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NASRALLAH : LA SYRIE SURMONTERA L'EPREUVE ACTUELLE

Publié le par Tourtaux

Hassan NasrallahBeyrouth : le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a estimé que la Syrie surmonterait l'épreuve actuelle grâce à la sagesse de la direction et du peuple syriens, indiquant que les événements de la Syrie ont pour but de la balkaniser.


Dans une allocution prononcée aujourd'hui (1er juin) à l'occasion du 22è anniversaire de la disparition de l'imam Khomeiny, retransmise par al-Manar, Sayyed Nasrallah a mis en garde contre le projet américano-israélien visant à diviser les pays arabes du Yémen, en Libye, au Soudan, en Irak, jusqu'en Syrie.


En ce qui concerne la question libanaise, le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la formation du gouvernement libanais est un intérêt national qu'il faut valoriser en dépit de toute autre considération.


Dans ce contexte, il a appelé les leaders libanais à assumer leurs responsabilités historiques, soulignant qu'on ne peut traiter la situation politique et sécuritaire au Liban indépendamment de ce qui se passe dans la région.


Il a, d'autre part, appelé à appuyer le peuple palestinien pour l'aider à revenir dans son pays, la Palestine.

 

De son côté, le chef de la Chambre des députés libanais, Nabih Berry, a indiqué que la Syrie a été la cible de ce complot à cause de ses positions fermes et son appui à la ésistance au Liban et en Palestine occupée.


A.A. & T. Slimani, de l'agence de presse arabe syrienne.

 

http://www.resistance-politique.fr/

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LE COMBAT OBAMA - NETANYAHU - LA REVANCHE

Publié le par Tourtaux

LE COMBAT OBAMA – NETANYAHU – LA REVANCHE
2 juin 2011 | 6 commentaire(s) | vu 487 fois

De nombreux commentateurs sportifs ayant assisté à la dernière confrontation Obama-Netanyahu ont déclaré le pugiliste Netanyahu vainqueur par KO technique, surtout après le 4e round dans la salle du Congrès américain que le lutteur sioniste a remporté haut la main. Tous ces analystes oublient simplement que ce n’était qu’un combat qui appelle un match-revanche qui lui n’aura lieu qu’après 2012, suite à la réélection possible d’Hussein Obama comme aiment l’appeler les évangélistes américains.

Passons en revue les quatre premiers rounds de ce récent combat singulier. Le 13 mai, George Mitchell, l’émissaire spécial de Barack Obama au Moyen-Orient démissionne, suite à l’échec de sa mission soi-disant de paix. « En fait, c’est un constat d’échec pour ce diplomate chevronné, qui tire un mauvais bilan de ses deux années à tenter de briser l’impasse entre Israéliens et Palestiniens. Navettes, entretiens, pressions, compromis… Tout y est passé, en vain. Georges Mitchell n’a pas réussi à relancer le processus de paix, pas même à réunir les deux parties face à face autrement que pour des « photos », des séances photos sans lendemain comme le Proche-Orient en a tant connues. » (1)

Quand Barack a été élu à la présidence américaine, il avait sincèrement le projet de régler l’affaire palestinienne selon le point de vue américain évidemment, c’est-à-dire d’amener le leadership palestinien accrédité par Washington (L’Autorité sans autorité) à imposer d’autres compromis honteux au peuple palestinien en récompense de quoi lui, le Président des États-Unis (siégeant à dix mille kilomètres de la terre sainte), accorderait un État (bantoustan) au bon peuple palestinien, ce bantoustan couvrant la bande de Gaza actuelle et une partie de la Cisjordanie. L’étendue du terrain en Cisjordanie serait l’objet des négociations entre le gouvernement qui gère la base militaire américaine au Levant et l’Autorité palestinienne de l’accommodant Mahmoud Abbas, président illégal depuis deux ans.

L’une des concessions importantes attendues du traître Abbas concernait les 4 millions et demi de réfugiés palestiniens qui ne devraient avoir droit de retour que dans l’État bantoustan à venir; l’autre concession concernait Jérusalem : un village de la banlieue de la capitale israélienne serait rebaptisé Jérusalem et tiendrait lieu de capitale éternelle pour le peuple martyr palestinien, comme Yasser Arafat l’avait déjà concédé auparavant. Enfin. L’État bantoustan devrait être démilitarisé et seuls les services de sécurité répressifs seraient chargés d’incarcérer les palestiniens refusant ces concessions. Dernière concession l’eau disponible dans toute cette région serait en définitive sous contrôle israélien.

« Une Autorité palestinienne extrêmement souple, comme l’ont montré les « Palestine Papers », les documents de négociation qui ont « fuité » du côté de la chaîne Al Jazeera. Mais un leadership faible, incarné par Mahmoud Abbas » (2)

Ayant arraché toutes ces concessions aux négociateurs palestiniens, Barack Obama croyait l’affaire entendue. Il se heurta au gouvernement fasciste israélien qui avait justement été placé là par l’aile radicale – revancharde – du Congrès américain en prévision de ce bras de fer anticipé. Le gouvernement Netanyahu croit fermement que le temps n’est pas encore venu de négocier et de régler avec les traîtres palestiniens et que davantage de terre, d’eau et de concessions peuvent leur être arrachées. Voilà ce qui oppose les deux pugilistes.

La démission de Mitchell étant annoncée, Barack Obama s’avança dans l’arène le 19 mai dernier pour faire une grande déclaration impérialiste sur les affaires des peuples du Proche-Orient. Dans ce discours le président américain fit simplement le constat d’échec de toute sa politique étrangère dans cette partie du monde. Après avoir humilié son allié pakistanais, il le voit se tourner de plus en plus résolument vers l’impérialisme chinois concurrent, et soutenir les Talibans qui vont finir par chasser l’OTAN de leurs terres. L’Irak est maintenant dans la sphère d’influence iranienne et l’Iran poursuit son développement nucléaire et économique sous la houlette chinoise. Le gouvernement libanais est paralysé mais loin du contrôle américain. De nombreux pays arabes ont connu des révoltes mais aucune n’est vraiment apaisée, ni aucun gouvernement à la solde véritablement stabilisé. La marmite arabe pourrait ré-exploser sous peu. Obama promet un Plan Marshall pour l’Égypte et la Tunisie notamment, et il promet même de déposer un milliard de dollars dans la corbeille, alors qu’il ne possède pas les crédits nécessaires pour payer les fonctionnaires américains qui pourraient se trouver en chômage technique sous peu. De toute façon, que serait un milliard quand la Tunisie à elle seule réclame 25 milliards ? Les chinois, les véritables banquiers du monde (3 000 milliards de réserve), n’ont pas dit qu’ils contribueraient à ce plan mort né (3).

Sur la question palestinienne par contre, Obama a été très précis dans ce discours et pour la première fois de l’histoire américaine récente il annonce un programme complet et compromettant. Il indique qu’il maintiendra la pression sur les négociateurs palestiniens pour qu’ils ne remettent aucunement en question les concessions déjà convenues; cela visait particulièrement le Fatah et le Hamas pour qu’ils ne se lancent pas dans une surenchère de demandes et de refus pour gagner les élections qu’il a prévues pour eux l’an prochain. Donc, la question de Jérusalem comme capitale, la question des réfugiés et la question de l’État démilitarisé ne devront pas ressurgir lors des négociations qu’il souhaite pour après 2012.

Aux Israéliens, Barack Obama signifia que premièrement il prenait acte de l’échec de sa politique étrangère les concernant au cours de ce premier mandat; mais qu’il entendait se reprendre après sa possible réélection et que, cette fois, pour son dernier mandat, il entendait les faire plier. La condition qu’il leur a annoncée est précise : il souhaite un accord de paix entre les deux belligérants et la création d’un État palestinien dont les frontières devront être fixées À PARTIR DES LIMITES DE 1967, CECI PERMETTANT DES ÉCHANGES DE TERRITOIRES CONVENUS ENTRE LES DEUX PARTIES. Chaque mot de cette phrase est très important à comprendre.

Ceci signifie qu’il ne veut pas d’un État palestinien en fromage gruyère formé d’une constellation de cités emmurées et reliées entre elles par des tunnels, comme le proposent les sionistes. Qu’il accepte que certaines colonies sionistes (Ariel par exemple) soient annexées par Israël en contre partie de territoires quelconques à convenir entre eux.

Obama sait très bien qu’il a étiré la corde pour pendre les leaders palestiniens à son maximum et qu’il ne peut leur en réclamer davantage au risque de les obliger à se faire harakiri devant leur peuple. Par contre, il savait que Netanyahu n’accepterait jamais ces compromis et qu’il se rebifferait, Obama ne comptait pas obtenir son assentiment et de fait il annonce sans le dire que ce dossier est clos pour lui jusqu’après les élections de 2012.

Par contre, pour que cette manigance fonctionne, Barack Obama avertit déjà la partie palestinienne qu’elle ne doit pas s’enfermer dans les frontières rigides de 1967 (lui-même utilise le terme « limites » de 1967) par une malencontreuse résolution bidon à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, résolution dont le Hamas ou d’autres factions palestiniennes se serviraient ensuite pour remettre en question d’autres concessions territoriales à venir pour les palestiniens et l’annexion israélienne de Jérusalem-Est déjà concédée depuis l’époque d’Arafat.

Benjamin Netanyahu comprend tout cela et il s’empresse, au moment même où son président fait son discours, d’annoncer sa rébellion et la construction de nouveaux logements à Jérusalem annexée. Le lendemain il se présente à la Maison Blanche en rejetant péremptoirement toutes les prémices présentées par son supérieur. Il court les médias américains pour insulter son hôte et en remettre toujours davantage. Il se présente enfin au Congrès pour annoncer son soutien au candidat républicain pas encore choisi; le Congrès à majorité républicaine l’entend bien ainsi et lui accorde ovation après ovation. L’élection américaine de 2012 est déjà engagée… Mais les primaires ne se tiennent pas dans les salons du Congrès.

Pendant ce temps Barack Obama tolère patiemment rebuffade après insulte, agression verbale après humiliation tonitruante sachant que le poltron Netanyahu peut bien s’exciter tant et mieux la véritable bataille ne se gagnera pas là et qu’à trop humilier et insulter publiquement le Président des États-Unis d’Amérique le larbin nuit à sa propre cause.

Les analystes politiques américains et français ne s’y trompent pas et annoncent déjà pour l’automne violence et troubles en Palestine occupée. Le peuple palestinien lui ne dit mot, il écoute et il comprend que des tas de gens sont à discuter et à se chamailler sur son dos sans aucunement écouter ses propos.

Les peuples arabes ont accumulé, depuis l’époque des Croisades puis de la colonisation européenne, une longue expérience de ces batailles contre l’occupant et de la trahison de certains de ses dirigeants, et ils savent que souvent il faut beaucoup de temps avant que le vent change de direction.

L’évolution démographique régionale, l’évolution économique (faillite de l’économie américaine), l’évolution politique et militaire (défaite militaire américaine après défaite) jouent toutes en faveur du peuple palestinien à long terme. Il lui suffit de maintenir ses positions de principes et de laisser le monde impérialiste occidental s’enferrer toujours davantage dans cette situation inextricable pour que dans vingt ou quarante ans la « datte » israélienne lui tombe dans les mains comme un fruit mûr (4).

_______________________________

(1) http://www.rue89.com/2011/05/28/proche-orient-rendez-vous-a-la-prochaine-explosion-de-violence-206380-0
(2) http://www.rue89.com/2011/05/28/proche-orient-rendez-vous-a-la-prochaine-explosion-de-violence-206380-0
(3) « Et encore, ce qui rend le FMI attirant, est qu’il peut fournir un soutien financier à ses pays membres. Depuis 2009, les fonds que possède le FMI ont augmenté, passant de 250 milliards de dollars à 900 milliards de dollars. Pour vous donner une idée concrète de ces 900 milliards de dollars, les réserves en devises de la Chine ont déjà dépassé 3 000 milliards de dollars, soit plus du triple. D’ailleurs, les fonds du FMI, qui ont subitement augmenté, ont un caractère de bulle, du fait qu’ils sont liés à la politique monétaire souple de la réserve fédérale américaine. Ainsi à l’heure actuelle, le rôle du FMI est très limité pour sauver l’Europe de la crise de la dette, bien qu’il soit aux mains des Européens. Quel résultat y aura-t-il pour les nouveaux pays montants, si un candidat venant de ces pays émergents est élu directeur général du FMI ? » http://chine.aujourdhuilemonde.com/une-solution-chinoise-pour-le-fmi
(4) http://www.foreignaffairs.com/articles/67863/daniel-levy/same-netanyahu-different-israel?page=3

 

/http://www.centpapiers.com/

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SORAL - COLLON - BRICMONT : INVESTIG'ACTION REPOND A LA VIDEO DE SORAL

Publié le par Tourtaux

31 mai 2011

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Plusieurs lecteurs d’Investig’Action nous ont demandé notre réaction à la dernière attaque d’Alain Soral. Dans un entretien-vidéo, le président d’Egalité et Réconciliation accuse à nouveau Michel Collon et Jean Bricmont d’organiser le boycott de son ouvrage en Belgique. Alain Soral leur reproche également, ainsi qu’à Souhail Chichah et Olivier Mukuna, d’être de faux antisionistes pour ne pas partager ses analyses politiques. Ceci constitue une première réponse aux questions soulevées par Alain Soral. Investig’Action y reviendra dès que possible et de manière complète.

 

Concernant le boycott de Comprendre l’Empire, Alain Soral base son accusation sur un ouï-dire : un libraire belge aurait décidé de ne pas vendre l’ouvrage sur les conseils de Michel Collon. Ce dernier a tout au plus, dans une discussion qui a été rapportée à un libraire, donné son avis défavorable sur l’analyse politique de Soral. Rappelons que ni Jean Bricmont ni Michel Collon ne gèrent le catalogue des centaines de librairies francophones de Belgique.
 
 
Alain Soral s’indigne ensuite – « faux-cul » dit-il - que son analyse politique ne soit pas critiquée publiquement par Michel Collon. En fait, cela fait déjà un moment qu’Investig’Action projette de dresser la critique de l’idéologie soralienne, mais a toujours manqué de temps. L’égo et/ou la stratégie promotionnelle d’Alain Soral précipitent les choses. Nous y reviendrons.
 

Certains s’étonneront peut-être que les militants antisionistes se critiquent mutuellement au lieu de se serrer les coudes dans la résistance. Mais nous pensons que l’analyse d’Alain Soral sur Israël et sur l’Empire dessert en réalité les intérêts de la résistance palestinienne et celle des opprimés qu’il prétend défendre.
 

Comprendre l’Empire ou le servir ?
 
Dans l’analyse de Soral, la dimension religieuse prend tant de place qu’elle néglige les aspects économiques et politiques qui sont fondamentaux. Sionisme et judaïsme seraient indissociables. Soral tend ainsi aux défenseurs de l’Etat israélien le bâton pour se faire battre. C’est en effet une vieille technique que d’amalgamer la critique du sionisme à l’antisémitisme pour mieux discréditer les opposants de la politique coloniale israélienne. Les Bernard-Henry Levy, Alain Finkielkraut et autres André Glucksmann sont des maîtres en la matière et peuvent remercier chaleureusement Alain Soral. Mais comme le rappelle Tariq Ramadan dans un chapitre d’ Israël, parlons-en !, la critique du sionisme est une critique d’un projet politique, contrairement à l’antisémitisme, qui est une forme de racisme.

 
Nous ne partageons pas non plus l’analyse d’Alain Soral sur l’impérialisme où pointe encore le déterminisme religieux : mauvais diagnostique donc mauvais remède. En effet, l’impérialisme n’est pas le fruit d’une oligarchie judéo-maçonnique et ne se comprend pas à la lecture de livres religieux tels que l’Ancien Testament ou le Talmud. Alain Soral, si prompt à dénoncer le choc des civilisations islamophobe popularisé par l’administration Bush après le 11 septembre, nous propose une version personnelle où s’affronteraient d’un côté le mondialisme judéo-protestant et de l’autre, une France résistante d’inspiration helléno-chrétienne.


 
Cette analyse tronquée pousse Alain Soral à réconcilier les musulmans français avec les partisans du Front National pour combattre l’oligarchie judéo-maçonnique qui veut gouverner la planète. Courageux mais pas téméraire, Alain Soral n’appellera pas les musulmans à voter FN tant que Marine Le Pen sera « obligée » de jouer la carte islamophobe pour « monter dans les sondages ». En revanche, le nationalisme français reste le meilleur rempart pour combattre l’ennemi mondialiste, et Jean-Marie Le Pen est « un artiste de talent » !
 
Chavez, le Che, Lumumba, Nasser et Le Pen, même combat donc ? Quand on n’a rien compris à l’impérialisme, pourquoi pas… Mais dans les faits, le nationalisme défendu par les pays du Sud contre le colonialisme occidental est différent du nationalisme revendiqué dans une puissance impérialiste comme la France. L’artiste de talent censé nous défendre du mondialisme n’a-t-il pas servi en Indochine ainsi qu’en Algérie où il est accusé d'avoir pratiqué la torture ? Soral voudrait pourtant nous faire croire que les musulmans de France et Jean-Marie Le Pen sont dans la même barque, celle des opprimés. Encore une fois, si on n’a rien compris à l’impérialisme et qu’on fait des obsessions sur les banquiers juifs et franc-maçon, pourquoi pas ? Mais lorsqu’on se base sur une analyse sérieuse de l’impérialisme, on comprend vite que le Front National est du côté de l’oppresseur. Il n’est pas la solution mais fait partie du problème.

 
L’agenda d’Investig’Action étant très chargé mais pas dicté par les sautes d’humeur d’Alain Soral, nous reviendrons dès que possible et en détails sur ces différents points ainsi que sur l’analyse de Comprendre l’Empire. Michel Collon est également disposé à débattre avec Alain Soral dès septembre si l’occasion se présente.

 

Vidéo d'Alain Soral sur Michel Collon, Jean Bricmont...

INVESTIG’ACTIONMICHELCOLLON.INFO


 

http://www.michelcollon.info/

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INVINCIBLES, LES FLOTTILLES DE LA LIBERTE SE MULTIPLIENT

Publié le par Tourtaux

Invincibles, les Flottilles de la Liberté se multiplient

vendredi 3 juin 2011 - 08h:10

Eva Bartlett
IPS


Un nouveau mémorial flambant neuf se dresse au centre du port endommagé de Gaza. Flanqué des drapeaux des différents pays dont les citoyens ont tenté d’atteindre Gaza en bateau pour mettre en avant le siège impitoyable de Gaza, le mémorial porte les noms des militants du mouvement turc de la solidarité qui sont morts il y a un an quand les membres d’un commandé israélien arrivés par les airs au dessus de la Flottille de la Liberté ont tiré avec des fusils mitrailleurs, faisant 9 morts et plus de 50 blessés parmi les civils qui se trouvaient sur le bateau.

(JPG) Un an après l’attaque illégale israélienne de la flottille et l’enlèvement de plus de 600 civils dans les eaux internationales, le port de Gaza fourmille de gens pleins d’énergie : ils sont venus commémorer les morts et annoncer les bateaux de la Flottille numéro 2 qui vont arriver prochainement à Gaza. Le Premier ministre palestinien Ismail Haniya fait un discours pour remercier les militants turcs et leur gouvernement pour leur soutien indéfectible à la Palestine.

Depuis les bateaux "Free Gaza" arrivés en 2008 - les premiers bateaux à briser le blocus et les premiers bateaux à s’amarrer dans les docks de Gaza depuis qu’Israël à investi la bande de Gaza en 1967 - le mouvement qui amène des bateaux à Gaza s’est développé de manière exponentielle. Free Gaza a réussi à rentrer cinq fois dans le port de Gaza et quatre autres expéditions ont été violemment contrecarrées par la marine israélienne.

L’expédition maritime de 2008 a été interrompue par un navire de guerre israélien qui a arraisonné un bateau de Free Gaza transportant du matériel médical, des militants non violents, des chirurgiens et des journalistes. La tentative de 2009 a avorté quand les soldats israéliens sont montés à l’abordage et se sont mis à battre et à kidnapper les passagers qui se trouvaient pourtant dans les eaux internationales. En juin 2009, un autre bateau a été stoppé par la marine israélienne et ses passagers ont été kidnappés et déportés.

Les différents bateaux transportaient des militants non violents, des journalistes de presse et de télévision, des parlementaires européens, des juifs solidaires de la Palestine dont des survivants de l’holocauste et des militants et des journalistes israéliens et même des Palestiniens qui ne peuvent pas sortir de Gaza pour aller étudier dans des universités étrangères ou qui n’ont pas le droit de rentrer à Gaza pour rejoindre leurs familles.

Israël bloque le passage des bateaux qui veulent rentrer et sortir de Gaza sous le prétexte de la sécurité pour soi-disant empêcher que des armes de contrebande n’entrent à Gaza. Dans tous les bateaux qui ont été arraisonnés et emmenés de force en Israël on n’a trouvé que de l’approvisionnement humanitaire. Loin de défaire le mouvement des bateaux vers Gaza, les agressions d’Israël ont eu l’effet inverse.

Des bateaux en provenance de Libye, de Malaisie et un bateau transportant des militants juifs ont fait route sur Gaza et ont été bloqués par des navires de guerre israéliens avant d’arriver à la bande de Gaza. Il y a deux semaines, des soldats israéliens ont tiré sur un navire d’aide humanitaire malaisien qui transportait des canalisations pour un projet sanitaire à Gaza et l’ont obligé à aller dans un port égyptien.

En mai 2010, Free Gaza, soutenu par l’organisation humanitaire turque IHH, a envoyé à nouveau des bateaux et des militants vers la bande de Gaza assiégée, cette fois accompagnés par la grand bateau turc le Mavi Marmara. Quand les six navires de la Flottille de la Liberté et leurs 600 passagers ont approché Gaza, les commandos israéliens se sont mis à tirer avec des fusils mitrailleurs sur les navires qui se trouvaient dans les eaux internationales. Grâce à la retransmission par satellite, l’assaut a été enregistré et retransmis à des spectateurs incrédules à Gaza et dans le monde entier.

Keven Niesh, un militant canadien de 53 ans qui se trouvait à bord du Mavi Marmara a décrit les meurtres. "Il y avait plusieurs hommes qui avaient deux impacts de balles côte à côte sur le côté de la tête -ils ont clairement été exécutés" a dit Neish à Counter Punch dans un interview après le massacre de la Flottille l’année dernière.

Les militants internationaux ne se sont pas laissés décourager par les massacres de l’année dernière et ils ont organisé la Flottille de la Liberté numéro 2 qui doit prendre la mer dans un mois avec au moins 10 bateaux et plus de 1000 militants. Des bateaux canadiens et étasuniens se joindront à l’Europe, la Turquie et d’autres pays.

Tout de suite après le massacre de l’année dernière, les autorités égyptiennes ont ouvert partiellement le passage de Rafah. Pour faire taire les critiques, les autorités israéliennes ont ensuite annoncé un allègement du siège de Gaza. Mathilde De Riedmatten, du Comité International de la Croix Rouge (CICR), a fait remarquer dans un interview de mai 2011 que "l’entrée des marchandises dans Gaza est toujours très limité non seulement en termes de quantités mais en termes de choix de produits autorisés."

Plus récemment, les autorités égyptiennes ont annoncé l’ouverture continue du passage de Rafah. Le Centre palestinien des droits de l’homme (CPDH) cependant note que ce changement n’aura pas d’impact sur les importations ni les exportations ni sur l’économie de Gaza. "Ces procédures ne soulageront pas les souffrances des civils Palestiniens ni ne changeront la situation économique causée par le strict blocus imposé à la bande de Gaza" selon le CPDH.

Le CPDH demande "que soit levé le siège israélien imposé à la bande de Gaza, que les barrages soient ouverts pour permettre les transactions commerciales et la liberté de mouvement des personnes y compris les mouvements entre la bande de Gaza et la Cisjordanie par les points de passage contrôlés par les forces d’occupation israéliennes."

Le siège de Gaza a un impact sur l’eau potable (95% de l’eau de Gaza a une qualité inférieure aux normes de l’organisation mondiale de la santé), le système sanitaire ( les eaux usées sont pompées quotidiennement dans la mer par manque de capacité de stockage), et les secteurs de l’agriculture et de la pèche (les soldats israéliens tirent tous les jours sur les pécheurs et les fermiers). Les niveaux du chômage et de la malnutrition montent en flèche, il y a sans arrêt des pannes d’électricité qui endommagent le matériel hospitalier et les Palestiniens continuent de vivre dans ce que de plus en plus de personnes extérieures appellent "une prison à ciel ouvert". Le pianiste de renom, Anton Kuerti, qui soutient le bateau canadien pour Gaza, dit que le siège a fait de Gaza un endroit "qui ressemble trait pour trait à un camp de concentration".

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a suggéré que les nations empêchent leurs citoyens de prendre la mer en disant que les gouvernements devraient "utiliser leur influence pour décourager de telles flottilles qui peuvent engendrer une escalade de la violence."

L’avocat de Free Gaza dit que "la flottille ne viole aucune loi internationale ni aucune loi maritime de sorte qu’une interdiction absolue de naviguer vers Gaza viole le droit des Palestiniens de contrôler leurs propres ports et leur propre vie."

La Turquie a demandé à Israël de s’excuser et d’indemniser les familles des militants assassinés et le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, a dit sur la chaîne de télévision NTV que "la Turquie répondrait comme il se doit à une autre provocation d’Israël en haute mer."

David Heap, un militant très engagé de Un bateau canadien pour Gaza, dit que les participants de la flottille de la liberté n’ont pas peur. "Nos gouvernements trahissent les Palestiniens de Gaza, la société civile doit prendre la relève."

Tout comme Free Gaza, le but de la grande flottille est de mettre fin au siège de Gaza. Le bateau canadien pour Gaza (CBG) "remettra en question la politique étrangère canadienne et le soutien inconditionnel aux crimes de guerre israéliens par le gouvernement actuel."

 

(JPG)

* Eva Bartlett est une avocate canadienne spécialisée dans les droits de l’homme. Elle vit actuellement dans la bande de Gaza.

Du même auteur :

-  Menaces sur des trésors archéologiques
-  « Quelle menace est-ce que je représentais pour les soldats israéliens ? »
-  Gaza : les Israéliens continuent de prendre pour cible les Palestiniens
-  Cueillir les olives en chantant, dans une zone de mort
-  Gaza se reconstruit avec de la boue
-  Gaza : Israël s’attaque aux pêcheurs et aux fermiers

Gaza ville, le 31 mai 2011 - Pour consulter l’original : IPS - photo de Eva Bartlett - Traduction : Dominique Muselet

 

http://www.info-palestine.net/

 

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LA CANAILLE : "LE SOULEVEMENT AURA LIEU"

Publié le par Tourtaux

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=AVq1rdz-LuE&feature=player_embedded

 

http://info-espress.over-blog.com/

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