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CONTRIBUTION DU PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME (PADS) A LA RENCONTRE COMMUNISTE INTERNATIONALE DU 26 FEVRIER 2011

Publié le par Tourtaux

logopads.gifContribution du Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) à la rencontre communiste internationale du 26 février 2011

 

par William Sportisse, dirigeant du PADS

 

 

Chers camarades,

 

Au nom de la direction du PADS nous vous remercions de votre invitation et vous souhaitons beaucoup de succès dans vos actions pour unir les communistes Français dans un parti de classe fidèle aux principes du marxisme-léninisme et à l’internationalisme. Notre contribution à vos travaux a pour objectif de vous informer sur les analyses et les positions de notre Parti concernant la situation en Algérie.

 

Il est évident que cette situation dans notre pays est liée aux grandes batailles de résistance qui se déroulent dans le monde contre les tentatives des dirigeants des pays impérialistes de réduire les effets de la crise systémique du capitalisme afin d’assurer au patronat un taux de profit maximum dans le processus d’exploitation des classes ouvrières et des autres couches laborieuses. Il deviendra de plus en plus évident aux classes ouvrières et aux peuples que les luttes sur le sol national dans chaque pays sont liées entre elles et qu’elles ont donc un caractère international, parce qu’elles sont dirigées contre des bourgeoisies capitalistes unies entre elles dans le cadre du système impérialiste.

 

Les victoires remportées en Tunisie et en Egypte sur les dictatures de Ben Ali et Moubarak qui ont été chassés du pouvoir constituent, malgré les limites des résultats acquis et des pressions impérialistes pour empêcher tout autre progrès en avant de ces peuples, un stimulant pour les luttes futures et pour d’autres défaites de l’impérialisme et des bourgeoisies locales à son service.

 

Au lendemain de la chute des clans de la bourgeoisie de Ben Ali et Moubarak, l’espoir d’arracher la liberté d’expression et d’organisation a été donné aux Algériens.

 

En Algérie, la première caractéristique de la situation s’exprime dans les actions pour des revendications sociales dont le nombre enregistré en 2010 s’élève à 10.000. Elles se sont exprimées sous la forme de grèves suivies par des travailleurs du secteur public industriel (SNVI) et privatisé (Complexe sidérurgique d’El Hadjar) dans les services publics ( travailleurs du rail , de la santé et de l’éducation nationale) ou sous la forme de barrages dressées sur les routes pour exiger une meilleure et régulière distribution de l’eau ou pour la maintenance des routes , ou sous la forme de révoltes contre les attributions arbitraires de logements sociaux à des personnes qui ne les méritent pas qui se terminent souvent par des empoignades violentes avec les policiers envoyés pour les réprimer , ou sous la forme de manifestations et de sit-in des étudiants devant les locaux du ministère de l’enseignement, ou sous la forme de manifestations de chômeurs pour l’obtention d’emplois. Toutes ces actions sont l’expression du mécontentement croissant des travailleurs et du peuple Algérien.

 

La deuxième caractéristique est que ce mécontentement résulte du fossé qui se creuse entre l’immense majorité des couches populaires et une petite minorité de riches trafiquants qui se sont immensément enrichis à la faveur du grand tournant vers l’ultralibéralisme capitaliste au début des années 1980 suivi ensuite par l’acceptation en 1994 par les partis et dirigeants bourgeois, y compris islamistes des exigences du FMI , sous prétexte que c’était un «  moindre mal » face aux difficultés de remboursement de la dette algérienne en raison de la baisse du prix du pétrole. Les pressions de l’impérialisme mondial s’exerçaient à ce moment là avec de plus force à la faveur des ravages causés au peuple par les organisations terroristes islamistes. Le relèvement du prix du pétrole depuis 1999 qui a suivi l’abrogation du monopole de l’état sur le commerce extérieur en 1994 a permis à quelques milliers de familles de partager l’essentiel des revenus pétroliers. Une poignée d’heureux élus du régime profite des crédits du secteur bancaire public qui souvent ne sont pas remboursés. Les trafiquants à la faveur de la privatisation du commerce extérieur et avec la complicité des fournisseurs étrangers accroissent leurs revenus par la surfacturation de leurs achats ce qui leur permet d’une part d’engranger dans leurs comptes ouverts dans des banques étrangères des devises volées au pays et d’autre part de vendre en Algérie les produits achetés à des prix supérieurs au prix de revient réel. Parallèlement de nombreuses entreprises du secteur public ont été fermées ou réduites à l’inactivité mettant au chômage des centaines de milliers de travailleurs. Les sociétés privées qui se sont constituées sont peu nombreuses dans l’industrie mais pullulent dans le commerce extérieur. Ces sociétés privées, en raison de l’extension du chômage dont est le plus victime la jeune génération, emploie des jeunes qui sont sous-payés et qui ne sont pas déclarées ni à la sécurité sociale ni à la fiscalité. A la campagne les terres agricoles nationalisées en 1973 ont été restituées à leurs anciens propriétaires qui en avaient été expropriées soit en raison de la limitation de la propriété foncière ou en raison de leur comportement hostile à la lutte libératrice contre le colonialisme. Des parcelles appartenant au domaine de l’état (terres abandonnées par la grosse colonisation terrienne au lendemain de l’indépendance et nationalisées) ont été vendues à des privés à des prix qui ne correspondent pas à leur valeur réelle. L’abandon de leurs terres par de nombreux paysans victimes du terrorisme islamiste a également permis des dépossessions dont on ignore l’ampleur réelle. La situation sociale de la petite paysannerie s’est aggravée.

 

La déclaration du 10 janvier 2011 de notre parti souligne à juste raison que : «  20 ans d’application d’une politique capitaliste et 30 ans de sabotage du secteur public économique n’ont apporté au peuple et au pays que misère plus grande, inégalités et injustices croissantes, arriération économique sans fin, destruction du tissu industriel que l’Algérie avait commencé à créer dans les années 1970 pour garantir l’avenir des nouvelles générations ».

 

L’Algérie a été engagé dans une impasse par les capitalistes algériens et les puissances impérialistes. Le PADS depuis sa naissance en 1994 a dénoncé ces orientations des représentants de cette bourgeoisie capitaliste qui a engagé notre pays dans cette impasse.

 

La troisième caractéristique de la situation est la crainte de cette bourgeoisie capitaliste et des puissances impérialistes face aux réactions des masses populaires devant cette impasse qui est un aspect de la crise du système capitaliste. Ces réactions se sont manifestées et se manifestent encore sous la forme de luttes qui se déroulent encore à l’échelle d’une localité, d’un quartier ou d’une entreprise dans diverses régions du pays, sans être coordonnées à l’échelle nationale. La crainte que ces réactions prennent une autre dimension suscite des tensions entre les divers clans de la bourgeoisie capitaliste algérienne. Une fraction du pouvoir actuel effrayée par des perspectives qui peuvent s’assombrir avec l’aggravation de la crise mondiale du système capitaliste et d’une chute du prix du pétrole tente de freiner l’hémorragie des devises sous couvert « d’un patriotisme économique » en resserrant le contrôle sur les relations financières de l’Algérie. Mais il serait faux de croire que cette frange du pouvoir a fini par comprendre qu’il faut revenir à une politique favorable aux masses populaires. Elle peut certes lâcher du lest pour étouffer toute réaction populaire, mais elle est également prête à user de la répression pour mâter tout mouvement populaire qui la dérangerait (exemple avec les étudiants). Ses velléités de relancer en partie le secteur public industriel en le réhabilitant peuvent être utiles aux masses populaires, mais ses intentions demeurent de renforcer ses intérêts capitalistes ce qui constitue un frein sérieux à un authentique développement économique global.

 

Une autre fraction dans le pouvoir et en dehors représentante des intérêts capitalistes qui refusent tout projet d’investissement pour toute réhabilitation du secteur industriel public. Ce sont les partisans de l’ultralibéralisme à outrance qui rejettent toute diminution des importations et de leur part dans le partage des devises produites par la vente du pétrole. Ils se dressent contre toute mesure tendant à réduire l’hémorragie des devises provoquée par la hausse vertigineuse des importations et des profits rapatriés par les sociétés étrangères. Ces fractions du pouvoir ont leurs relais dans la société civile à travers des partis politiques et les syndicats qu’ils ont domestiqué ou qu’ils manipulent pour la défense de leurs intérêts. Des partis ou personnalités politiques qui ne sont plus représentées dans le pouvoir ou qui l’ont quitté (c’est le cas notamment du RCD ou de l’ancien premier ministre Benbitour) qui se présentent comme une opposition qui ne cherche pas à remettre en cause les orientations capitalistes du pouvoir mais qui trouve qu’elles sont insuffisantes et souhaitent aller plus loin dans les accords passés par les dirigeants actuels et les puissances impérialistes ( accord avec l’Union européenne, adhésion à l’OMC et participation plus active aux organisations militaires de l’OTAN). Les autres «  opposants «  comme Aït Ahmed et son Parti FFS ou encore des personnalités membres du FLN comme Mehri qui ont été des artisans de la rencontre et d’un accord à San Egidio avec les islamistes ils multiplient leurs efforts en direction du pouvoir afin de trouver un compromis pour empêcher toute tentative d’engager un processus révolutionnaire mettant en difficulté le capitalisme algérien et ses soutiens impérialistes. Enfin, les islamistes qui ne combattent ni le capitalisme et ni l’impérialisme, ont vu leur influence décroître en raison des crimes commis par son aile radicale, de l’enrichissement de certains de ses responsables au cours de la décennie 1990, et de la participation au pouvoir de son aile dite « modérée » qui a été salie par plusieurs scandales financiers et dont de nombreux membres sont devenus des gros importateurs.

 

La quatrième caractéristique est l’intérêt accordé par les puissances impérialistes, notamment les USA, à l’Algérie en raison de ses réserves pétrolières et gazières et d’autres richesses minières qu’elles convoitent et désirent en avoir la mainmise. Prises de court par les grandes manifestations populaires de Tunisie et d’Egypte où les dictateurs qu’ils soutenaient ont été emportés par les soulèvements des masses populaires, les puissances impérialistes et en premier lieu les Etats Unis abandonnent leurs marionnettes et préparent la mise en place d’équipes de rechange qui resteront à leur dévotion en feignant de prôner l’instauration de la démocratie dans ces pays et dans d’autres qui pourraient être gagnés par le vent de la révolte. Comme on le sait ces puissances sont bien mal placées pour parler de démocratie, quand on se réfère aux crimes qu’elles ont commis en Irak, en Afghanistan et à leur comportement solidaire avec les crimes des colonialistes israéliens qui occupent la Palestine et s’opposent à la mise en place d’un état Palestinien conformément aux résolutions de l’ONU. En vérité ces puissances impérialistes veulent éviter que les peuples de ces régions soient maîtres de leurs richesses pétrolières ou autres. Les puissances impérialistes et notamment les Etats Unis veulent exploiter le mécontentement des peuples à leur profit. Elles encouragent leurs alliés internes et en même temps accentuent leurs pressions sur les gouvernants en place en vue d’obtenir d’eux plus de concessions en leur faveur. Comme le déclare la déclaration du PADS du 22 janvier : «  le but de leurs pressions ouvertes ou cachées est de porter à la tête de l’Etat des valets à leurs bottes pour piller à plus grande échelle les richesses du pays. » Cette déclaration ajoute encore à propos des impérialistes : «  Ils espèrent transformer l’Algérie en néo colonie et renforcer par son intermédiaire leur mainmise sur toute l’Afrique ».

 

Enfin une dernière caractéristique de la situation en Algérie c’est la méfiance des masses populaires exprimée envers les partis et personnalités politiques officiels qui sont au pouvoir ou hors du pouvoir. Ce qui explique en partie le refus de nombreux jeunes comme des masses populaires de rejoindre les dernières marches à Alger des 12 et 19 février à l’appel d’une coordination de partis et d’associations dont le RCD et le PLD qui ont réuni quelques centaines de personnes devant 30 000 policiers mobilisés par le pouvoir qui les ont empêché de défiler. Cette méfiance rejoint nos appréciations sur les orientations de ces marches qui font abstraction de la prise en charge des problèmes sociaux et économiques du pays et de l’alternative dont a besoin notre pays. C’est ce que rappelle la réponse en date du 12 février 2011 du PADS à la question d’un lecteur à propos de sa position sur ces marches. Dans cette réponse le PADS note : «  Nous ne sommes plus en 1988 quand toutes les classes sociales, ouvriers, bourgeois, féodaux, couches moyennes, ne voulaient plus du Parti unique devenu une entrave à l’expression de leurs intérêts sociaux opposés et un obstacle à leurs luttes pour le contrôle absolu de la machine d’Etat.

 

« Durant ces 20 dernières années, les classes dirigeantes ont réussi à imposer une démocratie de façade…«  Vingt ans après, les travailleurs n’acceptent pas de se ranger derrière n’importe quel appel « à la liberté et à la démocratie ». Leurs aspirations démocratiques sont chargées de revendications tel que le besoin d’avoir un travail que seule une société débarrassée des inégalités sociales peut garantir. Libertés démocratiques, travail, pain, logement, santé, éducation sont étroitement liés. La dignité ne peut être assurée que dans une société qui garantit le plein emploi, bannit l’exploitation, la domination des capitalistes et la dictature des possesseurs des sacs d’argent, la fameuse «  chkara »

 

Or ces revendications comme les aspirations démocratiques ne sont possibles que si l’Algérie tourne le dos à l’ultra libéralisme, au développement capitaliste et aux alliances avec l’impérialisme et ses institutions. Il faut chasser de l’Etat les barons de l’import, les spéculateurs et les exploiteurs et se battre pour un programme minimum alternatif que notre Parti propose dans sa déclaration du 22 janvier 2011 qui comprend notamment:

 

  • l’abrogation de la loi sur les partis, et des règlements scélérats qui empêchent la formation de vrais syndicats de classe indépendants, la liberté de réunion, d’expression , d’organisation de manifestation pacifique, l’accès à la radio et à la télévision publiques etc.

 

  • la reconstitution des entreprises publiques chargées de produire des biens et services de base comme le lait, le sucre, l’huile, la semoule et la farine, les médicaments etc.. afin de briser tout monopole privé dans quelque secteur que ce soit

 

  • La relance industrielle seule capable de créer de vrais emplois durables à travers la réhabilitation du secteur public comme moteur et colonne vertébrale du développement

 

  • La renationalisation des secteurs stratégiques privatisés

 

  • Une planification démocratique et scientifique

 

  • Une politique de logement social décent et d’aide au loyer pour les locataires à faibles revenus

 

  • L’application de la loi obligeant les employeurs à déclarer leurs salariés à la sécurité sociale, la lutte contre la précarisation des salariés

 

Cet alternatif sera le fruit des luttes dans la durée des masses laborieuses de notre pays. Ces luttes doivent être associées à la construction des instruments de mobilisation pour réaliser les aspirations : un parti communiste fort et enraciné au sein des travailleurs , des syndicats de classe de travailleurs indépendants, des organisations de jeunes, étudiants , paysans , de femmes et un Front démocratique et populaire de progrès.

Publié dans Lutte des classes

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MELENCHON ADOPTE LA STRATEGIE DU COUCOU. MARNE, HOLDUP DU PARTI DE GAUCHE SUR LE NPA ET PHAGOCYTAGE DU PCF

Publié le par Tourtaux

 

LA STRATEGIE DU COUCOU

 

http://www.loniondereims.over-blog.fr/article-marne-holdup-du-parti-de-gauche-sur-le-npa-et-phagocytage-du-pcf-67570435.html

 

Marne, Holdup du Parti de Gauche sur le NPA et phagocytage du PCF

Jean-Luc Mélenchon après avoir été trotskyste, comme Jospin, Dray ou Camabadelis (aujourd'hui porte parole de Strauss Kahn) , puis ministre – sénateur socialiste a fondé son propre parti : le parti de gauche inspiré de l’exemple allemande d’Oskar la Fontaine, président de « die Linke » (La gauche).

 

Ce faisant Jean-Luc Mélenchon a renoué avec l’une des vieilles techniques trotskystes, l’entrisme, qui consiste à envoyer des membres de son propre parti dans une autre organisation politique pour l’influencer de l’intérieur, voire y créer une scission qui sera récupérée et viendra gonfler les rangs.

 

D'ailleurs étudiant, il était membre de l'Organisation Communiste Internationaliste (devenue PCI puis Parti des travailleurs) qui des trois principales organisations trotskystes de France (LCR, LO, OCI) est celle qui a le plus recours à l'entrisme.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon a renouvelé cette technique en la transformant en « la stratégie du coucou ».

 

Première cible, le PCF qui ne devrait pas présenter de candidat aux présidentielles, malgré la tentative d’André Chassaigne. Si celui-ci devait se maintenir, cela créerait un clivage au sein du PCF entre ceux qui estiment que la candidature Mélenchon  est la meilleure, et ceux qui tiendront à maintenir une identité propre du PCF avec un candidat communiste. Le clivage pourrait conduire à une explosion du PCF au profit de Mélenchon qui apparaît de plus en plus comme une réincarnation de Georges Marchais, notamment en ce qui concerne sa relation avec les journalistes.

 

Deuxième cible, le NPA d’Olivier Besancenot. L’amalgame entre les anciens de la LCR et les nouveaux adhérents ne s’y est pas fait. Les tendances internes opposées à Besancenot lui ont fait payer sa sur médiatisation et l’affaire de la candidate voilée a brouillé l’image de cette organisation protéiforme. Résultat, les défections au sein du NPA tendent à l’hémorragie.

 

Jean-Luc Mélenchon ne pouvait rêver mieux à quelques mois de la présidentielle, un de ses concurrents les plus sérieux à la gauche de la gauche est fortement affaibli.

 

Dans la Marne, il ramasse ainsi les miettes du NPA en récupérant notamment Anthony Smith figure historique du mouvement étudiant rémois (ancien président de l’AGER-UNEF) et leader de la LCR - NPA en Champagne – Ardenne.

 

Autre figure de proue, Patrice Perret, ancien conseiller municipal rémois (LCR), syndicaliste SUD (comme Besancenot).

 

A ces deux noms s’ajoutent les suivants : Claudette MORAINE, ex-npa Ardennes, Denis CANTAN ex-npa Aube, Sandrine CALVY ex-npa Marne-Châlons, Philippe MAIRE ex npa Ardennes, Jean-Jacques MICHELET ex-npa Marne-Reims, Catherine GUENDEZ ex-npa Marne-Reims.

 

Dans la Marne le PG fait donc le carton plein


Aux cantonales en alliance avec le PCF, ce dernier étant relégué parfois au simple rôle de suppléant (par exemple sur Reims 8),


Décapitation du NPA champardennais et récupération des transfuges. Y aurait-il un mercato politique en cours ? Quels sont les prix de ces transferts ?

 

Question pour l’avenir : la stratégie du coucou ou du holdup peut-elle servir de fondation à une organisation prétendant à un fonctionnement reposant sur la base de la démocratie ?

 

Site du Parti de Gauche de la Marne : http://pg51.over-blog.fr/  

 

- Déclaration du Parti de Gauche de la Marne


Le Parti de Gauche de la Marne souhaite la bienvenue aux camarades ex-NPA


Le week-end dernier se tenait le second Congrès du NPA. Le Parti de Gauche de la Marne salut le courage et souhaite la bienvenue aux camardes qui quittent le NPA pour le Front de Gauche. C’est le cas en Champagne-Ardenne avec Anthony Smith et ses amis. Pour rappel, Anthony Smith (NPA de Châlons en Champagne) était membre du Conseil Politique National du NPA et tête de liste aux dernières élections régionales de mars 2010. Voici le texte du courant Convergences et Alternative.

 

- Déclaration nationales de celles et ceux qui quittent le NPA

 

NOUS PARTONS et NOUS CONTINUONS

 

À l’issue de son congrès nous décidons de quitter le NPA.

 

Issu-e-s d’origines et de traditions politiques et militantes diverses, nous avions répondu à l’appel de la LCR de construire un nouveau parti rassemblant le meilleur des traditions du mouvement ouvrier et des différentes histoires de la gauche, pour proposer une alternative à la crise du capitalisme et au social-libéralisme. Mais au lieu d’être un facteur positif dans la recomposition de la gauche de transformation sociale et d’avancer vers une nouvelle force pluraliste et ouverte, le NPA s’est de plus en plus éloigné de cet objectif.   

Ce congrès aurait dû être l’occasion de tirer les bilans d’une orientation politique qui, notamment lors des élections européennes et régionales, nous a amené à l’isolement. Il aurait dû permettre d’analyser et de comprendre les raisons de l’importante désaffection militante qu’a subi le NPA depuis son congrès fondateur et qui s’est notamment traduite par sa rétractation sur le seul courant de l’extrême-gauche traditionnelle autour de l’ex-LCR et de petits groupes. 

 Cela n’a pas été le cas, les bilans n’ont pas été tirés. Si cette analyse avait été menée elle aurait permis, au sortir d’un mouvement social inédit, de comprendre l’attente de dizaines milliers de salarié-e-s, acteur-trice-s du mouvement social, syndical, associatif et politique, hommes et femmes de gauche et des classes populaires.  

 Face à une majorité présidentielle devenue illégitime dans le pays, à un régime institutionnel de plus en plus décrié, une véritable alternative politique à gauche est attendue et indispensable pour mener la bataille idéologique et politique contre les responsables de la crise économique et de la misère sociale, ceux qui font payer cette crise aux peuples en France, en Europe, comme dans le reste du monde.  

Beaucoup n’en peuvent plus de l’éparpillement irresponsable da la vraie gauche qui l’empêche d’incarner une alternative crédible à un parti socialiste dont on sait qu’il ne fera pas autre chose qu’un Papandréou ou un Zapatero, une fois au gouvernement. 

 Rassembler l’ensemble des forces politiques à la gauche du PS pour défendre en 2012 et après un programme en rupture avec toutes les variantes du libéralisme : telles sont les urgences de la gauche politique. 

Les déclarations de dirigeants du NPA pour une candidature «des luttes» ou «du mouvement social» ressemblent plus à une dérobade qu'à une avancée, puisque dans le même temps le congrès du NPA refuse d’engager la discussion pour chercher un accord politique avec les forces rassemblées dans le Front de Gauche ou la FASE. Ce n’est qu’en acceptant d’entrer dans une dynamique unitaire que l’on peut sérieusement engager la discussion sur le programme, et les candidatures les plus à même de représenter le rassemblement. Sans majorité politique à son congrès, le NPA se dirige à nouveau vers la répétition d’une politique isolationniste.

  Pour autant, nous considérons toujours que l’expérience accumulée par le NPA ne devrait pas faire défaut à la nécessaire recomposition de la gauche. Mais au regard des échéances sociales et politiques présentes et à venir, la priorité pour nous est désormais de participer à tous les actes concrets qui rapprochent de la constitution d’un front social et politique de la gauche antilibérale et anticapitaliste, qui fasse pièce à la droite sarkozyste comme à la montée de l’extrême droite, et propose une alternative crédible au social-libéralisme.  

 Le Front de Gauche peut être un premier pas dans ce sens, en passant à une nouvelle étape de son développement, en s’ouvrant à d’autres forces politiques, en se transformant pour accueillir dans des collectifs toutes celles et ceux qui veulent les rejoindre sans nécessairement adhérer à l’une des organisations et ne pas se réduire à un cartel de sommet.  

 Il faut impérativement que toutes celles et ceux, organisations, courants, citoyen-nes engagé-e-s, qui partagent cette même volonté d’unité fassent force politique ensemble. 

L’orientation majoritaire du NPA tourne le dos à cette perspective. Membres de la direction sortante nous en prenons acte et nous décidons de ne plus en être. Nous continuerons ce combat notamment avec le courant Convergence et Alternative et avec toutes celles et ceux qui partagent cet objectif, qu’ils aient quitté le NPA ou qu’ils y restent. Nous reprendrons par d’autres chemins le projet que nous croyions possible lors de la fondation du NPA. 

Leila Chaibi (ex-CE et CPN NPA L’appel et la pioche),Yann Cochin (ex-CE et CPN NPA Clamart), France Coumian (ex-CPN NPA Paris dix neuvième), Maël Goepfert (ex-CPN NPA Paris centre), Danièle Obono (ex-CE et CPN NPA Aubervilliers), Anthony Smith(ex-CPN NPA Reims), Stéphanie Treillet (ex-CPN NPA 94)

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DE MOSCOU, THIERRY MEYSSAN ANALYSE LES INSURRECTIONS ARABES

Publié le par Tourtaux


A Moscou, Thierry Meyssan analyse les insurrections arabes  28/02/2011



Invité principal de trois grandes émissions politiques de la télévision russe, Thierry Meyssan a développé son analyse des insurrections arabes.

Pour le président du Réseau Voltaire, il est erroné de comparer ces mouvements aux « révolutions colorées ». D’une part parce qu’elles ne vise pas à remplacer des dirigeants anti-US par des pro-US, et d’autre part parce qu’elles ne sont pas focalisées contre des leaders politiques en particulier. Les peuples d’Afrique du Nord et du Proche-Orient se soulèvent contre la domination des Etats-Unis et d’Israël incarnée par des dirigeants fantoches. Ils ne renversent pas simplement des gouvernements, mais aspirent à une transformation sociale. A la différence des « révolutions colorées » qui ne duraient que quelques jours ou semaines, ces insurrections populaires marquent le début d’un processus révolutionnaire régional de plusieurs années qui aboutira à l’éclosion de régimes variés et souverains.

A Moscou, Thierry Meyssan a insisté sur l’intervention états-unienne pour détourner ces mouvements de leur objectif central, donnant de nombreux exemples concrets d’actions entreprises ces dernières semaines par les agents de l’Albert Einstein Institute et du Canvas. Pourtant, a-t-il poursuivi, ces manipulations ne fonctionnent pas sur le terrain. Les manifestants ne lâchent pas leurs revendications. Au contraire, on voit surgir un sentiment pan-arabe face à l’impérialisme et au sionisme. Tout au plus, les USA arrivent-ils à manipuler les médias occidentaux pour masquer au monde le soudain déclin de leur influence.

Dans de longs entretiens à la presse écrite, le président du Réseau Voltaire a souligné que jadis les révolutionnaires étaient des militants qui allaient se former en URSS, aujourd’hui ils ont été se former en Iran. Cette révolution a débuté par la voie constitutionnelle au Liban et s’est poursuivie dans la rue en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen et à Bahrein, compte tenu de la nature autoritaire de ces régimes, a t-il affirmé.

Enfin, il a prédit que ce mouvement ne se cantonnerait pas aux peuples arabes, mais déborderait en Afrique noire.

http://www.voltairenet.org/article168638.html http://www.voltairenet.org/article168638.html

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DEUX JEUNES MILITANTS BASQUES DE SEGI ARRETES A BAYONNE

Publié le par Tourtaux

Deux jeunes militants basques de Segi arrêtés à Bayonne
Rédaction - 28/02/2011 | eitb.com |
Deux des 8 jeunes retranchés à Ispoure la semaine passée, afin que soient rétablis leurs "droits civiques et politiques", ont été arrêtés ce matin à Bayonne, comme le souhaitait Madrid.

En collaboration avec le Commissariat général de l'Information espagnoel, la police française a a procédé ce matin à Bayonne à l'arrestation de deux personnes présentées comme dirigeants de l'organisation basque Segi, jeunesse radicale légale en France mais considérée en Espagne comme inféodée à l'ETA.

Depuis le 20 février dernier, Bergoi Madernaz del Pozo et Aiala Zaldibar Albarado avaient décidé de s'enfermer à Ispoure (Pays Basque nord) en compagnie de 6 autres jeunes militants basques menacés par un mandat d'arrêt européen diligenté par Madrdi, pour demander publiquement le "respect des droits civiques et politiques".

Ces huit personnes avaient exprimé publiquement lors d'une conférence de presse leur "chance" d'avoir fui une opération policière menée en octobre dernier contre l'organisation Segi.

Des représentants d'Abertzaleen Batasuna, Batasuna, Askatasuna, Anai Artea, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Solidaires, CDDHPV, Segi et LAB avaient manifesté pendant la conférence de presse leur soutien aux jeunes enfermés.

Vendredi dernier, environ 80 militants de Segi avaient manifesté à St Jean de Luz pour demander la démission de la Ministre des Affaires Etrangères, Michèle Alliot-Marie, élue dans cette ville du Pays Basque nord.

http://www.eitb.com/infos/politique/detail/608124/deux-jeunes-militants-basques-segi-arretes-bayonne/

Source : XARLO

Publié dans Politique

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REVOLTE A OMAN OU LES MANIFESTANTS CAMPENT SUR UNE PLACE DE SOHAR

Publié le par Tourtaux

À Oman, des manifestants campent sur une place de Sohar

 

Des manifestants omanais, demandant des emplois et des réformes, campaient lundi sur une place de Sohar, à 200 km au nord de Mascate, où ils ont passé la nuit, au lendemain de heurts avec la police qui ont fait deux morts, selon un photographe de l'AFP sur place.

 

 

Selon les manifestants, qui ont dressé des barricades sur des routes de cette ville industrielle, les heurts ont fait cinq morts mais ce bilan n'a été confirmé ni de source officielle ni de source médicale.

 

Ils ont également incendié un centre commercial proche de la place où ils campent, le rond-point de la Terre, rebaptisé rond-point de la Réforme par les manifestants.

 

Les manifestants disent être sur place depuis samedi. Ils ont résisté dimanche à une tentative de la police de les éloigner du rond-point qui commande la route reliant la ville à Mascate.

 

«Mon frère a été tué d'une balle réelle», a affirmé à l'AFP, Mohammed Ali Mohammed. «Mon frère n'a pas participé à la manifestation. Il a été atteint alors qu'il se tenait sur le trottoir», a-t-il ajouté.

 

«Nous n'allons pas réceptionner son corps avant de savoir comment il a été tué et par qui et de punir celui qui l'a tué», a-t-il encore dit.

 

 

Le gouvernement omanais a affirmé de son côté qu'il y avait eu un seul mort dans les troubles qui se sont produits dimanche dans la ville industrielle de Sohar, à 200 km au nord de Mascate.

 

«Il n'y a qu'un seul mort dans ces évènements», a déclaré une source gouvernementale, citée par l'agence officielle Ona. «Toutes les informations (faisant état de plus de victimes) sont exagérées dénuées de tout fondement.»

 

Des affrontements entre la police et des manifestants ont fait au moins deux morts dimanche à Sohar, lors des premières violences de ce genre à Oman, sultanat stratégique à l'embouchure du Golfe, selon des sources des services de sécurité. Cinq personnes ont également été blessées dans ces violences.

 

Dimanche comme samedi, le sultan Qabous a annoncé des mesures sociales, pour apaiser les tensions dans son pays qui contrôle la sécurité du détroit d'Ormuz, par où transite 40% du pétrole exporté par voie maritime dans le monde. 

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 28 février 2011.

 

 

La révolte sociale fait six morts à Oman et se poursuit

 

Des Omanais réclamant plus d'emplois et d'argent continuent de s'opposer au pouvoir lundi à Sohar, première ville industrielle du sultanat, au lendemain d'affrontements meurtriers avec la police.

 

Contrairement à la veille, lorsque la police a fait six morts, selon un docteur, en tirant sur la foule avec des balles de caoutchouc, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues lundi matin.

 

Des centaines de personnes bloquaient l'entrée de la zone industrielle dans la ville de Sohar, dans le nord de ce petit pays du Golfe. Cette zone contient un port et une raffinerie.

 

«Nous voulons que l'argent du pétrole soit réparti équitablement dans la population», a lancé un opposant dans un porte-voix. «Nous voulons moins d'expatriés à Oman pour que davantage d'emplois soient créés pour les Omanais», a-t-il ajouté.

 

Un supermarché était en flammes et pillé, selon des témoins. La veille, des manifestants ont mis le feu à deux bâtiments gouvernementaux et à un commissariat après avoir libéré les détenus.

 

 

 

 

La révolte de Sohar est inhabituelle dans ce pays bien calme, où les partis politiques sont interdits et où le sultan Kabous ben Saïd est au pouvoir depuis quatre décennies.

 

Dimanche, d'autres manifestations ont eu lieu à Salalah, dans le sud du sultanat, où des opposants au pouvoir campaient près du bureau du gouverneur provincial.

 

Sur une statue de la place principale de Sohar, des graffitis disent «Les gens ont faim» et «Non à l'oppression du peuple».

 

«Il n'y a pas d'emploi, pas de liberté d'expression», a dit Ali al Mazroui, chômeur âgé de 30 ans. «Les gens en ont marre et veulent de l'argent. Ils veulent mettre fin à la corruption.»

 

Le gouvernement omanais a promis dimanche de créer 50.000 postes dans la fonction publique et de donner 390 dollars par mois aux chômeurs.

 

La veille, il a procédé à un remaniement, une semaine après les premières manifestations à Mascate, la capitale, et fait un premier pas vers des réformes politiques.

 

La plupart des pays du Golfe, confrontés aux mêmes révoltes que les dirigeants d'Afrique du Nord, ont utilisé la manne pétrolière pour mettre un terme à la contestation.

 

Oman, qui entretient de forts liens militaires et politiques avec les États-Unis, n'est pas membre de l'Opep et extrait environ 850.000 barils par jour.

 

Leur presse (Reuters), 28 février.
Source : http://juralibertaire.over-blog.com/

Publié dans Lutte des classes

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