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RETRAITES : PRESQUE TOUS LES DEPUTES, DE TOUS BORDS CONFONDUS, ONT OPPOSE UN FRONT UNI CONTRE L'AMENDEMENT 249 QUI DEVAIT REFORMER LEURS RETRAITES. ELECTIONS. PIEGES A CONS ?

Publié le par Tourtaux

http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp


http://news.fr.msn.com/m6-actualite/forum/thread.aspx?thread=f2597861-36d5-4e7b-9a3c-d9b26a93d006&board=00000071-0413-0000-0000-000000000000

....."Avez vous entendu parler de l'amendement n° 249 Rect., rejeté par le vote des députés le 3 septembre 2010 ????

Apres nous avoir longuement expliqué l'importance de réformer rapidement un régime de retraites en déficit, les députés refusent d'etre soumis au régime de retraite de la majorité des francais!!!

 

Il est donc temps que chaque citoyen explique à tous les députés la nécessité de réformer leurs propres pensions, prélevées directement sur le budget de l'assemblé....

Voici le lien:  http://www.assemblee​​ ​-nationale.fr/13/ame​​​ndements/2770/277000​​​249.asp

Comme à l'accoutumé, silence de l'ensemble des médias...ou tout comme.

Pourtant, nous avons le droit de savoir...sauf si nous sommes en dictature..Tiens Tiens..

Ca vous inspire quoi?"....

 

Source : Florent BIGEL

Publié dans Politique

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GUERRE ET APRES GUERRE D'ALGERIE : SANS VALISE NI CERCUEIL, DES PIEDS-NOIRS SONT RESTES EN ALGERIE

Publié le par Tourtaux

 

 

Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie

Depuis quarante-cinq ans, les rapatriés ont toujours soutenu l’idée qu’ils avaient été « obligés » de quitter l’Algérie au moment de l’indépendance en 1962, car, menacés physiquement par les « Arabes », ils n’auraient pas eu d’autre choix. Pourtant, à la fin de la guerre, deux cent mille pieds-noirs ont décidé de demeurer dans le nouvel Etat. Témoignages de personnes qui y vivent encore aujourd’hui.


Par Aurel et Pierre Daum
Alger, janvier 2008. Pour trouver la maison où habite Cécile Serra, il vaut mieux ne pas se fier aux numéros désordonnés de la rue. En revanche, demandez à n’importe quel voisin : « Mme Serra ? C’est facile, c’est la maison avec les orangers et la vieille voiture ! » Cécile Serra reçoit chaque visiteur avec une hospitalité enjouée. Dans son jardin magnifiquement entretenu par M. Mesaour, son voisin, trône la carcasse rouillée d’une Simca Aronde modèle 1961. « Ah ! On en a fait des balades dans cette voiture avec mon mari ! Tous les week-ends, on partait à la pêche avec un groupe d’amis ; il y avait M. Gabrière et M. Cripo, avec leur femme. Jusqu’en 1981. Puis mon mari a commencé à être fatigué. Mais du bon temps, on en a eu ! »
A écouter les récits de cette délicieuse dame de 90 ans à l’esprit vif et plein d’humour, on aurait presque l’impression que la « révolution » de 1962 n’a guère changé le cours de son existence de modeste couturière du quartier du Golf, à Alger. « Et pourquoi voulez-vous que ça ait changé quelque chose ? vous apostrophe-t-elle avec brusquerie. J’étais bien avec tout le monde. Les Algériens, si vous les respectez, ils vous respectent. Moi, j’ai jamais tutoyé mon marchand de légumes. Et aujourd’hui encore, je ne le tutoie pas. »
La grand-mère maternelle de Cécile Serra est née à Cherchell, en 1858. Son père, tailleur de pierre, a déménagé à Alger dans les années 1920. « Il a fait construire cette petite maison en 1929 et, depuis, je n’en suis jamais partie. » Comment se fait-il qu’elle n’ait pas quitté l’Algérie en 1962 ? « Mais pourquoi serais-je partie ? Ici, c’est notre pays. Tout est beau. Il y a le soleil, la mer, les gens. Pas une seconde je n’ai regretté d’être restée. » Son mari, Valère Serra, était tourneur dans une entreprise pied-noire (1). « Pendant la guerre, il se déplaçait souvent pour vendre des produits. Il disait à nos voisins [arabes] : “Je vous laisse ma femme et mon fils !” Et il ne nous est jamais rien arrivé. Sauf quand y a eu l’OAS [Organisation armée secrète] (2). La vérité, c’est que c’est eux qui ont mis la pagaille ! Mais “La valise ou le cercueil”, c’est pas vrai. Ma belle-sœur, par exemple, elle est partie parce qu’elle avait peur. Mais je peux vous affirmer que personne ne l’a jamais menacée. »
En 1962, les ateliers où travaillait Valère ont été liquidés, et il a pris sa retraite. Cécile a continué sa couture. « En 1964, avec l’Aronde, on est partis faire un tour en France. Pour voir, au cas où… A chaque fois qu’on rencontrait des pieds-noirs, qu’est-ce qu’on n’entendait pas ! “Comment ! Vous êtes toujours là-bas ! Vous allez vivre avec ces gens-là !” Alors on s’est dépêchés de rentrer chez nous. »
Cécile Serra fait partie des deux cent mille pieds-noirs qui n’ont pas quitté l’Algérie en 1962 (3). Etonnant ? Non, tout à fait logique. Comme le souligne Benjamin Stora, un des meilleurs historiens de l’Algérie, « depuis qu’ils sont rentrés en France, les rapatriés ont toujours cherché à faire croire que la seule raison de leur départ était le risque qu’ils couraient pour leur vie et celle de leurs enfants. Et qu’ils avaient donc nécessairement tous été obligés de partir. Or cela ne correspond que très partiellement à la réalité (4)  ».
Jean-Bernard Vialin avait 12 ans en 1962. Originaire de Ouled Fayet, petite commune proche d’Alger, son père était technicien dans une entreprise de traitement de métaux et sa mère institutrice. Ancien pilote de ligne à Air Algérie, il nous reçoit sur son bateau, amarré dans le ravissant port de Sidi Fredj (ex-Sidi-Ferruch), à l’ouest d’Alger. « Mes parents appartenaient à ceux qu’on appelait les libéraux. Ni engagés dans le FLN [Front de libération nationale] ni du côté des partisans jusqu’au-boutistes de l’Algérie française. Juste des gens, malheureusement très minoritaires, qui refusaient d’accepter le statut réservé aux “musulmans” et les injustices incroyables qui en résultaient. On s’imagine mal aujourd’hui à quel point le racisme régnait en Algérie. A Ouled Fayet, tous les Européens habitaient les maisons en dur du centre-ville, et les “musulmans” pataugeaient dans des gourbis, en périphérie. » Des habitations précaires faites de murs en roseau plantés dans le sol et tenus entre eux par des bouts de ficelle, sur lesquels reposaient quelques tôles ondulées en guise de toiture. « Ce n’était pas l’Afrique du Sud, mais presque. »
En janvier 1962, une image s’est gravée dans les yeux du jeune garçon. « C’était à El-Biar [un quartier des hauteurs d’Alger]. Deux Français buvaient l’anisette à une terrasse de café. Un Algérien passe. L’un des deux se lève, sort un pistolet, abat le malheureux, et revient finir son verre avec son copain, tandis que l’homme se vide de son sang dans le caniveau. Après ça, que ces mecs aient eu peur de rester après l’indépendance, je veux bien le croire… » Pour ses parents, en revanche, « il n’a pas été question une seconde de partir. C’était la continuité. Ils avaient toujours désiré une vraie égalité entre tout le monde, ils étaient contents de pouvoir la vivre ».
En septembre 1962, ses deux mille Européens ont déserté Ouled Fayet, sauf les Vialin. Les petites maisons coloniales se sont retrouvées rapidement occupées par les Algériens des gourbis alentour — « ce qui est tout à fait naturel », précise l’ancien pilote. Sa mère rouvre seule l’école du village. Dès 1965, la famille acquiert la nationalité algérienne. « Et finalement, je me sens algérien avant tout. A Air Algérie, ma carrière s’est déroulée dans des conditions parfaitement normales ; on m’a toujours admis comme étant d’une autre origine, mais sans faire pour autant la moindre différence. »
André Bouhana, lui non plus, n’a jamais craint de demeurer là. « J’ai grandi à Ville Nouvelle, un des quartiers musulmans d’Oran. Je parlais l’espagnol, comme mes parents, mais aussi l’arabe dialectal, puisque tous mes copains étaient arabes. Ce n’est pas comme les Européens qui habitaient le centre-ville. Donc, au moment de l’indépendance, pourquoi j’aurais eu peur ? » Aujourd’hui, à 70 ans, Bouhana habite dans une misérable maison à Cap Caxine, à l’ouest d’Alger. Entouré de nombreux chiens et chats, il survit grâce aux 200 euros de l’allocation-vieillesse que dispense le consulat français à une quarantaine de vieux pieds-noirs sans ressources. « Mais, surtout, j’ai des amis algériens, des anciens voisins, qui vivent en France, et qui m’envoient un peu d’argent. » Et sa famille rapatriée ? « Vous rigolez ! Pas un euro ! Ils ne me parlent plus. Ils ne m’ont jamais pardonné de ne pas avoir quitté l’Algérie. »
Et puis, il y a Félix Colozzi, 77 ans, communiste, engagé dans le maquis aux côtés du FLN, prisonnier six ans dans les geôles françaises (dont la terrible prison de Lambèse, près de Batna), devenu ingénieur économiste dans des entreprises d’Etat. Et André Lopez, 78 ans, le dernier pied-noir de Sig (anciennement Saint-Denis-du-Sig), à cinquante kilomètres d’Oran, qui a repris l’entreprise d’olives créée par son grand-père, et qui y produit à présent des champignons en conserve. Et le père Denis Gonzalez, 76 ans, à l’intelligence toujours très vive, « vrai pied-noir depuis plusieurs générations », qui, dans le sillage de Mgr Duval, le célèbre évêque d’Alger honni par l’OAS, a choisi de « rester au service du peuple algérien ».
Et même Prosper Chetrit, 78 ans, le dernier juif d’Oran depuis la mort de sa mère, qui rappelle que « trois mille juifs sont demeurés à Oran après 1962 », et que, « pour eux, la situation n’a commencé à se détériorer qu’à partir de 1971, quand les autorités ont confisqué la synagogue pour la transformer en mosquée, et que le dernier rabbin est parti. Mais moi, précise-t-il, tout le monde sait que je suis juif, et tout le monde m’estime ».
« On a eu ce qu’on voulait, maintenant on oublie le passé et on ne s’occupe que de l’avenir »
Il était donc possible d’être français et de continuer à vivre dans l’Algérie indépendante ? « Bien sûr ! », s’exclame Germaine Ripoll, 82 ans, qui tient toujours avec son fils le petit restaurant que ses parents ont ouvert en 1932, à Arzew, près d’Oran. « Et je vais même vous dire une chose : pour nous, la situation n’a guère bougé. Le seul vrai changement, c’est quand on a dû fermer l’entrepôt de vin, en 1966, lorsque la vente d’alcool est devenue interdite. Mais ça ne m’a jamais empêchée de servir du vin à mes clients. »
Au fur et à mesure de ces entretiens avec des pieds-noirs, ou « Algériens d’origine européenne », comme certains préfèrent se nommer, une nouvelle image apparaît, iconoclaste par rapport à celle qui est véhiculée en France. L’inquiétude des Européens était-elle toujours justifiée ? La question demeure difficile à trancher, sauf dans le cas des harkis (5). Certes, les déclarations de certains leaders nationalistes ont pu paraître inquiétantes. En premier lieu, la proclamation du 1er novembre 1954, qui affirme la volonté du FLN d’ériger une Algérie démocratique « dans le cadre des principes islamiques ». Toutefois, la plupart des pieds-noirs de France semblent avoir complètement oublié que durant cette guerre, la direction du FLN a pris soin, à plusieurs reprises, de s’adresser à eux afin de les rassurer. « Moi, je les lisais avec délectation », se souvient très bien Jean-Paul Grangaud, petit-fils d’instituteurs protestants arrivés en Kabylie au XIXe siècle et qui est devenu, après l’indépendance, professeur de pédiatrie à l’hôpital Mustapha d’Alger, puis conseiller du ministre de la santé. Dans le plus célèbre de ces appels, lancé de Tunis, siège du gouvernement provisoire, le 17 février 1960 aux « Européens d’Algérie », on peut lire : « L’Algérie est le patrimoine de tous (…). Si les patriotes algériens se refusent à être des hommes de seconde catégorie, s’ils se refusent à reconnaître en vous des supercitoyens, par contre, ils sont prêts à vous considérer comme d’authentiques Algériens. L’Algérie aux Algériens, à tous les Algériens, quelle que soit leur origine. Cette formule n’est pas une fiction. Elle traduit une réalité vivante, basée sur une vie commune. » La seule déception qu’ont pu ressentir ceux qui ne sont pas partis est liée à l’obtention de la nationalité algérienne, puisqu’ils furent obligés de la demander, alors qu’elle devenait automatique pour les Algériens musulmans. Mais c’était en 1963, donc bien après le grand départ des pieds-noirs.
En ce qui concerne leurs biens, les Européens qui sont restés n’ont que rarement été inquiétés. « Personne ne s’est jamais avisé de venir nous déloger de notre villa ! », s’exclame Guy Bonifacio, oranais depuis trois générations, à l’unisson de toutes les personnes rencontrées. Quant au décret de nationalisation des terres, promulgué en 1963 par le nouvel Etat socialiste, il n’a concerné que les très gros domaines, les petites parcelles laissées vacantes, et éventuellement les terres des Français qui, bien que demeurés sur place, ont refusé de prendre la nationalité algérienne. Vieille Oranaise pourtant toujours très remontée contre les Algériens, Jeanine Degand est formelle : « J’ai un oncle qui possédait une trentaine d’hectares du côté de Boutlélis. En 1963, les Algériens lui ont dit : “Ou tu te fais algérien, et tu gardes ta ferme ; ou tu refuses, et on te la prend.” Il avait sa fierté, il a refusé, et on la lui a prise. C’est sûr que, s’il avait adopté la nationalité, il l’aurait toujours. »
Il n’a non plus jamais été suffisamment souligné avec quelle rapidité la paix complète est revenue en Algérie. « Je suis arrivé dans le pays à l’été 1963, raconte Jean-Robert Henri, historien à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Avec ma vieille voiture, j’ai traversé le pays d’est en ouest, dormant dans les coins les plus reculés. Non seulement, avec ma tête de Français, il ne m’est rien arrivé, mais à aucun moment je n’ai ressenti le moindre regard d’hostilité. J’ai rencontré des pieds-noirs isolés dans leur ferme qui n’éprouvaient aucune peur. » « C’est vrai que, dès août 1962, plus un seul coup de feu n’a été tiré en Algérie, affirme F. S. (6), l’un des historiens algériens les plus reconnus de cette période. C’est comme si, le lendemain de l’indépendance, les Algériens s’étaient dit : “On a eu ce qu’on voulait, maintenant on oublie le passé et on ne s’occupe que de l’avenir.” » Marie-France Grangaud confirme : « Nous n’avons jamais ressenti le moindre esprit de revanche, alors que presque chaque famille avait été touchée. Au contraire, les Algériens nous témoignaient une véritable reconnaissance, comme s’ils nous disaient : “Merci de rester pour nous aider” ! »
Finalement, on en vient à se demander pourquoi tant de « Français d’Algérie » ont décidé de quitter un pays auquel ils étaient aussi charnellement attachés. Lorsqu’on leur pose cette question, en France, ils évoquent presque toujours la peur, alimentée par le climat de violence générale qui régnait en Algérie dans les derniers mois de la guerre — avec, mis en exergue, trois faits dramatiques de 1962 : la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars à Alger ; le massacre du 5 juillet à Oran ; et les enlèvements d’Européens (lire « Trois événements traumatisants »).
« Le déchaînement de violence, fin 1961 - début 1962, venait essentiellement de l’OAS, rectifie André Bouhana. A cause de l’OAS, un fossé de haine a été creusé entre Arabes et Européens, qui n’aurait pas existé sinon. » Et tous d’insister plutôt sur l’extrême modération avec laquelle le FLN a répondu aux assassinats de l’OAS. « A Arzew, se souvient Germaine Ripoll, l’OAS était présente, mais les Algériens n’ont jamais menacé aucun Français. » Quant aux enlèvements (deux mille deux cents Européens disparus entre 1954 et 1962, sur une population d’un million), un certain nombre d’entre eux étaient « ciblés ». « Dans mon village, affirme Jean-Bernard Vialin, seuls les activistes de l’OAS ont été enlevés. »
« Les Européens ont eu très peur, analyse Stora. Mais peur de quoi ? Peur surtout des représailles aveugles, d’autant que les pieds-noirs savaient, et savent toujours, que le rapport entre leurs morts et ceux des Algériens était d’au moins un pour dix  (7) ! Quand l’OAS est venue, un grand nombre d’entre eux l’a plébiscitée. Ils avaient donc peur des exactions de militants du FLN, en réponse à celles de l’OAS. Pourtant, une grande majorité d’Algériens n’a pas manifesté d’esprit de vengeance, et leur étonnement était grand au moment du départ en masse des Européens. »
« Nous vivions de facto avec un sentiment de supériorité.
Nous nous sentions plus civilisés »
Mais, si la raison véritable de cet exode massif n’était pas le risque encouru pour leur vie et leurs biens, qu’y a-t-il eu d’autre ? Chez Jean-Bernard Vialin, la réponse fuse : « La grande majorité des pieds-noirs a quitté l’Algérie non parce qu’elle était directement menacée, mais parce qu’elle ne supportait pas la perspective de vivre à égalité avec les Algériens ! » Marie-France Grangaud, fille de la bourgeoisie protestante algéroise (d’avant 1962), devenue ensuite directrice de la section sociale à l’Office national algérien des statistiques, tient des propos plus modérés, mais qui vont dans le même sens : « Peut-être que l’idée d’être commandés par des Arabes faisait peur à ces pieds-noirs. Nous vivions de facto avec un sentiment de supériorité. Nous nous sentions plus civilisés. Et puis, surtout, nous n’avions aucun rapport normal avec les musulmans. Ils étaient là, autour de nous, mais en tant que simple décor. Ce sentiment de supériorité était une évidence. Au fond, c’est ça la colonisation. Moi-même, j’ai dû faire des efforts pour me débarrasser de ce regard… »
Entre 1992 et 1993, la chercheuse Hélène Bracco a parcouru l’Algérie à la recherche de pieds-noirs encore vivants. Elle a recueilli une soixantaine de témoignages, dont elle a fait un livre, L’Autre Face : « Européens » en Algérie indépendante (8). Pour cette chercheuse, « la vraie raison du départ vers la France se trouve dans leur incapacité à effectuer une réversion mentale. Les Européens d’Algérie, quels qu’ils soient, même ceux situés au plus bas de l’échelle sociale, se sentaient supérieurs aux plus élevés des musulmans. Pour rester, il fallait être capable, du jour au lendemain, de partager toutes choses avec des gens qu’ils avaient l’habitude de commander ou de mépriser ».
La réalité offre des cas parfois surprenants. Certains des pieds-noirs rencontrés en Algérie tiennent encore des propos colonialistes et racistes. S’ils sont encore là, c’est autant pour protéger leurs biens (appartements, immeubles, entreprises) que parce que « l’Algérie, c’est [leur] pays ».
Conséquence logique de ces différences de mentalité : la plupart des pieds-noirs demeurés au sud de la Méditerranée n’ont que très peu de contacts avec ceux de France. « En 1979, à la naissance de ma fille, dont la mère est algérienne, je suis allé en France, se souvient Jean-Bernard Vialin. Dans ma propre famille, on m’a lancé : “Quoi ! Tu vas nous obliger à bercer une petite Arabe ?” » Lorsqu’il est en France, Guy Bonifacio évite de rencontrer certains rapatriés : « Ils nous considèrent comme des collabos, constate-t-il avec un soupir. Combien de fois ai-je entendu : “Comment tu peux vivre avec ces gens-là, ce sont des sauvages !” » Néanmoins, Marie-France Grangaud amorce un sourire : « Depuis quelques années, de nombreux pieds-noirs reviennent en Algérie sur les traces de leur passé. L’été dernier, l’un d’eux, que je connaissais, m’a dit en repartant : “Si j’avais su, je serais peut-être resté.” »

 

Source : XARLO

Publié dans guerre d'Algérie

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19 OCTOBRE 2010 MEMORABLE : UN AIR DE MAI 68 FLOTTE SUR LES ARDENNES !

Publié le par Tourtaux

  Dés le matin , les bus ont organisé plusieurs barrages filtrants à des endroits variables de Charleville-Mézières ...et les camionnettes syndicales sillonnaient les rues de la ville en appelant la population à venir manifester ! Vers 12H , plusieurs centaines de militants étaient déjà au Pont des deux villes , bloquant la circulation dans tout le centre, bientôt rejoint par une caravane de bus qui empêchait tout déplacement  !!
Vers 14H, entre 8000 et 9000 personnes se sont mis en marche pour bloquer la voie rapide pendant plus de 2 heures ! Les Ardennes qui souffrent sont descendues pour la sixième fois en masse dans la rue , malgré le mauvais temps et la pénurie d'essence !! il faut dire que l'arrogance de Sarkozy et de Fillon exaspére les gens . 72% des français soutiennent le mouvement pour les retraites , et je pense que cette tendance a encore gagné du terrain dans les consciences , car aujourd'hui - fait nouveau, des slogans politiques multiples se sont exprimés : d'abord devant le local UMP de l'avenue de Gaulle ( bizarrement protégé par la police !!) qui a été copieusement "décoré" d'oeufs et de pétards , outre des pancartes variées mettant en cause les élus UMP locaux .
On a entendu fréquemment des "Sarkozy démission" et il me semble que la lutte pour la retraite à 60 ans sert désormais de tremplin pour exprimer le ras le bol du sarkozysme , symbole du déclin de la France, du chômage et du "tout pour les riches" !
Alors que la bataille parlementaire se poursuit au Sénat , les sénateurs et députés ardennais ont fait la une de banderoles mettant en cause leur choix politique !
LE MOUVEMENT SOCIAL NE FAIBLIT PAS , N'ATTENDONS PAS 2012 : c'est maintenant qu'il faut ouvrir une perspective politique VRAIMENT A GAUCHE POUR QUE LA CAUSE DU PEUPLE SOIT ENTENDUE ET ECOUTEE !

Par Jean-Charles VAN BERVESSELES

Publié dans Lutte des classes

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REIMS : ENCORE ET TOUJOURS PLUS DE MONDE

Publié le par Tourtaux

Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /2010 14:53

Dédicace à Bernard

 

C’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur, et qu’il faut de toute urgence actionner la marche arrière…

Sarkozy est fort en gueule avec les faibles mais court se cacher sous la table au moindre mouvement nicolas-sarkozy-est-mort_jpg1_.jpgde foule, à la moindre alerte sondagière.  Il va bientôt lever le pouce… Son lieutenant Fillon amuse encore la galerie avec des propos martiaux. Les ministres font étalage de leur puissance verbale coutumière. Mais ils vont lâcher. Depuis hier la France est en phase avancée de paralysie. Le gouvernement se débat dans les sables mouvants. C’est fini le théâtre, on rentre dans le dur. Alors ils vont lâcher.

Les routiers rentrent donc peu à peu dans la danse. Du poids lourd dans la balance ! Ils ajoutent leur pouvoir de nuisance à celui des cheminots et surtout ils rejoignent tous ces travailleurs des raffineries qui bloquent les flux de carburant. Ce nerf de la guerre…  Les routes, les terminaux pétroliers, les chemins de fer, bref c’est reparti comme en 1995.

1995, 2010…

Mais le Premier Ministre de l’époque, Juppé, avait autrement plus de détermination que les duettistes Sarko-Fillon, et leur inflexibilité en papier mâché. Le soldat Juppé, courageusement, sous une couverture médiatique féroce[1], avait tenu plus d’un mois. Changement d’époque, changement de décor. En 2010, Sarkozy jouit d’une impunité médiatique inquiétante. Mais l’hostilité populaire est similaire… Malgré les bourrages de crâne, malgré les black-out, malgré l’insuffisance médiatique.

Changement de décor, donc, mais aussi changement de structure. Il est devenu beaucoup plus difficile que par le passé de s’aventurer dans une grève de longue durée. Nombre de salariés de ce pays regardent avec envie leurs compatriotes battre le pavé. La flexibilité, c’est maintenant la règle. Les bataillons d’étudiants surdiplômés mais condamnés à errer dans le prolétariat.  Les sous-emplois auxquels on s’accroche comme au radeau de la Méduse.  Les minima sociaux en perfusion, partout dans un pays en déshérence. L’indifférence sociale partout, les égoismes corporatistes aussi. Malgré tout cela, cette réforme des retraites  -goutte d’eau de plus dans le viaduc des inégalités-  ne passeraP1070692 pas.

Ceci n’est pas une pénurie

Le gouvernement est impuissant à régler les problèmes, mais dans la palabre il excelle. Christian Estrosi et Luc Châtel, Pipo et Mario, ne sont jamais en reste pour propager les conneries concoctées dans les cellules élyséennes et dans les rédactions amies. Hier matin ils se passent le mot, par médias interposés : « Le droit de grève n’est pas le droit de bloquer le pays ». Tu l’as dit bouffi ! Mais qui bloque le pays ? Qui sape le modèle social français ?

Christine Lagarde, chargée des Finances trouées dans ce gouvernement de sous-doués, nous explique « qu’il n’y a pas de risque de pénurie de carburant dans notre pays»[2]. Bien sûr ! Les gens sont très cons. Ils patientent une heure dans une station d’essence, alors qu’il y en a quarante à 3 km à la ronde ! Vraiment des cons ces Français !

La vérité c’est que la plupart des stations sont fermées, que les files de voitures sont infinies, que l’impatience à la pompe crée des tensions entre usagers. C’est qu’à Lille les automobilistes se rendent dans la Belgique voisine pour remplir leurs réservoirs…

… avant 2012

Tout va bien Madame la Marquise, on connait la chanson ! Mme Lagarde vous explique qu’ « on a des réserves pour plusieurs semaines ». Tranquille alors. Mais les réserves de légitimité s’amenuisent !

Certes, la démocratie est reine. Seules les urnes pourront défaire ce qu’elles ont fait. Rendez-vous est donc pris en 2012. Un peu de patience monsieur le bourreau… Certes aussi, les Français n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils ont élu Sarkozy et ses slogans ridicules. Ils peuvent maintenant se mordre les doigts d’avoir glissé leur funeste bulletin.

Cependant, Sarkozy n’a jamais annoncé qu’il reculerait  l’âge légal de la retraite. Il n’a jamais expliqué que les salariés de ce pays l’auraient profond dans l’anus avec les hausses de cotisations retraites… Nous n’aurons pas la naïveté de croire qu’un gouvernement doive mettre en pratique son programme. Mais nous n’aurons pas non plus le cynisme de penser qu’il peut tranquillement faire ce qu’il n’a pas dit… En 2007 les électeurs n’ont pas donné un blanc-seing à cette équipe de bras cassés. Donc la légitimité de Sarkozy-Fillon est nulle. En attendant de mettre fin légalement à leur pouvoir…de nuisance!

ToNy

Source : http://collierdenews.over-blog.com.over-blog.com/

 

 

 

 


[1] Rien à voir avec la liberté de mouvement dont jouit Sarkozy…

[2] http://www.lepoint.fr/pas-de-penurie-de-carburant-dit-christine-lagarde-16-10-2010-1250420_19.php

Publié dans Lutte des classes

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A DOUAI COMME AILLEURS

Publié le par Tourtaux

Enorme succès de cette nouvelle journée d'action qui s'enracine dans la lutte multiforme qui se déroule en France.

 

4500 manifestants à Douai par exemple, le plus gros cortège depuis le début du mouvement, en convergence avec les lycéens.

 

IMG_0261.JPG

Publié dans Lutte des classes

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