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TUNISIE : LE DICTATEUR BEN ALI DISSOUT LE GOUVERNEMENT. L'ETAT D'URGENCE EST DECRETE

Publié le par Tourtaux

 

Salma Belaala
"Si la police se rallie au peuple, Ben Ali ne durera pas"

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/01/2011 à 15:30

 
 
"Si la police se rallie au peuple, Ben Ali ne durera pas"

A Tunis, les manifestants réclament le départ de Ben Ali, au lendemain du discours où il a promis la "liberté totale" d'information et d'accès à internet. Le chef de l'Etat a ordonné aux forces de l'ordre de ne plus faire usage d'armes à feu contre les manifestants et annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2014.  

REUTERS/Zoubeir Souissi

Après un mois de contestation, le président tunisien a annoncé la fin de la répression. Salma Belaala, chercheuse spécialiste du Maghreb, a répondu à vos questions sur ce vent de révolte.

 

plongeur : y aurait-il une issue pour le président ben Ali ou il demeure souverain malgré cette révolte populaire ?

Salma BELAALA : Le président Ben Ali semble désormais avoir une seule issue: une ouverture du pays en particulier dans le domaine des libertés publiques (Internet, presse écrite, TV, Radio). Son discours (en arabe dialectal et non en arabe classique) souligne le début d'une série compromis de la part du régime autoritaire.  

Catinu : De toute évidence, nous assistons actuellement au début d'un véritable processus révolutionnaire en Tunisie. Existe-t-il un risque sérieux pour que cette légitime révolution démocratique finisse, un jour, par être récupérée par les courants "islamistes" ?

Salma BELAALA : Il n y' a pas vraiment de risque car les organisations islamistes sont faibles même si une certaine culture islamiste rencontre beaucoup de succès au sein de nombreux milieux tunisiens. Il reste que l'absence de leaders charismatiques islamistes, de partis islamistes organisés et actifs ne présage pas d'une prise de pouvoir par les islamistes.  

Abdallah : Quelles sont les risques de voir la Tunisie tomber dans l'anarchie ? La révolution est-elle possible suivie d'une vraie démocratie?

Salma BELAALA : Une démocratisation de la Tunisie exige des forces politiques organisées et autonomes et une société civile enracinée dans la société, tout au moins en milieu urbain. La dictature a fait le vide au sein de la société civile. Il faudra du temps et une grande volonté politique collective pour remobiliser cet acteur majeur de la démocratisation.  

scécaveneria : Peut-on parler, après le discours n3 du président Ben Ali, d'une révolution qui va perdre ses objectifs?

Salma BELAALA : Le but du régime est effectivement d'affaiblir un soulèvement populaire qui désormais réclame ouvertement "la liberté" et le départ de Ben Ali. A l'issue du dernier discours, les manifestations de joie, ici et là, en faveur du président, n'ont pas encore eu de relais significatifs. Le régime est prêt à faire des compromis, une partie des revendications a été obtenue. Désormais le régime ne peut plus durer sur le même mode autoritaire.  

haj : Ben Ali démissionnera t'il?

Salma BELAALA : Si l'appareil policier se rallie au peuple, il ne sera plus possible pour lui de durer jusqu'au terme de l'âge légal fixé par la Constitution.  

JJ 77 : Français, je suis amoureux de la Tunisie et j'ai un gendre Tunisien. Qui pourrait prendre la suite après Ben Ali qui a dit ne pas se représenter en 2014? Un gouvernement plus libéral ne risque t'il pas de permettre à l'intégrisme de devenir plus fort?

Salma BELAALA : Votre question est très importante. En effet, le discours du président a ouvert désormais la succession. Les candidats risquent de venir du clan familial et du clan Traboulsi, la belle famille du président. On peut s'attendre à une "continuité dans la rupture". Une transition à la tunisienne pourrait se mettre en place, petit à petit, dans l'esprit de ce qui s'est produit au Maroc après le décès de Hassan II. Aujourd'hui, Mohamed VI incarne la continuité et la rupture à la fois! Aussi, le processus de transition dans ce pays s'est produit lentement contrairement à la transition algérienne qui a eu lieu brutalement. Je pense que le régime va s'inspirer davantage du Maroc et éviter les erreurs du pays frontalier.  

Inquiète : Bonjour, ma question est la suivante: En vue de l'évolution de la situation et de sa dégradation jour après jour, de nombreuses personnes et estimations disent que le président actuel de la Tunisie finira par être changé... Pensez vous que des islamistes pourront prendre le pouvoir ? N'est il pas mieux pour le peuple tunisien (un peuple ouvert) de se contenter de garder leur président actuel MAIS en exigeant des améliorations et plus de transparence afin d'éviter une éventuelle radicalisation ?

Salma BELAALA : l'élite et les couches moyennes supérieures de la société tunisienne sont dans cette disposition. L'échec de l'expérience de transition démocratique algérienne en 1989-1991 a eu un impact traumatisant sur la Tunisie. Elle est devenue le mauvais exemple de la démocratie maghrébine. Pour cette raison une partie des Tunisiens ne veulent pas d'une alternance à n'importe "quel prix". Les jeunes qui se sont sacrifiés n'avaient malheureusement plus rien à perdre et plus d'espoir. Toutefois, les couches sociales dont la survie dépend du système n'ont pas intérêt à voir le régime s'écrouler complètement. Par ailleurs, le régime représente encore une certaine "stabilité" contre l'intégrisme, tout au moins aux yeux des milieux séculaires en Tunisie (les grandes villes, les femmes), aux yeux de la diplomatie de nombreux pays européens et des USA.  

jembledi : Un gouvernement comme celui de M. ERDOGAN en Turquie, issu d'un vote populaire, est il une alternative sérieuse de l'après Ben Ali ?

Salma BELAALA : Le gouvernement de M. Erdogan est composé d'islamistes issus du centre, cette polarisation politique n'existe pas encore en Tunisie. Les islamistes ont constitué une force importante dans les années 1980 en Tunisie mais la répression du régime, l'expérience algérienne et l'image négative du terrorisme islamiste en Tunisie ont considérablement affaibli les leaders politiques de ce courants. La plupart d'entre eux sont exilés en Europe sans impact significatif sur les enjeux politiques dans le pays ou tout au moins dans le monde arabe.
La seule alternance pourrait venir de l'opposition séculaire mais celle-ci manque encore de relais dans les couches populaires dans les moyennes et petites villes du pays  

olivier : l'armée (disons les généraux") seraient-ils capables et/ou susceptibles de renverser le régime actuel; par exemple, dans le cas d'une situation bloquée entre le régime et le soulèvement

Salma BELAALA : La Police et non l'armée est le pilier de l'appareil sécuritaire en Tunisie. Ce corps est le seul dispositif au sein de l'Etat a pouvoir "renverser" le régime. A la différence de l'Algérie, l'armée et les généraux ont moins de pouvoir.  

TOTO : Ne pensez vous pas qu'étant donné le vide créé par une dictature maffieuse de 23 ans, la seule solution est l'intervention de l'ONU pour organiser des élections transparentes à l'instar de ce qui s'est passé dans quelques pays africains ?

Salma BELAALA : Le président Ben Ali a posé le problème de l'alternance au pouvoir en déclarant qu'il ne voulait pas être président à vie et qu'il n'allait pas modifier la Constitution. Il a annoncé indirectement un changement futur du régime ou alors au sein du régime.
Il n'y a pas pour l'heure une force politique suffisamment organisée et forte pour assurer l'alternance.  

zahi : J'ai plusieurs questions :
1. Comment expliquer que cette forme de contestation généralisée avec saccages et brutalités soit une spécificité tunisienne, on n'a jamais vu ceci au Maroc, en Egypte, ni ailleurs dans le monde, même dernièrement en Algérie la contestation était plus localisée. J'ai vécu cette situation en Tunisie en 1978, en 1984 et en 2011, toujours en début d'année d'ailleurs. Je pense que cela renvoie à la structure de la société elle-même, peut être aussi à la structure du parti au pouvoir avec ses fameuses cellule locales (Choobaa).
2. Comment expliquer la défaillance de la police tunisienne, alors qu'elle est dotée de plus de 100 000 fonctionnaires, pour la plus part agents de renseignement en civil censés quadriller les quartiers pour justement prévenir les soulèvements populaires ? Comment expliquer l'amateurisme avec lequel la police a géré les émeutes et qui devrait conduire de toutes les façons à des victimes inutiles, victime que nous allons ériger comme les martyrs de la démocratie ?
3. Quelles solutions devrait-on apporter à la jeunesse de quartiers qu'on voit aujourd'hui manifester, spontanément à mon avis, et sans aucun cadrage idéologique ni objectif clair ? est-ce la défaillance de la société civile ? de quels pays devront-nous tirer des exemples ?


Salma BELAALA : 1- Il est question d'une transition à la tunisienne dont les décideurs politiques pourraient s'inspirer de l'ouverture marocaine initiée en 2002. Les émeutes et le soulèvement actuel en Tunisie ne sont pas une spécificité tunisienne. L'expérience du 5 octobre 1988 en Algérie a fait date au Maghreb et a été citée en réponse à une des questions des lecteurs aujourd'hui.
Les émeutes constituent une culture politique récurrente en Tunisie et au Maghreb, au sein de la jeunesse et des couches populaires exclues. L'absence de syndicats indépendants et la faiblesse de la société civile y est pour beaucoup...
2- Le socle du régime, la police, a été dépassé par la violence et par l'impact des émeutiers. Une partie des jeunes algériens se sont soulevées en réponse à leurs homologues tunisiens. La thèse du complot interne ou du laisser-faire de la part de la police n'est pas opératoire. L'autoritarisme est vivable pour certains mais invivables pour les plus exclus, les jeunes des quartiers pauvres de Sliman, Chabiya, Sidi Bouzid.
3- les jeunes exclus qui sacrifient leur vies ont besoin de libertés politiques, de travail et de perspectives. Finalement, les jeunes exclus qui ont initié le soulèvement font partie de la jeunesse qui n'a connu que le régime de Ben Ali. C'est l'expression d'un autoritarisme qui a atteint un seuil invivable pour ces couches de la société tunisienne, jusqu'au sacrifice de sa vie dans le cas de certains d'entre eux.  

Publié dans L'Afrique en lutte

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LE DRAPEAU ROUGE : POUR EN FINIR AVEC LA MONTEE DE L'EXTREME-DROITE ET LE FASCISME MODERNE, UNE SEULE ALTERNATIVE : LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE !

Publié le par Tourtaux

POUR EN FINIR AVEC LA MONTEE DE L’EXTRÊME DROITE ET LE FASCISME MODERNE, UNE SEULE ALTERNATIVE :  LUTTE REVOLUTIONNAIRE !

 

 

Le Front National prépare aujourd’hui la succession de Jean-Marie Le Pen. Depuis la création du parti en 1972, c’est lui qui le préside. Même si le FN a des scores électoraux en dents de scie (et semblerait reculer sensiblement depuis les élections de 2007), le fait le plus marquant concerne ses idées et sa politique. En réalité, sans aucun représentant officiel au gouvernement, le programme du parti de l’extrême droite est appliqué dans les grandes lignes par le gouvernement Sarkozy.

C’est un phénomène marquant puisque la politique parlementaire s’est fortement déplacée vers la droite depuis quelques années. Certains appellent le phénomène ayant permis ce glissement vers la droite la « lepénisation des esprits ». C’est en partie vrai, les idées du parti raciste et fasciste ont avancé, mais si on arrête l’analyse ici, on risque de ne voir qu’une partie du problème et ainsi de tomber dans le piège de l’électoralisme et du vote utile en faveur du PS alors que le seul vrai barrage au FN, c’est la lutte révolutionnaire !

En tant que communistes, nous situons tout phénomène politique au sein de l’ensemble des rapports qu’il a avec les autres choses et phénomènes. A l’heure actuelle, il y a un phénomène en développement qui englobe la « lepénisation des esprits » et la montée des groupes néo-fascistes (notamment des identitaires, ici, en Touraine, mais aussi dans le sud-est et l’Alsace-Loraine). Il est donc plus dangereux et il est important de le comprendre pour mieux le combattre. C’est le processus de construction par l’Etat lui-même d’une nouvelle forme de fascisme, adaptée à notre époque : le fascisme moderne.

C’est sûr, le fascisme moderne n’est pas le fascisme de grand-père représenté par Mussolini, Hitler ou Pétain. Plus besoin, à l’heure actuelle, d’utiliser la même force, la même répression brutale : il n’y a plus d’opposition organisée réelle, forte, qui fasse peur à la bourgeoisie au point qu’il faille l’écraser dans le sang (les dirigeants syndicaux sont devenus des « partenaires sociaux ») ; il n’y a plus de Parti Communiste fort et fidèle à la révolution (le PCF comme les trotskistes semblent englués dans l’électoralisme et la social-démocratie) ; il n’y a plus de camp socialiste qui soit un danger pour le camp capitaliste-impérialiste (même avant 91, l’URSS n’était déjà plus socialiste et la Chine ne jure que par le capitalisme le plus agressif). Le fascisme moderne est l’arme de la bourgeoisie pour reprendre les conquêtes populaires de 36, 45 et 68 et tirer le profit maximum de notre travail en augmentant l’exploitation.

Cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune opposition. Non. Ce n’est pas pour rien que l’Etat policier se développe, que les CRS et les gendarmes mobiles sont de vrais Robocops et que l’Etat utilise le fichage tous azimuts de la population. Les masses se révoltent. Ici les ouvriers et ouvrières occupent l’usine, là les lycéens bloquent leur lycée, ici encore les jeunes chômeurs affrontent la police avec toute leur rage et leur haine du système. Malgré la justesse et la grandeur de ces révoltes, de ces luttes, de ces combats, cela reste ponctuel et souvent sans réelles perspectives.

C’est ce manque de perspectives qu’il s’agit aujourd’hui de combler. Nous devons nous regrouper autour d’un Parti Communiste révolutionnaire authentique, le Parti Communiste maoïste, et former le Front Révolutionnaire Anti-capitaliste Anti-fasciste et Populaire (FRAP) nécessaire au développement de la lutte révolutionnaire.

Cette nécessité doit prendre forme par le biais de Comités de Base dans les usines et entreprises, dans les quartiers et partout où c’est possible ! Le slogan à mettre en avant c’est :

 

CONTRE LE CAPITALISME ET LES CONCILIATEURS, RENDONS COUP POUR COUP ! UNITE A LA BASE ! REPRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN !

POUR UNE SOCIETE NOUVELLE SANS MISERE NI EXPLOITATION ! ABOLITION DU SALARIAT ET DU PATRONAT !
A CHACUN SELON SES MOYENS, A CHACUN SELON SES BESOINS !

A BAS LE FRONT NATIONAL, LE RACISME ET LE FASCISME MODERNE !

VIVE LA LUTTE ANTIFASCISTE, ANTICAPITALISTE ET REVOLUTIONNAIRE !

 

TOUS A LA MANIF ANTIFASCISTE DE TOURS LE SAMEDI 15 JANVIER !

 

 

PC maoïste de France

 

  oser_lutter.png



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Le Drapeau Rouge,
Organe du Parti Communiste maoïste de France

http://drapeaurouge.over-blog.com
drapeaurouge@yahoo.fr

Publié dans Lutte des classes

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EN TUNISIE, LE SECTEUR AUTOMOBILE EST LA PROPRIETE DE LA FAMILLE BEN ALI

Publié le par Tourtaux

 

Le site Europe Solidaire Sans Frontière vient de mettre en ligne un document destiné à informer de la véritable nature du régime  Ben Ali qui a distribué à son entourage immédiat les ressources de la Tunisie    En voici des les extraits consacrés au secteur automobile mis lui aussi sous la coupe de la famille au pouvoir

La société Ennakl : Volkswagen - Audi - Porsche - Seat - KIA

La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.

Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum de 300% supérieure à la valeur de la transaction.

Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.

Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié la licence d’importation et de distribution des véhicules.

La société "Le Moteur" : Mercedes - Fiat...

La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des « cartes » MERCEDES et FIAT, entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son époux Marouane Mabrouk.

La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à cause du fait qu’il ait défendu un prix de cession beaucoup plus élevé.

Peugeot

En décembre 2008, la fille cadette de Ben Ali a été promise à un jeune garçon de la famille Ben Gaied. Le jeune homme a alors été immédiatement coopté comme P.D.-G. de la Société STAFIM PEUGEOT, dont les actions ont été achetées au rabais, sinon au nominal, auprès de la BIAT, banque du groupe Mabrouk, allié à Ben Ali.

Ford - Range Rover - Jaguar - Hyunday - Man

La privatisation à très bas prix de la société étatique qui détenait la licence Ford a été réalisée par Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali, et son ami Hamadi Touil.

Ils ont réussi à imposer à tout le secteur public l’achat de leurs véhicules.

Plusieurs « cartes » de marques leurs sont attribuées, comme Range Rover, Jaguar et Hyundai, sans compter l’assemblage des véhicules MAN.

Les seules taxes qui baissent sont celles des voitures !

Le marché automobile étant trusté par les familles proches de Ben Ali, les seules taxes qui baissent sont celles des voitures.

Ces baisses des taxes ne concernent pas seulement les voitures populaires, mais aussi des voitures de luxe dont le montant dépasse parfois le prix d’une usine.

 

Abdelaziz Belkhodja 11 janvier 2011

  

Lire le document complet sur le site Europe Solidaire Sans Frontière

 

Par Abdelaziz Belkhodja Europe Solidaire Sans Frontière 14 janvier 2011

Publié dans Lutte des classes

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CA Y EST, DEPUIS LE TEMPS QUE CELA S'ETERNISE, LA COUR DE LA REPUBLIQUE VA S'OCCUPER DU CAS DU GROSSIER MENTEUR WOERTH, VISIBLEMENT LACHE PAR SON "AMI" NICOLAS SARKOZY

Publié le par Tourtaux

Ça y est la Cour de la République va s’occuper du cas Woerth

Il était temps que l’Immaculé Eric réponde de ses incessants et grossiers mensonges, dont le dernier en date était que c’était Matignon qui avait tranché dans l’affaire de l’hippodrome du Putois, le bien nommé, alors qu’une lettre signée de sa blanche main avec le compliment manuscrit (« cordialement  ») à un homme qu’il ne connaît pas, indiquant que l’Etat avait accepté la vente, alors que les domaines ne se sont prononcés qu’en décembre de la même année, Rue89  : Le calendrier est étonnant. Le 29 octobre 2009, Eric Woerth écrit au président de la Société des courses de Compiègne pour lui annoncer la bonne nouvelle : l’Etat accepte la vente. Mais la note de France Domaine examinant la légalité de la vente est datée du 24 décembre, deux mois plus tard donc.

Voici donc l'information (Le Figaro) : 

La Cour de Justice ouvre une enquête sur Eric Woerth

Le couperet est tombé pour Eric Woerth : la Cour de justice de la République (CJR) ouvre une enquête sur l'ancien ministre pour prise illégale d'intérêt au sujet des conditions de vente de l'hippodrome de Compiègne. L'information, révélée par le Figaro, a été confirmée par le parquet général près la Cour de cassation.

La commission des requêtes de la CJR a donc estimé justifié de transmettre le dossier à l'instance d'instruction proprement dite, qui, de facto, va ouvrir une enquête. Après avoir étudié le dossier pendant plus d'un mois, la commission a décidé de retenir la « prise illégale d'intérêts » mais pas le délit de « favoritisme ».

A l'issue de l'enquête , la commission devra dire si elle renvoie ou non Eric Woerth devant la Cour de justice, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement. Cette décision pourrait bien ne pas tomber avant plusieurs années.

 

Finalement, les ministres ont cet immense avantage sur nous autres péquins, c'est qu'ils peuvent nager avec délices dans moult turpitudes, les leurs, il faut du temps pour que la chose judiciaire avance (regardons Chirac), ils sont protégés par des juridictions spécialisées formées de copains parlementaires (voir Pasqua condamné par la justice ordinaire relaxé par la justice spéciale). Cependant nous retendrons ceci : il y a suffisamment d'éléments, au contraire de ce que nous disaient tous les défenseurs, non de la veuve et de l'orphelin, mais de la plus qu'intégrité de l'Immaculé trésorier de l'UMP, trésorier de la campagne de Sarkozy, président du premier cercle, cacique de la Sarkozye et de son nerf de la guerre, l'argent, donc suffisamment d'éléments pour ouvrir une enquête, mais qui ne doit pas en faire trembler une à l'Immaculé tant il est serein et n'a rien à se reprocher, sauf quelques petits mensonges, sauf son passage à l'ADO et son inéligibilité, sauf Bettencourt etc.

Notons au passage, puisque nous sommes dans les affaires de la Sarkozye, que le juge Trévidic vient de convoquer Léotard, et que, contre l'avis du parquet, miroir du pouvoir, Van Ruymbeke vient d'accepter la plainte d'Anticor concernant la corruption dans l'affaire de Karachi. Le feu est sous la marmite, semble-t-il.

Si nous ne devons rien attendre dans l'immédiat de cette enquête car il s'agit là, non du temps de l'homme mais celui des planètes quand il s'agit de s'attaquer aux hommes politiques, temps bien plus long que pour un voleur de poules, temps qui s'allonge quand on passe par des juridictions taillées sur mesure par les hommes politiques eux-mêmes, si nous ne devons rien attendre comme nous l'a appris l'affaire Pasqua de cette cour, nous savons maintenant que la justice a considéré que Woerth devait des explications et cela c'est un grand progrès et peut-être qu'enfin cette justice va se décider à l'interroger à nouveau avec perquisitions à l'appui, dans cette autre affaire qui a vu Maistre interrogé trois fois en garde à vue, quand l'Immaculé ne l'a été qu'une, avec pourtant, entre temps découverte de documents l'impliquant et ayant motivé la troisième garde à vue du grand chambellan de la maison de la veuve dorée maintenant réconciliée, mais il est vrai que c'était Courroye, le manitou enquêteur, qui avait sollicité Woerth en 2007 pour se faire rembourser plusieurs milliers d'euros de déménagement. En France on ne s'étonne de rien.

Mais ne soyons pas bégueules, Woerth est (enfin) devant la justice !

 

A ce jour le livre que j'ai commis est à sa 9è version. Il est téléchargeable ici .

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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 8é version du 31 décembre 2010) :
 N’oublions jamais :
  • l’affaire Karachi
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • l’affaire Wildenstein
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l’affaire de la Jatte
  • l’affaire Pérol
  • l’affaire de l’Epad
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007
  • la circulaire Hortefeux
  • la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • l'affaire Servier
  • l'affaire Bongo
 
Sarkozya delenda est !
 
Vignette Wikipédia Cour de Justice de la Répblique
Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ca-y-est-la-cour-de-la-republique-87168

Publié dans Politique

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TOURS : LA CNT APPELLE A UNE MANIFESTATION POUR QUE LE FN NE SE CROIT PAS CHEZ LUI

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

CNT

Tours : une manifestation pour que le FN ne se croit pas chez lui

mis en ligne vendredi 14 janvier 2011 par jesusparis


La CNT appelle à se rendre à la manifestation unitaire qui se tiendra ce samedi à Tours contre la tenue du Congrès du Front National.

 

Le Front National du milliardaire Jean-Marie Le Pen se réunit ce week-end à Tours dans le cadre de son Congrès National. Le nationalisme, qu’il défend est l’idée que tout doit être fait et organisé au profit de la « Nation » qui seule nous sauvera, à l’image du rapport que le capitalisme entretient avec « le Marché ». Les nationalistes veulent maintenir une société de classe dans laquelle les travailleurs devront se soumettre à toutes les règles qui pourraient amener la prospérité de la « Patrie ».

 

Ce parti qui veut souvent se donner un ton populaire a été le grand absent du dernier mouvement social sur les retraites montrant une nouvelle fois qu’il n’était qu’un défenseur de la réaction et des possédants.

 

Effectivement Marine Le Pen ne pouvait pas trouver dans ce mouvement les sordides faits divers qui lui servent habituellement à faire passer son discours. Seule un parallèle raciste et nauséabond entre l’Occupation nazie et les musulmans lui a permis de faire entendre sa voix, montrant une nouvelle fois qu’elle n’avait rien à envier à son père du point de vue de la bêtise et de la xénophobie.

 

Parce que la politique du Front National ne vise qu’à créer des divisions entre les travailleurs (avec ou sans papiers, hommes ou femmes, bons français et « délinquants »…), parce que la « crise » dans laquelle nous place le capitalisme peut faire le lit de l’extrême droite, et parce que l’Histoire nous a montré qu’il était nécessaire de résister à la réaction en ne lui laissant pas la rue, la CNT appelle toute la population à se rendre à la manifestation unitaire ce samedi à 14h30, place de la Liberté à Tours et à montrer au Front National que nous ne lui laisserons pas l’espace public.

Publié dans Politique

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