Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DREUX : PETITION REFUSONS LA SUPPRESSION PROGRAMMEE POUR LA RENTREE... 2011-2012 DE 30 HEURES DE COURS HEBDOMADAIRES AU LYCEE ALBERT CAMUS

Publié le par Tourtaux

4 31 /03 /Mars /2011 18:53

Logo_Ecole_en_danger_A412.jpg
Dreux : mobilisation refusons la suppression programmée pour la rentrée 2011-2012de 30 heures de cours hebdomadaires au Lycée Albert Camus:
Réunion publique Lundi 4 avril 2011

Nous vous attendons toutes LUNDI 4 AVRIL 2011 à 20h30
(bâtiment blanc à gauche de la gare routière de Dreux).

Pour définir les nouvelles actions à mener pour le Collège Albert Camus de Dreux et pour l'ensemble des établissements du département.

La situation est plus grave que jamais :

- Désormais les parents d'élèves de Camus sont "attendus" le matin par la Police...ils étaient 18 ce matin ! Les parents d'élèves sont ils devenus les ennemis publics n°1 ?

- Lorsque les citoyens entendent protéger les valeurs essentielles de la République, il leur est répondu "vos élus ont voté les budgets !!" Circulez y a rien à voir :(

- L'administration essaie de diviser pour mieux régner et faire avaler la potion de destruction massive. Le principal tente de reprendre la main en divisant les profs, en tentant de diviser les parents (les parents modèles d'un côté, et de l'autre, les irréductibles écervelés sans conscience qui mettent en danger l'avenir de leurs enfants !!).

Or, si l'on a fait le sacrifice de quelques jours de classes, c'est pour éviter que demain il soit trop tard pour pleurer car nos enfants auront un accès limité aux savoirs. On ne saura leur donner que du temps de "cerveau disponible" à utiliser comme on leur dira mais on ne construira pas les libre-penseurs de demain !!

Nous aussi, parents mobilisés, nous voulons que nos enfants reprennent le chemin de l'école mais avec la garantie que la qualité et la diversité soient une priorité de l'Education Nationale !

Lorsque la nation a le sentiment d'être trahie par les "élus", elle le droit d'être indignée !

INDIGNONS-NOUS !!
Si, comme nous, vous refusez la suppression des heures de cours et des postes d'enseignants, merci de signer la pétition des parents d'élèves du Collège Albert Camus de Dreux.

Pour cela, cliquez sur le lien : http://9642.lapetition.be/

Merci de votre soutien !
Par CGT PHILIPS EGP DREUX

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

MICHEL PEYRET : "ECOLE ET IDEOLOGIE". (SUITE A L'ARTICLE "ELECTIONS ET CITOYENNETE EN DEMOCRATIE REPRESENTATIVE : DEMISSION DE LA CONSCIENCE POLITIQUE)

Publié le par Tourtaux

ELECTIONS ET CITOYENNETE EN DEMOCRATIE PEPRESENTATIVE : DEMISSION DE LA CONSCIENCE POLITIQUE.

 

" ECOLE ET IDEOLOGIE "

C'est une question difficile que celle du rôle de l'école , il ne s'agit pas de mettre en cause l'honnêteté des enseignants, j'ai été l'un d'entre-eux pendant une dizaine d'années, avant de devenir un "permanent" du PCF.
Mais il s'agit de prendre conscience du rôle que le pouvoir de la bourgeoisie a fixé à l'école et à l'université.
La bourgeoisie capitaliste n'a pas créé l'école et développé l'instruction pour former des ennemis du capitalisme, tout au contraire, elle avait besoin d'ouvriers instruits mais pas révolutionnaires. Par exemple, à ma connaissance, Marx n'a jamais été, au moins officiellement, au programme des enseignements. L'école et l'Université faisaient partie de ce que Althusser appelait les "appareils idéologiques d'Etat".
Althusser a été tout un temps l'idéologue "officiel" du PCF, on doit pouvoir retrouver ses ouvrages, je sais que j'en ai dans ma bibliothèque, mais il y a longtemps que je ne les ai pas relus. Il va d'ailleurs falloir que je le fasse pour faire un article sur lui, comme je le fais pour d'autres.
Je vais prendre deux exemples personnels.
Le fondateur de l'école dite "laïque" est Jules Ferry, son nom est, ou était, dans tous les livres d'histoire et d'instruction civique (aller voter était présenté comme étant pratiquement obligatoire, il n'y a que les moins que rien qui pouvaient se permettre...); Je dis bien "était", je ne sais pas comment on parle de lui aujourd'hui, mais à l'école, de mon temps, on en disait le plus grand bien.
J'ai appris, bien plus tard, vraiment plus tard, qu'on l'appelait, qu'on le surnommait "Le Tonkinois", devine pourquoi? Devine pourquoi, et par qui, l'Indochine faisait partie de l'Empire colonial de la France!
C"'est ainsi que moi, quand je suis sorti de l'école primaire du village que j'habitais du côté de Saint-Emilion, j'étais convaincu que la France capitaliste (bien sûr je ne savais pas ce qu'était le capitalisme) et colonisatrice apportait effectivement la civilisation et le bonheur aux peuples qu'elle avait conquis et qui faisaient partie de son Empire, présent et coloré sur toutes les cartes présentes sur les mûrs de toutes les classes, et je ne parle pas du contenu des livres de classe!
Et pourtant!
Pourtant, mon père, que je respecte, était trésorier de la cellule communiste du village, et mon instituteur, que je respecte aussi, était le Directeur de l'école, et le secrétaire de la même cellule et avait joué un rôle important dans la Résistance, il avait été "commandant".
J'ai pourtant adhéré au PCF et à L'UJRF en 1953, j'avais 15 ans, et c'est en menant peu après des actions pour la "paix en Algérie" que j'ai pris conscience de ce qu'était en réalité le colonialisme dont Jacques nous parle dans ses livres!
Voilà! Mais je répète, je ne sais pas ce que l'on enseigne aujourd'hui et comment sont confectionnés les livres d'histoire que l'on met à dispostion des élèves!

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

REFLEXIONS DE FIDEL CASTRO : LA GUERRE FASCISTE DE L'OTAN

Publié le par Tourtaux

La Guerre Fasciste de L’OTAN

Pas besoin d’être voyant pour savoir que ce que j’avais prévu avec une précision rigoureuse dans trois Réflexions publiées sur le site CubaDebate entre le 21 février et le 3 mars : « Le plan de l’OTAN est d’occuper la Libye », « La danse macabre du cynisme » et « La guerre inévitable de l’OTAN », allait se passer.

Même les dirigeants fascistes de l’Allemagne et de l’Italie ne furent pas aussi impudents lors de la guerre civile espagnole de 1936, un épisode dont beaucoup se seront sans doute souvenus ces jours-ci.

Presque soixante-quinze ans se sont écoulés depuis, mais rien n’est comparable aux changements qui ont eu lieu en soixante-quinze siècles ou, si on le veut, en soixante-quinze millénaires de vie humaine sur notre planète.

Ceux qui, comme moi, donnent une opinion sereine sur ces points semblent parfois exagérer. J’ose dire que nous sommes plutôt naïfs de supposer que tout le monde devrait être conscient de la duperie ou de l’ignorance colossale où l’humanité a été entraînée.

En 1936, deux systèmes, deux idéologies à peu près égaux en pouvoir militaire se faisaient face d’une manière intense.

Les armes d’alors ressemblaient à des jouets au regard des armes actuelles. Malgré leur pouvoir destructeur et  localement meurtrier, la survie de l’humanité était garantie. Des villes entières, voire des nations pouvaient être virtuellement rasées, certes, mais jamais les être humains en leur totalité ne pouvaient être plusieurs fois exterminés à cause du pouvoir stupide et suicidaire que permettent les sciences et les technologies actuelles.

Compte tenu de ces réalités, les nouvelles qui ne cessent de parvenir au sujet de puissants missiles dirigés par laser et d’une précision totale, de chasseurs-bombardiers qui volent à deux fois la vitesse du son, de puissants explosifs capables de faire fondre des métaux durcis à l’uranium, un matériaux dont l’effet sur les habitants et leurs descendants perdure pour des temps indéfinis, ont de quoi faire honte.

Cuba a exposé sa position sur le problème interne libyen à la réunion de Genève : elle a défendu sans hésiter l’idée d’un règlement pacifique et elle s’est opposée catégoriquement à toute intervention militaire étrangère.

Dans un monde où les États-Unis et les puissances capitalistes développées d’Europe, leurs alliées, s’emparent toujours plus des ressources et du fruit du travail des peuples, tout citoyen honnête, quelle que soit sa position face à son gouvernement, s’opposerait catégoriquement à une intervention militaire étrangère dans sa patrie.

Le plus absurde de la situation actuelle, c’est que, juste avant le déclenchement de cette guerre brutale dans le Nord de l’Afrique, un accident nucléaire s’était produit dans une autre région du monde à presque dix mille kilomètres de là, à l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, à la suite d’un séisme de magnitude 9 et du tsunami qu’il a provoqué, ce qui a coûté à un pays aussi travailleur que le Japon presque trente mille victimes fatales. Un accident pareil n’aurait plus se produire voilà soixante-quinze ans.

En Haïti, un pays pauvre et sous-développé, un tremblement de terre de seulement 7 de magnitude à l’échelle Richter a provoqué plus de trois cent mille morts et des centaines de milliers de blessés.

Mais ce qu’il y a de plus terriblement tragique au Japon, c’est l’accident de la centrale atomique de Fukushima dont il reste encore à déterminer les retombées.

Je ne citerai que quelques titres d’agences de presse:

« ANSA. La centrale nucléaire de Fukushima 1 émet “des radiations extrêmement fortes, potentiellement mortelles”, a affirmé Gregory Jaczko, chef de la Nuclear Regulatory Commission (NRC), l’organisme étasunien chargée de l’énergie atomique. »

« EFE. La menace nucléaire découlant de la situation critique dans laquelle s’est retrouvée une centrale au Japon après le séisme a relancé les révisions sécuritaires des centrales atomiques dans le monde entier et a conduit certains pays à paralyser leurs projets. »

« Reuters. Le séisme destructeur du Japon et l’aggravation de la crise nucléaire pourraient causer des pertes de jusqu’à 200 milliards de dollars à son économie, mais il est difficile pour le moment d’en évaluer l’impact mondial. »

« EFE. La détérioration, l’un après l’autre, des réacteurs de la centrale de Fukushima continuait d’alimenter aujourd’hui la crainte d’une catastrophe nucléaire au Japon, dans la mesure où les tentatives désespérées de contrôler la fuite radioactive ne laissent guère de place à l’espoir. »

« AFP. L’empereur Akihito est inquiet devant le caractère imprévisible de la crise atomique qui a frappé le Japon après le séisme et le tsunami qui ont tué des milliers de personnes et ont laissé cinq cent mille sans abri. Un nouveau séisme s’est fait sentir dans la région de Tokyo. »

D’autres dépêches sur ce point sont encore plus inquiétantes. Certaines signalent que l’iode radioactif toxique présent dans l’eau potable de Tokyo est deux fois plus élevé que la quantité tolérable par les petits enfants. L’une d’elles affirme que les réserves d’eau en bouteille sont sur le point de s’épuiser à Tokyo, la capitale située à plus de deux cents kilomètres de Fukushima.

Cet ensemble de circonstances configure une situation dramatique pour notre monde.

Je peux exprimer en toute liberté mes vues sur la guerre en Libye.

Je ne partage pas des conceptions politiques ou religieuses du leader de ce pays. Je suis, je l’ai dit, marxiste-léniniste et martinien.

Je vois la Libye comme un membre du Mouvement des pays non alignés et un État souverain, au même titre que les presque deux cents membres de l’Organisation des Nations Unies.

Jamais un pays, grand ou petit – en l’occurrence un pays d’à peine cinq millions d’habitants – n’a été victime d’une attaque aussi brutale de la part de forces de l’air d’une organisation belliciste qui possède des milliers de chasseurs-bombardiers, plus de cent sous-marins, des porte-avions nucléaires et assez d’arsenaux pour détruire bien des fois la planète. Notre espèce n’a jamais connu une telle situation, et rien de pareil n’existait voilà soixante-quinze ans quand les bombardiers nazis attaquaient des objectifs en Espagne.

Il n’empêche que l’OTAN, cette criminelle discréditée, nous écrira un « belle » histoire à dormir debout sur son bombardement « humanitaire ».

Si Kadhafi veut faire honneur aux traditions de son peuple et se décide à se battre, comme il l’a promis, jusqu’à son dernier souffle aux côtés des Libyens qui endurent les pires bombardements que jamais aucun pays n’a connus, il traînera dans la fange de l’ignominie l’OTAN et ses visées criminelles.

Les peuples accordent leur respect et leur confiance à ceux qui savent remplir leur devoir.

Voilà plus de cinquante ans, après que les États-Unis eurent assassiné plus de cent Cubains en faisant exploser le cargo La Coubre, notre peuple s’est exclamé : « La patrie ou la mort ! » Il a tenu parole et il a toujours été prêt à la tenir.

L’un des combattants les plus glorieux de notre histoire s’est écrié : « Quiconque tente de s’emparer de Cuba ne recueillera que la poussière de son sol baigné de sang ! »

Qu’on me pardonne la franchise avec laquelle j’aborde cette question.

Fidel Castro Ruz
Le 28 mars 2011
20 h 14

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

LA PRESIDENTE ARGENTINE : "QUAND JE VOIS LES DITS CIVILISES REGLER LEURS AFFAIRES A COUPS DE BOMBES, JE ME SENS TRES FIERE D'ETRE SUD AMERICAINE, DE FAIRE PARTIE DE L'UNASUR"

Publié le par Tourtaux

L’université de la Plata (Argentine) décerne un prix pour la communication populaire au président Hugo Chavez
01.04.2011. La présidente argentine : "Quand je vois les dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je me sens très fière d’être sud-américaine, de faire partie de l’UNASUR"

mercredi 30 mars 2011

30/03/11.- La présidente d’Argentine, Cristina Fernández et celui du Vénézuéla, Hugo Chávez Frías, ont signé à Buenos Aires un accord d’un montant de 83 millions de dollars pour la construction de 16 péniches dans les chantiers navals argentins Tandanor, qui seront destinés à Petróleos de Venezuela (Pdvsa), parmi d’autres accords bilatéraux dans le logement, l’alimentaire, l’automobile, l’industrie navale, l’énergie et les médicaments.

Nous avons mis en marche des projets de coopération nouveaux pour fortifier, comme nous le faisons depuis 2004, l’axe Caracas-Buenos Aires”, a declaré le président Chávez, à la suite d’une réunion de près d’une heure avec la présidente argentine, où il a été également question d’accélérer la mise en place de la Banque du Sud, qui permettra de récupérer les intérêts des capitaux latino-américains, accaparés jusqu’ici par les banques du nord, pour les investir en faveur du développement social et économique de la région.

Un autre accord entre les deux nations porte sur l’importation de véhicules depuis l’Argentine pour un montant de près de 200 millions de dollars, a indiqué le Ministère de l’Industrie à Buenos Aires. Ces 16 mille 900 voitures fabriquées en Argentine, s’ajouteront aux 6 mille 900 prévus l’an dernier.

Pour sa part, la présidente Cristina Fernández a souligné qu’un accord entre le Venezuela et l’Argentine a permis le consensus en faveur de l’ex-chancelière colombienne María Emma Mejía, désignée secrétaire générale de l’UNASUR en remplacement de feu le président argentin Néstor Kirchner, époux de Fernández.

Chavez reçoit un prix de communication populaire

remettre ce prix… face aux chaînes d’information qui nous ont censurés, nous ont réduits au silence, ont voulu occulter des coups d’état et cacher la pauvreté, c’est comme leur dire : vous avez atteint vos limites, nous sommes ici, nous avons pris la parole car nous voulons transformer nos nations”, a déclaré Sebastián Palma, le professeur de l’Université de La Plata qui a remis le prix Rodolfo Walsh au président vénézuélien.

Rodolfo Walsh (1927 – 1977), qui donne son nom à ce prix, est considéré comme le fondateur du journalisme d’einvestigation en Argentine. Le 25 Mars 1977, un jour après sa lettre ouverte à la junte militaire pour dénoncer ses politiques néo-libérales, Walsh fut abattu et son corps "disparu" par des membres des Forces Armées. Walsh est une des 30.000 disparus de la dictature argentine des années 1976 – 1983.

La doyenne de la Faculté de Journalisme de l’Université de La Plata, Florencia Saintout, a déclaré que ce prix se voulait aussi une reconnaissance au processus d’émancipation qu’impulse la révolution bolivarienne dans le cône sud.“Nous sommes ici en tant que peuple pour réaffirmer notre engagement envers un président qui a remis en cause cette idée que la "parole" puisse être détenue par quelques uns seulement” a affirmé Saintout en référence aux médias privés et au "latifundio" médiatique.

Mauricio Macri, maire conservateur de Buenos Aires et probable candidat aux présidentielles d’octobre 2011, a dénoncé la décision de l’université, sur les ondes de Radio 10, comme "effrayante". “Chavez ne respecte pas la liberté d’opinion, il est autoritaire mais nous lui donnons des prix", a-t-il dit.

Depuis qu’il a assumé la présidence pour son premier mandat en 1999, Chávez a contribué à briser la concentration des médias au Venezuela et à l’étranger en lançant le réseau régional TeleSUR, en renforcant le réseau de la télévision publique participative (création de VIVE TV en novembre 2003), et surtout en légalisant les radios et télévisions communautaires, on en compte actuellmenent près de 400 qui sont gérées directement par les associations citoyennes.

Bien que les critiques accusent Chávez de censure médiatique – en particulier lorsque l’état ne renouvela pas la concession sur le spectre public de Radio Caracas Televisión (RCTV) – le gouvernement bolivarien insiste sur le fait qu’il ne saurait y avoir de vraie démocratie sans démocratiser le "latifundio radio-électrique" comme l’a fait récemment l’Argentine en le partageant en trois tiers : 33 % pour le public, 33% pour le privé, 33 % pour l’associatif. 90 % du pouvoir communicationnel au Venezuela reste, par contre, aux mains du privé, c-a-d en général de l’opposition, cette proportion se répétant dans la presse écrite et la radio.

Le mandataire a pour sa part dédié le prix à toutes et à tous ceux qui luttent contre les colonialismes culturel et économique. “Je me sens très humble au moment de recevoir ce prix prestigieux et d’écouter vos applaudissements, car cette reconnaissance n’est pas pour moi mais pour le peuple du Vénézuéla qui lutte depuis des années pour créer une communication populaire, libérée de la dictature médiatique”, a-t-il dit aux étudiants rassemblés face à l’université pour écouter son discours.

Le président a rappelé le "cynisme de ces grands médias argentins et vénézuéliens qui ont appuyé les plus grandes dictatures du continent et à présent nous traitent de tyrans”.

Les deux présidents critiquent l’intervention militaire en Libye

Cristina Fernández de Kirchner et Hugo Chávez ont souligné le travail de l’Unión de Naciones Suramericanas (Unasur) pour résoudre des conflits.

Quand on observe le monde et qu’on voit les supposés civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je me sens très fière d’être sud-américiane, de faire partie de l’UNASUR”, a déclaré la présidente argentine.

Avant de quitter l’Argentine pour l’Uruguay où il s’entretiendra avec le président Mujica, pour poursuivre vers la Bolivie et la Colombie, le président vénézuélien a déclaré que “nous ne voulons plus de guerres ici (en Amérique Latine), nous ne voulons plus de bombes, nous ne voulons plus d’affrontements entre nous, nous ne voulons pas que des forces externes à notre continent viennent altérer la paix dont nous avons besoin pour poursuivre le projet de développement de nos peuples”.

Photo : détail des visites prévues lors de la tournée de Hugo Chavez en Amérique du Sud

Source : CIUDAD CCS

PHOTO PRENSA PRESIDENCIAL

INFOGRAPHIE ANDREA HERMOSO

http://www.larevolucionvive.org.ve/

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

LIBYE : UNE REVOLUTION A L'OMBRE DES BOMBARDIERS DE L'OTAN ?

Publié le par Tourtaux


1619860.jpg

 

L'entrée de l'Otan dans l'intervention militaire en Libye confirme le caractère impérialiste de cette guerre qui, contrairement aux déclarations de bonnes intentions, n'aidera pas le peuple libyen à se libérer de la dictature.

Après nous avoir servi pendant quelques jours la fable d'une « guerre humanitaire » qui n'aurait eu pour intention que de venir en aide à la population libyenne en lui permettant de se débarrasser d'un dictateur, l'entrée dans la danse (macabre) de l'Otan vient quelque peu donner à l'affaire un caractère moins reluisant. Il faut bien appeler un chat un chat et une mission de l'Otan pour ce qu'elle est... une opération militaire impérialiste ! D'ailleurs, les faux-nez tombent les uns après les autres, celui d'Alain Juppé le premier.


En moins d'une semaine, le chef de la diplomatie française, un temps supplanté par l'amuseur public Bernard-Henri Lévy, a changé de position. Le 21 mars, il n'était pas question pour lui que le bras armé de l'alliance atlantique prenne la direction des opérations militaires en Libye car, disait-il, « Les pays arabes ne veulent pas d'une opération sous le drapeau de l'Otan ». Dimanche 27, le responsable du département d'État américain mettait fin à la posture pseudo indépendante du gouvernement français, et annonçait que la mise en application de la résolution 1973 de l'ONU était « placée sous pilotage politique de l'Otan ».


Ce scénario était parfaitement prévisible, car utilisé à maintes reprises dans le passé par les pays impérialistes, que ce soit en Afghanistan, en Irak, ou contre les peuples de l'ex-Yougoslavie. À chaque opération militaire de l'Otan, les mêmes arguments sont avancés par les médias occidentaux : il s'agit toujours bien sûr de « protection des populations civiles » de « promouvoir la stabilité internationale » ou de faire face aux menaces terroristes, islamistes... C'est selon.


Les résultats de cette nouvelle agression de l'Otan sont hélas eux aussi déjà prévisibles. Loin de venir en aide aux révolutions en cours, la confiscation du soulèvement populaire libyen, au profit d'un écrasement militaire venu de l'extérieur, par des forces de l'impérialisme, ne peut conduire qu'à la mise en place d'un régime pour longtemps débiteur de ces mêmes forces. Des négociations sont déjà entamées entre certains pays et le Conseil national de transition (CNT) qui prétend à l'exclusivité dans la représentation du peuple libyen. Celles-ci n'abordent nullement les conditions de la mise en place d'un régime démocratique alternatif à la dictature de Kadhafi, mais à la commercialisation par la Qatar Petroleum du brut extrait dans les zones contrôlées par les rebelles. Nous sommes très loin des aspirations démocratiques exprimées par les révolutionnaires de la place Tahrir ou de la Kasbah de Tunis !


Les militantes et militants du NPA, s'il soutiennent le peuple libyen dans sa lutte contre la dictature de Kadhafi, ne sauraient cautionner d'une quelconque façon l'opération impérialiste en cours. Ils entendent, partout où cela est possible, créer dans l'unité des comités de soutien aux processus révolutionnaires en cours. Le renversement de la dictature doit être l'œuvre des Libyens eux-mêmes, aidés par les révolutions de Tunisie et d'Égypte. La Libye aujourd'hui n'est pas l'Espagne de 1936, et la référence faite par certains aux Brigades internationales qui sont venues combattre l'armée fasciste du général Franco aux côtés des républicains n'a qu'une valeur sentimentale.


Notre première tâche est de nous attaquer à notre propre impérialisme en dénonçant ses crimes, sa complicité pendant de nombreuses années avec la dictature et les juteuses affaires aux odeurs de pétrole que la bourgeoisie française s'apprête à faire avec les futurs dirigeant libyens, quels qu'ils soient. C'est en liaison avec les révolutionnaires égyptiens et tunisiens qui aujourd'hui apportent une aide matérielle concrète aux réfugiés qu'il faut également envisager le soutien des anticapitalistes européens à la révolution libyenne.


Alain Pojolat

 

Souerce : http://revolutionarabe.over-blog.com/

Publié dans L'Afrique en lutte

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>