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DECLARATION DU FRONT SYNDICAL DE CLASSE : LUTTES SYNDICALES MAINTENANT !

Publié le par Tourtaux


 Front Syndical de Classe
 Créé par des militants CGT et FSU

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
> H. Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM


SOUSCRIPTION PERMANENTE FSC
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Également sur le site du FSC :
 - Grève générale le 6 septembre en Italie
 - Discours de Bernard Giusti, Secrétaire Général CGT de Saint-Vincent de Paul, pour la commémoration de la Libération de Paris (+photos)
- En finir avec les illusions de la fausse unité !
 - LA CSI CONTINUE À FAIRE CONFIANCE AU SYSTÈME CAPITALISTE
> ...



 Déclaration du Front Syndical de Classe

Luttes syndicales MAINTENANT !
L’orientation dite du "syndicalisme rassemblé", la recherche du dialogue social entre "partenaires sociaux responsables", mises à l’honneur ces dernières années par la plupart des directions syndicales sous pilotage de la Confédération Européenne des Syndicats, a pu apparaître un temps comme la solution "raisonnable" aux problèmes rencontrés par les travailleurs : mieux vaudrait rechercher la "négociation" qu’engager la lutte frontale et compter sur le rapport de forces.

 

Le bilan de cette orientation est aisé à faire comme l’illustre par exemple, quelle que soit la manière dont on tourne la chose, la défaite récente subie sur les retraites.

 

Mais il y a plus pour mesurer le gouffre qui sépare cette orientation de ce qu’il convient de mettre en œuvre pour conserver des chances de remporter des victoires !

 

C’est que nous vivons une période particulière qui est celle de la crise du système capitaliste, entamée depuis le milieu des années 70 et qui ne cesse de s'aggraver à mesure de l'imposition des politiques antisociales censées officiellement y remédier ! La crise la plus grave et la plus profonde depuis celle de 1929.

 

Si à certaines périodes, dans d’autres conjonctures économiques, politiques, nationales et internationales, du "grain à moudre" a pu être concédé aux travailleurs et servir de faire valoir au mouvement syndical réformiste, l’heure n’est plus aux concessions consenties par le grand patronat  : le fonctionnement et les contradictions contemporaines du système imposent la régression permanente (exploitation renforcée, paupérisation des masses, précarisation…) et les classes dominantes prétendent imposer la remise en cause de TOUS les acquis sociaux et démocratiques de l’après-guerre et des plans de rigueur drastiques !

 

Ni grain à moudre, ni miettes à distribuer, il n’y a dans ce contexte, aucune place pour des négociations issues du "dialogue social" ! La démarche de F. Fillon ces derniers jours, annonçant les mesures de son plan de rigueur AVANT MEME la rencontre avec les organisations syndicales en est l’illustration !

 

Et pourtant, le communiqué intersyndical publié 18 août multipliait les signaux apaisants et les concessions, reprenant l'essentiel de l'argumentation patronale : inquiétudes sur « la stabilité de la monnaie commune et l’avenir de l’Union Européenne » (un comble, quand on sait quel avenir cette Union, sa Banque centrale et son Euro, associées au FMI, réservent aux peuples grecs, espagnols, irlandais et portugais !), affirmation de la nécessité de « la maîtrise des déficits publics » (au nom de laquelle on sacrifie entre autres la Fonction Publique)...

 

Or, comment construire des mobilisations d'ampleur si on s'associe, même indirectement, aux mensonges des premiers responsables de la crise, à savoir ceux qui, au pouvoir, servent prioritairement les intérêts du capital financier ?

 

L'appel incantatoire au « dialogue constructif » avec les capitalistes et leurs représentants politiques, la volonté de « sauver le capitalisme de lui-même » (discours du secrétaire général de la CES en 2008), la recherche du « moindre mal » par l'accompagnement des politiques antisociales... tout ceci débouche sur le pire de la régression.

 

La construction des mouvements sociaux indispensables, leur ampleur et leur détermination passent donc nécessairement par la conscience ET de la nature de la crise que nous vivons ET de ce qu’il convient de faire pour une issue positive.
Cela suppose un débat de fond avec les travailleurs soumis à la propagande massive des médias de masse pour avaliser l’idée que la dette publique ne laisse pas d’autres choix que la réduction des dépenses de l’Etat et des sacrifices, c’est-à-dire en fait l’affaiblissement considérable des services publics, de nouvelles privatisations et la progression de la misère pour les plus démunis comme pour les couches moyennes.

 

De ce point de vue, aucune direction syndicale n’a entrepris ce travail ! Pire, lorsque le communiqué intersyndical national du 18 août dernier constate que « les échanges à cinq ont confirmé des différences d’appréciation quant aux causes de la crise et aux solutions à y apporter », les directions de la CGT ou de la FSU n’en tirent pas les conséquences et persistent dans la recherche d’une unité de sommet factice et donc préjudiciable au mouvement !

 

La clarté face à la crise est essentielle pour le mouvement syndical et pour refuser que les travailleurs en fassent les frais. C’est pourquoi le Front Syndical de Classe s’adresse à tous les militants fidèles au syndicalisme de lutte en les invitant à engager partout le débat avec les travailleurs sur la nature de la crise, à dénoncer l’entreprise de propagande médiatique et gouvernementale visant à faire accepter les sacrifices aux travailleurs et à préparer la nécessaire et incontournable confrontation avec le pouvoir et ses soutiens, sans aucune espèce d’illusion à propos des échéances électorales de 2012 !

 

Le Front Syndical de Classe, 31 août 2011

 


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Monique Pinçon-Charlot, 23 août 2011 : "Oui, ce débat [sur les déficits publics] est totalement faussé. Le déficit et la dette sont des armes économiques et idéologiques. Les néolibéraux s’en servent pour accélérer leur agenda politique et balayer les droits sociaux sur la planète"

Frédéric LORDON, 11 août 2011 : Le néolibéralisme pourrait donc bien mourir par sa dénégation préférée : la dette – dont il n’a cessé de crier les dangers… quand tous ses mécanismes conduisaient à son emballement généralisé. Jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement, nulle part, n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré.

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SYNDICAT CGT MAIRIE DE LILLE : ASSEMBLEE DES AGENTS DE LA RESTAURATION SCOLAIRE LE JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011 DE 14H30 A 16H00

Publié le par Tourtaux

ASSEMBLEE DES AGENTS DE LA RESTAURATION SCOLAIRE



LE JEUDI 8 SEPTEMBRE 2011

UNE REUNION DE RENTREE EST ORGANISÉE

DE 14H30 à 16 H00

SALLE SOUS LE BEFFROI,

HÔTEL DE VILLE

INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---INFORMATION A DIFFUSER---


Rejoignez la CGT Ville de lille sur facebook : http://www.facebook.com/cgtmairielille

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LES SAP COMME " GHETTO FEMININ " ?

Publié le par Tourtaux

 

Les SAP comme « ghetto féminin » ?

Dans un article déjà daté (2002), Annie DUSSUET[1] évoque l’emploi de proximité, les services à la personne d’aujourd’hui, comme un « ghetto d’emploi féminin » : 99% de femmes dans ce type d’emplois. Ce chiffre est toujours pertinent pour le cœur de l’activité (hors soutien scolaire, petit bricolage, assistance informatique, etc.).

On connaît la situation originaire : « (…) qu’on les appelle «femmes de ménage », « aides à domicile », « auxiliaires de vie » ou « garde-malades », les femmes qui interviennent au domicile de particuliers ont en commun d’accomplir des tâches qui se substituent à celles effectuées habituellement gratuitement par les femmes en tant que filles, épouses et (ou) mères. »

A l’assignation de genre[2] répond, nous dit l’auteur, une politique « neutre » de la part des pouvoirs publics, l’emploi de proximité comme emploi marchand émergent, qu’il s’agisse de solvabiliser du côté de la demande, de professionnaliser du côté de l’offre. Ce traitement « neutre » de l’emploi dans les SAP ne permet pas de dépasser les caractéristiques féminines des conditions d’emploi : taux salarial faible, temps partiel, flexibilité des horaires, aspect relationnel du travail (care) non reconnu et manque général de reconnaissance sociale du travail effectif. Caractéristiques féminines au sens où ces conditions d’emplois constituent un tri dans la population travailleuse, ce sont encore des femmes qui répondent à une telle demande (logique du salaire d’appoint, savoir-faire « féminin » pour l’aspect relationnel, voire débrouillardise générale pour gérer horaires et disponibilité).

A ce constat il faut rajouter un aspect peu exploré qui est celui du genre de la demande de services comme du contrôle du travail. Il y a, à notre connaissance, peu de chiffres en France, sur la question. La demande de services à la personne émane majoritairement de celles auxquelles se substitue l’emploi salarié: les filles, les épouses et (ou) les mères !

Ce sont encore ces femmes qui dans les familles vont « commander » le travail de SAP, le contrôler, qui vont en avoir le « souci ». Là aussi la politique « neutre », qui ne voit que les usagers directs des services (donc aussi bien le père ou grand-père dépendant, l’homme handicapé, etc.) passe à côté d’une réalité excessivement genrée des besoins comme des réponses.

Cette représentation est partielle mais elle interprète une réalité encore massive, on ne peut encore dire qu’elle soit partiale…

Certes nous voyons apparaître de jeunes pères qui ne répriment plus leurs désirs d’être des « caregivers » et ne se satisfont plus d’un rôle, non moins assigné de « gagne-pain », qui ne seraient disponibles pour leurs enfants que dans quelques moments de loisirs.

Les évolutions sociales et culturelles sont bien là mais les résistances aussi, moins celles des individus que d’un système à la traîne, un système aux injonctions contradictoires.

Un rapport américain de 2008 souligne par exemple l’inquiétude des hommes aux Etats-Unis, toujours plus nombreux à être en première ligne pour s’occuper de leurs parents âgés (les hommes constitueraient 40% des « care providers » de parents âgés, pourcentage en augmentation de 19% par rapport à 1996, 17 millions d’hommes « primary caregivers for an adult »), cette inquiétude (« men in the United States worry …») repose sur le conflit entre cette tâche et un marché du travail qui leur demande, parce qu’ils sont des hommes, l’exclusivité (sous-entendu à la différence de la demande envers les femmes).[3]

Ainsi les études sur le genre dans les SAP sont indispensables, tant au repérage des inégalités hommes-femmes face au travail de care, que pour l’accès des hommes à ce travail, salarié ou « gratuit ». Elles permettraient de passer d’une politique « neutre » à une politique qui prenne en charge la dimension genre et ceci pour arriver à une réalité plus neutre, précisément, du secteur, plus partagée du point de vue du genre et, au final, plus à même de favoriser l’offre comme la demande de services.

Luc Bonet

[1] « Le genre de l’emploi de proximité », Annie Dussuet, Lien social et politique – RIAC, n°47, printemps 2002. Téléchargeable sur internet.

[2] Le concept de Genre fait référence à l’ensemble des caractéristiques associées aux hommes et aux femmes dans une société et dans un contexte historique et culturel donné qui façonnent l’identité sociale d’un individu. (Définition PNUD)

[3] Rapport cité dans le document « Gender equality at the heart of decent work », p. 127, International Labour Office, Genève, 2009.

Source : Danielle GAUTIER


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ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE : DIX ANS DE REFORME, DIX ANS DE DEREGLEMENTATION ?

Publié le par Tourtaux

 

 

 

ASH - Avril 2011

 

Accueil de la petite enfance

DIX ANS DE RÉFORME, DIX ANS DE DÉRÉGLEMENTATION ?

 

En dix ans, le secteur de l’accueil collectif de la petite enfance s’est transformé en profondeur.

Le décret du 1er août 2000 a été relativement bien accueilli puisqu’il toilettait le texte précédent qui datait de 25 ans. Il a notamment introduit l’obligation d’un projet d’établissement avec un volet éducatif, un volet pédagogique et un volet social.

 

Entre 2002 et 2005, la PSU (prestation de service unique), versée par les caisses d’allocations familiales (CAF), s’est mise en place progressivement.

 

Sous couvert de mieux répondre aux besoins des familles, elle s’est accompagnée des premières mesures d’assouplissement des modalités d’accueil en généralisant la facturation horaire(à la place du forfait mensuel), en fonction du temps de garde utilisé par les parents. Objectif : optimiser le nombre de places. Ce faisant, elle transformait la façon de penser l’organisation de l’accueil vers « la logique financière du parking », comme le notait à l’époque l’ANAPsy (Association nationale des psychologues pour la petite enfance).

 

En 2006, le nouveau contrat enfance jeunesse de la caisse nationale des allocations familiales – toujours en vigueur – s’accompagnait d’une réduction des subventions dans le cas d’un taux de fréquentation inférieur à 70 %.

 

Il a, lui aussi, contribué à faire entrer les crèches dans un système dominé par l’optimisation et la rentabilité.

 

Mais c’est véritablement le décret du 20 février 2007 qui a amorcé un processus d’allégement des normes d’encadrement et de fonctionnement des crèches, notamment en autorisant les micro-crèches(jusqu’à neuf places) à titre expérimental (1).

 

« On n’a pas vu le vent venir », se souvient Claire Delmas, déléguée de l’ANPDE (Association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes) en Ile-de-France, qui regrette la concertation minimale qui a entouré la préparation de ce texte.

 

Lorsqu’à l’automne 2008, le gouvernement fait savoir qu’il souhaite modifier le décret de 2007.

 

Les professionnels s’alertent et créent, en mars 2009, le collectif « Pas de bébés à la consigne »,

 

Il regroupe une quarantaine d’organisations (syndicats, associations de parents, professionnels de la petite enfance, médecins…) (2).

 

Début 2010, après d’âpres luttes parlementaires, le secteur est intégré à la directive « services ».

 

Dans la foulée, le décret du 7 juin 2010 entérine un abaissement des contraintes pesant sur l’accueil collectif de la petite enfance (3) alors que la loi du 9 juin 2010 crée des structures hybrides, les maisons d’assistants maternels, qui concurrencent les crèches avec des règles de fonctionnement minimales.

 

(1) V ASH n°2496 du 02/03/2007

(2) (2) Voir www.pasdebebesalaconsigne.com

(3) (3) V ASH n°2663 du 11/06/2010

 

 

LE DÉCRET « MORANO » : UN « ACCUEIL LOW COST », SELON LES PROFESSIONNELS

 

Le décret du 7 juin 2010 relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans, dit décret « Morano » (1), concerne les crèches collectives, les haltes-garderies, les crèches familiales (qui regroupent des assistantes maternelles encadrées par des professionnels), les crèches parentales (gérées par une association de parents qui participent à l’accueil), les jardins d’enfants (qui accueillent des enfants non scolarisés ou scolarisés à temps partiel de plus de 2 ans), les micro crèches ainsi que les établissements multi-accueil qui associent différents types d’accueil.

 

Au-delà des modalités concernant le taux d’occupation et l’encadrement, qui suscitent les principales levées de boucliers des acteurs du secteur, il existe d’autres abaissements des contraintes réglementaires. La procédure d’autorisation par les services de la protection maternelle et infantile est assouplie. En outre, la fonction de direction d’une structure de moins de 40 places peut dorénavant être exercée, non seulement par un éducateur de jeunes enfants expérimenté comme c’était déjà le cas, mais aussi par une puéricultrice justifiant d’au moins trois ans d’expérience.

 

Le décret « Morano » met aussi fin à toute forme d’innovation, l’article destiné à soutenir les expérimentations ayant été retiré au dernier moment. Un paradoxe inexplicable alors que le gouvernement se disait favorable à la diversification des modes d’accueil.

 

En outre, l’Union nationale des associations familiales (UNAF) regrette que le décret ne prévoie pas la mise en place de schémas locaux de la petite enfance qui permettraient de se doter d’une vision globale des besoins en matière d’accueil. « Il y a une sous-couverture de certains territoires et une absence de cohérence et de complémentarité, ce qui implique, pour les familles, des choix par défaut », regrette Alain Ferreti, chargé de la petite enfance à l’UNAF.

 

(1) V ASH n°2663 du 11/06/2010

 

 

 

 

 

 

JARDINS D’ÉVEIL : UNE COUCHE SUPPLÉMENTAIRE DANS LE MILLEFEUILLE DE L’ACCUEIL COLLECTIF ?

 

Le décret du 10 juin 2010 (1) a généralisé les jardins d’éveilqui, alors qu’ils n’avaient pas été évalués, devaient rester expérimentaux.

 

Destinés à accueillir entre 12 et 80 enfants, à partir de 2 ans, dans l’objectif de « faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré », ils ont la particularité, qui déroge par rapport aux autres structures d’accueil du jeune enfant, de pouvoir accueillir jusqu’à 12 enfants sous la responsabilité d’un seul professionnel (contre huit enfants pour un adulte en crèche collective).

 

Un taux d’encadrement qui fait bondir les professionnels. « Tout cela a été fait à la dernière minute sans aucune concertation », observe Philippe Dupuy, délégué national « petite enfance et emploi » à l’ACEPP (Association des collectifs enfants, parents, professionnels).

 

Vient s’ajouter la crainte de voir ces structures remplacer, à terme et malgré les dénégations du ministère de l’Education nationale, la petite section de l’école maternelle. Car, depuis une dizaine d’années, le contexte est à la baisse de la scolarisation des enfants de 2 et 3 ans, accentuée par la suppression massive de postes d’enseignants – ce qui pénalise financièrement les familles contraintes de payer pour un mode de garde alors que l’école est gratuite.

 

Certaines collectivités sont également tentées de libérer des places de crèche en orientant les enfants de 2 ans vers ces nouvelles structures, moins coûteuses. Le phénomène reste toutefois limité puisqu’il n’existe, pour l’instant, qu’une dizaine de jardins d’éveil en activité. Il n’empêche, ils ajoutent une couche supplémentaire au millefeuille que constitue déjà l’éventail des modes de garde : « Certains enfants sont gardés six mois par leur mère en congé parental, puis six mois par une assistante maternelle en attendant une place en crèche où ils finissent par passer un an, puis encore six mois en jardin d’éveil pour finalement basculer à l’école.

 

A-t-on pensé aux conséquences d’une telle instabilité pour la construction psychique de l’enfant ? », interroge Corinne Chaillan, présidente de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants.

 

(1) V ASH n°2663 du 11/06/2010

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GREVE GENERALE LE 6 SEPTEMBRE EN ITALIE

Publié le par Tourtaux


Camarades et Amis,

La confédération italienne USB, affiliée à la FSM, organise le 6 septembre prochain une grève générale contre la boucherie sociale et les diktats de l'Union européenne, contre le budget d'austérité, anti-social et antipopulaire du gouvernement de droite de Berlusconi, pour l'annulation de la dette, la défense des droits des travailleurs, la nationalisation des banques et des compagnies stratégiques du pays.

Ils ont sollicité des messages de solidarité pouvant être envoyé à l'adresse e-mail:
"Internazionale USB" <internazionale@usb.it>

Salutations fraternelles
UITBB-FSM

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