Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

PETITION URGENCE COTE D'IVOIRE

Publié le par Tourtaux

La Plateforme Panafricaine est un collectif de forces citoyennes actives et démocrates de la Diaspora Africaine, engagé dans la libération et le redressement de l’Afrique. Ses champs d’action recouvrent la démocratie, l’unité africaine, la défense des intérêts du continent et la remise de l’Homme au centre des préoccupations de l’humanité.
Participent à La Plateforme Panafricaine les organisations des diasporas suivantes : Bénin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie, RDC, Sénégal, Tchad, Togo.
 

 

PETITION :
 

 

Côte d’Ivoire : « la raison du plus fort est toujours la meilleure » ?
Nous, citoyens de par le monde, attachés à la Paix et au Respect mutuel entre les peuples, prenons date ce lundi 04 avril 2011 sur la gravité de la situation en Côte d’Ivoire avec l’immixtion ouverte de la France en guerre aux côtés des rebelles pro-Ouattara. Les images du ciel d’Abidjan illuminé par les bombardements de l’armée française confirment l’adage selon lequel « la raison du plus fort est toujours la meilleure » et nous ramènent dangereusement aux temps des croisades et autres expéditions coloniales.
Combien de massacres de peuples faut-il à ceux qui veulent s’accaparer cyniquement les richesses du monde pour arriver à leurs fins? Les forces armées françaises doublant au passage les forces de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI) viennent d’ouvrir la voie à de grands massacres à Abidjan et sur toute l’étendue du territoire. Elles prennent une très grande responsabilité devant l’Histoire.
En Afrique, les camps militaires sont pour la plupart situés en pleine ville et constituent des lieux de vie familiale et sociale, abritant aussi bien des soldats que leurs épouses et leurs enfants. Bombarder ces camps comme c’est le cas aujourd’hui à Abidjan revient à massacrer des civils !
Alors, est-ce bien la mission de Paix qui justifie la présence de l’ONUCI et des forces françaises (Licorne) en Côte d’Ivoire ?
Nous l’avions dit et répété, la solution en Côte d’Ivoire n’était pas militaire. Personne n’est dupe, si ce n’est pour des raisons inavouées, une solution politique était bien possible.
Comme toujours, vient maintenant le temps où ceux qui auront militairement pris le dessus feront leur information qui fait du perdant le responsable des massacres d’hier et de demain. Mais, tôt ou tard,
comme pour le Rwanda hier et la Côte d’Ivoire aujourd’hui, les vrais responsables du génocide et des
massacres d’Africains auront à rendre compte au tribunal de l’Histoire.
Citoyens du monde épris de Justice et de Paix, solidaires de la Côte d’Ivoire, si vous le désirez, vous pouvez signer cette pétition contre cette invasion sanguinaire d’un pays souverain et pour le soutien moral au Peuple Ivoirien meurtri.
 

 

Personne ne pourra dire demain « je ne savais pas ».
 

 

Fait à Paris, le 04 avril 2011
La Plateforme Panafricaine.
Contact de retour de signature : ppanafricaine@gmail.com

Publié dans L'Afrique en lutte

Partager cet article
Repost0

POUR CEUX QUI CROIENT ENCORE AUX INTERVENTIONS... HUMANITAIRES ET SPONTANEES

Publié le par Tourtaux

 

Publié dans colonialisme

Partager cet article
Repost0

EN DECLARANT L'AMBASSADRICE DES ETATS UNIS "PERSONA NON GRATA", L'EQUATEUR PREND UNE SAGE ET SAINE DECISION

Publié le par Tourtaux

L'Équateur déclare l'ambassadrice des États-Unis "persona non grata"
Publié le 2011-04-06 09:08:52 | French. News. Cn
Taille du texte
 
 


Heather Hodges, l'ambassadrice des États-Unis en Équateur (Photo: Xinhua/AFP)

QUITO, 5 avril (Xinhua) -- Le gouvernement équatorien a déclaré mardi l'ambassadrice des États-Unis dans ce pays, Heather Hodges, "persona non grata" suite à la publication par Wikileaks de messages révélant des allégations américaines sur la corruption de la police en Équateur.

Le ministre des Affaires étrangères Ricardo Patino a déclaré lors d'une conférence de presse que cette décision ne signifiait pas une rupture de toute relation de l'Équateur avec les États- Unis, et que Quito souhaitait maintenir ses "relations cordiales" avec les États-Unis.

"Nous avons fait ce que nous devions faire, ce n'est pas une mesure contre le gouvernement des États-Unis mais directement contre la personne de l'ambassadrice", a dit M. Patino.

Le journal espagnol El Pais a publié le week-end dernier un câble révélé par le site Wikileaks citant des messages de Mme Hodges à Washington dans lesquels celle-ci affirmait que les actes de corruption du chef de la police équatorienne Jaime Hurtado étaient de notoriété publique, ce que le président Rafael Correa a démenti.

M. Patino a déclaré que "certaines personnes à l'ambassade des États-Unis" auraient affirmé que M. Correa voulait un chef de la police "facile à manipuler", ce que le gouvernement équatorien a vivement démenti. Le ministère équatorien des Affaires étrangères a demandé une explication à Mme Hodges mais sa réponse n'a pas été jugé satisfaisante par le gouvernement.

Il s'agit de la troisième fois que le gouvernement de M. Correa, proche allié du président vénézuélien connu pour sa position très à gauche et anti-américaine Hugo Chavez ainsi que du bolivien Evo Morales, expulse un ambassadeur en équateur depuis son arrivée au pouvoir en 2007.

Suite aux événements récents à Quito, les États-Unis n'ont actuellement aucun ambassadeur en Équateur, en Bolivie ni au Venezuela.

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

CHOMAGE : 20 MILLIONS POUR LES CHOMEURS, 2 MILLIARDS POUR LES EMPLOYEURS : LA CGT NE SIGNE PAS

Publié le par Tourtaux

Chômage
 

 

20 millions pour les chômeurs, 2 milliards pour les employeurs : la CGT ne signe pas
 

 

mardi 5 avril 2011
Un projet d’accord national interprofessionnel du 25 mars 2011 relatif à l’indemnisation du chômage est soumis à signature des organisations syndicales.
Ce projet d’accord, composé de cinq articles, a pour objectif d’arrêter les nouveaux paramètres d’indemnisation du chômage et de fixer le niveau des cotisations des employeurs et des salariés.
Dès le début de la négociation, le patronat a proposé la mise en place d’un groupe de travail paritaire « politique », pour renvoyer à plus tard les revendications portées en commun par les organisations syndicales. Le procès-verbal annexé au projet d’accord détermine les thèmes de discussion, dont la liste n’est pas limitative. Cette réflexion devrait servir de base de travail pour la négociation de la prochaine convention d’assurance chômage en 2013. Cependant, la feuille de route ne fixe aucune obligation de résultat et l’expérience montre que ce processus reste aléatoire.
Contenu de l’accord : deux mesures (articles 2 et 3) améliorent les droits à indemnisation des personnes en invalidité et en saisonnalité. La pension d’invalidité (2ème catégorie) pourra être cumulée avec l’allocation chômage et le coefficient réducteur appliqué pour le calcul de l’indemnisation des salariés saisonniers est supprimé. Ces deux revendications, portées par la CGT, mettent fin à une injustice qui frappait 10 000 allocataires. Le coût de ces deux mesures est évalué à environ 20 millions d’euros par an.
Par contre, l’article 4 acte une baisse des contributions patronales et salariales dès lors que deux conditions seront réunies. La première est d’avoir deux semestres supérieurs à 500 millions d’euros d’excédent dans le résultat d’exploitation. La seconde consiste à avoir un déficit cumulé inférieur à 5 milliards d’euros. Selon les services de l’Unedic, ces deux conditions devraient être réunies à partir de 2014 ou 2015. Cet article précise que la baisse annuelle ne peut dépasser 0,4 % des contributions, soit 2 milliards d’euros par année. C’est 100 fois plus que le coût des mesures inscrites aux articles 2 et 3 en faveur des handicapés et des saisonniers. Le Medef a obtenu que cette baisse des cotisations perdure jusqu’en 2016, c’est-àdire qu’elle est applicable par anticipation pour la convention de 2013. Pour Parisot, tout est précaire, la vie, le travail et même l’amour … sauf la baisse des cotisations patronales ! Acter dans ces conditions la baisse des cotisations revient à admettre dès aujourd’hui qu’il faudra réduire les droits des chômeurs lors de la prochaine convention.
Pour la CGT, face à la violence de la crise et des centaines de milliers de personnes qui sont venues grossir les rangs de l’assurance-chômage, face au développement du sous-emploi et de la précarité grandissante, face au 1,5 million de chômeurs en longue durée (plus d’un an), il aurait été nécessaire d’améliorer les droits des chômeurs en intégrant beaucoup plus de personnes dans le régime assurantiel (un sur deux seulement est indemnisé) et en les protégeant plus longtemps. C’est ce que préconisait d’ailleurs l’OCDE dans un rapport rendu au Conseil d’orientation pour l’emploi en février 2011.
La nouvelle convention n’améliore pas les droits du plus grand nombre (plus de 4 millions d’inscrits à Pôle emploi). Pire, nous commençons à mesurer chaque mois les effets dévastateurs de la précédente convention (2009-2011), qui avait réduit les durées d’indemnisation pour le plus grand nombre arrivant aujourd’hui en fin de droits. D’ores et déjà, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance chômage est en baisse, tandis que celui des titulaires des minima sociaux (ASS, RSA, etc.) explose !
La CGT a remarqué que le patronat a changé sa stratégie. Les négociations sur l’assurance chômage ne portent plus sur la durée d’une seule convention (2 ou 3 ans ) mais de deux ( 4 ou 6 ans ). Ainsi, on négocie la convention 2011 – 2013, sans être en capacité d’évaluer entièrement les conséquences de convention précédente 2009-2011. Et le même scénario se reproduira en 2013 pour négocier la convention qui s’appliquera jusqu’en 2016. Cette stratégie permet de brouiller le message en direction de l’opinion et favorise les mauvais compromis dans les négociations.
Après consultation de ses organisations, la Commission exécutive confédérale décide de ne pas signer la convention.
Montreuil, le 5 avril 2011

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

LES BARBELES DE NOTRE MEDIOCRITE

Publié le par Tourtaux

 

LES BARBELES DE NOTRE MEDIOCRITE

 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4487

Lampedusa : les barbelés de notre médiocrité

Annamaria Rivera

Traduit par Fausto Giudice

 Face à l’exode, tout à fait prévisible, de quelques milliers de migrants et de réfugiés, on ne pourrait imaginer de farce plus indigne que celle qui se joue dans le malheureux pays dans lequel il nous est échu de vivre, désormais padanisé* du Nord au Sud, à quelques exceptions près.

Et le contraste est strident entre la noblesse du printemps arabe et la misère des réponses italouillardes** à l’issue escomptée et secondaire de cet extraordinaire tournant historique : rien que chaos, déshumanisation, alarmisme social, compétition entre égoïsmes institutionnels, camps de concentration, barbelés, menaces de rapatriements collectifs, patrouilles “spontanées” et chasse aux fugitifs jusque dans les hospitalières Pouilles.

La jeune taupe a bien creusé : le mélange monstrueux de liguisme nazi, de cynisme individualiste de propriétaires, de provincialisme pingre et inconscient dessine aujourd’hui le portrait le plus fidèle de la nation italienne.

Nous sommes le pays qui est incapable – ou refuse – de contraindre à la démission son médiocre despote, camarade de goûter et de bunga-bunga***des tyrans renversés par les révoltes : un homme qui, après l’apocalypse japonaise, a eu le culot de qualifier l’arrivée de réfugiés de “tsunami humain”. Et il est donc cohérent que nous en exprimions au niveau institutionnel et social les attitudes, les tics, les sautes d’humeur indécentes.

À l’opposé - et ce n’est pas un hasard – l’héroïsme et la générosité collectifs qui ont guidé le soulèvement tunisien se sont reflétés dans la solidarité, l’altruisme, le naturel serein avec lesquels les populations très pauvres des villages frontaliers – et les autorités tunsiennes elles-mêmes – ont accueilli presque cent cinquante mille réfugiés arrivés de Libye : cela, dans un pays d’à peine dix millions et demi d’habitants, se trouvant dans une phase très difficile de transition politique, sociale et économique. 

Chez nous – un pays de plus de soixante millions d’habitants – il a suffi de vingt mille arrivées pour entraîner le cycle pervers et crapuleux dont nous avons parlé, qui va de l’impéritie et du chaos à leur instrumentalisation alarmiste, du malaise et du rejet populaires aux renvois de balles entre institutions. Il faut ajouter que c’est seulement en apparence que la France est à peine moins dégoûtante, qui, à Vintimille, renvoie les Tunisiens vers l’Italie : pour retrouver leur honneur perdu - si l’on ose dire – Sarkozy et compagnie, eux aussi anciens camarades de goûter de Kadhafi et grands protecteurs de Ben Ali, préfèrent les bombardements “humanitaires” à l’accueil et à la solidarité.

Et pourtant il n’y a dans toute cette situation aucun lien objectif, mais plutôt des volontés perverses et des inaptitudes subjectives. Pour ne parler que du niveau institutionnel, il suffirait, pour garantir aux migrants un traitement digne d’un pays civilisé, de réaliser un plan d’accueil diffus, organisé en petits groupes, et surtout édicter un décret sur la protection temporaire, parfaitement possible selon les lois et règlements actuels. Cela permettrait entre autres aux migrants de transiter dans les pays européens et de rejoindre la France et l’Allemagne, c’est-à-dire leurs objectifs réels, contournant ainsi le “bouchon” de Vintimille. C’est ce que demande la myriade d’associations de défense des droits des migrants, à commencer par l’ARCI.

Le Parti démocratique évoque lui aussi la protection temporaire, mais de manière passablement plus ambiguë, car il ne résiste pas à la tentation de demander dans le même souffle un “accord avec la Tunisie pour gérer l’arrêt des arrivées et la programmation des rapatriements”. Peut-être les « démocrates » ignorent-ils qu’ainsi ils trahissent la volonté et l’esprit du printemps arabe, dont la déclaration récente du Forum économique et social tunisien est un exemple. Le Forum demande à son propre gouvernement l’exact contraire : de refuser “la demande des autorités italiennes concernant un rapatriement de masse obligatoire des émigrés” et ”l’interruption de l’application des accords sur les questions migratoires, passés avec l’ex-dictature”.

Mais les nôtres sont durs de la feuille. Ils n’ont pas encore compris que la liberté pour laquelle les jeunes Tunisiens et Égyptiens, peut-être aussi Libyens, ont lutté et luttent, c’est aussi la liberté de mouvement. Les jeunes révoltés qui ont expérimenté virtuellement le droit à la mobilité – avec les blogs, Facebook et autres réseaux sociaux – et qui donc se sentent déjà partie prenante d’une communauté globale sans frontières, n’acceptent plus (en admettant qu’ils l’aient jamais accepté) d’être confinés à l’intérieur des enceintes nationales. Par leurs révolutions ils ont déclarés faire partie d’au moins une région euro-méditerranéenne.

Certes les raisons qui les poussent à risquer leur vie en embarquant sur les habituelles charrettes de la mer sont aussi multiples que leurs biographies individuelles. Pour beaucoup de jeunes prolétaires tunisiens, la transition, avec l’effondrement du secteur touristique et de tout le secteur informel induit, signifie perte de travail et de revenu, impossibilité de continuer à faire vivre leur famille. Pour d’autres, cette transition, avec le relâchement de la surveillance policière, représente l’occasion de réaliser enfin un projet de migration qu’ils avaient dans le tiroir. Pour beaucoup d’entre eux, partir, aller voir ce qu’il y a sur l’autre rive, est simplement le corollaire de la liberté conquise par le soulèvement.

Penser qu’on peut contraindre de telles aspirations entre les barbelés de notre médiocrité fainéante et devenue méchante, de notre égoïsme incapable et provincial, est pure sottise car cela va dans la direction opposée à celle des désirs collectifs des autres et du mouvement historique.

Dès maintenant, des brèches et des voies de fuite s’ouvrent dans les clôtures de barbelés. Et à propos : pourquoi est-ce que nous, les vrais “hommes et femmes de bonne volonté”, ne nous armons pas de cisailles - des vraies, pas des symboliques - pour encourager le cours de l’histoire ?

 

 Notes du traducteur


*Padanisé : néologisme formé à partir du mot Padania, la chimérique république virtuelle de la région du Pô inventée par la Ligue du Nord. Une version post-moderne de l'esprit de clocher et du “maître chez soi”.

**Italouillardes : néologisme du traducteur, formé à partir de franchouillard et de trouillard, pour rendre l’italien italiche.

*** Bunga-bunga : Terme inspiré à Berlusconi par Kadhafi pour désigner ses orgies.

Message original en italien

http://www.liberazione.it/rubrica-file/I-fili-spinati-della-nostra-mediocrit----LIBERAZIONE-IT.htm

Publié dans colonialisme

Partager cet article
Repost0