Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

CHIRAC A DIT QU'IL VOTERA HOLLANDE MAIS LE "GAFFEUR" FAIT FAIT MARCHE ARRIERE. CE SUPER MENTEUR NE S'Y TROMPE PAS : QU'EST-CE QUI DIFFERENCIE L'UMP DU PS ? RIEN !!

Publié le par Tourtaux

 

Hier,

Chirac a dit qu’il votera Hollande,

Aujourd’hui,

il relativise ses propos…

 

par Jean LEVY

 

Jacques Chirac a déclaré samedi en Corrèze qu'il voterait pour le socialiste François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, si Alain Juppé n'est pas candidat.

L'ancien président l'a affirmé devant les caméras de BFM-TV lors d'un déplacement en Corrèze en compagnie du candidat à la primaire socialiste pour la course à l'Elysée.

« Je voterai pour lui, oui, certainement, sauf si Juppé se présente ». Et il confirme peu après : « Je peux dire que je voterai Hollande", insiste l'ancien président.

Jacques Chirac tresse des lauriers à François Hollande, dans le deuxième volet de ses mémoires où il se montre plus que sévère avec Nicolas Sarkozy.

Il qualifie François Hollande d'"homme d'Etat".

 Cette information diffusée par tous les médias éclaire la connivence politique entre la vraie droite et la fausse gauche. Rien ne les sépare vraiment, ni sur la loi du marché, ni sur l’Europe, ni sur leur soutien de fond au Capital.

 

Certes, la déclaration de l’ancien président a fait sensation. Trop même.

Aussi, Jacques Chirac essaie de « relativiser » ses propos en parlant « d’humour corrézien entre républicains».

Et de dire « qu’il ne prendra pas position lors de la campagne présidentielle »…

Plaisanterie ( ?) ou pas, la « boutade », par le seul fait qu’elle ait été prononcée, en dit fort long sur ces fameux liens « entre républicains ».

Les Français en paient la dette à chaque élection.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-de-l-humour-correzien-a-la-connivence-politique-par-jean-levy-76472903-comments.html#anchorComment

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

"JEUDI D'ACRIMED ", 16 JUIN 2011 : " LE JOURNALISME D'INVESTIGATION ", AVEC DENIS ROBERT

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :  

Acrimed

« Jeudi d’Acrimed », 16 juin 2011 : « Le journalisme d’investigation », avec Denis Robert

mis en ligne dimanche 12 juin 2011 par jesusparis


On en parle beaucoup, on le pratique peu. Il porte un costume d’apparat, mais qui dissimule souvent des loques et des hardes. Qui est-ce ? « Le journalisme d’investigation ». Pour le présenter et le mettre en débat, Acrimed a invité Denis Robert, non pour parler de son enquête sur Clearstream, mais à la lumière de celle-ci, des variétés, des modalités et de difficultés dudit journalisme d’investigation.

 

« Jeudi d’Acrimed »
Jeudi 16 juin 2011, à 19 heures,
à la Bourse du travail de Paris
3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e

Avec Denis Robert, auteur notamment de Révélation$ (2001), La Boîte noire (2002), Clearstream, l’enquête (2006) et de Tout clearstream, ed. Les Arènes (2011).

 

 

Denis Robert a été « blanchi pour avoir dit que Clearstream blanchissait » [1] par arrêt de la Cour de cassation du 3 février 2011. Lire ici même : « Dix ans et toutes mes dents », par Denis Robert. Et voir : une vidéo mise en ligne par des libraires

 

En guise de présentation du débat

Qu’est-ce que le journalisme d’investigation ? Sous cette dénomination, on se contente souvent de ranger un journalisme de révélation qui se borne généralement à porter à la connaissance du public, après les avoir en principe vérifiés et recoupés, des documents secrets ou discrets, transmis par des sources diverses. Le Canard enchaîné multiplie ces révélations, comme l‘a fait Le Monde sous le règne d’Edwy Plenel ou comme Wikileaks permet de le faire à grande échelle aujourd’hui. Ou encore comme Médiapart le cultive, ainsi qu’on a pu le vérifier avec la publication d’enregistrements dans « l’affaire Bettencourt » ou « l’affaire des quotas ». Le journalisme d’investigation proprement dit, même quand il repose sur des révélations ou cherche à percer des secrets en se fondant sur les documents qui les attestent, repose sur une enquête autonome qui multiplie les entretiens, cherche les documents et les croise. Encore ce journalisme d’enquête vise-t-il le plus souvent à percer des secrets politiques, économiques ou judiciaires. Il est plus rarement un journalisme d’enquête sociale que l’on ne peut pas placer sur le même plan que les précédents. Ces variétés se recoupent, certes. Mais quels sont leurs mérites et leurs limites respectifs ? Quelles en sont les contraintes déontologiques et les modalités pratiques ? [H.M]

Notes

[1] Pour reprendre le titre d’un article de Rue 89.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

RETOUR SUR LE CAMP DES INDIGNADOS DE BARCELONE ET PERSPECTIVES POUR LE MOUVEMENT TOULOUSAIN

Publié le par Tourtaux

Retour sur le camp des indignados de Barcelone et perspectives pour le mouvement toulousain

mis en ligne dimanche 12 juin 2011 par fouadito de granada


En Espagne, le mouvement part d’un malaise économique et politique. La population est victime de la crise et les acteurs politiques, au lieu de sauvegarder la cohésion sociale, ont orienté leurs politiques vers l’austérité (comme dans beaucoup de pays d’Europe et du Monde).

 

Comme en France et dans les pays d’Europe, les politiciens ne font qu’appliquer la politique néo-libérale fomentée dans les coulisses de Bruxelles et ne sont que des portes-paroles de cette politique qu’ils imposent aux citoyens des différents pays de l’Union Européenne.

 

Ce mouvement a pris une telle ampleur pour deux raisons :

 

-  Les difficultés économiques touchent tout le monde (jeunes, familles, personnes âgées, étrangers…..)
-  La seule réponse a été la répression ou la marginalisation (violences à Barcelone, articles renvoyant le mouvement à une question d’autonomie ou de défaite de la gauche)

 

La mise en place du campement est un facteur d’amplification intellectuelle et matérielle du mouvement. La place se remplit chaque soir à partir de 19h jusqu’à 23h.

 

A 19h, se tient l’assemblée des commissions. Celles-ci présentent leur travail de la journée, les réflexions abordées et les propositions d’actions (conférences, textes, création de nouvelles structures etc.).

 

A 21h, se met en place le rituel suivant : les barcelonais se rejoignent avec des casseroles, des sifflets, des clefs et font du bruit pendant plus d’1h. Ce rituel permet de rappeler le ras-le-bol des indignés. En effet, ceux-ci ne restent pas forcément après ce rite : beaucoup repartent à leurs occupations personnelles, familiales ou autres. Cette action permet de rappeler la solidarité des barcelonais avec l’action des indignés et d’alerter la population sur le mécontentement général.

 

A 22h commence l’assemblée.

 

Les intervenants disposent de deux minutes pour présenter leur indignation, leurs projets, leurs propositions, leurs critiques etc..Ces assemblées ne donnent pas forcément lieu à un vote ni à un débat. Les tours de parole sont pris par les organisateurs et les intervenants font la queue jusqu’à ce que viennent leur tour.

 

La délégation de Toulouse a pu présenter rapidement le mouvement en expliquant d’une part l’expulsion du camp de Toulouse mais aussi notre détermination à continuer le mouvement dans toute la France en rappelant que chaque soir les Parisiens sont réprimés mais qu’ils reviennent. Nous n’avons pu exposer plus longuement l’état de notre mouvement en raison de la limitation du temps de parole. Toutefois, nous avons pu remettre notre tract ainsi que les contacts nécessaires. De leur côté, ils nous ont donné les leurs pour poursuivre la convergence des luttes. L’assemblée se termine à 23h pour respecter le voisinage et permettre aux campeurs de se reposer.

 

Le camp

 

Le camp de Barcelone est composé de 21 commissions. Chaque commission comporte des sous-commissions qui sont chargées chacune d’une fonction découlant logiquement de la commission.

 

Les commissions peuvent être classées en trois catégories :

 

Les commissions propres au campement :

 

-  Infrastructures
-  Cuisine
-  Informatique
-  Vie en collectivité

 

Les commissions propres au fonctionnement du mouvement :

 

-  juridique
-  organisation des assemblées
-  communication et presse
-  action et activités
-  internationales
-  diffusion
-  convergences
-  extension

 

Les commissions propres à la structuration idéologique du mouvement :

 

-  Education
-  Economie
-  Santé
-  Féministes
-  Audiovisuelle
-  Alternatives
-  Théâtre
-  Diversité
-  Ambiance

 

1) L’organisation du camp

 

Le camp est organisé à partir de certaines commissions qui sont spécialement chargées de collecter le matériel nécessaire au camp, la répartition des espaces (habitations, espace de débats) et l’hygiène du camp.

 

a) L’hygiène du camp

 

Le camp dispose de toilettes chimiques mobiles qui sont réparties aux trois sorties du camp.

 

Des équipes de nettoyage sont prévues le matin, après le déjeuner et après le débat du soir. Elles balayent le camp, changent les poubelles et rappellent aux campeurs leur devoir de nettoyer leur propre espace.

 

Des éviers pour le nettoyage des ustensiles de cuisine sont en libre accès. Chaque campeur peut laver sa vaisselle et l’équipe chargée de la cuisine collective nettoie les plats utilisés pour la confection du repas

 

Le camp dispose de poubelles classées pour assurer le tri sélectif.

 

Certains déchets sont immédiatement recyclés (ex : les canettes de bières sont transformées en cendriers qui sont mis gratuitement à la disposition des campeurs)

 

b) Ravitaillement du camp

 

Du matériel (draps, couvertures, tentes) peut être mis à la disposition des campeurs à condition de les restituer en partant. Ce matériel est la plupart du temps donnés par des sympathisants, mais il vient aussi de la récupération.

 

Le camp dispose en outre d’une cuisine collective,. L’équipe « cuisine » se charge de la récupération du repas et de la confection du repas. En principe, le repas est prioritairement donné aux personnes travaillant dans les commissions. En cas de surplus, le repas est distribué aux autres personnes présentes sur le camp. Ce fonctionnement a fait l’objet de critiques : le dernier jour où nous étions présents sur le camp (samedi), le repas a été distribué à tous.

 

c) Tranquillité du camp

 

Le camp obéit à des horaires. Le lever a normalement lieu à 9h et le coucher à 0h00. Des personnes se chargent soit du réveil des campeurs soit de l’extinction des feux. Lorsque des personnes font trop de bruit, ils sont immédiatement alertés sur le respect des gens qui dorment. En principe, l’alcool est déconseillé sur le camp pour éviter les rixes et les bruits pendant la nuit. Cependant, il n’y a pas d’interdiction formelle. Parfois, il y a eu des problèmes en raison de vols commis sur le camp. En cas de disputes, les gens interviennent directement pour calmer le jeu. Par exemple, une fois, une personne a sorti un couteau mais l’a rangé immédiatement car des personnes sont venues calmer le problème. Le camp est ouvert tout le temps. Toutefois, grâce aux personnes qui se chargent de la tranquillité, il est très facile d’empêcher des personnes extérieures de venir déranger les campeurs.

 

2) L’organisation du mouvement

 

Le mouvement s’organise à travers le campement. Pendant la journée, les différentes commissions travaillent sur les sujets relevant de leurs champs d’action. Ils organisent parfois des débats, conférences auxquels sont invités tous les sympathisants. Certaines actions ont lieu pendant la journée. En général, il y a un appel à action ainsi que des affiches prévenant quelques jours à l’avance des modalités et du lieu de l’action.

 

Pendant notre séjour, nous avons vu ces actions :

 

Action devant SEAT : les personnes se sont réunies avec des casseroles, des sifflets pour rappeler au géant espagnol de l’industrie automobile le manque de création d’emploi

 

Action devant le Conseil de l’Intérieur de la Région de Catalogne : suite aux violences policières, le mouvement a immédiatement prévu deux actions.

 

Une pétition demandant la démission de PUIG (conseil de l’intérieur commandant la police régionale « Mossos Squadra ») ainsi que la collecte des témoignages, photos et vidéos pour intenter une action pénale contre les policiers qui sont intervenus. Il y a là-dessus un problème : en principe, les policiers portent un numéro d’identification. Or, lors de la tentative d’expulsion du camp, les policiers ne portaient pas ce numéro. Le dimanche à 18h, nous nous sommes réunis devant le Conseil de l’Intérieur pour demander la démission de PUIG. Parmi les slogans, les barcelonais scandaient « où est ta plaque d’identification » tout en brandissant leur carte d’identité nationale. Ce sit-in a duré 2h puis les manifestants, qui se chiffrent facilement à 1000 personnes, ont défilé du conseil de l’intérieur à la place de Catalogne. Sur le parcours, les barcelonais apportaient leur soutien en se présentant à leurs balcons, en rejoignant le cortège ou en klaxonnant de leurs voitures. Arrivé devant le campement, les manifestants se sont arrêtés devant le Consulat de France et ont apporté leur solidarité contre les arrestations et violences policières ayant eu lieu à Paris et autres villes.

 

Action devant le Parlement de Catalogne

 

A la fin du séjour, les barcelonais ont reconduit le principe de l’occupation tout en suggérant de monter un camp devant le Parlement de Catalogne.

 

Dans les quartiers, des assemblées hebdomadaires sont organisées afin d’amplifier le mouvement.

 

3) L’avenir du mouvement

 

En Espagne, ils prévoient de réunir différents membres des différents campements à Madrid pour faire un point général sur le mouvement espagnol et décider des modes d’actions pour nationaliser le mouvement qui n’est à ce jour qu’à l’état local.

 

Des campements ont lieu dans toute l’Espagne, malgré que les médias se concentrent sur les campements de Madrid et Barcelone. En outre, certains mouvements, en dehors des indignés, existent : par exemple, à Grenade, il y a le mouvement des indigné-e-s, mais aussi des bénéficios.

 

Quelques constats et propositions suite à ce voyage d’observation

 

En France, le mouvement est loin d’être identique au mouvement espagnol. En effet, il n’y a pas de représentativité des luttes actuelles ; il se contente de crier son indignation sans développer les causes de celles-ci et les tendances du mouvement. En France, il y a peu de commissions qui sont mises en place et elles se limitent à des structures organisationnelles (communication, animation et logistique). Si ces structures sont nécessaires, elles sont insuffisantes car elles ne permettent pas de développer les causes de notre indignation et de mettre en place un mouvement contestataire suivi ou non de revendications. Pourtant, la France porte depuis cinq ans de nombreuses luttes contre les politiques libérales et d’austérité (Sécurité Sociale, Casse de l’Hôpital public, Retraites, Loi Responsabilité des Universités, Décret Pécresse, Décret Darcos, Réduction des prix pour la restauration du pouvoir d’achat, Logement, Grande précarité, Lutte contre les lois relatives aux étrangers, Lutte contre le racisme, la xénophobie….) et les réductions des libertés (HADOPI, LOPPSI, Peines planchers, rétention de sûreté, Obligation de traitement imposés au délinquants et criminels récidivistes, discrimination selon la qualité des victimes, sans papiers, demandeurs d’asile, répression des mouvements sociaux…..)

 

L’intégralité de ces luttes sont portées de manière catégorielle par des collectifs, des syndicats ou des partis. L’ensemble de ces personnes présentes lors de ces luttes sont indignées par notre échec et l’incapacité des hommes politiques et de certains syndicats à porter notre voix auprès des institutions qui œuvrent pour un programme de libéralisation et de privatisation croissante de notre société.

 

Lors de la dernière réunion, il a été mis en place des sujets clefs et les questions qui en découlent.

 

Il est temps de restructurer notre mouvement et de l’étendre à l’ensemble des luttes qui ont échouées et de montrer à tous les indigné-e-s quelqu’ils soient que le mouvement va remettre en face des politiques les contestations qui ont été étouffées jusqu’à ce jour.

 

A travers les commissions proposées ou à proposer chacune d’elles devra mettre en place un réseau pour alerter la population sur les problèmes économiques et sociaux qui nous touchent et préparer ainsi des débats et les futures commissions qui seront présentes sur le futur camp des Indignxs de toulouse.

 

Idées pour le mouvement toulousain

 

Remettre en place rapidement un point d’information à Capitole pour diffuser l’information, installer les commissions et assurer la logistique. Communiquer sur l’atteinte à nos libertés (levée autoritaire du camp, invitation de la mairie à ne plus venir à Capitole en journée, confiscation de notre matériel de lutte, confiscation de l’expression des toulousains) et orienter via une commission juridique les actions envisageables (action contre la mairie ? action pour récupérer nos affaires ? action pour obtenir la reconnaissance de notre liberté de réunion à Capitole…)

 

Repenser les moyens de protéger notre mouvement

 

Mise en place de pétitions contre les arrestations, les levées des camps….

 

Organiser une fois par semaine une assemblée populaire dans les quartiers de Toulouse

 

Rédiger des communiqués :

 

Pourquoi nous sommes-là ?

 

Pourquoi nous voulons occuper cette place ?

 

Comment nous indigner ?

 

Appel à tous les indignés présents dans les luttes syndicales, associatives….à rejoindre le mouvement

 

Pour réorganiser le mouvement, voici quelques propositions sur les commissions avec les fonctions assignées à chacune d’elles :

 

Commission communication

 

-  Gestion des sites internet
-  Communication interne
-  Calendrier
-  Organisation journalière-
-  Communication externe
-  Mouvements (envoi des actions de Toulouse aux autres mouvements, répertoire des actions en France, en Europe et dans le monde)
-  Revue de presse locale, nationale et internationale
-  Traduction des communiqués
-  Analyse politique des mouvements et communiqués

 

Commission logistique

 

-  Gestion des repas
-  Gestion du matériel
-  Appel à moyens matériels et humains
-  Relevé des personnes disponibles
-  Création d’un fichier contacts (mails et mobiles/fixe)
-  Rédaction des règles du mouvement
-  Organisation de la mise en place des groupes de travail et des commissions
-  Organisation des débats, conférences….

 

Commission démocratie réelle

 

-  Tenue des assemblées
-  Rédaction des rapports
-  Analyse démocratique du mouvement toulousain
-  Liens entre le mouvement des indignés et des luttes locales (1er travail : répertorier les luttes, les modes d’actions, invitation à nous rejoindre)

 

Commission juridique

 

-  Information de nos droits et libertés mises en œuvre dans le mouvement
-  Pétition contre l’expulsion et pour le droit d’occuper la place du Capitole
-  Recueil des décisions rendues en faveur des mouvements de démocratie réelle (ex : bayonne)
-  Gestion de la légal team (avocats : brel et laspalle)
-  Communication sur les droits sociaux, le droit des étrangers…

 

Commission éducation

 

-  Relancer les réseaux des professeurs et instituteurs bafoués par les décrets Darcos et Pécresse
-  Mise en place de débats sur l’éducation actuelle (état des lieux, alternatives….)

 

Commission économie

 

-  Analyse de la situation économique locale, nationale, européenne et mondiale
-  Rappels des problèmes économiques : chômage, précarité, privatisation de l’Etat et des services publics…..

 

Commission Alternatives

 

-  Quelles alternatives existent ?
-  Comment les rendre légitimes et intelligibles auprès de tous ?

 

Commission Logement

 

-  Droit au logement
-  Droit à l’hébergement d’urgence
-  Critiques de la spéculation immobilière (responsable majeure de la crise)
-  Pétition pour l’application de la loi de réquisition
-  Pétition contre l’accession sociale à la propriété et la casse du dispositif S.R.U.

 

Commission sociale

 

-  Etat de la fracture sociale
-  Réflexion sur les solutions et les modes d’actions pour y mettre fin

 

Commission action politique

 

-  Modalités des actions
-  Flash mob
-  Manifestations
-  Communiqués
-  Modalités de protection du mouvement
-  Apprentissage des modes de désobéissance civile

 

Commission activités

 

-  Invitation d’artistes
-  Théâtre de rue
-  Concerts
-  Ateliers menuiserie, recyclage….
-  Vélorution

Documents joints

  • Document (opendocument text - 15.7 ko)

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

AU PAYS D'UN GRAND AMI DE SARKOZY " LA MONARCHIE MAROCAINE EST UNE VERITABLE DICTATURE "

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :  

Survie

« La monarchie marocaine est une véritable dictature »

mis en ligne dimanche 12 juin 2011 par skarmory


Comme ses voisins maghrébins, le Maroc est secoué par une vague de révoltes sociales. Une contestation exprimée après une décennie de luttes sur le terrain. Témoignage d’Aziz Maaras, militant d’ATTAC/CADTM Maroc [1].

 

Cela fait dix ans que l’on est sur le terrain, et que nous luttons dans presque toutes les mobilisations à l’échelle nationale ou bien dans nos villes. Nous avons participé à de nombreuses mobilisations avec des mouvements, féministes, syndicalistes, avec des jeunes, des chômeurs, etc. Nous luttons pour le droit au logement, au travail, aux soins, le droit à une vie meilleure mais aussi contre la dette marocaine, le gaspillage des fonds publics, la privatisation de tous les biens publics et plus généralement contre tous les projets qui ne sont pas dans l’intérêt des citoyens marocains.

 

Quelles sont les entreprises étrangères qui profitent de la privatisation ?

La plus connue est Veolia, qui investit dans le traitement de l’eau, l’assainissement et l’électricité, surtout à Casablanca et dans les villes du nord comme Tanger. On voit de grandes sociétés multinationales, essentiellement françaises et espagnoles, qui absorbent, si je puis dire, l’argent de la population marocaine en leur vendant leur eau, leur électricité, etc. Les richesses du Maroc sont vendues aux Marocains par ces entreprises étrangères.

 

Un exemple symbolique est le village de Bensmim, au milieu du Maroc, dont l’eau abondante et d’excellente qualité est exploitée en bouteilles par une filiale du groupe Castel, alors que la population se retrouve privée de cette ressource vitale. Les luttes des villageois contre ce projet ont même conduit certains d’entre eux devant les tribunaux.

 

Plus de 60% de l’investissement direct dans le Maroc provient de l’Union européenne (UE), dont une majeure partie de France. L’UE a accordé au Maroc le « statut avancé » en 2008, qui vise à renforcer le partenariat économique. C’est une politique de libre échange qui mine une économie très faible contre un géant économique tel que l’UE. En ce qui concerne la pêche par exemple, ce sont des entreprises européennes, qui exploitent nos ressources halieutiques.

 

L’accord de pêche avec l’Europe vient d’être renouvelé. Les populations locales ne gagnent rien dans ces accords car tout ce qui est pêché est destiné à l’exportation. Il y a des milliers de marins pêcheurs marocains, mais qui ne peuvent pas concurrencer les gros bateaux européens. L’essentiel des ressources, au large du Sahara occidental, sont absorbées par les bateaux venus d’Europe.

 

Le rattachement au Maroc du Sahara occidental est-il un sujet toujours aussi sensible ?

Au Maroc en général, on ne parle pas de cette question car l’Etat ne laisse pas faire. Il est établi comme principe que si tu parles du Sahara, tu dois être pour le Marocanité du Sahara. Personnellement, je suis plutôt favorable à la libération du Sahara dans la mesure où c’est ce que demande le peuple sahraoui et je défends son droit à réclamer l’indépendance… mais à vrai dire, je rêve plutôt d’une autre Afrique, ou au moins d’une autre Afrique du Nord, unie et sans frontières.

 

Ce sont toujours les peuples qui paient les conflits. Les victimes sahraouies sont surtout les pauvres qui croupissent dans les camps de réfugiés depuis plus de trente ans, pas les dirigeants sahraouis. Coté marocain, le peuple est aussi victime car il paie la politique du gouvernement marocain qui investit énormément dans le Sahara afin d’y attirer les Marocains à coup de subventions, des produits de base et autres facilités d’installation.

 

Du coup, les Marocains pensent qu’ils vivront mieux une fois ce problème résolu car ils ne financeront plus tout cela. D’autre part, les leaders sahraouis disent au peuple qu’ils vivra mieux étant indépendants car ils profiteront des richesses de leur pays. Selon moi, ce sont de faux arguments car il y a de nombreux exemples de pays riches en ressources mais où la population est toujours pauvre. Le problème est plutôt que la bourgeoisie profite des richesses sans redistribuer à la population.

 

ATTAC/CADTM sont très engagés dans le mouvement marocain dit « du 20 février ». Quel est ce mouvement ?

On peut dire que c’est la fièvre actuelle du monde arabe, qui gagne un peu tous les pays d’Afrique du Nord. Pour le Maroc ce sont des jeunes qui ont pris l’initiative. Ils ont lancé des appels sur Facebook pour une mobilisation le 20 février. Les militants marocains ont fait circuler l’information, et le jour venu, il y a eu des milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue pour réclamer des réformes, pour réclamer le droit au travail, aux soins, etc. C’est la première fois qu’une très grande mobilisation à l’échelle nationale au Maroc réclame des réformes politiques, dans ce pays où l’on vit sous un régime monarchique très ancien et très bien ancré. Les revendications concernaient en particulier la séparation des pouvoirs qui sont toujours concentrés entre les mains du roi. On parle de dissolution du parlement, de réécrire la constitution afin qu’elle soit plus démocratique.

 

Le 20 février au matin, ATTAC/ CADTM était très engagé. Dans toutes les villes où il y a eut des arrestations, il y avait de nos militants, certains se sont même fait tabasser. Au niveau du mouvement en lui-même, on laisse des jeunes diriger la mobilisation. Nous sommes particulièrement méfiants vis-à-vis des partis politiques qui pourraient s’approprier le mouvement, ce qui reviendrait à le tuer.

 

C’est un mouvement de jeunesse avant tout. Si les partis politiques sont d’accord avec les revendications, ils peuvent aider au niveau de la communication, mais ils ne peuvent pas organiser de manifestation ou parler au nom du mouvement du 20 février.

 

Comment ce mouvement est-il structuré ?

Je peux vous parler d’Agadir, mais ce n’est pas pareil dans toutes les villes. Ici, chacun se présente en tant qu’individu militant, pas en tant qu’organisation. On fait des assemblées générales et les décisions sont prises à la majorité. On essaie de ne pas créer de structure qui parle au nom du mouvement et qui risquerait d’étouffer la lutte. C’est l’assemblée générale qui décide du programme des actions, qui fait des communiqués, etc.…

 

Ce qui est remarquable c’est l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook, comme en Tunisie et en Egypte. A la première réunion à Agadir, il y avait une centaine de jeunes non-militants mobilisés grâce à Facebook.

 

Les contestations ont-elles été réprimées ?

Il y a eu de la répression mais pas dans toutes les villes. Il y en a eu à Marrakech, à Tanger ou à El Hoceïma. Certains manifestants ont été accusés d’être des casseurs et condamnés à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison ! En revanche, dans d’autres villes comme à Agadir, on n’a même pas vu un policier en tenue. Bien entendu, la police était présente partout en civil et la manifestation d’Agadir, longue de 11 km, s’est déroulée sans incidents.

 

L’Etat marocain a été suffisamment malin pour ne pas se lancer dans une répression immédiate tel qu’on l’a vu dans les pays voisins. Il a laissé certaines manifestations se dérouler normalement, dans le calme, pour montrer aux organisations internationales, aux défenseurs des droits de l’homme et à la presse que le gouvernement est souple et respectueux des droits de l’homme. Cela permet de donner une bonne image du Maroc, qui cherche à renforcer ses liens avec l’UE.

 

Ils ont donc laissé faire dans certaines villes pour la manifestation du 20 février afin de sauver l’image du régime, mais dès le lendemain, la répression a repris contre les militants.

 

Le 26 février, j’ai assisté à une répression très brutale d’un sit-in pacifique devant un cinéma. Il y avait des dizaines de policiers qui sont intervenus violemment. 45 personnes au moins sont allées à l’hôpital, certains avec des fractures, d’autres gravement blessés tandis que j’étais arrêté. Le lendemain, la police a continué à menacer des militants et envoyé des voyous au domicile d’une de nos militantes pour la menacer de viol si elle ne cessait pas sa participation au mouvement du 20 février. Quelques jours auparavant, j’avais également été arrêté avec 22 autres militants alors que nous nous rendions à un sit-in en ville. Mais la police a surtout tapé sur des étudiants, comme Boumsetri Zahira du mouvement des « Etudiants révolutionnaires ». Ils l’avaient traquée et arrêtée à la porte de la faculté et l’ont frappée, giflée, et insultée. Lorsque je suis arrivé au commissariat, je l’ai trouvée toute rouge, incapable de bouger son pied. Nous avons eu plus de chance car ils ne nous ont pas touchés. Ils ont juste pris des renseignements pour la police politique. Ils nous disent que nos revendications ont été entendues, que l’on doit attendre qu’elles soient prises en compte. Pour nous, il n’est pas question d’attendre car ils cherchent à endormir le mouvement.

 

Le mouvement va donc continuer tant qu’il n’y aura pas de changements malgré la répression. A notre dernière réunion, beaucoup de blessés ont pris la parole pour dire qu’ils voulaient continuer à réclamer leurs droits.

 

Quels sont les relations avec les mouvements extérieurs au pays ?

De notre coté, nous exprimons notre solidarité avec tous les peuples opprimés, en particulier les Libyens. Et bien entendu nous espérons du soutien de la part des militants et des organisations du monde entier. Surtout pour montrer la réalité du régime marocain car le gouvernement travaille beaucoup pour soigner son image à l’extérieur. Il faut dénoncer ce régime, être présent devant lui dans toutes les réunions internationale pour donner la vraie image de la monarchie marocaine, qui est une véritable dictature.

Notes

[1] ATTAC/CADTM Maroc compte 17 groupes et presque 400 adhérents dans tout le pays.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

SENEGAL : LE PROCES DE L'ANCIEN DICTATEUR TCHADIEN HISSENE HABRE N'A ETE A CE JOUR QU'UNE ILLUSION

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :  

Human Rights Watch

Sénégal : le procès Habré n’a été à ce jour qu’une illusion

mis en ligne vendredi 10 juin 2011 par jesus paris


Le retrait du Sénégal des discussions engagées avec l’Union africaine au sujet de la création d’une cour chargée de juger l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré était le « coup de trop », a déclaré ce matin une coalition de victimes et d’organisations de défense des droits humains.

 

Opérant un véritable changement de stratégie, les membres de la coalition, qui commencent à perdre tout espoir de voir un jour Habré jugé au Sénégal, où il vit en exil depuis deux décennies, ont annoncé qu’ils feraient pression pour que celui-ci soit extradé vers la Belgique, qui en avait déjà fait la demande en 2005, et l’a réitérée en 2011.

 

« Nous aurions voulu que Habré soit jugé sur le continent africain », a déclaré Jacqueline Moudeina, présidente de l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des droits de l’Homme (ATPDH), avant d’ajouter : « Mais après onze ans de reports successifs et de déceptions, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ! Il faut voir la réalité en face, en prétendant vouloir juger Habré, le Sénégal nous a bercés d’illusions. »

 

Le 30 mai dernier, la délégation sénégalaise a - de façon inattendue et sans fournir aucune explication - coupé court aux discussions qui devaient être engagées avec l’Union africaine (dont les membres s’étaient déplacés spécialement jusqu’à Dakar), sur les modalités de mise en œuvre d’une juridiction spéciale pour juger Hissène Habré, comme l’avait préconisé la Cour de Justice de la Communauté Economique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

Hissène Habré est accusé de milliers d’assassinats politiques et de torture systématique alors qu’il dirigeait le Tchad de 1982 à 1990, avant de se réfugier au Sénégal.

 

Le retrait de la délégation sénégalaise s’inscrit dans la lignée de plus d’une décennie de manœuvres dilatoires entreprises par le gouvernement du Président Abdoulaye Wade (voir annexe).

 

En 2000, le doyen des juges d’instruction sénégalais avait inculpé Habré mais, suite à des immixtions politiques dénoncées par les Nations unies, les tribunaux sénégalais se sont déclarés incompétents. Les victimes se sont alors tournées vers la Belgique, et en 2005, après quatre ans d’enquête, un juge belge a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ancien dictateur. Le Sénégal a pourtant refusé d’accéder à la demande d’extradition.

 

En 2006, le Président Wade a accepté le mandat octroyé par l’Union africaine de juger Habré « au nom de l’Afrique », mais a passé ensuite quatre ans à s’opposer au démarrage de l’instruction tant que l’intégralité du financement du procès ne serait pas mise à sa disposition par la communauté internationale. Enfin, une Table ronde des donateurs réunis à Dakar le 24 novembre 2010 a permis de mobiliser 8,6 millions d’euros. Depuis, le Sénégal a rejeté les différentes propositions avancées par l’Union africaine afin de créer une juridiction spéciale telle que mandatée par la CEDEAO.

 

Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, avant d’être renversé par l’actuel Président Idryss Déby Itno et de fuir vers le Sénégal. Son régime à parti unique a été marqué par une forte répression et des atrocités à grande échelle, notamment des vagues d’épuration ethnique. Des documents de la police politique de Habré, découverts par Human Rights Watch, ont révélé les noms de quelques 1 208 personnes exécutées ou décédées dans les geôles de la dictature. Les documents retrouvés font état de 12 321 victimes de violations des droits de l’homme. Une Commission d’Enquête tchadienne a également constaté que Habré avait vidé les caisses de l’État avant de fuir vers le Sénégal.

 

Les organisations membres de la coalition - l’ATPDH, l’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH), la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains, la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Agir Ensemble pour les droits de l’homme et Human Rights Watch - rappellent qu’au regard de la Convention des Nations unies contre la torture, le Sénégal a une obligation juridique de juger ou extrader Hissène Habré. En effet, en 2006, le Comité des Nations unies contre la torture avait condamné le Sénégal pour violation de ses obligations en tant qu’État partie et l’avait exhorté à faire juger Habré.

 

L’immobilisme du Sénégal avait notamment conduit la Belgique en 2009 à saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour le contraindre à engager des poursuites contre l’ancien président ou à l’extrader vers la Belgique. L’affaire est actuellement pendante devant la Cour de La Haye et une décision n’est pas à prévoir avant le courant de l’année 2012.

 

« Avec cette manœuvre inattendue, honteuse et franchement décevante, le Président Wade vient de tomber définitivement le masque » a déclaré Alioune Tine de la RADDHO, basée à Dakar. « Aujourd’hui, l’ultime alternative pour éviter l’impunité des crimes de masse reprochés à l’ex-dictateur Hissène Habré est son extradition vers la Belgique, pour qu’il y soit jugé. Voici la conséquence de l’inaction d’Abdoulaye Wade, un chef d’État prétendument panafricain. »

 

Hissène Habré au Sénégal - 21 ans d’impunité

Décembre 1990 - Le Président tchadien Hissène Habré est chassé du pouvoir et s’enfuit au Sénégal.

 

26 janvier 2000 - Sept victimes tchadiennes déposent une plainte contre Habré à Dakar.

 

3 février 2000 - Le juge sénégalais Demba Kandji inculpe Habré pour complicité de tortures, actes de barbarie et crimes contre l’humanité.

 

18 février 2000 - Les avocats de Habré déposent une requête en annulation devant la Cour d’appel de Dakar pour que l’affaire soit abandonnée.

 

30 juin 2000 - Le Conseil Supérieur de la Magistrature, présidé par le chef d’État sénégalais Abdoulaye Wade, mute le juge Kandji, lui retirant l’enquête Habré. Le président de la Cour d’appel de Dakar est promu.

 

4 juillet 2000 - La Cour d’appel de Dakar déclare que les tribunaux sénégalais sont incompétents car les crimes auraient été commis en dehors du territoire national. Cette décision et les circonstances qui l’ont entourée ont été vivement critiquées par les Rapporteurs des Nations unies sur l’indépendance des juges et des avocats et sur la torture. Les victimes interjettent appel.

 

30 novembre 2000 - Des victimes tchadiennes vivant en Belgique portent plainte contre Habré à Bruxelles.

 

20 mars 2001 - La Cour de Cassation sénégalaise déclare que Habré ne peut être jugé parce que les crimes dont il est accusé n’ont pas été commis au Sénégal.

 

7 avril 2001 - Le président Wade demande à Habré de quitter le Sénégal.

 

23 avril 2001 - Le Comité des Nations Unies contre la Torture (CAT) demande au Sénégal d’empêcher Habré de quitter son territoire.

 

27 septembre 2001 - Le président Wade accepte de maintenir Habré au Sénégal, le temps que soit examinée une demande d’extradition. « Si un pays, capable d’organiser un procès équitable - on parle de la Belgique - le veut, je n’y verrais aucun obstacle. »

 

19 septembre 2005 - Après quatre années d’instruction, ayant donné lieu à une mission au Tchad, un juge belge délivre un mandat d’arrêt international contre Habré pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture. La Belgique demande son extradition au Sénégal.

 

15 novembre 2005 - Les autorités sénégalaises arrêtent Hissène Habré.

 

24 novembre 2005 - Le procureur de la République demande à la Cour d’appel de Dakar de se déclarer incompétente pour statuer sur la demande d’extradition.

 

25 novembre 2005 - La Cour d’appel de Dakar se déclare incompétente pour statuer sur la demande d’extradition. Habré est remis en liberté.

 

27 novembre 2005 - Le Sénégal demande au Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine de désigner "la juridiction compétente pour juger cette affaire".

 

24 janvier 2006 - L’Union africaine crée un « Comité d’Éminents Juristes Africains » (CEJA) chargé d’examiner les options disponibles pour juger Habré.

 

18 mai 2006 - Le Comité des Nations Unies contre la Torture décide que le Sénégal a violé la Convention des Nations Unies contre la Torture et lui demande d’extrader ou de juger Habré.

 

2 juillet 2006 - Sur la base du rapport du CEJA, l’Union africaine demande au Sénégal de juger Habré « au nom de l’Afrique ». Le président Wade accepte d’exécuter cette décision.

 

31 janvier 2007 - L’Assemblée Nationale sénégalaise adopte une loi qui permet à la justice sénégalaise de connaître des actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture, quand bien même ils auraient été commis hors du territoire Sénégalais. Le Sénégal amendera ensuite sa Constitution.

 

Juillet 2007 - Les chefs d’État suisse et français sont les premiers à promettre au Sénégal de l’assister pour instruire et juger cette affaire.

 

16 septembre 2008 - Quatorze victimes déposent plainte auprès d’un procureur sénégalais, accusant Habré de crimes contre l’humanité et d’actes de torture.

 

2008 - 2010 - Le Sénégal refuse de faire progresser le dossier tant que l’intégralité des fonds nécessaires à la conduite du procès n’aura pas été versée et le président Wade menace d’expulser Habré. L’Union européenne et l’Union africaine envoient plusieurs délégations afin de négocier avec le Sénégal. Ce pays réclame d’abord 66 millions d’euros, puis 27 millions, avant de finalement accepter un budget de 8,6 millions d’euros.

 

19 février 2009 - La Belgique demande à la Cour Internationale de Justice (CIJ) d’ordonner au Sénégal de poursuivre ou d’extrader Habré. Le 28 mai, la CIJ accepte l’engagement solennel du Sénégal d’empêcher Habré de quitter son territoire dans l’attente de sa décision au fond.

 

18 novembre 2010 - La Cour de Justice de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) décide que le Sénégal doit juger Habré en créant une juridiction « spéciale ou ad hoc à caractère international ».

 

24 novembre 2010 - A l’issue d’une table ronde des bailleurs de fond, 8,6 millions d’euros sont promis, couvrant l’intégralité des estimations budgétaires. Le ministre de la Justice du Sénégal déclare que cette réunion est « le parachèvement d’un long processus devant aboutir au procès juste et équitable ».

 

10 décembre 2010 - Le président Wade déclare : « Que l’Union africaine reprenne son dossier... sinon Hissène Habré, je vais le renvoyer quelque part. Moi maintenant, j’en ai assez... je vais m’en débarrasser. Point final. »

 

12 janvier 2011 - Le Comité des Nations Unies contre la Torture réplique à cette déclaration de Wade en rappelant au Sénégal son « obligation » de poursuivre ou extrader Habré.

 

13 janvier 2011 - Le président Wade rejette le plan de l’Union africaine pour faire juger Habré par un tribunal composé de juges sénégalais et internationaux sur le modèle du tribunal qui juge les Khmers Rouges au Cambodge.

 

31 janvier 2011 - L’Union africaine appelle au commencement « rapide » du procès en prenant en compte ladécision de la CEDEAO.

 

4 février 2011 - Le président Wade déclare : « Et on nous dit maintenant, le Président de la Commission de l’Union africaine, hier, maintenant il faut créer une autre juridiction, fondée sur je ne sais quel principe, pour juger Hissène Habré. J’ai dit, arrêtez ! Là pour moi c’est fini. Je suis dessaisi. Je le remets à la disposition de l’Union africaine. »

 

24 mars 2011 - Le Sénégal et l’Union africaine annoncent un accord sur la création d’ « une Cour international ad hoc » pour juger Habré et conviennent de se réunir en avril pour finaliser les Statuts et règles de la Cour.

 

30 mai 2011 - Le Sénégal se retire de la réunion qui devait aboutir à la finalisation des Statuts et règles de la Cour.

Publié dans L'Afrique en lutte

Partager cet article
Repost0