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GUADELOUPE : APRES LA MOBILISATION DES 14 ET 15 DECEMBRE 2010 : APPEL DU LKP POUR LE LANCEMENT DE L'OPERATION " DECHOUKAG DE LA PWOFITASYON "

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

UGTG

Guadeloupe - Après la mobilisation des 14 & 15 décembre 2010 : appel du LKP pour le lancement de l’opération « Déchoukaj de la pwofitasyon »

mis en ligne jeudi 23 décembre 2010 par jesusparis


Après deux journées de mobilisation, les 14 et 15 décembre 2010 :

 

-  • le LKP prend acte du refus de l’Etat français de respecter ses engagements relatifs à l’application pleine et entière des Accords du 26 Février 2009 (Bino) et du 04 mars 2009.

 

En deux mots, il nous est dit cyniquement : ‘’l’Autorité Préfectorale ne souhaite pas vous rencontrer’’.

 

L’Etat réaffirme ainsi d’une part qu’il ne négocie que dans le cadre du rapport de forces et d’autre part confirme son soutien indéfectible au système de pwofitasyon que ses politiques ont engendré.

 

Une telle attitude ne peut que nous rappeler qu’un Etat colonial, en l’occurrence l’Etat français, dispose de quatre points d’appui : l’aliénation, la dépendance économique, la soumission de la classe politique locale et la répression des opposants politiques, des avocats, des journalistes et des syndicalistes pour asseoir sa domination.

 

-  • Le LKP prend acte également du silence complice de la plupart des élus, trop occupés à la préparation de leur réélection aux prochaines cantonales et sénatoriales de l’année 2011 et des conseillers territoriaux de l’année 2014.

 

-  • Le LKP prend ensuite acte du refus d’un certain patronat de faire droit aux justes revendications des Travailleurs, de leur constante quête de subventions publiques, érigées en système de gestion des entreprises, leur garantissant depuis des années la pérennité de leur rente de situation.

 

-  • Le LKP prend acte enfin de la détermination des travailleurs en lutte (ASFO, TRANSPORTS, MAC DONALD’S, CONTRATS AIDES, VALKNAERS, LA POSTE, PÔLE EMPLOI, etc…), et de leurs organisations syndicales pour leurs droits fondamentaux et contre la répression.

 

Nous sommes donc dans la même configuration qu’au mois de décembre 2008.

 

Par le refus de la discussion, par le mépris constamment affirmé pour les légitimes préoccupations des larges masses, l’Etat colonial ne peut provoquer que colère et révolte.

 

Le LKP salue la fière et large mobilisation populaire qui l’invite à la poursuite de notre engagement collectif.

 

En conséquence, le LKP et les organisations qui la composent, appellent les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à s’organiser et à se placer résolument dans la perspective d’un nouveau mouvement, beaucoup plus ample qu’en janvier 2009 et d’une portée décisive, mouvement renforcé par l’expérience acquise de nos deux années de lutte.

 

Il s’agira alors, et ce dès le début de l’année 2011, pour l’Autorité LKP de construire : ‘’l’opération déchoukaj de la pwofitasyon’’.

 

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

 

Lapwent, 15 désanm 2010

Publié dans colonialisme

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PARIS : JUGEMENT HISTORIQUE OU POUR LA PREMIERE FOIS DANS L'HISTOIRE DU CHILI, LA JUSTICE D'UN AUTRE PAYS A PU PROUVER LA CULPABILITE DE CES TORTIONNAIRES ET CONDAMNER LEURS ACTES

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

FIDH

Paris : jugement historique sur les crimes de la dictature chilienne

mis en ligne jeudi 23 décembre 2010 par jesusparis


Aujourd’hui, vendredi 17 décembre, à 17H (heure française) et 11H (heure chilienne), le Président de la Cour Pénale de Paris a rendu un jugement historique concernant la disparition forcée de quatre citoyens franco-chiliens : Georges Klein, Etienne Pesle, Alfonso Chanfeau et Jean-Yves Claudet, qui ont été détenus et ont disparu pendant la dictature chilienne.

 

Juan Manuel Contreras Sepulveda et Pedro Espinoza Bravo ont été condamnés à la peine maximale de réclusion à perpétuité ; Hernán Julio Brady Roche, Marcelo Luis Moren Brito, Miguel Kraznoff Martchenko à 30 ans de prison ; Gerardo Ernesto Godoy García, Basclay Humberto Zapata Reyes, Enrique Lautaro Arranciaba Clavel, Raúl Iturriaga Neumann, Luis Joaquim Ramírez Pineda, José Osvaldo Riveiro à 25 ans de prison ; Rafael Francisco Ahumada Valderama à 20 ans de prison ; et Emilio Sandoval Poo à 15 ans de prison.

 

« Ils ont été condamnés pour arrestation, séquestration et détention illégale, infractions aggravées par celle de torture, reflétant ainsi la gravité les crimes commis durant les 17 années de dictature contre des milliers de chiliens, leurs familles et l’ensemble de la société », a déclaré Viviana Uriba, Présidente du CODEPU.

 

Bien qu’ils aient tous été convoqués par les tribunaux français, aucun des responsables cités n’était présent et ils n’ont pas souhaité être représentés.

 

Du 8 au 17 décembre 2010, les familles des quatre victimes ont été accompagnés par des témoins, des experts et des personnalités du monde des droits de l’homme, en provenance du Chili et d’autres pays. Le public venu en nombre a suivi attentivement les débats des huit jours de ce procès historique.

 

Pour la première fois dans l’histoire du Chili, la justice d’un autre pays a pu prouver la culpabilité de ces tortionnaires et condamner leurs actes.

 

« Nous espérons que cette décision amène la justice chilienne à poursuivre avec rapidité, transparence et une totale indépendance les violations des droits de l’homme commises durant la dictature chilienne » a déclaré Claude Katz, avocat de la FIDH et de la LDH.

Publié dans Les Amériques

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LES ETATS-UNIS SOUTIENNENT ENFIN LA DECLARATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Survival

Les États-Unis soutiennent enfin la Déclaration des droits des peuples autochtones

mis en ligne jeudi 23 décembre 2010 par jesusparis


Les États-Unis ont officiellement entériné la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones, ce qui signifie qu’aujourd’hui, plus aucun pays ne s’y oppose.

 

Les États-Unis ont été le seul pays à continuer à s’opposer à cette Déclaration, après l’appui officiel du Canada en novembre dernier. La plupart des pays-membres l’avaient soutenue lorsqu’elle a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies en 2007.

 

Le président Obama a annoncé cette décision lors de l’ouverture de la Conférence sur les Nations indiennes qui s’est tenue hier à la Maison Blanche. Il a déclaré : ‘Ce qui importe beaucoup plus que les mots – ce qui importe beaucoup plus que n’importe quelle résolution ou déclaration – ce sont les actions qui correspondent à ces mots’.

 

Selon les statistiques des Nations-Unies, le taux de suicide chez les Indiens des Etats-Unis est 62 % plus élevé que celui de la population non-indienne et le risque d’être infecté par la tuberculose 600 fois plus grand.

 

Dans le monde entier, les peuples indigènes sont victimes de marginalisation, de dépossession et de discrimination dont les conséquences sont dévastatrices. La Déclaration énonce une série de principes selon lesquels un Etat peut être jugé pour son comportement à l’égard des peuples indigènes, elle constitue un outil précieux pour les peuples indigènes qui luttent contre l’injustice à leur égard.

 

En dépit de sa valeur intrinsèque, la Déclaration des Nations-Unies reste morale et non contraignante. Survival mène campagne pour que tous les pays, y compris la France, ratifient la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail, le seul instrument juridique international contraignant relatif aux peuples indigènes. A ce jour, seuls vingt-deux Etats l’ont ratifiée. Les Etats-Unis ne sont pas parmi eux.

 

Stephen Corry, directeur de Survival International a déclaré : Il s’agit là d’une excellente nouvelle, une étape importante vers la reconnaissance universelle que la vie et les modes de vie des peuples indigènes ont autant de valeur que celles de n’importe qui d’autre. Mais des paroles prometteuses doivent être suivies d’une action positive sinon elles perdent tout leur sens’.

Publié dans Les Amériques

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DES ENFANTS BLOQUES EN HAITI PAR L'ADMINISTRATION DE LA REPUBLIQUE BANANIERE FRANCAISE

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

LDH

Des enfants bloqués en Haïti

mis en ligne mercredi 22 décembre 2010 par jesusparis


Communiqué commun

 

Les associations se réjouissent d’apprendre que des avions vont être dépêchés en Haïti pour ramener enfin plus d’une centaine d’orphelins à leurs parents adoptifs.

 

Sans vouloir opposer les uns aux autres, nous ne pouvons que relayer la douleur des familles d’origine haïtienne qui, elles, attendent toujours leurs propres enfants : beaucoup se trouvent toujours isolés en Haïti depuis le séisme où ils ont perdu la personne qui s’occupait d’eux.

 

Les proches qui leur restent en France se désespèrent devant les obstacles insurmontables qui leur sont opposés notamment par l’Ambassade de France en Haïti ou l’Office des Migrations : des papiers impossibles à trouver leur sont sans arrêt demandés.

 

Nombreux sont ceux qui n’ont pas eu la chance d’être pris en charge et sont confiés à des voisins ou vivent seuls sous la responsabilité du plus âgé, dans des conditions très précaires, sans accès aux soins, sans école.

 

En Guyane des centaines d’enfants sont attendus par leurs parents qui ont pourtant obtenu le regroupement familial mais n’arrivent pas à obtenir le visa.

 

Nous manifestons notre incompréhension devant cette politique qui prive des enfants déjà très éprouvés, d’un de leurs droits fondamentaux : vivre en famille ! « Faciliter le regroupement des familles » avait été une promesse prise publiquement au lendemain du séisme par le Ministre de l’Immigration de l’époque. Pour de trop nombreuses familles, il s’agit une fois de plus, d’une promesse non tenue.

 

Nous exigeons un traitement égalitaire dans l’intérêt des enfants et des familles.

 

Signataires (par ordre alphabétique) :

 

· Centre Anacaona Droits Humains Haïti, anacaona_droitshumains_haiti@yahoo.fr

 

· Collectif Haïti de France, www.collectif-haiti.fr

 

· France Amérique Latine, www.franceameriquelatine.org

 

· Ligue des Droits de l’Homme, www.ldh-france.org

 

· Plateforme d’Associations Franco-haïtiennes, www.pafha.fr

 

· Réseau Education Sans Frontières www.educationsansfrontieres.org

 

contact@collectif-haiti.fr
www.collectif-haiti.fr

Publié dans Les Amériques

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JACQUES VERGES : "EN COTE D'IVOIRE L'OCCIDENT APPUIE UN CANDIDAT, C'EST UNE ERREUR"

Publié le par Tourtaux



Jacques Vergès

Dimanche 19 décembre 2010

Crise post électorale Jacques Vergès (avocat français) : “En Côte d’Ivoire l’Occident appuie un candidat, c’est une erreur”

Dans une interview accordée au quotidien Burkinabé “Le Pays”, le célèbre avocat français Jacques Vergès prend position dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire et sur la justice internationale.

Extrait !

- Quelle lecture faites-vous de la situation en Côte d’Ivoire ?

Jacques Vergès : mon avis, les Occidentaux ont poussé à faire des élections en Côte d’Ivoire. On fait des élections pour confirmer un consensus. Il n’y a pas de consensus en Côte d’Ivoire. Il vaut mieux attendre 12 ans que d’arriver à la situation actuelle.
D’autre part, l’Occident appui un candidat. Je pense que c’est une erreur. Ce candidat apparaît comme un candidat de l’étranger.

- Pour vous, le candidat auquel vous faites allusion n’a pas gagné les élections?

 J. V. : Je n’en sais rien. Même s’il a gagné… Je n’habite pas la Côte d’Ivoire, je ne connais pas exactement la Côte d’Ivoire. Je ne peux pas, comme les Occidentaux, rester à l’étranger et dire que c’est comme ci ou comme cela.

- Quelle appréciation faites-vous de la justice internationale ?

J.V. : Je préfère parler plutôt d’injustice internationale. Vous savez, les colonialistes ont toujours un masque. Ils ne disent jamais du bien de vous. Ils pillent vos ressources naturelles. Ils ont commis des génocides à l’égard des Indiens d’Amérique, détruit des civilisations comme celle des Aztèques. Au nom de la liberté du commerce, ils ont imposé à la Chine trois guerres d’opium. Au nom de l’esclavage, ils sont venus imposer le travail forcé en Afrique. Aujourd’hui, c’est au nom de la justice qu’ils interviennent. Quelle est cette justice ? J’ai travaillé pour le tribunal de la Yougoslavie et pour celui du Cambodge. Les magistrats appliquent des règles, mais eux n’ont pas de règles. Ils font leurs règles eux-mêmes. Au Burkina ou en France, un juge dit que telle personne est gardée à vue 30 jours. La loi dit que c’est le délai maximum. Mais le juge dit que je veux le garder plus longtemps. La loi est faite par le Parlement et non pas par le juge. Dans le cas de Milosevic (ndlr, il était un de ses clients) au tribunal pour la Yougoslavie, on a changé la loi 22 fois. Ils violent le principe de Montesquieu. C’est la première chose. Au Cambodge, le tribunal vient de décider de faire appel à des donateurs privés. Quand un homme riche vous donne de l’argent, ce n’est pas pour rien. Vous vous vendez. Quand vous acceptez l’argent de n’importe qui, vous faites n’importe quoi. Je prends l’exemple du tribunal pour le Liban. Il y a 4 ans, les commanditaires de ce tribunal ont dit qu’il faut mettre en cause les Syriens. On a arrêté 4 Généraux réputés pro-Syriens. Il n’y avait rien contre eux. Les commanditaires ont dit ensuite que les Syriens ne les intéressaient plus, mais cette fois c’est le Hezbollah. On a libéré les captifs et on a essayé de mettre en cause le Hezbollah. Un tribunal est responsable devant l’opinion. On a fait le procès de Milosevic sans un Serbe dans le tribunal. On fait un procès au Cambodge où le chef du gouvernement dit qu’il ne veut pas qu’on accuse d’autres personnes, autrement il y aura la guerre civile. Le procureur qui est Canadien dit qu’il a le droit d’avoir une opinion. Les magistrats de la Cour internationale sont atteints de ce qu’on appelle un daltonisme au noir. Le dalton ne voit pas certaines couleurs. Ils ne voient que le noir. Si vous allez à la Cour internationale, tous les inculpés sont noirs, pas parce qu’il ne s’est rien passé à Gaza, pas parce qu’il ne s’est rien passé à la prison d’Abugraïb. La question que je me pose maintenant est : Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle cela ? Je ne dis pas que tout le monde est innocent, mais si ces gens sont coupables, c’est aux Africains de les juger. Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle que ses dirigeants soient jugés par une bande de cosmopolites qui la méprisent. Il y a le cas de Béchir au Soudan. Je pense que les pays africains ont raison de ne pas appliquer le mandat international. L’Afrique n’est plus sous tutelle. Les Américains accepteront-ils qu’un pays africain juge Georges Bush pour sa guerre d’agression contre l’Irak ?

 

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Source : GHS

Publié dans Politique

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