Obama a se soumettre. Les Démocrates du Congrès, se vante-t-il, « sont mentalement dans une galaxie différente par rapport à celle de l’époque Bush ». Bien qu’Israël soit de plus en plus considéré dans le monde comme un État voyou après les atrocités de Gaza et le massacre par des commandos de civils non armés à bord du Mavi Marmara, son emprise sur le Congrès est plus forte que jamais.

En outre, les sondages réalisés en 2006 montrent que la majorité des Étasuniens ont déjà été persuadés d’ appuyer la guerre contre l’Iran - en grande partie parce que plus des deux tiers des personnes sondées avaient l’impression que l’Iran possédait déjà des armes nucléaires. Les Israéliens espèrent apparemment exploiter cet avantage. « Si les Israéliens bombardent maintenant, ils auront probablement le soutien de l’opinion publique étasunienne », écrit Gerecht . « Et peut-être de façon décisive ». Nétanyahou doit être content de pouvoir faire pression sur Barak Obama afin qu’il se joigne à une guerre israélienne d’agression contre l’Iran. Après tout, c’est Netanyahou qui a déclaré en 2001 « je connais l’Amérique. L’Amérique est une chose que l’on peut bouger très facilement une fois qu’on l’a aiguillée dans la bonne direction. Elle ne nous fera pas obstacle ».

(JPG)

* Gareth Porter est historien et journaliste investigateur de l’aspect sécurité de la politique nationale US ; après avoir brièvement enseigné dans une université pendant les années 80, il est devenu indépendant. Il est l’auteur de quatre livres dont le dernier est intitulé Perils of Dominance : Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam (University of California Press, 2005). Il écrit régulièrement pour Inter Press Service au sujet de la politique US envers l’Iran et l’Irak depuis 2005.

30 juillet - Commondreams.org - Cet article peut être consulté ici :
http://www.commondreams.org/view/20...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Publié dans Iran

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