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RAFFINERIE LYONDELLBASELLES(13): LES SALARIES DE L'ENSEMBLE DU SITE PETROCHIMIQUE DE BERRE EN GREVE AVEC OCCUPATION ET BLOCAGE-PAR SOLIDARITE, LEURS CAMARADES DE LA RAFFINERIE DE DONGES EN GREVE 24H

Publié le par Tourtaux

29-09-2011, 08:47
Riposte d’ampleur au projet de fermeture
28-09-2011

Dernière mise à jour : ( 28-09-2011 )

LyondellBasell. La direction annonce son intention de fermer la raffinerie de Berre, les salariés de l’ensemble du site pétrochimique dont elle fait partie, votent la grève avec occupation et blocage.

Le colère et l’émotion étaient palpables hier devant les portes de site pétrochimique de Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône). A l’issue d’un comité d’entreprise extraordinaire au cours duquel la multinationale américaine LyondellBasell direction a annoncé son intention de fermer sa raffinerie, c’est une assemblée générale regroupant les salariés de l’ensemble du site dont elle fait partie, qui s’est tenue.
Premier à prendre la parole, Fabien Astier (CGT), le secrétaire du Comité d’entreprise visiblement très affecté s’emporte contre « la direction qui a laissé la raffinerie en vente un mois et une semaine - même pas de quoi trouver acquéreur pour une maison - avant d’annoncer officiellement qu’elle lance un processus de fermeture. » Un cinglant « patrons voyous ! » déchire le silence des salariés venus en nombre sous le soleil écrasant.
 

Entre raffinerie et chimie, le site emploie 1250 salariés 

« Ils veulent ouvrir le processus de fermeture à la mi-octobre et expédier toutes les études nécessaires en 15 jours. Cette décision remet en cause le modèle opératoire et fragilise le site tout entier. Ce sont des licenciements boursiers. Ils nous obligent à les affronter dans un mouvement dur » poursuit Fabien Astier avant de céder la parole à Rémi Patron (CFE-CGC). Le cadre fait part de son écœurement : « quand on a demandé à la direction de démentir qu’il s’agit d’un détricotage du site, il n’y a eu que le silence pour réponse. »
Pour Jean-Pierre Bourrelly (CFDT), les salariés de la raffinerie ont été victimes d’une « manipulation de la direction qui a d’abord parlé de mise en vente car il est plus facile de gérer le personnel dans l’espoir. » Selon le syndicaliste « il est temps de montrer aux dirigeans que nous n’avons pas les mêmes valeurs. »
Claude Faur (FO) exhorte les salariés « à ne pas se laisser manger par des texans obsédés par le profit » quant à Joëlle Bertosio (CFTC) elle affirme : « la grève ce n’est pas que pour les autres, tout le site est concerné. Il n’y a pas de fatalité, notre avenir est entre nos mains. »

Gorges serrées et portes cadenassées

Quant Patrick Sciurca, délégué européen CGT LyondellBasell monte sur l’estrade, l’assemblée générale lui réserve un tonnerre d’applaudissements. « Après 35 ans passés sur ce site, je sais qu’un combat de grande ampleur : un mouvement de grève dans l’ensemble du site est nécessaire pour gagner. Nous vous proposons de voter la grève pour 48 heures avec blocage et occupation.. »
Une forêt de mains se dresse. L’entrée immédiate en grève l’occupation et le blocage du site pétrochimique tout entier sont adoptés à une imposante majorité. Déterminés mais la gorge serrée, les salariés se pressent pour cadenasser les huit entrées. Déjà une épaisse colonne de fumée, noire comme leur colère, s’élève d’un feu rapidement improvisé.
Un enjeu national
De son côté LyondellBasell affirme dans un communiqué envoyé avant même la tenue de l’assemblée générale que « 85 entités à travers le monde ont été approchées » mais que « la raffinerie n’a malheureusement fait l’objet d’aucune offre de rachat ». En clair, la firme qui a engrangé 4 milliards de dollars de profits en 2010 et qui est désormais cotée en bourse n’a qu’un objectif, : en accumuler encore plus. Et tant pis si la raffinerie en jeu fait partie de l’ensemble pétrochimique de Berre largement bénéficiaire en 2011. Il faut s’en débarrasser, puisque prise indépendamment, elle affiche des pertes.
Une logique purement financière condamnée presque aussitôt par la fédération nationale des industries chimiques CGT. Par une déclaration elle « met en débat l’action de grève dans la branche Pétrole » au plan national. C’est dire l’importance de la lutte engagée par les salariés de Berre.
Ils se sont donnés rendez-vous jeudi à midi pour une nouvelle assemblée générale qui se prononcera sur la poursuite du mouvement.


LÉO PURGUETTE


http://www.lamarseillaise.fr/social/riposte-d-ampleur-au-projet-de-fermeture-24351.html

 

Les salariés des raffineries françaises se mobilisent

Après la raffinerie de l’étang de Berre, celle de Donges est à l’arrêt.

Les salariés de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) ont voté mercredi une grève de 24 heures
Les salariés de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) ont voté mercredi une grève de 24 heures SIPA/SALOM-GOMIS SEBASTIEN

Les salariés de neuf des dix raffineries en production en France ont tenu mercredi des assemblées générales afin de décider d’actions éventuelles après l’annonce par LyondellBasell de la fermeture de sa raffinerie de Berre, près de Marseille. En début de soirée, seuls les salariés de la raffinerie Total de Donges, en Loire-Atlantique, s’étaient prononcés à 80 % en faveur d’une action immédiate, à savoir une baisse de la production à un débit minimum durant 24 heures. Les votes des salariés des autres raffineries se poursuivaient dans la soirée. « On appelle à la mobilisation, on monte la pression, mais on n’a pas encore pris de décision », a ainsi déclaré un syndicaliste CGT de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen. La France compte dix raffineries en activité, dont la moitié appartient à Total.

A la raffinerie LyondellBasell, l’activité est restée bloquée toute la journée, a annoncé l’intersyndicale, au lendemain du vote d’une grève contre le projet de fermeture de la raffinerie annoncé par la direction. « A ce jour, l’ensemble du site, raffinerie et pétrochimie, est bloqué et les unités sont toutes soit arrêtées soit en phase d’arrêt », a déclaré un porte-parole de l’intersyndicale.
Par J.-M. C.

http://www.francesoir.fr/actualite/societe/salaries-des-raffineries-francaises-se-mobilisent-142232.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Publié dans Lutte des classes

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LES RESTES MORTUAIRES DE RESISTANTS ALGERIENS A LA COLONISATION FRANCAISE RETROUVES DANS UN MUSEE PARISIEN

Publié le par Tourtaux

 les restes mortuaires de résistants algériens à la colonisation française retrouvés dans un musée parisien


article de la rubrique les deux rives de la Méditerranée > la période coloniale de l’Algérie
date de publication : dimanche 29 mai 2011


Les restes mortuaires de dizaines d’Algériens qui ont résisté à la colonisation française au xixe siècle ont été retrouvés au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, a révélé un chercheur en histoire, l’Algérien Ali Farid Belkadi, dans une déclaration diffusée par l’APS, samedi 7 mai 2011.

On y trouve notamment des restes de Chérif Boubaghla [1] et de Cheikh Bouziane des Zaâtchas, le chef des révoltés qui ont tenu l’armée française en échec pendant deux mois en 1849, dans l’oasis des Zaâtchas, où il devait trouver la mort.

[Ajouté le 29 mai 2011] – Une pétition appelant le président Abdelaziz Bouteflika et le gouvernement algérien à entreprendre « auprès de l’État français, les démarches nécessaires au rapatriement en Algérie des restes mortuaires de résistants algériens conservés dans les musées français » a été lancée par Ali Farid Belkadi : http://www.petitionenligne.fr/petit...

[Mis en ligne le 7 mai 2011, mis à jour le 29]


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Prise d’assaut de Zaatcha par le colonel Canrobert, le 26 novembre 1849, par Jean-Adolphe Beaucé (1818-1875)
Les restes mortuaires de chefs insurrectionnels algériens retrouvés dans un musée à Paris
[El Watan, le 7 mai 2011, 13h37 [2]]

Ce spécialiste de l’histoire antique et de l’épigraphie libyque et phénicienne, qui s’intéresse également à la période coloniale, a précisé que certains fragments de corps étaient conservés au MNHN de Paris, depuis 1880, date à laquelle ils sont entrés dans la collection "ethnique" du musée.

Ces restes, des crânes secs pour la plupart, appartiennent à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Chérif "Boubaghla" (l’homme à la mule), au Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaatchas (dans la région de Biskra en 1849), à Moussa El-Derkaoui et à Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui. La tête momifiée d’Aïssa Al-Hamadi, qui fut le lieutenant du Chérif Boubaghla, fait partie de cette découverte.

De même que le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, le lieutenant et alter ego de l’Emir Abdelkader. Selon les indications fournies par le chercheur, l’origine, la date d’entrée au musée et l’identité des sujets algériens insurgés contre l’autorité française sont inscrites dans la base de données du MNHN sous la forme : "Don du Dr Cailliot, 1881-37 Yaya Ben Said N° 6872, crâne a.m.i" ou encore en ce qui concerne le crâne de Boubaghla : "Don de M.Vital, de Constantine, 1880-24, Bou Barla, dit Le Borgne. 5940, crâne s.m.i".

"Il a fallu des recherches subsidiaires pour savoir qui était qui, en ce qui concerne les donateurs ou les collectionneurs, certains sont médecins militaires, d’autres sont anthropologistes", a confié le chercheur, qui signale que les crânes de Boubaghla, de Bouziane, de Moussa Al-Darkaoui... portent tous un numéro d’ordre inscrit à même l’os.

Ils sont calfeutrés dans de vulgaires boîtes cartonnées, qui évoquent les emballages des magasins à souliers ! Ces boîtes sont elles-mêmes rangées dans les étagères d’énormes armoires métalliques grises aux portes coulissantes, fermées à double-clé, une bien triste fortune pour des hommes de la trempe de Chérif Boubaghla qui sacrifia sa vie et son existence pour que vive l’“Algérie libre”, a-t-il regretté, en exhibant des photos des restes de ces héros.

Pour le chercheur, qui est le premier algérien à avoir accès à cette collection, le but de son travail n’est pas de faire un exposé nécrologique sur la découverte "accablante" de restes mortuaires d’Algériens gardés dans des boîtes cartonnées ou du formol dans un Musée français, mais "d’attirer l’attention sur ces symboles forts de l’histoire contemporaine de l’Algérie, qui sont privés de sépultures".

Selon le directeur des collections au MNHN de Paris, Philipe Mennecier, "rien n’empêcherait le rapatriement de ces restes mortuaires. Il suffit que la partie algérienne en formule la demande". "Ce sont à l’origine des donations qui font partie du patrimoine national. Et seul un accord entre l’Etat algérien et l’Etat français pourrait faciliter la démarche de rapatriement", a-t-il précisé.

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L’Expression, le 8 mai 2011

Compléments [3]

Selon des récits concordants d’historiens, c’est le général Herbillon qui donna l’ordre d’exécuter le Cheikh Bouziane et ses compagnons.

La tête du Cheikh fut fixée à la baïonnette d’un fusil, à la baguette fut pointée celle de son fils et sur la capucine fut ajustée celle du chérif Moussa al-Darkaoui. Ces têtes furent exposées dans un camp pour "convaincre les sceptiques de leur mort et servir d’exemple à ceux qui essaieraient de les imiter", selon un texte de l’époque. Elles furent exhibées ensuite au marché de Biskra. Lors d’un séminaire national sur “l’épopée des Zaatchas” organisé en mai 2009 à Biskra, les participants avaient "exigé" de la France "la restitution des crânes de trois héros de la résistance", décapités lors de la révolte des Zaâtchas, sans avoir pu identifier le lieu de conservation des restes de Bouziane et de ses compagnons, ni attester de leur éventuelle existence.Selon M. Belkadi, on doit au Dr F. Quesnoy l’illustration représentant les têtes coupées de Bouziane, de son jeune fils et de Moussa Al-Darkaoui, qui furent exposées ensemble à Biskra, fixées sur des pals. Cependant, le crâne du fils de Cheikh Bouziane n’a pas pu être identifié dans les collections du MNHN. Il doit figurer sous un autre nom au MNHN, "ce qui signifie qu’il y a de fortes chances qu’il ait été définitivement égaré", a-t-il relevé.

« Bou-Zian, son fils et le chériff Si Moussa, retrouvés parmi les défenseurs, furent décapités et leurs têtes exposées au camp afin que tous les Arabes sussent bien que les fauteurs de l’insurrection avaient payé de leur vie leur incroyable présomption.

« Après avoir été exposées pendant deux jours au camp sous Zaatcha, ces têtes furent également exposées au marché de Biskra, où tous les Arabes des Zibans et de l’Aurès s’étaient donné rendez-vous. [4] »


La prise de l’oasis de Zaâtcha en 1849

« [...] la grande affaire africaine de l’année : le siège et la prise de l’oasis de Zaatcha par plusieurs puissantes colonnes sous le commandement du général Herbillon. La résistance a duré deux mois, les Français ont eu 1500 tués et blessés “sans compter les victimes du choléra”. Zaatcha restera dans les annales de la conquête comme l’un des combats les plus meurtriers. Canrobert, qui y a pris une part glorieuse, évoque la prise de Constantine. L’assaut s’est terminé par un massacre général, qui a donné lieu à des “scènes déplorables”, racontées par un témoin, Baudricour : “Les zouaves, dans l’enivrement de leur victoire, se précipitaient avec fureur sur les malheureuses victimes qui n’avaient pu fuir. [...] Il est très fâcheux que les officiers ne soient pas plus maîtres en expédition de leurs troupes d’élite qu’un chasseur ne l’est d’une meute de chiens courants quand elle arrive avant lui sur sa proie. Sans doute l’ennemi vaincu tremble davantage en présence de pareils actes, mais aussi sa haine devient implacable contre le vainqueur.” Heureusement, le colonel Dumontet, du 43e de ligne, a une vision plus optimiste de l’événement : “L’élan de nos soldats a été admirable... Le sévère châtiment infligé à cette oasis a produit un salutaire effet.”

François Maspéro, L’honneur de Saint-Arnaud [5]

P.-S.

[Ajouté le 8 mai 2011] – Un article de Ali-Farid Belkadi publié dans L’Expression : http://www.lexpressiondz.com/articl....

 

[Ajouté le 9 mai 2011] – La fierté retrouvée des Maoris : La restitution, lundi 9 mai, par la ville de Rouen d’une tête maorie à la Nouvelle-Zélande est suivie avec émotion dans ce pays.

Notes

[1] Mohammed Lamjad ben Abdelmalek, dit le Chérif Boubaghla, fut l’initiateur d’une révolte populaire, qui porte son nom, contre la colonisation française dans la région du Djurdjura. Il dirigea cette insurrection, jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1854.
Plus de détails : http://www.1novembre54.com/frame.ph....

[2] Référence : El Watan, daté du 7 mai 2011.

[3] Référence : http://www.algerie-focus.com/2011/0....

[4] Dr F. Quesnoy, L’armée d’Afrique depuis la conquête d’Alger, 1888.
Source : : http://ia600301.us.archive.org/0/it....
La gravure se trouve page 289, le texte page 290.

[5] Ed Points-Seuil, février 1995, pages 312 et 313

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4451

Publié dans guerre d'Algérie

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SUCCES ELECTORAL SYMBOLIQUE POUR LES COMMUNISTES JAPONAIS DANS LES REGIONS SINISTREES RECONNAISSANTES ENVERS LEUR ACTIVITE MILITANTE DE SOLIDARITE APRES LA CATASTROPHE DE FUKUSHIMA

Publié le par Tourtaux

13149403341Les communistes japonais remportent des sièges dans les régions sinistrées



Article d'Akahata, quotidien du Parti communiste japonais

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Dans les capitales des deux préfectures sinistrées, Iwate et Miyagi, tous les candidats du Parti communiste japonais ont gagné des sièges aux élections locales du 28 août, qui avaient été reportées en raison du tremblement de terre massif.



A Sendai, dans la préfecture de Miygai, le PCJ a remporté 7 sièges, un de plus que lors de l’élection précédente, dont un revenant à un jeune candidat de 26 ans.



Lors de la campagne électorale, les élus du PCJ ont demandé que la priorité absolue soit accordée au rétablissement des conditions de vie et du confort des résidents dans la reconstruction suivant la catastrophe et ont appelé à en finir avec la production d'énergie nucléaire.



Depuis la catastrophe du 11 mars, ils ont déposé des requêtes auprès du bureau municipal à 15 reprises, appelant à l'introduction ou à l'amélioration de 161 points qu'ils ont listé sur la base des besoins des victimes de la catastrophe.



Sous l'impulsion du PCJ, le bureau municipal a mesuré les niveaux de radiation à 750 endroits de la ville et a dû améliorer ses programmes de soutien aux maisons nécessitant des réparations après le séisme.



Devant les efforts après la catastrophe réalisés par les membres du PCJ, même certains conservateurs, y compris un ancien conseiller municipal, ont exprimé un soutien aux candidats du parti.



Un homme de 23 ans, dont la maison a été totalement détruite par le tsunami, a déclaré :« Les membres du PCJ se sont portés volontaires pour creuser la boue et remuer les décombres. Je n'ai jamais eu la chance jusqu'ici de connaître leurs activités, mais j'ai finalement réalisé que c'est eux qui sont du côté des faibles ».



Après le Parti libéral-démocrate et le Komei, le PCJ est devenu le troisième parti à l'Assemblée de Sendai. Il est à égalité avec le Parti démocrate du Japon, qui a perdu deux sièges.



A Morioka, dans la préfecture d'Iwate, les cinq sortants du PCJ ont conservé leurs sièges. Le pourcentage de sièges à l'assemblée locale a atteint son maximum historique, 13,15%, soit 1,25 points de plus qu'il y a quatre ans.



13095021921Les cinq candidats ont insisté sur la nécessité de prendre tous les mesures possibles à l'échelle municipale pour protéger les résidents de la contamination radio-active ainsi que pour en finir avec la production d'énergie nucléaire.



Le PCJ a été le seul parti à faire campagne sur ces questions pendant l'élection.



Les élus du PCJ ont également proposé que le bureau municipal fasse usage des 7,2 milliards de yen [70 millions d'euros] économisés pour répondre aux besoins des résidents, avec par exemple la rénovation des installations de résistance aux séismes dans les écoles et les collèges, la réduction des frais d'assurance maladie de 20 000 yen [200 euros] par personne et la garantie d'un traitement médical gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

 

Publié dans L'Asie en lutte

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ALLOCUTION DE M. BRUNO RODRIGUEZ, MINISTRE DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA REPUBLIQUE DE CUBA, A L'ONU LE 26 SEPTEMBRE 2011

Publié le par Tourtaux

Allocution de M. Bruno Rodríguez, ministre des Relations Extérieures de la

République de Cuba, au débat général de la soixante-sixième session de

L’Assemblée Générale des Nations Unies, New York, le 26 septembre 2011.

 

Monsieur le Président,

Tandis que nous délibérons ici, une autre « guerre préventive » se déroule en Libye sous

prétexte de « protéger les civils » : les États-Unis et l’OTAN ont, censément pour éviter un

massacre, attaqué militairement un État souverain sans que la paix et la sécurité

internationales fussent le moins du monde menacées, déclenchant en fait une opération

visant bel et bien « à changer un régime ».

L’OTAN a imposé au Conseil de sécurité une résolution contestable qui a autorisé « les

États Membres… qui… agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou

d’arrangements régionaux… à prendre toutes mesures nécessaires… pour protéger les

populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne ».

Par la suite, l’OTAN a violé cette même Résolution pour fournir des armes, financer une

partie au conflit et déployer sur le terrain du personnel opérationnel et diplomatique.

Tout le monde comprend mieux maintenant ce qu’est la « responsabilité de protéger » et à

quoi elle peut servir !

Dans cette guerre, non contents de recourir aux technologies militaires les plus de pointe

et les plus meurtrières, les pouvoirs financiers/médiatiques qui s’enrichissent de la guerre

et de la reconstruction comme instruments contre la crise, ont utilisé les médias comme

des armes de combat.

Dès le 21 février, Fidel Castro Ruz avait mis en garde contre le fait que l’OTAN préparait

inévitablement une guerre contre la Libye. Et dès lors Cuba n’a cessé de défendre

inlassablement, non un gouvernement, mais un principe : il est inacceptable d’assassiner

des milliers d’innocents dans le but douteux de protéger d’autres civils. L’Histoire prouve

aussi éloquemment que la paix ne saurait s’imposer par la guerre ni par la force.

C’est au peuple libyen, et à lui seul, qu’il incombe de décider de ses destinées, sans

intervention étrangère, en exerçant son droit à l’autodétermination, à l’indépendance, à la

souveraineté sur ses ressources naturelles et à l’intégrité territoriale.

L’intervention militaire en Libye et la menace croissante contre le Syrie sont des réponses

opportunistes et défensives des États-Unis et de l’Europe à l’effondrement de leur

système de domination et de pillage en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, à l’apparition

de mouvements foncièrement populaires en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays, afin

de s’assurer de grandes réserves de pétrole et d’eau, et de confisquer des avoirs

financiers à cette époque de crise économique et sociale mondiale.

Il incombe à cette Assemblée générale d’exercer toutes ses facultés pour empêcher une

agression militaire contre la Syrie. L’opinion publique doit recevoir une information

objective et s’exprimer contre la guerre.

Monsieur le Président,

Si l’on en croit la revue Foreign Affairs, la Maison-Blanche s’est empressée d’affirmer que

l’opération contre le pays nord-africain était un modèle : « la nouvelle stratégie des États-

Unis est plus efficace et moins coûteuse… celle de l’administration Bush envisageait

l’occupation… celle de l’administration Obama constitue une libération nationale… La

stratégie de l’intervention militaire à la libyenne pourrait s’applique à d’autres cas. »

1

On fait allusion d’une manière absolument cynique au fait que ce genre d’agression

militaire ne provoque pas de pertes de troupes terrestres, et que ses coûts retombent

essentiellement sur l’Europe. Déstabiliser un pays par la subversion, les opérations

secrètes et les sanctions économiques revient à « mettre en branle un mouvement

national » !

Ce nouveau modèle d’opération dit de « changement de régime » prouve que les

doctrines militaires actuelles des États-Unis et de l’OTAN sont encore plus agressives que

les précédents et que ladite « périphérie euro-atlantique » s’étend bel et bien au reste de

la planète.

Nul ne saurait douter que l’Amérique latine et les Caraïbes sont incluses dans cette

conception-là. Le redéploiement de la IVe Flotte, l’essor de bases, de forces et de moyens

militaires pour pouvoir intervenir n’importe où dans la région ; le coup d’État contre le

Venezuela en 2002, puis le putsch pétrolier, la sédition à Santa Cruz en Bolivie, le coup

d’État militaire au Honduras et la tentative de coup de force en Équateur s’inscrivent

parfaitement dans cette « nouvelle stratégie ».

Les États-Unis et l’OTAN peuvent-ils garantir aujourd’hui que le recours à la force et cette

conception du « changement de régime » ne sont pas applicables aux pays latinoaméricains

et caribéens qui ne se plient pas à leurs intérêts ? L’Union européenne a-t-elle

quelque chose à dire à cet égard ? Que feront les Nations Unies devant cette

éventualité ?

Monsieur le Président,

La faiblesse de l’économie mondiale, en particulier aux États-Unis et en Europe, continue

de prouver que la crise déclenchée en 2008 se poursuit.

Les pays développés font retomber le terrible fardeau de ses conséquences sur les

travailleurs, les chômeurs, les immigrants et les pauvres que l’on réprime brutalement

quand ils défendent leurs droits pacifiquement.

Quant à nous, les pays du Sud, toujours mis à sac, nous souffrons des distorsions d’un

ordre économique mondial qui exclut nos intérêts légitimes. Nous sommes en butte aux

terribles retombées du protectionnisme et de la hausse soutenue des cours des aliments

et des hydrocarbures. Les populations de nombreux pays en développement sont victimes

de l’épuisement du modèle économique néolibéral et de ses séquelles de pillage et

d’exclusion. Les conséquences sociales et politiques s’en font sentir sur tous les

continents.

Monsieur le Président,

Face à cette crise économique mondiale et à l’épuisement des ressources naturelles de la

planète, quelle sera la réponse de forces d’extrême droite qui sont au pouvoir ou qui y

montent à la suite des votes de punition et de désespoir des électeurs ?

Face au péril croissant et universel de la guerre, d’un nouveau partage du monde et des

changements climatiques, les pays du Sud pourront-ils agir de concert en tant que

condition sine qua non de salut ?

Face à des périls si nombreux et si sérieux, l’Amérique latine et les Caraïbes, celles de

Bolívar et de Martí, s’intègrent, bien résolues à faire ce que ces grands hommes n’ont pu

conclure. On ne pourra plus nous diviser ni nous faire entredéchirer. L’Alliance

bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA) est un faisceau petit mais puissant de

peuples, tandis que la nouvelle Communauté des Etats latino-américains et caribéens est

2

d’ores et déjà un fait accompli. Toute la force des Andes s’exprimera bientôt dans un

Sommet qui constituera un accouchement historique à Caracas, aujourd’hui l’épicentre de

l’indépendance américaine, où un peuple bolivarien a conquis le pouvoir et où un leader

continental, le président Hugo Chávez Frías, ne cesse de grandir.

Tout en défendant plus que jamais les Nations Unies, il nous faut – et c’est là le plus

difficile – les convertir en une organisation qui serve les intérêts légitimes de tous les

États, au lieu d’entériner l’arbitraire et les abus de quelques pays riches et puissants. Il

faut faire en sorte que le droit international et les buts et principes de la Charte priment la

force brutale qui tente de les liquider.

Il faut rétablir le rôle directeur de cette Assemblée et refonder le Conseil de sécurité.

Monsieur le Président,

L’Assemblée générale a l’obligation morale, politique et juridique incontournable de

reconnaître un État palestinien indépendant, dans les frontières antérieures à 1967 et

avec Jérusalem-Est comme capitale, et d’en faire un membre de plein droit de

l’Organisation des Nations Unies.

Elle doit le faire avec ou sans Conseil de sécurité, avec ou sans veto étasunien, avec ou

sans nouvelle négociations de paix.

Si l’on reconnaît le droit inaliénable du peuple palestinien à l’indépendance, à la

souveraineté et à l’autodétermination ; si l’on reconnaît qu’il faut restaurer le droit des

Palestiniens à l’exercice de leurs droits humains ; si l’on accepte que le blocus de Gaza, la

coercition économique et la ségrégation que symbolise un mur infâme, sont des crimes ; si

l’on reconnaît que la soumission d’une nation à des conditions qui menacent son système

constitue un génocide ; si l’on reconnaît que les États membres doivent adopter toutes les

mesures légales à leur portée pour protéger les civils palestiniens, alors l’Assemblée

générale doit agir sans tarder.

Cuba, qui comprend une petite communauté juive, condamne de même l’antisémitisme

comme une injustice historique, la Shoa comme un crime contre l’humanité, et reconnaît le

droit de l’État d’Israël à l’existence. Notre peuple n’a que des sentiments de fraternité

envers le peuple israélien, lui aussi victime de ce conflit.

Les États-Unis ont l’obligation morale, politique et juridique d’arrêter d’opposer

continuellement leur veto aux résolutions du Conseil de sécurité qui visent à protéger les

civils palestiniens.

L’Union européenne devrait s’opposer à ce veto et s’abstenir de soutenir l’Empire quand il

exerce des pressions brutales sur les membres de cette Assemblée et sur le Conseil luimême.

L’Europe devrait aussi dénoncer, parce que c’est vrai et que c’est juste, que ces

crimes ne pourraient pas se commettre sans les livraisons militaires, l’appui financier et

l’impunité que les États-Unis garantissent au gouvernement israélien.

Monsieur le Président,

Le 11 septembre 2011, les Cubains ont fait leur la douleur du peuple étasunien devant ces

actes terroristes atroces et leur ont offert leur solidarité, leur encouragement et leur

coopération désintéressée. Cuba s’est alors prononcée sans la moindre équivoque contre

le terrorisme et contre la guerre.

Dix ans après, le monde est moins sûr que jamais parce que, loin d’avoir converti le

consensus international contre le terrorisme en un système de coopération internationale

en mesure de lui faire face, les États-Unis ont envahi et occupé l’Iraq et l’Afghanistan,

3

provoqué la mort de centaines de milliers de personnes et la souffrance de dizaines de

millions d’autres.

On ne peut plus occulter le recours au mensonge, la torture, les assassinats ou les

exécutions extrajudiciaires, la disparation de personne, les détentions arbitraires, les vols

et les prisons secrètes de la CIA en Europe et dans d’autres régions.

L’administration étasunienne offense la mémoire des victimes du 11 septembre en

continuant de maintenir en prison, d’une manière prolongée et inhumaine, les cinq

militants antiterroristes cubains, condamnés injustement à des peines d’une sévérité

extrême à la suite d’un procès vicié, pour avoir cherché des informations sur les activités

de groupes terroristes qui ont opéré dans l’impunité la plus totale contre Cuba depuis les

USA et causé la mort ou l’invalidité de 5 577 Cubains.

J’invite respectueusement une fois de plus le président Obama à recourir à ses facultés

pour les remettre en liberté, en tant qu’acte de justice ou geste humanitaire dont leurs

enfants, leurs femmes, leurs mères, leurs pères et tout notre peuple lui sauraient

profondément gré.

Monsieur le Président,

Le gouvernement cubain sa disposition et son intérêt à progresser vers la normalisation de

ses relations avec les États-Unis. Je réitère aujourd’hui la proposition d’entamer un

dialogue visant au règlement des problèmes bilatéraux, dont les questions humanitaires,

et l’offre de négocier des accords de coopération contre le trafic de drogues, le terrorisme,

la traite d’êtres humains, les catastrophes naturelles et la protection de l’environnement,

dont les marées noires, comme celle qui est survenue sur la plateforme de la British

Petroleum dans le golfe du Mexique.

Nous savons toutefois que la course électorale a déjà démarré dans ce pays, tandis que

l’économie s’y aggrave.

Le blocus économique, commercial et financier contre Cuba s’intensifie, au point que les

préjudices accumulés se chiffrent à ce jour à 975 milliards de dollars à la valeur actuelle

de l’or, tandis que les tentatives de saper l’ordre constitutionnel que les Cubains ont choisi

librement s’accentuent.

L’extrême droite et la mafia d’origine cubaine accroissent leurs pressions pour annuler les

maigres mesures adoptées par l’administration étasunienne et favorables dans une

certaine mesure aux relations de l’émigration cubaine avec la nation et les échanges entre

les deux peuples.

Le président Raúl Castro Ruz a réitéré à Cuba que nous continuerons de changer d’une

manière souveraine tout ce qu’il faut changer pour rendre notre économie plus efficace et

améliorer notre socialisme. Pour « conquérir toute la justice » et préserver en plénitude

toute notre indépendance.

Comme le disait Martí, « avant que nous renoncions à notre volonté de rendre la patrie

libre et prospère, la mer du Sud s’unira à la mer du Nord, et un serpent naîtra d’un oeuf

d’aigle ».

Je vous remercie.

(Cubaminrex)

Publié dans Lutte des classes

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PANTIN : SIX JEUNES IMMIGRES SQUATTEURS PERISSENT DANS L'INCENDIE DE "LEUR" TAUDIS. PEU IMPORTE PUISQUE CE NE SONT QUE DES Z'ARABES - HONTE A CEUX QUI DANS CE PAYS PROVOQUENT DE TELS DRAMES

Publié le par Tourtaux

six migrants mal logés tués par le feu

Créé le 29/09/2011 à 04h11 -- Mis à jour le 29/09/2011 à 04h11
Une fois l'incendie maîtrisé, les corps des six victimes ont été évacués hier en fin de matinée.

Une fois l'incendie maîtrisé, les corps des six victimes ont été évacués hier en fin de matinée. A. GELEBART / 20 MINUTES

Drame Un incendie a ravagé hier matin un immeuble de Pantin squatté depuis plusieurs semaines

La ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) est toujours sous le choc après l'incendie mortel survenu hier matin. « C'est la pire chose qui puisse arriver à un maire, dit Bertrand Kern, maire (PS) de la ville. Le pire, c'est que ça pourrait arriver dans toutes les villes de l'agglomération parisienne, partout où il y a des squats. Plusieurs maires m'ont appelé, ils sont très choqués. » Le drame d'hier a été particulièrement violent. Six jeunes hommes ont péri. Quatre autres ont été blessés. Parmi la vingtaine de squatteurs, des Tunisiens, des Egyptiens et des Libyens, certains avaient rejoint le bâtiment, qui appartient à la mairie, il y a deux ou trois jours. D'autres habitaient là depuis deux mois, après avoir été expulsés d'un parc porte de la Villette (19e).

Le mal-logement en cause
Le feu, dont l'origine semble être une bougie mal éteinte, s'est déclaré peu avant 6 h du matin. Et s'est rapidement propagé à tout le bâtiment qui devait être « détruit pour y construire des logements dont 36 % sociaux », souligne Philippe Bon, le directeur de cabinet du maire. La ville murait petit à petit le bâtiment ; les squatteurs se sont introduits par le dernier local encore loué. Les fenêtres obstruées ont compliqué le travail des pompiers. « Des gens ont été pris au piège et ont frappé contre les murs. On les entendait crier », raconte Henri, un des habitants qui a appelé les secours. Les survivants ont « sauté par les fenêtres » restées accessibles, précise Sylvie Moisson, la procureur de Bobigny. Elus et officiels se sont succédé sur les lieux du drame. « Ces locaux industriels étaient dangereux. C'est la conséquence directe très injuste d'une politique qui ne veut pas s'occuper du mal logement », s'indigne Claude Bartolone, président (PS) du conseil général. Le ministre de l'intérieur Claude Guéant, met quant à lui en cause les « réseaux d'immigrations clandestines ». « La ville va proposer un hébergement d'urgence aux survivants qui n'ont pas fui par peur de la police », promet le maire.

William Molinié et Hélène Colau
http://www.20minutes.fr/article/796408/six-migrants-mal-loges-tues-feu 

Publié dans Politique

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