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CE QUI CHANGE POUR VOS IMPOTS EN 2011 OU DIT AUTREMENT : LES ETRENNES DU CRAVATEUR DE L'ELYSEE !

Publié le par Tourtaux

Ce qui change pour vos impôts l'an prochain

Mots clés : déclaration de revenus 2010,

Par Cécile Crouzel Le Figaro
30/12/2010 | Mise à jour

Les particuliers verront leurs prélèvements augmenter de 4,7 milliards d'euros en 2011.

Le gouvernement ne cesse de le répéter : il n'y aura pas de hausse générale d'impôt en France. Pourtant, les prélèvements qui pèsent sur les ménages augmenteront de 4,7 milliards d'euros en 2011 (et de 8,4 milliards pour les entreprises) ! À cela Bercy rétorque que la plupart des mesures consistent en des coupes dans les niches fiscales et sociales (rabot de 10 %, suppression de certains dispositifs comme l'abattement pour emploi à domicile). Personne n'étant obligé d'utiliser une niche, on ne peut parler de hausse générale de la fiscalité. Sauf que dans les budgets de l'État et de la Sécu de 2011, le gouvernement a aussi pris des mesures qui toucheront tous les Français : TVA sur les box Internet, taxe sur l'électricité, fin des avantages pour les nouveaux mariés, etc. Les épargnants subissent eux une forte hausse des prélèvements. Et ce en attendant la réforme de la fiscalité du patrimoine promise pour la mi-2011, qui devrait

voir la fin du bouclier et l'aménagement - si ce n'est la disparition - de l'ISF.

Placements financiers

Les épargnants seront encore plus taxés.

Assurance-vie : prélèvement chaque année

Les contrats d'assurance-vie multisupports comportent des placements sans risque (compartiment en euros) et des placements plus risqués (compartiment en unités de compte). À partir du 1er juillet 2011, les revenus du compartiment en euros seront soumis aux prélèvements sociaux chaque année, et non plus comme aujourd'hui au dénouement du contrat.

Plus-values taxées à 19 %

Pour les ventes réalisées à partir de 2011, le taux d'imposition des plus-values de cessions de titres (actions, obligations…) passe de 18 % à 19 %. À partir de 2011, quel que soit le montant de la cession, les plus-values seront soumises à l'impôt et aux prélèvements sociaux. Actuellement, si les cessions de titres sont inférieures à 25 830 euros par an, le contribuable est exonéré d'impôt mais subit des prélèvements sociaux (CSG et CRDS essentiellement).

Dividendes davantage taxés

Les ménages peuvent choisir de faire imposer leurs dividendes et leurs intérêts à un taux fixe (le prélèvement forfaitaire libératoire de 18 %) ou au barème de l'impôt sur le revenu. Pour les dividendes et intérêts perçus en 2010, imposés en 2011, le prélèvement forfaitaire libératoire passe à 19 %. Les ménages ayant opté pour le barème voient disparaître un avantage spécifique, le crédit d'impôt de 50 % sur les dividendes.

Prélèvements sociaux relevés

En 2011, les prélèvements sociaux sur l'épargne (plus-values, dividendes, assurance-vie, revenus fonciers…) passeront à 12,3 %, contre 12,1 %. Au total, un contribuable sera ponctionné à 31,3 % (19 % + 12,3 %) de sa plus-value.

Revenus annexes

L'idée est que les revenus annexes n'échappent plus à l'impôt.

Participation, intéressement : hausse du forfait social

Le forfait social, qui pèse sur l'intéressement, la participation, l'épargne salariale et les retraites supplémentaires, passe de 4 % aujourd'hui à 6 % en 2011. Ce forfait social est payé par les entreprises. Mais il est probable que les sociétés, qui subissent une hausse de charges sur ces éléments de motivation, en réduisent le montant.

Retraites chapeau : nouveau prélèvement

Les bénéficiaires de retraite chapeau payeront à partir de 2011 une contribution sociale de 7 % si leur rente est comprise entre 500 et 1000 euros par mois et de 14 % au-delà. Ces rentes sont déjà soumises à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Indemnités pour préjudice moral imposées

À partir de 2011, les indemnités pour préjudice moral au-delà de 1 million d'euros seront imposées.

Stock-options davantage taxées

La contribution payée par le bénéficiaire sur le gain de la levée d'option passe de 2,5 % à 8 % en 2011. Les plus-values de stock-options seront imposées à 41 %, contre 40 % aujourd'hui.

Niches et bouclier

Rogner les niches fiscales est un des axes forts du gouvernement.

Bouclier fiscal écorné

Les surcroîts d'impôt dus à hausse de la dernière tranche de l'impôt sur le revenu, au relèvement de l'imposition des plus-values et du prélèvement forfaitaire libératoire et au rabotage des niches sont exclus du bouclier.

Niches rabotées

Vingt-deux niches seront rabotées : le taux de réduction d'impôt qu'elles offrent et leurs plafonds seront réduits de 10 % à compter de l'imposition des revenus de 2011. Sont notamment concernés le Scellier pour l'investissement locatif, les niches Dom-Tom (à l'exception du logement social outre-mer qui échappe au rabot) et le crédit d'impôt pour les équipements de la maison en faveur du développement durable. Ainsi, la réduction d'impôt pour chaudières à condensation passe de 25 % à 22 %, celle des pompes à chaleur de 40 % à 36 %, etc. La liste des équipements donnant droit au crédit d'impôt sera réduite par circulaire.

Photovoltaïque réduit

Le crédit d'impôt dont bénéficient les ménages installant un panneau photovoltaïque est passé au 29 septembre dernier de 50 % à 25 % de l'investissement.

 

Plafond global abaissé

Pour l'imposition des revenus de 2011, le montant des réductions d'impôt qu'un contribuable peut cumuler en utilisant des niches ne pourra pas dépasser 18.000 euros augmenté de 6 % du revenu. Jusqu'à présent, le plafond était à 20.000 euros plus 8 % du revenu.

ISF-PME diminué

À partir de 2011, un particulier ne pourra réduire son ISF que de 50 % du montant de son investissement dans une PME, que l'investissement se fasse en direct, via un holding ou via des fonds. Jusqu'à présent, le taux de réduction était de 75 % pour les investissements en direct ou via un holding, et de 50 % pour un investissement via des fonds. Le plafond de la réduction d'impôt passe de 50.000 à 45.000 euros pour un investissement en direct. Les frais et commissions des holdings et des fonds seront mieux encadrés. Certains secteurs seront exclus du dispositif ISF-PME : investissements financiers ou immobiliers, ceux dans le photovoltaïque et dans l'éolien et ceux de loisirs (cave à vins ou à cigares).

Immobilier

Les réformes sont nombreuses dans ce secteur.

Fin du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt

Depuis 2007, les ménages qui achetaient leur résidence principale déduisaient de leur impôt sur le revenu une part des intérêts de leur emprunt (de 15 % à 40 % selon les années et les types de logements). Ce crédit d'impôt disparaît. Mais le prêt à taux zéro est renforcé : il devient accessible à tous les ménages qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale, quels que soient leurs revenus.

Plan épargne logement réformé

Les PEL ouverts à compter du 1er mars 2011 obéiront à de nouvelles règles. Le prêt ne pourra financer que la résidence principale. Les intérêts du PEL seront soumis aux prélèvements sociaux chaque année (et non en bloc au bout de dix ans). Les taux de rémunération du PEL évolueront chaque année en fonction des taux de marché et ne pourront être inférieurs à 2,5 %.

Avantage Scellier rogné

La réduction d'impôt pour l'investissement locatif est rabotée de 10 %, mais à partir du 1er avril 2011 (à condition d'avoir une réservation certaine avant le 31 décembre 2010). Pour les logements ne respectant pas la norme basse consommation (BBC), la réduction passe de 25 % actuellement à 15 % au 1er février et à 13 % au 1er avril. Pour les logements BBC, la réduction passe de 25 % aujourd'hui à 22 % au 1er avril. Les plafonds de loyer du dispositif sont abaissés.

Avantage Demessine supprimé

La réduction d'impôt pour l'acquisition de résidences de tourisme dans les zones de revitalisation rurale (dispositif Demessine) disparaît en 2011.

Familles

Les ménages aisés sont davantage taxés.

Dernière tranche d'impôt sur le revenu (IR) à 41 %

Le taux d'imposition de la dernière tranche de l'IR est relevé de 40 % à 41 %, et ce pour les revenus de 2010 imposés en 2011. Plus de 340.000 ménages - ceux dont le revenu dépasse 70.830 euros par an et par part - sont concernés.

Par ailleurs, la CSG perçue sur les hauts revenus (supérieurs à quatre fois le plafond de la Sécu, soit 141 400 euros annuels environ) portera sur 100 % de la rémunération, contre 97 % actuellement.

Mariage, divorce, pacs

Jusqu'à présent, les mariés et les pacsés de l'année pouvaient faire trois déclarations d'IR : deux séparément pour les revenus perçus jusqu'à la date de l'union, puis une commune. De quoi réduire son impôt, compte tenu de la progressivité de l'impôt. Cet avantage disparaît à partir de 2012 (pour l'imposition des revenus de 2011). L'année de leur mariage ou de leur pacs, les contribuables devront soit faire une déclaration commune pour toute l'année, soit deux déclarations séparées pour toute l'année. De même, l'année de divorce ou de fin de pacs, il faudra déposer deux déclarations séparées pour toute l'année.

Emploi à domicile

Les particuliers qui emploient une personne à domicile peuvent payer les charges sociales au régime réel (les charges sont calculées sur le salaire réel de l'employé) ou au forfait (les charges sont calculées comme si l'employé était au smic). Au régime réel, les employeurs bénéficiaient d'un abattement de charges sociales de 15 %. Cet abattement disparaît en 2011. En revanche, le crédit d'impôt de 50 % pour emploi de personne à domicile ne bouge pas.

Demi-part parent isolé

Les personnes vivant seules et ayant élevé seules leurs enfants pendant moins de cinq ans verront leur demi-part disparaître au titre de l'imposition de leurs revenus de 2013. Soit un sursis d'un an par rapport à ce qui avait été décidé fin 2008.

Consommation

De nombreuses hausses d'impôt portent sur des produits de consommation courante.

TVA sur le triple play

Au 1er janvier, la TVA passe à 19,6 % sur l'intégralité des forfaits triple play combinant Internet, téléphone et télévision, offerts via des box ou sur téléphone portable. Jusqu'à présent, la TVA était à 5,5 % sur la moitié du forfait. Les opérateurs répercuteront cette hausse de la TVA sur les consommateurs, pour des montants entre 1 et 3 euros par mois.

Assurance santé

Les contrats d'assurance-maladie complémentaires dits «responsables» (respectant certains critères de remboursement) subiront à partir de 2011 une taxe de 3,5 %. Une hausse d'impôt payée par les assureurs mais que ces derniers pourraient répercuter aux assurés.

Électricité

La facture d'électricité des Français augmentera de 3 % en janvier. En cause : le relèvement d'une des taxes assises sur l'électricité, la «contribution au service public de l'électricité».

Bonus-malus automobile

En 2011, les seuils déclenchant le bonus et le malus sont abaissés de 5 grammes. Le bonus de 100 euros disparaît, celui de 500 euros (pour les véhicules émettant entre 90 et 110 grammes de CO2 par km) est ramené à 400 euros et celui de 1000 euros (pour les véhicules émettant entre 60 et 90 grammes de CO2 par km) à 800 euros. Le bonus spécifique aux véhicules GPL est supprimé.

Plus-values davantage taxées

Le taux d'imposition des plus-values immobilières réalisées à partir de 2010 passe à 19 %, contre 16 % auparavant. La résidence principale reste exonérée.

Les particuliers verront leurs prélèvements augmenter de 4,7 milliards d'euros en 2011.  

Publié dans Politique

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LA FEDERATION CGT DES TRANSPORTS PRONE UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE SUR LES TRANSPORTS

Publié le par Tourtaux

le 28 Décembre 2010

La CGT prône une "enquête parlementaire" sur les transports

La fédération CGT des Transports a prôné mardi "une enquête parlementaire" sur le secteur, estimant que "le système actuel est en cause" dans les difficultés survenues à la suite des intempéries.

"Le gouvernement et plus généralement les pouvoirs publics ne peuvent faire l'impasse sur une véritable mise à plat du système des transports, de son fonctionnement, de son organisation et des moyens associés", affirme l'Union interfédérale des Transports de la CGT dans un communiqué.

"Voilà qui justifierait largement une véritable et utile enquête parlementaire et un grand débat public", ajoute-t-elle, en déplorant la "situation ubuesque" vécue par "des dizaines de milliers de voyageurs".

"Qu'il y ait des intempéries n'est pas nouveau, fussent-elles d'une intensité et d'une séquence exceptionnelles. Ce qui est surtout à remarquer et à traiter, c'est la désormais incapacité à faire face à ces situations dont on sait pourtant que la saisonnalité les rend très probables", selon le syndicat.

"Le système actuel, formaté par la libéralisation intervenue depuis trente ans, et dont tout le syndicalisme européen demande un bilan contradictoire, est en cause", poursuit-il.

Pour la fédération CGT, ce système "n'autorise pas les situations perturbées, ne permet pas d'y faire face" aussi bien dans les transports routiers que ferroviaires ou aériens.

"Pire, dans ses choix stratégiques d'orientation et de gestion des entreprises concernées, qu'elles soient publiques ou privées, il n'en a que faire", souligne le syndicat.

"Dans ce contexte, voir les différents protagonistes orchestrer un savant bal des faux culs en se renvoyant la balle des responsabilités, entre aéroports de Paris et les compagnies aériennes, entre ministres, préfets et météo France, par exemple, est intolérable", affirme-t-il.

Publié dans Politique

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CGT CHOMEURS REBELLES DU MORBIHAN : ENSEMBLE, FAISONS DE 2011 UNE ANNEE DE VICTOIRES SOCIALES

Publié le par Tourtaux

vendredi 31 décembre 2010

Ensemble, faisons de 2011 une année de victoires sociales
Les belles promesses de Sarkozy en janvier 2010 n'auront pas fait long feu.

Il nous promettait alors que « dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage ». On a vu le résultat : 2010 aura été une année calamiteuse de plus pour les travailleurs.

D'un côté, les factures ont flambé : Gaz, électricité, essence, internet, loyer, frais de santé, impôts...

De l'autre, le chômage a explosé, les usines ferment, le temps partiel subi s'étend, les salaires stagnent, le RSA fait perdre de l'argent à certains allocataires.
Et en 2011 l'allocation équivalent retraite et la prime pour l'emploi disparaissent.


Les seules bonnes nouvelles sont pour les banquiers et les actionnaires :

Des dividendes et des stock-options record seront versé aux gros actionnaires, comme Bettencourt, Bolloré, Bouygues, Bernard Arnault... Ceux qui sont à l'origine de la crise seront ainsi récompensés sans aucune justification.

Si la bataille des retraites n'a pas débouché sur une victoire, elle aura au moins eu des effets positifs.

La légitimité de l'action collective s'est renforcée.
Des travailleurs défaitistes, voire résignés ont pu reprendre goût aux manifs, aux blocages.
Le peuple français a pu montrer qu'il sait être solidaire, jeunes-anciens, actifs-chômeurs, privé-public, quand il s'agit de défendre une grande idée.  La loi repousse l'âge de la retraite. Les travailleurs partiront avec une pension plus petite.
Les français ont compris que cette « réforme » est injuste, injustifiée, injustifiable.
Et le problème des financements des retraites n'étant pas résolu, tout porte à croire que d'autres batailles sur la retraite auront lieu.
Car seule la lutte collective fera reculer nos gouvernants, et leurs amis les tyrans de la finance.
Retraite, emploi, salaire,
tout est lié
 
Comme en 2010,
nous serons en 2011
de toutes les batailles
pour une vie décente.
Tous ensemble,
faisons de 2011
une année de victoires sociales !


"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genou" - La Boétie

vendredi 24 décembre 2010

La revue de presse : Ce qu'il ne fallait pas rater en 2010
Les liens que vous trouvez ci-après peuvent correspondre à des sites qui font payer leurs articles. A vous d'aller dans les médiathèques pour éviter de payer les articles !
Les articles sont classés par théme : RSA, chômage et sous-emploi, protection sociale et services publics, et enfin une note d'espoir : La colère gronde, et les mobilisations payent. 

RSA

 "Le RSA permet d'alléger la pauvreté mais pas nécessairement d'en sortir" dixit le président du comité d'évaluation du RSA dans l'article de Localtis du 31 mai : Ouf, on a failli avoir peur !
18/11/2010    Localtis    Le RSA approche les 1,8 millions d'allocataires : De 1,2 à 1,3 millions d'allocataires du RSA socle en un an : Youpi !
06/12/2010    Localtis    Débuts très laborieux pour le RSA jeunes  : Merci, et encore bravo !
La FNARS, assocation des travailleurs sociaux estiment à 35% que l'attribution du RSA s'accompagne de la perte de droits - Localtis le 19 octobre 2010 : On l'avait dit dès le départ
Le secours catholique appelle à revaloriser le RSA - L'humanité du 10 novembre 2010


Chômage et sous-emploi

"Au-delà du chômage, le sous-emploi", article de Ouest France du 4 juin  : Enfin on en parle !
"Basculement des cotisations chômage vers la retraite à partir de 2015 (Woerth)" de l'AFP et France transactions du 16 juin : Au voleur !
"Chômeur interpellé. Le Pôle emploi de Dinan occupé", le télégramme du 24 juin : La honte totale.
Destruction  historique d'emplois : 256.000 en 2009. Les echos du 6 août. No comment.
Les chômeurs rebelles du Mobihan diffusent désormais les numéros de téléphone portable des directeurs d'agence Pôle emploi, en plus des numéros ligne directe des agences : CGT chômeurs rebelles du Mobihan du 9 août 2010 
Les entreprises bénéficient de 172 milliards d'euros de niches fiscales et sociales : Le JDD du 6 octobre, qui cite un rapport de la cour des comptes.
Question : Et si on utilisait cet argent pour créer des emplois ? Avec 172 milliards, on peut embaucher 6,3 millions de personnes à 1500 euros brut sur 13 mois.
On erradique donc le chômage en France !
On achève bien les chevaux : les Pôle emploi lancent la compétition pour trouver un emploi : Le Markethon - L'indépendant le 11 octobre 2010 : Seuls les plus résistants et les plus costauds trouveront un emploi ! Les autres peuvent crever.
Les trois prix Nobel d'économie mettent en avant une vision positive du chômeur, qui cherche les meilleures opportunités - L'expansion du 12 octobre 2010 - L'article des echos du 12 octobre 2010 parle lui aussi de la vision des prix Nobel : l'augmentation des indemnités de chômage accroît la durée du chômage. Mais cet allongement peut être utilement mis à profit pour que le chômeur trouve un poste plus adapté à son profil. 
490,000 suppressions d'emploi prévues dans les services public en Angleterre - RTBF le 20 octobre 2010 - et dans le même temps la Grande Bretagne envisage le travail gratuit pour les chômeurs - Le figaro du 7 novembre 2010
Arnaque au Pôle emploi : Des conseillers Pôle emploi promettent des embauches, et font travailler des privés d'emploi gratuitement chez des employeurs, trop contents... Rue89 du 3 novembre 2010
19/11/2010    Rue89    "Vous allez être déçue"…Couac kafkaïen à Pôle emploi    : Un usager de Pôle emploi raconte : Bien représentatif du bazar complet à Pôle emploi, et bien représentatif du virage répressif pris par cette institution


Santé
"De plus en plus de personnes restreignent leurs soin pour des raisons financières", infirmiers.com du 21 juillet
La précarité de la vie quotidienne a des conséquences sur la santé des enfants qui subissent des carences alimentaires, un retard dans l’accès aux soins, des pathologies spécifiques pour ceux qui vivent dans des logements insalubres et une souffrance psychique qui trouve son origine dans l’instabilité et l’insécurité, sans oublier la honte de soi qui peut marquer définitivement une vie d’enfant.- rapport 2009 de la défenseure des enfants – site defenseurdesenfants.fr – novembre 2010
24/11/2010    L'union    Inquiétude au Secours populaire : 25% de familles supplémentaires secourues


Protection sociale et services publics
Dans  Le monde du 22 juillet,  les américains découvrent les bienfaits de la protection sociale. Dans les Echos du 28 juillet, le report de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans coûterait 200 millions par an à l'assurance chômage : Les chômeurs peuvent bien payer !
A nouveau, le gouvernement opère un véritable lavage de cerveau : La fraude fiscale coûte soixante fois plus cher que la 'fraude sociale', Lyon capitale du 30 juillet 
Un rapport sénatorial estime à 53000 euros le coût par emploi à domicile créé - coût pour les contribuables - Le monde du 6 octobre 2010. Quand on voit la qualité des emplois créés : De salaires de misère, des conditions de travail difficiles, et des horaires morcellés. Et si on mettait enfin en place un vrai service public pour les personnes âgées ?
22/11/2010    les echos    Coup d'arrêt sur les contrats aidés jusqu'à la fin de l'année     : On ne va pas pleurer sur la suppression de ces emplois précaires, mal payés. Ce dont ont besoin les services publics, ce sont des agents formés, et statutaires pour faire le boulot.
23/11/2010    les echos    Les sénateurs UMP veulent raboter la prime pour l'emploi et piocher dans la "cagnotte" du RSA  : Il s'agit encore d'un véritable hold-up !
16/12/2010    les echos    Emploi, éducation, santé : Les français déplorent la dégradation des services publics     



La colère gronde, et les mobilisations payent

Ainsi, on apprend dans les echos du 27 août, que, concernant les étudiants, le cumul aide au logement et demi-part fiscale ne sera pas remis en cause.
Le journaliste a saisi toute l'importance de cette information : " le gouvernement crée en outre un précédent dangereux pour tous les lobbies qui espèrent échapper à l'effort de rigueur, estimé à 100 milliards d'euros d'économies sur trois ans. " Toujours d'après l'auteur de l'article, " les organisations étudiantes -qui menacent de participer massivement aux manifestations du 7 septembre" auraient fait peur au gouvernement.

Publié dans Lutte des classes

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ILE DE LA REUNION : LA CGT SE BAT POUR L'EGALITE DE TRAITEMENT

Publié le par Tourtaux

 

“La CGT se bat pour l’égalité de traitement”
  • Clicanoo.com
  • publié le 31 décembre 2010
  • 07h22
“La CGT se bat pour l'égalité de traitement”

La CGT, qui est à l’origine du préavis de grève toujours en vigueur dans les centrales thermiques de l’île, veut que les agents de l’énergie soient payés autant que les fonctionnaires outremer (photo d’archives).

La CGT est le syndicat à l’origine du préavis de grève dans les centrales thermiques de la Réunion. C’est donc aussi le syndicat qui menace l’île d’un très impopulaire arrêt de la production électrique depuis le 3 décembre. Nous avons rencontré ses leaders qui disent « se battre pour l’égalité de traitement entre travailleurs de l’énergie et fonctionnaires et entre métropolitains mutés et Réunionnais ».

À la Réunion, les fonctionnaires sont indexés à un taux légèrement supérieur à 50 %. Quant à tous les agents qui travaillent à la production d’énergie dans l’île, que ce soit à EDF ou à la Séchilienne Sidec, leurs salaires sont majorés d’environ 25 %. C’est la que le bât blesse selon la CGT. Le syndicat qui a déposé un préavis de grève le 3 décembre dans l’entreprise qui gère les centrales thermiques de la Réunion réclame une égalité de traitement. « Outremer, fonctionnaires et agents de l’énergie ont droit aux mêmes avantages. Nous avons découvert cela à l’époque du Cospar en nous plongeant dans les textes qui régissent notre profession. Le problème c’est que ceux qui nous dirigent n’ont jamais voulu appliquer la loi », affirme Patrick Hoarau, secrétaire général CGT et employé EDF.

LA DIRECTION EN APPELLE AU CONSEIL D’ÉTAT

À ce jour, seuls les 116 salariés péi de la Séchilienne sont concernés par un préavis de grève, tout simplement parce que le syndicat CGT, seul à l’origine du mouvement, est largement majoritaire au sein de la société. Si les quelque 700 salariés d’EDF Réunion n’ont pas suivi c’est parce que la CGT ne fait pas l’unanimité dans l’entreprise appartenant majoritairement à l’Etat. Seuls 41 % des salariés EDF sont syndiqués à la CGT. L’autre syndicat fort au sein de la société est Force Ouvrière. Et FO n’est absolument pas d’accord avec la CGT sur la question de l’application de l’article 14 paragraphe 6 du statut des travailleurs de l’énergie.

« On aimerait bien pouvoir faire front uni avec les autres syndicats chez EDF. Cela permettrait de déposer aussi un préavis à EDF et donc d’avoir encore plus de chance de gagner la bataille », reconnaît Max Banon, figure emblématique du Cospar et membre du bureau de la CGT. Ce ne serait alors plus 60 % mais 100 % de la production d’électricité dans l’île qui serait menacée. Pour l’instant le mouvement reste donc cantonné à la Séchilienne Sidec mais face à l’ampleur de la revendication le responsable de l’entreprise c’est déclaré incompétent pour négocier. Il a demandé, depuis le dépôt du préavis, la médiation du préfet qui ne peut rien faire jusqu’à aujourd’hui qu’organiser des réunions de travail qui ne débouchent sur rien. « Chacun campe sur ses positions. Nous, on veut l’application intégrale de l’article pour arriver à 53 % de sur rémunération et la direction s’entête à dire qu’elle est incompétente. C’est pourquoi nous demandons à l’État d’intervenir. Pas le conseil d’Etat (la Séchilienne a déposé un recours devant la juridiction suprême) car nous estimons qu’il ne peut faire que confirmer les textes existants mais plutôt les ministères concernés qui peuvent seuls faire en sorte que les textes soient appliqués », précise Patrick Hoarau. Parce qu’ils veulent justement que l’Etat s’empare du dossier, les leaders péi sont allés plaider leur cause auprès des parlementaires réunionnais. Hier, Jean-Paul Virapoullé devait les rencontrer en fin de journée et Patrick Lebreton leur promettait une entrevue incessamment sous peu.

Dernier cheval de bataille de la CGT énergie mais qui ne concerne cette fois qu’EDF et non plus la Séchilienne pourtant seule concernée par le préavis de grève : « l’égalité de traitement pour les Réunionnais avec les métropolitains qui viennent travailler chez nous ». « On sait qu’on va être taxés de racistes en disant ça. Mais on ne voit pas pourquoi les cadres zoreils qui débarquent ont droit à l’équivalent d’une 5e année de salaire pour quatre ans en poste. On pense que c’est une façon de leur accorder les 53 % à eux tandis que nous, on doit se contenter d’une majoration de 25 % et encore après s’être longuement battu pour ça ».Aux dernières nouvelles, faute d’avoir obtenu ce qu’ils voulaient, les employés syndiqués CGT des centrales thermiques, toujours sous le coup d’un préavis, se disent aujourd’hui plus acculés que jamais à la nécessité de faire grève pour vaincre

A.H

Publié dans colonialisme

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