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COMPLICITES INTERNATIONALES CONTRE LES TUNISIENS

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Nawaat

Complicités internationales contre les tunisiens

mis en ligne lundi 17 janvier 2011 par jesusparis


On est en droit de se demander pourquoi la communauté internationale n’a pas bougé, restant silencieuse, et observant ce qui se passait en Tunisie. Les différentes réponses de la volonté de non ingérence dans les affaires internes me paraissent suspectes.

 

Je vais ici exposer mon point de vue personnel qui se base sur une analyse des différentes hypothèses, sur la lecture des derniers faits, mais aussi les derniers articles qui ont paru et sur les communiqués officiels.

 

Je commence par 1987, personne ne peut ignorer le rôle qu’ont joué les américains et français pour mettre en place Ben Ali, avec qui ils avaient des liens très forts.

 

Ces même acteurs, à qui se rajoutent les Italiens et par la suite Israéliens, et les pays du Golfe, ont entretenu ces liens, et se sont satisfait de la stabilité politique et sécuritaire en Tunisie.

 

La Tunisie n’était pas ce qui les intéressait, pas plus qu’en 1881. Ce qui les intéressait c’était d’avoir un partenaire dans la région, un rempart contre les soit-disant islamistes, mais surtout et avant tout d’avoir une main mise sur un pays qui partage des frontières avec la Libye et l’Algérie. Vous commencez peut être à comprendre la grande amitié qui s’est nouée entre Ben Ali d’une part et Berlusconi et Chirac d’autre part. Sarkozy n’a rien changé à cette donne.

 

Tout le monde en Tunisie se rappelle que l’étau s’est un peu desserré autour de la pratique religieuses au début des années 2000, et que « bizarrement » cela s’est accompagné du retour des investissement des pays du Golfe et leur amplification. Ceci laisse supposer une hypothétique négociation avec les courants islamistes dans ces pays pétroliers.

 

Israël a indiqué aujourd’hui qu’il suit la situation en Tunisie avec attention, et qu’il regrette le départ de Ben Ali qui l’a bien accueilli en 2005. Et il « souhaite » que le prochain gouvernement garde le même cap.

 

Pendant la révolution de ce mois de janvier 2011, le monde entier a été pris de court. Même la France, au lieu de déplorer les morts, a proposé à Ben Ali de l’aider à circonscrire la révolution. L’attitude des USA n’était pas si différente, appelant les deux parties à la retenue.

 

Mais voilà, l’armée a refusé de tirer, le peuple s’est indigné et a continué le combat poussant Ben Ali au départ. La panique a gagné toute la région, la planète entière. Face à la répression, au blackout médiatique, au silence international, les Tunisiens ont continué.

 

Ce Rachid Ammar est, semble-t-il, investi par un sens patriotique et citoyen incomparable pas comme ce rat de Ben Ali et ses collaborateurs.

 

Le soir même, une mascarade ; le premier ministre se proclame président par intérim. Les diplomaties du monde entier ont salué ce nouveau président et ont dit qu’ils continueraient à travailler avec lui. Et pourtant l’erreur juridique a de suite été relevée.

 

Le lendemain, les Tunisiens ont manifesté leurs désaccords. Le soir, intervient un nouveau changement de président. Les pays du monde entier ont à nouveau accepté. Mais face à ce peuple têtu, le monde commence à s’inquiéter. Ils ne peuvent plus compter sur le gouvernement que Ben Ali a laissé derrière lui, le peuple l’a désavoué.

 

Aujourd’hui j’ai lu dans des journaux étrangers, qu’on souhaiterait (les étrangers) que Rachid Ammar prenne les pouvoirs. Des voix se lèvent de tout part, craignant le résultat des urnes.

 

On souhaite publiquement et on encourage un processus démocratique « responsable » en Tunisie (comme si la démocratie n’est pas responsable, et que la volonté du peuple peut être critiquée), et on complote derrière les rideaux. On en arrive même à introduire des commandos étrangers (Allemands, Suédois, Français arrêtés au moment de l’écriture de cet article. Et je m’attends à plus de nationalités). Un commando israélien serait introduit à Djerba pour faire « fuir des juifs tunisiens » (sources incertaines).

 

L’occident ne souhaite pas une démocratie gagnée par le peuple (comment peut on la définir autrement ?), et préfère à cela l’ordre et un régime sécuritaire sûr.

 

De l’autre côté en Orient, on sur-médiatise Rached Ghanouchi. On le présente comme « La victime », le légitime à représenter et à gouverner les Tunisiens. Les tunisiens ne peuvent ignorer leurs buts idéologiques, et je ne m’y attarderai pas.

 

Quand Ghadafi se permet de parler aux tunisiens comme il l’a fait hier, on peut se poser la question s’il a tous ses moyens. Mais je pense qu’il parlait sans que son message ne passe. Ghadhafi n’a pas pu dire aux Tunisiens qu’il craint le pire. Il craint cette lutte internationale et idéologique, il craint de perdre cette stabilité, il craint l’interventionnisme américain et occidental.

 

Mais le monde entier ignore la maturité du peuple tunisien, ses espoirs et son potentiel. Ce peuple se battra s’il faut contre le monde entier, maintenant qu’il est au courant de ces complots, et la volonté du peuple, comme l’a chanté Abou El Kassem Chebbi, et comme le chante chaque Tunisien, sera consacrée.

 

Mr Ghadhafi le message est passé. Et on vous dit NON ! Ben Ali n’est pas la meilleure solution pour nous. Et nous vous prouverons que nous resterons debout face à tous ces impérialistes, face à l’Occident et l’Orient réunis, face au vent et orage.

 

La meilleur réponse que mon peuple peut leur donner, est de continuer la lutte, le combat, pour la liberté et la démocratie.

 

Mr Obama, vous m’avez déçu. Nous avons reçu les messages de vos complots. Nous avons reçu les messages provenant de toute part et complotant contre nous. Et nous allons vous décevoir à notre tour, en continuant sur le chemin que le peuple s’est frayé.

 

VIVE la TUNISIE, vive la liberté.

 

Amine Ben Hadj

Publié dans L'Afrique en lutte

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ACCROCHAGES A TUNIS : BEN ALI ET KHADAFI VEULENT SEMER LE CKAOS EN TUNISIE

Publié le par Tourtaux

Accrochages à Tunis : Ben Ali et Khadafi veulent semer le chaos en Tunisie

 

Une véritable bataille a lieu en ce moment autour du palais présidentiel, à Tunis, entre les éléments de la garde présidentielle du président destitué et l'armée tunisienne. L'armée qui encercle les fidèles de Ben Ali a demandé des renforts.
De son coté, l'ambassadeur démissionnaire de la Tunisie à l'Unesco, Mezri Haddad, a accusé aujourd'hui dans un communiqué le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali d'avoir "prémédité l'anarchie avant son départ" du pouvoir vendredi et de "téléguider les opérations".

"J'accuse Ben Ali d'avoir prémédité le désordre et l'anarchie avant son départ. Je l'accuse d'avoir choisi la politique de la terre brûlée en établissant une stratégie en trois phases", dit M. Haddad qui avait présenté vendredi après-midi sa démission quelques heures avant la fuite du président tunisien.

"Il a donné des armes et beaucoup d'argent à sa garde rapprochée et à ses fidèles afin qu'ils provoquent la guerre civile dès son départ de Tunisie. Il leur a donné l'ordre de déclencher les opérations bien avant de prendre la décision de fuir. Il a sollicité l'aide de la Libye pour qu'elle intervienne", affirme le diplomate.

"Ce plan criminel et machiavélique n'avait qu'un seul objectif: reprendre le pouvoir", poursuit-il accusant Ben Ali de "téléguider, par téléphone, les opérations jusqu'à ce jour et de faire passer ses crimes actuels pour des crimes commis par les islamistes et l'opposition de gauche".

Plusieurs témoignages sur place ont attribué les pillages et exactions de ces derniers jours, notamment à Tunis et sa banlieue, à des membres de l'appareil sécuritaire liés à Ben Ali et cherchant à créer le chaos pour favoriser son retour. L'ex-président, cédant à la pression de la rue, a fui vendredi en Arabie saoudite après 23 ans au pouvoir.


Lundi 17 Janvier 2011


http://www.kalimadz.com/fr/News-sid-Accrochages-a-Tunis-Ben-Ali-et-Khadafi-veulent-semer-le-chaos-en-Tunisie-242.html http://www.kalimadz.com/fr/News-sid-Accrochages-a-Tunis-Ben-Ali-et-Khadafi-veulent-semer-le-chaos-en-Tunisie-242.html

Publié dans L'Afrique en lutte

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ALGERIE : LE POUVOIR TREMBLE : ALGER QUADRILLE PAR LA POLICE.

Publié le par Tourtaux

Le pouvoir tremble : Alger quadrillée par la police

 

Le pouvoir tremble : Alger quadrillée par la police
le régime qui craint une révolte populaire, a considérablement renforcé, de manière visible, le dispositif de sécurité dans la capitale.
Les rues d’Alger sont quadrillées depuis vendredi dernier par un important dispositif sécuritaire.
Les dizaines de ces derniers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, plus précisément devant le siège de la centrale syndicale, un nombre important de camions des brigades antiémeute attendent un éventuel mouvement de rue. Aux Trois-Horloges, à Bab El Oued, et non loin du commissariat du 5e arrondissement, le même dispositif a été mis en place avec, en tête de peloton, le fameux blindé antiémeute appelé «moustache». Devant le siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la même exhibition de force est constatée. Le palais d’El Mouradia, siège de la présidence de la République, demeure sous l’œil vigilant d’un ensemble de véhicules policiers dirigés par des officiers.


Lundi 17 Janvier 2011


http://www.kalimadz.com/fr/News-sid-Le-pouvoir-tremble-Alger-quadrillee-par-la-police-243.html http://www.kalimadz.com/fr/News-sid-Le-pouvoir-tremble-Alger-quadrillee-par-la-police-243.html

Publié dans L'Afrique en lutte

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TUNISIE : HEURTS ENTRE L'ARMEE ET LA GARDE PRESIDENTIELLE

Publié le par Tourtaux

Tunisie : Heurts entre l'armée et la garde présidentielle  17/01/2011

Des tirs, d'abord sporadiques, puis de plus en plus nourris, ont été échangés pendant deux heures dimanche dans l'après-midi à Tunis entre des francs-tireurs cachés dans des immeubles et des policiers et militaires, près de l'avenue Bourguiba.
Quelques heures plus tard, alors que le couvre-feu était en vigueur, l'armée a donné l'assaut au palais présidentiel de Carthage dans lequel sont retranchés des éléments de la garde présidentielle de Zine el Abidine Ben Ali, selon une source sécuritaire tunisienne. Après 23 ans de la dictature Ben Ali s'est enfui en Arabie Saoudite après le soulèvement des Tunisiens. Selon les nouvelles parvenues jusqu'à présent 50 personnes pour la plupart des proches du président déchu ont été arrêtés. D'autre part, quatre ressortissants allemands ont été arrêtés dimanche à Tunis, en possession d’armes, à bord de trois taxis avec d’autres étrangers dont les nationalités n’ont pas été précisées, a déclaré un officier de police à la télévision publique tunisienne.

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

 

Source : http://www.alterinfo.net/Actualite-internationale_r1.html

Publié dans L'Afrique en lutte

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TEMOIGNAGE : LE FRANCO-TUNISIEN FAROUK KHALDI, SYNDICALISTE CGT CHEZ PSA PEUGEOT-SOCHAUX, CROIT EN UN AVENIR MEILLEUR POUR LA TUNISIE

Publié le par Tourtaux

Témoignage

Farouk Khaldi croit en un avenir meilleur pour la Tunisie
Farouk Khaldi, syndicaliste CGT à Peugeot Sochaux, marié, père de trois enfants. Un homme de cœur et de conviction. Photo Jacques Balthazard.

zoom


Syndicaliste et élu CGT chez PSA Peugeot-Sochaux, Farouk Khaldi, qui a la double nationalité, croit que la maturité du peuple et de la jeunesse favorisera dans les semaines, les mois qui viennent la transition démocratique en Tunisie.

Syndicaliste et élu de la CGT depuis de longues années chez PSA Peugeot-Sochaux, Farouk Khaldi suit les événements dans son pays d’origine avec un intérêt d’autant plus grand que l’homme a toujours été critique face à la politique mise en œuvre par Ben Ali, président déchu qui a pris la fuite et s’est réfugié en Arabie Saoudite.

« Je travaillais vendredi soir lorsque mon neveu, qui habite à Menton, m’a appelé pour m’apprendre ce qui venait de se passer. C’est vrai que nous ne nous attendions pas à ce départ précipité, mais nous pensions quand même qu’avec son avion spécialement aménagé, Ben Ali pourrait aller en Argentine, où il est propriétaire d’un château. Pour nous, l’essentiel, c’est que nous sommes débarrassés de cet homme et de sa famille, je parle de la famille Traboulsi, du côté de la femme de Ben Ali, qui avait mis le grappin sur tout le pays et fonctionnait comme une véritable mafia ».

Farouk Khaldi tout en se déclarant « optimiste », ne veut pas pour autant aller plus vite que la musique.

« Il y a pour l’heure un Premier ministre qui fait office de président honoraire, qui n’a aucune légitimité, pas plus que le président du parlement. Ce sont des hommes de Ben Ali qui ont été les complices du régime dictatorial. Les Tunisiens ont fait cette révolution pour en finir définitivement avec ce régime. Il faudra que les aspirations de la jeunesse tunisienne, celles du peuple en général, soient prises en compte. J’espère que, rapidement, les leaders de l’opposition en exil rentreront dans le pays et qu’avec toutes les composantes de la société civile, ils trouveront un terrain d’entente de façon à ce que la situation évolue très vite dans le sens d’une transition démocratique. J’ai confiance dans la jeunesse tunisienne et je suis de tout cœur avec elle. L’armée, dans toute l’histoire de la Tunisie, n’a jamais tenté de coup d’État. Je veux croire que ce qui se passe en Tunisie suscite non seulement beaucoup d’espoir au sein du peuple, mais aussi dans beaucoup d’autres peuples du monde arabo-musulman ».

Surpris ? Farouk Khaldi, confie qu’il ne l’a pas été tellement au fil des jours et des semaines depuis le début du soulèvement.

En décembre, les langues commençaient à se délier

« Je suis allé dans la famille en décembre dernier. Pour la première fois, j’ai entendu des gens qui étaient très favorables au régime de Ben Ali déclarer publiquement leur mécontentement. Il faut savoir qu’en Tunisie, la peur régnait depuis de très longues années et que parler de politique était pratiquement impossible. Quelques semaines plus tard, on a vu, pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, que les gens, surtout les jeunes, disaient haut et fort qu’ils ne voulaient plus de ce président, qu’ils ne voulaient plus de ce régime. Je pense que les langues ont commencé à se délier à cause du désarroi total des jeunes. Il faut savoir que cette jeunesse, qui est très bien éduquée, qui est souvent très qualifiée, n’avait aucune autre perspective que le chômage, même avec des diplômes d’ingénieur, d’avocat ou de médecin. C’est cela qui a mis le feu aux poudres. Et internet, parce que la jeunesse est très bien formée, a été le catalyseur qui a permis, malgré la répression, de faire passer les informations dans le pays et à l’extérieur du pays. C’est, je pense aussi, quelque chose qui laissera des traces ».

Farouk Khaldi n’oublie pas pour autant, et loin s’en faut, le rôle moteur qui a été celui du syndicalisme, en particulier de l’Union générale des travailleurs (UGT) tunisiens dans le développement des événements au cours des semaines passées.

« Il faut rappeler qu’il y a quelques années, les leaders syndicaux ont souvent été emprisonnés. Comment accepter une situation où la quasi-totalité des gens vivent dans les plus grandes difficultés matérielles pendant qu’une minorité mafieuse ne cessait de s’enrichir ? Le clan du président, du reste, représentait une des régions de la Tunisie, celle de Monastir et de Souss et l’avantageait outrageusement, tandis que le sud de la Tunisie vivait dans une misère noire. J’espère que sur ce point, les choses vont enfin changer et qu’à l’avenir, toutes les régions de Tunisie, à commencer par les plus pauvres, les plus délaissées, auront voix au chapitre. C’est très important pour la suite des événements. Il faut aussi, évidemment, en finir une bonne fois pour toute avec la corruption généralisée ».

Arrivé en France dans les années soixante-dix, Farouk Khaldi, mécanicien ajusteur de métier, a débuté chez Unelec à Beaucourt et, deux ans plus tard, a été embauché au montage voitures à Sochaux. Marié et père de trois enfants, Farouk Khaldi s’est aussi affirmé comme un syndicaliste talentueux et épris de justice sociale. Âgé de 60 ans, Farouk Khaldi ne manque ni d’énergie, ni d’enthousiasme, un enthousiasme tout communicatif.

Jacques Balthazard

Publié dans L'Afrique en lutte

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