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"SAUVONS LA STATISTIQUE PUBLIQUE"

Publié le par Tourtaux

« Sauvons la statistique publique »
La lettre du CDSP (Insee DG)
n° spécial
6 juin 2011

 

Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées (Winston Churchill)
Agissez pour la sauvegarde du service statistique public, rejoignez le CDSP !
Le site du CDSP http://sauvonslastatistiquepublique.org/index.php

 

L’être et le Guéant

 

Il faut lire Guéant, c’est un auteur avantageux ! Au lieu de vous emmerder à lire tout Sartre, avec un seul courrier de Guéant, vous avez en même temps la Nausée et les Mains Sales ! (Desproges ou presque)
Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire, notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a lancé une nouvelle polémique fin mai (le 22 mai sur Europe 1) en annonçant que les deux tiers des élèves sortant du système éducatif sans qualification étaient des immigrés.
Il est allé plus loin trois jours plus tard à l’Assemblée nationale en annonçant que les deux tiers des enfants d’immigrés sortaient du système scolaire sans qualification s’appuyant selon lui sur une étude de l’Insee publié en 2005 (soit l’Insee Références, « Les immigrés en France », édition 2005).
Enfin, suite aux nombreuses contestations de politiques et de journalistes (en particulier ceux de Libération), il s’est fendu d’une réponse à Libération : «L’étude de l’Insee […] précise que les enfants de familles immigrées sortent presque deux fois plus souvent du système éducatif sans qualifications que les autres. […] Cette conclusion vient forcément soit de chiffres exhaustifs, soit d’un échantillon qui se divise en trois tiers. Par conséquent, j’ai correctement cité l’étude en déclarant que les 2/3 des enfants qui sortent de l’école sansqualification sont des enfants de familles immigrées ».
D’aucuns pourraient prétendre que quitte à mentir autant y aller à fond et donc, pourquoi ne pas transformer le premier mensonge - « deux tiers des sortants sans qualification sont des enfants d’immigrés » - en un deuxième encore plus énorme - « deux tiers des enfants d’immigrés sortent du système éducatif sans éducation ». D’autres pourront dire que c’est l’émotion de parler devant les élus du peuple et que sa langue a fourché.
En revanche, la réponse à Libération témoigne d’un manque flagrant de compétence en « numératie », pour reprendre la terminologie de l’enquête Information et vie quotidienne (IVQ). Selon les milieux autorisés, les ministres du quinquennat 2007 ont deux fois plus de chance de ne pas maîtriser la règle de trois que les autres (rappelez-vous Darcos). Ainsi, selon la règle Guéant, les deux tiers des français qui ne maîtrisent pas la règle de trois sont
des ministres…
Mais que fait la police (statistique) !
Certes, dans l’ouvrage cité par M. Guéant, on peut lire : « Les enfants de famille immigrée sortent aussi presque deux fois plus souvent du système éducatif (p. 98) ». Mais il aurait dû poursuivre sa lecture : « À sexe, structure et taille de la famille, diplôme, activité et catégorie socioprofessionnelle des parents comparables, la moindre réussite des enfants d’immigrés à l’école élementaire s’atténue fortement […] Dans l’enseignement secondaire, le constat initial s’inverse : à situation sociale, familiale et scolaire à l’entrée en sixième comparables, les enfants d’immigrés atteignent plus fréquemment une seconde générale et technologique, obtiennent plus souvent le baccalauréat sans avoir redoublé et sortent moins souvent sans qualification (p. 98) ».
Depuis le début de cette affaire, l’Insee n’est jamais intervenu pour démentir les propos du ministre. Selon le quotidien Libération : « Les journalistes qui ont demandé au service de presse de l’Insee des éclaircissements sur les propos de Guéant n’ont eu droit qu’à un silence embarrassé. Nos demandes pour s’entretenir avec les responsables de l’étude dont le ministre s’est emparé ont été vaines ». L’Insee, instrumentalisé dans le débat public, ne
devrait-il pas élever la voix ? Et l’Autorité de la statistique publique ?
Ruptures d’embargo, déclarations fausses, mauvais calculs sont devenus des pratiques trop courantes pour les gouvernements successifs du dernier quinquennat. Il serait temps que les autorités compétentes rappellent à nos gouvernants les règles élémentaires de la Statistique publique.

 

Si la Direction de l’Insee préfère garder le silence, les agents de l’Insee préfèrent dénoncer ces dérives.

 

Source : Michel PEYRET

Publié dans Politique

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MICHEL PEYRET : IL FAUT " TUER " LA CONSTITUTION !

Publié le par Tourtaux

 

Michel Peyret

10 juin 2011


IL FAUT « TUER » LA CONSTITUTION !



Des communistes candidats à un pouvoir monarchique, je trouve cela quelque peu « cocasse » aujourd'hui !

Pour ma part, je me réclame du communisme, et donc du pouvoir démocratique de la majorité du peuple contre celui d'une minorité d'exploiteurs et de profiteurs du système dont l'actualité met tous les jours en évidence les turpitudes honteuses, alors que l'exploitation et la misère s'accroissent !

Avec Marx, je me prononce pour un projet de société conforme à mes convictions reposant sur quelques principes essentiels :

  • Abolition du salariat,

  • Appropriation sociale des grands moyens de production, d'échange, établissements financiers, assurances...,

  • dépérissement de l'Etat.

  • Développement des gratuités....

Bien évidemment, la mise en oeuvre de ces principes est un processus scandé par les décisions du peuple souverain selon les nécessités qu'il ressent.

Je réaffirme donc le principe du peuple souverain !

Ce n'est pas avec la Constitution actuelle que l'on peut avancer dans cette mise en oeuvre : elle a été décidée pour briser le principe du peuple souverain !

Je rappelle à nouveau que, avec le PCF de l'époque, en 1958-59 et en 1962, j'ai voté contre les principes essentiels de la constitution actuelle.

Précisément parce que elle instituait un pouvoir personnel d'essence monarchique !

Ces dernières années, le peuple français a fait savoir fortement à plusieurs reprises, dans ses luttes et en boycottant les élections, son rejet des institutions actuelles, sinon un rejet de tout le système capitaliste.

Je rappelle que 72% des salariés considèrent ce système capitaliste comme négatif !

Avec la majorité du peuple, dans la situation actuelle, je suis opposé à toute utilisation du système dit « représentatif » : l'expérience montre avec force qu'il ne permet pas de parvenir aux changements souhaités.

Ce système n'a plus rien de démocratique. Il a été mis en place pour violer les décisions du peuple, comme, par exemple, a été violé le résultat du référendum de 2005 sur l'Europe ! Comme sont violées tous les jours les principales aspirations du peuple français ! Faut-il rappeler les luttes de l'automne dernier relatives aux retraites !

Il faut au contraire aujourd'hui « achever » ce système institutionnel déjà bien malade !

Et il convient, comme à une autre grande époque de notre histoire, de décider la convocation d' Etats-Généraux, d'élaborer dès la base de la société, lieux de travail, quartiers et villages, des Cahiers de doléances et de désigner directement des représentants pour les porter et faire valoir !

Le peuple français n'a pas d'autorisation à demander à personne pour ce faire !

Publié dans Lutte des classes

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ARDENNES : INVITATION A LA REUNION DU COLLECTIF DE DEFENSE DE L'HOPITAL DE CHARLEVILLE MEZIERES LE MARDI 14 JUIN

Publié le par Tourtaux

invitation : réunion publique du collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières le mardi 14 juin

 

La loi Hôpital Patient Santé Territoires a été votée par le parlement alors que de nombreuses voix s'étaient élevées contre, comme celle de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité.
Les critiques portaient sur le recul démocratique apporté par cette loi, la disparition de la notion de service public, au profit d'une médecine à deux, trois vitesses, la totale absence de moyens nouveaux pour répondre aux intentions annoncées et concrètement aux besoins de santé des populations.
La mise en œuvre à l'hôpital de Charleville Mézières dépasse les craintes ! Fermeture du service d'hématologie, suppression des postes de soignants au fil de pseudo réorganisations ayant pour but d'améliorer la « rentabilité » au détriment du temps passé auprès des malades, la dernière en date étant la création d'un hôpital de semaine en chirurgie, avec la clé trois postes de moins d'infirmières et quatre d'aides soignantes pour le même travail et des pressions pour faire sortir les malades le vendredi soir, projet de « coopération »  avec le centre hospitalier de Sedan et la polyclinique, actuellement en sourdine à cause des résistances exprimées, mais la plus extrême vigilance s'impose.

Réunion publique
Mardi 14 juin 2011

 18 h 30 – salle de Nevers à Charleville Mézières
Deux ans après le débat sur la loi HPST : Les conséquences concrètes dans les hôpitaux, en France et dans les Ardennes.

 

Le collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières vous invite à un débat
en présence du Docteur Paul CESBRON
Membre du CA de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité au titre de la Picardie.


Bien cordialement

--
Michèle Leflon
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ELECTIONS AU PEROU : LES INQUIETUDES DU MONDE

Publié le par Tourtaux

 

Elections au Pérou : les inquiétudes du Monde

par Julien Salingue, le 9 juin 2011

Dimanche 5 juin : Ollanta Humala remporte l’élection présidentielle au Pérou, avec plus de 51,5 % des voix. Son adversaire, Keiko Fujimori, reconnaît sa défaite le 6 juin. La lointaine Amérique latine va de nouveau faire les frais de la malinformation, pour ne pas dire de la désinformation, de la part de certains médias français. Le Monde s’est une fois de plus illustré.

Le 6 juin au matin, un premier article est mis en ligne sur le site du quotidien du soir : « Humala se déclare vainqueur de la présidentielle au Pérou ». L’article, basé sur une dépêche AFP, est très factuel, et sera modifié au fur et à mesure du dépouillement. Son titre, nous y reviendrons, sera lui aussi changé. Le lendemain, un nouvel article est publié sur Lemonde.fr : « Inquiétudes au Pérou après l’élection à la présidence d’Ollanta Humala ». Un tel titre est, pour le moins, surprenant : pourquoi une élection démocratique, dont les résultats ont été reconnus par les deux protagonistes, susciterait-elle des inquiétudes ?

Le premier intertitre de l’article semble apporter un élément de réponse : « Une menace à la démocratie ». Si la démocratie est menacée, il y a effectivement de quoi s’inquiéter… Mais la lecture de l’article nous apprend que l’expression « menace à la démocratie » a en réalité été employée… contre l’adversaire d’Ollanta Humala, Keiko Fujimori, par le prix Nobel de littérature péruvien Mario Vargas Llosa. La défaite de Keiko Fujimori devrait donc rassurer ! Les raisons de s’inquiéter sont ailleurs, et il faut aller plus avant dans l’article pour les connaître et, surtout, pour savoir qui s’inquiète :

« Mme Fujimori a […] exhorté le président élu à “continuer sur la voie économique tracée et maintenir les règles claires”, afin de rassurer les marchés et le monde des affaires qui craignent que le nationaliste prenne des mesures faisant fuir les investisseurs. Lundi, les opérations de la Bourse de Valeurs de Lima ont dû être interrompues pendant deux heures, après avoir brusquement chuté de plus de 7 %, en réaction aux résultats électoraux. […] La peur s’est aussi installée chez certains Péruviens, dans la capitale de Lima notamment, qui a voté en majorité pour Keiko Fujimori, et de nombreux messages publiés sur les réseaux sociaux prévoient le pire pour le prochain gouvernement. […] De nombreux secteurs de la société réclament donc déjà au nationaliste d’envoyer des signes permettant de rassurer les investisseurs et, de manière générale, une société qui doute ».

Nous voilà enfin renseignés ! Les inquiétudes sont donc celles des « marchés », du « monde des affaires », et d’une partie de l’électorat de Keiko Fujimori, laquelle a été, apprend-on par ailleurs, « soutenue par de nombreux représentants de la droite traditionnelle, […] une grande partie de l’élite sociale et économique mais aussi de la classe moyenne urbaine ». Est-ce le programme du futur président qui les inquiète ? Ce n’est pas grâce à cet article qu’on l’apprendra, puisqu’il ne consacre pas la moindre ligne aux projets d’Ollanta Humala, uniquement qualifié de « nationaliste ». Il faut se reporter à la dépêche AFP « étoffée » de la veille pour apprendre que « la priorité de Humala est de partager la croissance, qui s’élevait à 8,7 % en 2010, dans un des pays les plus inégaux du monde », car « au Pérou, la prospérité qui règne à Lima, sur la côte, pour une élite blanche, n’a jamais concerné le pays de l’intérieur, des Andes ou de l’Amazonie, indien surtout, et spectaculairement sous-développé ».

Il ne nous appartient pas de juger du programme d’Ollanta Humala, et encore moins de faire un quelconque pronostic sur ses réalisations futures. Mais, de toute évidence, certains Péruviens ont peut-être de quoi être « inquiets ». Et d’autres, rassurés, voire pleins d’espoir. Or, si le sort de « l’élite blanche » semble inquiéter Le Monde, celui des exclus de la croissance ne semble pas préoccuper outre mesure la rédaction du quotidien.

P.-S. : le 8 juin, nous avons pu constater que les titres des articles ont changé sur Lemonde.fr. «  Inquiétudes au Pérou après l’élection à la présidence d’Ollanta Humala » a été subrepticement transformé en « Le Pérou, entre espoir et inquiétude, après l’élection d’Ollanta Humala ». Mais toujours pas une ligne sur les secteurs de la population péruvienne qui « espèrent ». Quant à la dépêche AFP étoffée, elle est désormais titrée « Au Pérou, la victoire d’Ollanta Humala effraie les milieux économiques ». Voilà qui est plus clair. Chacun pourra néanmoins s’assurer des titres originaux dans les barres d’adresse.

 

http://www.acrimed.org/

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RECRUDESCENCE DES RADIATIONS POUR REFUS D'OFFRE RAISONNABLE D'EMPLOI

Publié le par Tourtaux

publié par roland (webmaster) Hier 14H23 

Le site Recours Radiation nous alerte sur la montée en charge des radiations abusives pour refus d’ORE.

La pression s’accroît sur les chômeurs à l’intérieur de Pôle Emploi !

Comme nous avions vu arriver les procédures de radiation pour "absence à entretien téléphonique" et "retard à convocation", nous voyons arriver, sur notre site, une vague de procédures de radiation pour refus d’ORE, signe d’une intensification nationale des radiations pour ce motif.

L’Offre Raisonnable d’Emploi, c’est quoi ?

C’est une offre qui doit être conforme au «Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi» (PPAE), selon la loi sur les «droits et devoirs des demandeurs d’emploi» du 1er août 2008. Le PPAE est un élément déterminant pour le chômeur puisqu’il fixe ses critères et ses engagements vis-à-vis de Pôle Emploi en terme de recherche. Le refus d’élaborer ou d’actualiser le PPAE peut être sanctionné.

Le PPAE précise :
• la nature et les caractéristiques de l'emploi ou des emplois recherchés (CDD, CDI, temps plein ou partiel…),
• la zone géographique privilégiée pour la recherche,
• le niveau de salaire attendu (en respectant les conventions collectives et les salaires normalement pratiqués sur la région),
• les actions que Pôle Emploi s'engage à mettre en œuvre, notamment en matière d'accompagnement personnalisé, de formation et d'aide à la mobilité.

Le PPAE doit être élaboré et actualisé conjointement par le demandeur d’emploi et son conseiller.

Pour qu’il y ait refus d’Offre Raisonnable d’Emploi :
• Il faut avoir refusé deux offres
• les deux offres refusées doivent correspondre aux caractéristiques du PPAE.

Des PPAE bâclés qui ne retranscrivent pas la volonté du demandeur d’emploi

Le temps réservé aux entretiens d’inscription est tel que le PPAE est souvent rédigé à la hâte. De plus, les demandeurs d’emploi sont rarement informés de son importance et des conséquences d’un PPAE qui ne correspond pas aux caractéristiques de l’emploi recherché.

Pour aller plus vite et ne pas se perdre en explications, le conseiller cochera, logiciel oblige, des cases qui sont en complète contradiction avec les choix du demandeur d’emploi. C’est ainsi qu’un chômeur peut découvrir, en regardant son PPAE, qu’il recherche un emploi à temps partiel allant de 4 heures à 40 heures par semaine, un CDI en même temps qu’un CDD, etc.

En effet, le système informatique est conçu de telle manière que, même si le demandeur d’emploi recherche un CDI, il faudra renseigner des cases relatives à un CDD à durée minimum et maximum. La solution, certains conseillers l’ont trouvée : ils enregistrent une recherche en CDI et inscrivent dans la case CDD, un CDD minimum de 98 mois et un CDD maximum de 99 mois (ce qui équivaut à un CDI, ces durées de CDD n’existant pas dans le code du travail, mais chut… le logiciel ne le sait pas). D’autres renseignent ces cases avec un minimum d’un mois et un maximum de 12 mois, et le demandeur d’emploi recherchant un CDI se retrouve à rechercher un CDD malgré lui ! Si une offre d’emploi en CDD d’un mois lui est proposée, il se devra de l’accepter même s’il cherchait un CDI ! Pour le plein temps ou le temps partiel, les mêmes causes produisent les mêmes effets, logiciel oblige !

Faute d’un réel accompagnement personnalisé, le PPAE est parfois élaboré ou modifié par le conseiller seul, sans s’être assuré auprès du demandeur d’emploi qu’il est conforme à ses souhaits, et sans que ce dernier ait copie de son nouveau PPAE...

Des offres d’emploi qui n’ont rien de raisonnable

Des chômeurs viennent exposer sur notre site les procédures de radiations pour refus d’ORE dont ils sont victimes.

On voit pêle-mêle des sanctions prononcées suite à :
• une seule offre refusée,
• refus de deux fois la même offre à un mois d’intervalle,
• des offres qui n’ont pas les caractéristiques de l’ORE puisqu’elles ne correspondent pas au PPAE du demandeur d’emploi,
• la découverte d’un PPAE qui ne correspond pas à leurs souhaits,
• la plainte d’un employeur qui n’a pas compris pourquoi le demandeur d’emploi refusait de reconduire une période «d’initiation (?!)» d’une demi journée...

On note une intensification spécieuse des propositions d’offres d’emploi : des chômeurs sont arrosés d’offres tous azimut ne correspondant pas nécessairement à leur profil, notamment par mail. Ceux qui changent d’adresse électronique ou ceux qui ouvrent leur messagerie de manière occasionnelle peuvent se voir sanctionner faute d’avoir pris connaissance, à temps, des informations qui leur parviennent par ce mode de «communication». Ces mises en relations à distance se substituent à un accompagnement personnalisé et empêchent toute explication, toute question, tout dialogue. La seule issue pour le demandeur d’emploi est d’appeler le 3949 qui le renvoie, immanquablement, vers son agence Pôle Emploi qui l’invitera à formaliser ses questions par écrit… en attente d’une improbable réponse.

Cette intensification des radiations pour ORE est illégale !

Dans le cadre du PPAE, les actions que Pôle Emploi s'engage à mettre en œuvre doivent être précisées, notamment en matière d'accompagnement personnalisé, de formation et d'aide à la mobilité : telle est la loi !

Au lieu de cela, Pôle Emploi met toujours plus de distance entre le demandeur d’emploi et ses services, et s’il est prompt à lui rappeler ses devoirs ou à lui réclamer des indus, il ne se donne pas les moyens de l’informer et de le conseiller. Pire, il se met hors la loi en ne remplissant pas ses engagements en matière d’accompagnement personnalisé.

La pression sur les chômeurs s’accroît aussi à l’extérieur

En parallèle, certains responsables politiques se lancent dans une «compétition» en matière de déclarations démagogiques pour dénoncer l’«assistanat», les abus, la fraude, et préconisent le travail obligatoire gratuit pour certains.

Nous persistons à dire que les chômeurs ne sont ni responsables, ni coupables de la situation qu’ils vivent. Il n’y a donc aucune raison pour qu’ils fassent des travaux forcés, fussent-ils «d’intérêt général». Cette proposition est injuste, illégale et absurde. Si elle était mise en œuvre, elle produirait immanquablement des suppressions de postes : une fois licenciés, les ex salariés iraient s’inscrire à Pôle Emploi qui, après un certain délai, les inciterait, sous peine de radiation, à aller travailler gratuitement là où des chômeurs étaient salariés selon les règles du Code du travail et des conventions collectives.

L’offensive est bien trop grande pour que les chômeurs restent isolés. La résistance, la solidarité est plus que jamais d’actualité. Nous appelons les chômeurs et précaires à rejoindre les collectifs de chômeurs là où ils existent, à les créer là où il n’y en a pas.

Dans la défense des demandeurs d’emploi devant les tribunaux (administratifs, d’instance ou de grande instance), nous intégrerons tous ces éléments et, à chaque fois que nous le pourrons, nous ferons évaluer les préjudices subis afin qu’ils soient réparés.

www.recours-radiation.fr

 

/http://www.dazibaoueb.fr/

Publié dans Politique

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