Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

TOUS ENSEMBLE DEMAIN CONTRE LES MEFAITS DU CAPITALISME ET DE SES LAQUAIS

Publié le par Tourtaux

NON, il ne faut pas "sauver les Banques" et "rassurer les marchés"

IL FAUT DEFENDRE

LES SALARIES !

Contre l'austérité
Les organisations syndicales
CGT, FSU, CFDT, Solidaires et UNSA
du Gers
appellent à
Rassemblement
et manifestation
à AUCH

 

Place de la libération

 

Mardi 11 octobre 2011

à 17h30

 

Contre le plan d’austérité du gouvernement


Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe 
Ecrire un commentaire
Lundi 10 octobre 2011

AUX SALARIES, RETRAITES, ETUDIANTS ET LYCEENS

du Pays Rochefortais

11 Octobre :

journée nationale, intersyndicale,  d’actions et de manifestations à l’appel de

CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires.

 

à ROCHEFORT

 

Déroulement de la journée:

  • 10h30: Rassemblement
  • 11h00: Prise de parole
  • 11h15: Manifestation
  • de 12h00 à 14h00: Point de rencontres et de débats avec les salariés et la population sur la Place Colbert

Info reprise sur le site de JEAN LEVY

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

ALLAIN JULES : LIBYE - LES RAISONS DU GENOCIDE DE SYRTE

Publié le par Tourtaux

Libye – Les raisons du génocide de Syrte

Publié le10 octobre 2011 par

syrte

La purulence des médias qui veulent toujours prendre leurs lecteurs, leurs auditeurs et leurs téléspectateurs pour des gobe-mouches, atteint son paroxysme avec Syrte. C’est probablement, aujourd’hui, la ville la plus citée au monde. Mais bien sûr, ils ne parlent pas de génocide, font un journal de bord permanent sur l’avancée des renégats de Benghazi.   

J’avoue que je peux comprendre une persone qui prend les armes pour défendre la souveraineté de son pays, son indépendance mais, ceux qui prennent les armes pour se soumettre à un pouvoir externe, ça dépasse l’entendement. Pire, et ceci, avec à la clé la perte du contrôle de ses propres ressources.

La ville de Syrte, comme son nom l’indique, est située à proximité du bassin de Syrte, le principal champ pétrolifère de la Libye. Ras lanouf est à proximité aussi et, c’est la plus grande raffinerie de pétrole du pays (220 000 barils/jour) soit les deux tiers de la capacité de raffinage de la Libye. Là se situe en réalité le coeur de la guerre, la reprise du fonctionnement en toute sécurité de cette raffinerie.

Et dire que certains renagats, incultes, croient en la victoire parce que la ville natale du guide libyen sera entre leurs mains ? Rien à foutre des habitants de la ville. Plus vite ils partent, mieux c’est. La raffinerie de Ras lanouf est alimentée par deux oléoducs, le Amal-Ras Lanouf et le Messla-Ras Lanouf. Elle dispose même d’un aéroport.

Pour le pétrole donc, des civils sont tués. Mais, personne ne parle. Tout le monde a peur. Les associations, les ONG, les politiques, les organisations internationales. Tout pour le pétrole. Les trophées de guerre de Syrte ne sont que de l’esbroufe, le vrai enjeu étant de reprendre le fonctionnement des raffineries. Et dire que les nigauds du CNT meurent pour ça.

Syrte: les losers du CNT ont progressé dans le sud de Syrte uniquement. Dans ce secteur, l’OTAN a bombardé la résidence de Kadhafi, le centre Ouagadougou où est née l’Union africaine (UA), l’Université, et un hôpital.  Après les avoir laissé s’installer, les pro-Libye ont tenté de reprendre ces positions et ont réussi à éliminer 20 renégats. Le reste s’est replié et attend des renforts pour demain, après avoir pris des photos et saccager des protraits de kadhafi. Syrte résiste toujours, même sur les fronts ouest et est de la ville.

Bani Walid: les pro-Libye, ces patriotes héroïques, ont refoulé hors de la ville, les renégats de Benghazi. Je suis surpris de lire qu’ils ont pris l’aéroport de la ville. Comme nous l’annonçions hier, ils allaient lancer une offensive.

Haut les coeurs !

http://allainjules.com/2011/10/10/libye-les-raisons-du-genocide-de-syrte/

Publié dans Libye

Partager cet article
Repost0

MANIFESTATION A AUCHEL MARDI 11 OCTOBRE !

Publié le par Tourtaux

Lundi 10 octobre 2011

 

capitalisme-coca-cola-et-enfant-squelettique-jpg


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

Les Gouvernements des pays européens ont décidé de faire payer aux peuples la crise du capitalisme qu'ils ont provoqué, à force de vouloir sauver les banques, sauver les profits des actionnaires, plutôt que de favoriser les travailleurs, les privés d'emploi, les jeunes et les retraités.

 

La logique est simple : le capitalisme en crise tente de survivre grâce aux dirigeants qui injectent des milliards dans le système bancaire, et ces mêmes dirigeants ou ceux qui les accompagnent indirectement n'ont aucune volonté politique de renverser la situation pour préserver l'éducation pour tous et de qualité, l'emploi, le système par répartition des retraites, le régime minier, les droits des travailleurs et les acquis sociaux.

 

C'est ainsi que 80.000 postes dans l'éducation ont été supprimés par l'UMP, alors que 360 milliards ont été trouvés comme par magie pour les banques, les exonérations des riches patrons comme TOTAL, ... ...

C'est une situation scandaleuse et pleinement inégalitaire.

 

C'est pourquoi les forces progressistes et contre ce système appellent à la mobilisation le

 

MARDI 11 OCTOBRE 2011

14 H

DEVANT L'HOTEL DE VILLE D'AUCHEL


SOYONS NOMBREUX POUR EXIGER ENFIN LA JUSTICE ET LE RENVERSEMENT DES RAPPORTS DE FORCE ENTRE LES EXPLOITES ET LES EXPLOITANTS !

lhda2

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

PATRICE BARDET : MANIF ANTIFASCISTE DU 8 A LILLE; CONFUSIONS POLICIERES ET JOURNALISTIQUES

Publié le par Tourtaux

PATRICE BARDET:  manif antifasciste du 8 à Lille; confusions policières et journalistiques

 

C’est quoi ces interpellations dans notre manif à République dont fait état Bérangère  BARRET ? ? ? qui en a entendu parler ?

 

Peu après l’arrivée de la manif ( photo) , j’étais à l’endroit où il y a eu des jets de canettes ( côté beaux arts) sur les robocops, quand ils ont couru pour boucher un trou côté palais des beaux arts/liberté (photo du trou)

 

Hier, j’écrivais qu’il était impossible que cela vienne du SO de la CNT, comme la police en accusait notre camarade qui avait déclaré  la manif, la menaçant pénalement

 

Par contre, un peu  après, j’ai vu des gens de la  bac s’écarter le long du palais des beaux arts et mettre les brassards police : auparavant, rien ne les distinguaient de certains manifestants cagoulés ou avec casque ou écharpe sur le visage , ils avaient des badges divers , et étaient parmi nous certainement toute la manifestation

 

 

S’il y avait eu des interpellations place de la République, on n’aurait pu que s’en apercevoir…. Et il y aurait eu des réactions des manifestants

 

Alors, provocations policières ? Intox de la police et crédulité de la journaliste ?

 

La bac s’est ensuite regroupée sur le trottoir du bureau de poste, pour repartir vers 18h par la rue Inkerman vers Sébastopol (photo)

 

 

Beaucoup de jeunes sur le parterre engazonné ( sur la photo) pour haranguer les robocops, mais rien de particulier ( le CSP59 s’est chargé de clamer l’ambiance)

 

 

 

Remarque : les propos de Guy Fournier, LDH de Tourcoing, n’engagent que lui (certainement pas la LDH, co-organisatrice, qui n’a jamais posé de telles conditions ) . C’est lui qui est « confus » dans sa tête ! Va falloir lui expliquer le rapport entre capitalisme et fascisme , et je crains qu’il n’y ait beaucoup de boulot , si ce n’est une tâche impossible !

 

 

Par contre, l’article de Morad Belkadi sur la manif des faschos à Fives montre très bien l’hostilité de la population de ce quartier ouvrier ! Chapeau !

Les faschos étaient ultra-protégés par les CRS, sinon, ils auraient été roulés dans le goudron et les plumes par la population

 

 

Hier, vous avez du recevoir un article de Libération daté de 2001 rappelant qui est Claude Hermant ( interview) , dirigeant nazillon de la maison flamande ( je le remets à la fin)

 

 

Salutations militantes

 

Patrice

 

LILLE

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/10/09/contre-manifestation-anitifasciste-cnt-ldh-sud.shtml

VIDEO. La « contre-manif' » réunit plus de monde que prévu

Publié le dimanche 09 octobre 2011 à 09h58 - BERANGERE BARRET

1400 personnes ont manifesté hier à Lille, contre l'extrême droite. Photo : Capture d'écran vidéo / Nord éclair.1400 personnes ont manifesté hier à Lille, contre l'extrême droite. Photo : Capture d'écran vidéo / Nord éclair.

Les contre-manifestants étaient 1 600 selon la police, 2 500 selon le syndicat Sud, à défiler derrière une banderole proclamant la « Résistance antifasciste ». L'appel au rassemblement, lancé par la CNT, a été suivi au-delà des espérances.

 

« D'habitude, à ce genre de manif', on est dans les 300, là j'ai l'impression qu'on est plus nombreux. » Aldo, membre de la CNT (Confédération nationale du travail), « syndicat révolutionnaire » qui a lancé il y a trois semaines l'appel à descendre dans la rue pour faire face à la manifestation des identitaires, est assez loin du compte. Ils étaient hier 1 600 selon la police, 2 500 selon le syndicat Sud à marcher pour « défendre la mixité culturelle », de la rue Gambetta à la place de la République à Lille. CNT (de Lille, de Lorraine et de Paris), Parti communiste, CGT, Sud, Ligue des droits de l'Homme (LDH), Flamands roses... Les profils étaient en eux-mêmes très mixtes. Avec une toile de fond commune - « l'antifascisme » -, mais aussi des motivations diverses. « Nous nous sommes associés au mouvement, une réaction était nécessaire face aux identitaires qui ont des propos nauséabonds, explique Guy Fournier, de la section tourquennoise de la LDH. Mais je refuse toute politisation, c'est plus large que ça... » Il regrette que des tracts distribués parlent d'anti-capitalisme. Confusion des genres, selon lui. Plus loin, Carmen et Corine déambulent sans étiquette, ni autocollant ni drapeau.

http://memorix.sdv.fr/5/www.nordeclair.fr/infoslocales_articles/1679541826/Position1/SDV_LVDN/default/empty.gif/547474396130365361386b4143684c56?

http://www.dailymotion.com/video/xlkfyd_1400-personnes-ont-participe-a-la-manifestation-anti-fasciste-du-8-octobre-a-lille_news


1400 personnes ont participé à la manifestation... par nordeclair

« Nous sommes là en tant que citoyennes. Parce que pour nous, la démocratie est en danger, on ne peut pas laisser monter l'extrême droite. D'autant qu'ils manient les mêmes thèmes que la gauche : l'emploi, le social. Mais derrière, il n'y a rien, que du racisme ».
La contre-manif' se passe dans le calme jusqu'à l'arrivée place de la République à 17 h. Jusqu'à ce que quelques participants, cagoulés ou le visage masqué, tendent l'ambiance en cherchant à provoquer la police. Quelques courses en masse. Quelques projectiles. Mais un service d'ordre rodé et peut-être la pluie et quelques interpellations disperseront vite les fauteurs de trouble.

 

MANIFESTATION DES IDENTITAIRES

 

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2011/10/09/sans-heurts-ils-ont-defile-a-lille.shtml

VIDEO. Extrême-droite : 500 "identitaires" à Fives

Publié le dimanche 09 octobre 2011 à 06h00 - MORAD BELKADI > morad.belkadi@nordeclair.fr

Interdit de centre ville, le cortège s'est élancé depuis le parvis de Lille Grand Palais. Photo Ludovic Maillard.Interdit de centre ville, le cortège s'est élancé depuis le parvis de Lille Grand Palais. Photo Ludovic Maillard.

Beaucoup moins nombreux que les membres de la « contre-manif », le défilé de la Maison Flamande a attiré 500 à 600 personnes à Fives. Une manifestation volontairement « clean ».

Pour des raisons de sécurité, le parcours a été gardé secret jusqu'au dernier moment. Au final, la manifestation de la Maison Flamande s'est élancée depuis le parvis de Lille Grand Palais. Le préfet avait interdit tout défilé dans le centre-ville. Vers 16 h, les premiers bus arrivaient pour déposer les participants. Une heure plus tard et au complet, le cortège a pris la direction du quartier de Fives. En rang serré, le groupe qui a réuni des membres du Front Comtois, de Troisième Voie, ou encore des Nationalistes autonomes, a scandé des slogans tels que « Europe, jeunesse, révolution » .

http://memorix.sdv.fr/5/www.nordeclair.fr/infoslocales_articles/669149043/Position1/SDV_LVDN/default/empty.gif/547474396130365361386b4143684c56?


Le 8 octobre 2011, des groupuscules d'extrême... par nordeclair

http://www.dailymotion.com/video/xlketv_le-8-octobre-2011-des-groupuscules-d-extreme-droite-ont-defile-dans-les-rues-de-lille_news


À Fives, l'accueil a été froid

Au total, ce sont 500 personnes selon la police et 800 selon les organisateurs qui ont pris part au défilé ponctué par plusieurs arrêts. Notamment un au niveau du pont qui enjambe les voies ferrées, paralysant ainsi tout le trafic automobile à la sortie de la voie rapide urbaine. La pluie est ensuite venue jouer les trouble-fêtes, mais cela n'a pas empêché les manifestants de rallier la place Degeyter. L'arrivée dans le coeur de Fives était saisissante.

La quasi-totalité des commerçants avait choisi de tirer les rideaux, dans un secteur barricadé par une horde de CRS. Le moins que l'on puisse dire est que l'accueil a été froid. Certains riverains hostiles ont déployé des banderoles où était notamment inscrit « fascistes dehors » .
Les provocations se sont ensuite multipliées entre les deux camps. Mais l'objectif de Claude Hermant, à la tête de la Maison Flamande, était bien d'éviter tout heurt venant de ses rangs et de faire passer les opposants pour des fauteurs de troubles. C'est donc avec poigne qu'il a canalisé ses troupes : « Ils n'attendent que ça, tout s'est bien déroulé pour le moment, ce n'est pas le moment de merder ».
Les leaders de ce « Front populaire solidariste », ont ensuite pris la parole, face au cortège réuni en cercle. « L'oligarchie financière qui nous gouverne a assez profité, assez gaspillé, assez ruiné notre pays », s'est emporté Serge Ayoub, ancien leader des skins parisiens qui a appelé à la nationalisation des banques.
La Maison Flamande n'avait jamais attiré autant de monde pour l'une de ses manifestations à Lille... Les militants venus de régions voisines et même de Belgique l'y ont aidé.

 

 

 

Suite :  interview de Claude Hermant  (Libération juin 2001)

 

«Inciter à la rébellion»

Par LASKE Karl

 

En mars 1999, Claude Hermant fait partie d'un groupe de mercenaires qui a été envoyé au Congo, sur ordre de Bernard Courcelle, l'ancien chef du service d'ordre du Front national ­ Département Protection et Sécurité, DPS. Il a été arrêté deux mois plus tard, et condamné, fin 1999, pour un complot qui était en réalité fomenté par le pouvoir.

Etait-il courant que des membres du DPS soient enrôlés pour des missions de ce genre?

 

J'ai commencé à travailler pour le DPS en 1994. Le rôle officiel du DPS est d'assurer la protection des meetings, des permanences, des défilés. Ou la protection rapprochée des cadres du Front. Mais, en 1997, j'ai été contacté par Bernard Courcelle pour faire partie d'une structure spéciale. C'était un groupe composé de 30 à 60 personnes, chargé d'opérations clandestines en France ou à l'étranger à la demande de pays alliés. Les membres de ce groupe spécial sont appelés les «fantômes». Ils ont tous une formation militaire ou paramilitaire.

 

De quel genre d'opération s'agit-il?

 

En 1997, j'ai suivi une formation de 90 jours au siège du Front national. Ces cours, très techniques, nous étaient donnés par d'anciens fonctionnaires du renseignement. Ils portaient notamment sur l'infiltration et la manipulation de foule. Après cette formation, il m'a été demandé d'infiltrer des organisations telles que Ras l'Front dans le Nord. Il s'agissait d'être informé et de prévenir les actions de contre-manifestation lors de nos meetings. J'ai recruté moi-même des membres du DPS pour cette mission. Au plan national, Ras l'Front, Sos Racisme et Act Up étaient nos priorités pour l'infiltration. Je sais qu'une infiltration a été possible au siège national de Sos Racisme. C'est du renseignement. C'est malsain. Le second type de mission demandé aux «fantômes» consiste à organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. Là encore, il faut infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. Fournir la logistique dans des quartiers sensibles pour donner aux jeunes la possibilité de s'exprimer par la violence. Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l'heure qui suit, neuf fois sur dix vous en avez quinze autres qui brûlent.

 

Est-ce que ça vous paraît correspondre au discours du Front national?

 

Non, mais en faisant avancer l'insécurité vous faites progresser l'électorat du Front. Si l'insécurité gagne le coeur des Français, le Front peut être là avec ses solutions.

Quand avez-vous été chargé de ce type d'opération?

Après avoir effectué ma formation. Nous étions chargés de constituer, chacun, une équipe. Dès lors, Bernard Courcelle nous donnait les missions. C'était géré au niveau national. Les quartiers favorables au Front ne sont pas concernés. Par contre, on va nous demander de mettre la pression sur les quartiers ou les villes où le Front fait de trop faibles scores.

 

Comment s'organisent concrètement les contacts entre les membres de ce groupe?

 

Nous ne sommes plus sous les ordres de nos responsables départementaux, et nous prenons nos ordres directement de Bernard Courcelle. C'est une structure à part. Entièrement auto financée par Courcelle. Les «fantômes» sont autonomes financièrement. Ils reçoivent un salaire en liquide, des faux papiers et tous les moyens nécessaires à leurs opérations. Quand vous avez des besoins spécifiques, on vous les donne. Pour payer un jeune pour mettre le bordel dans les quartiers, pour avoir les moyens de se déplacer, de louer une chambre d'hôtel. Les «fantômes» sont en autarcie complète. Ils font leurs deman des à travers ce qu'on appelle des «boîtes aux lettres». En l'occurrence, il s'agit d'une permanence téléphonique assurée, pendant une heure, une fois par semaine, dans une cabine publique.

 

D'autres missions plus violentes vous ont-elles été demandées?

 

Lors de certaines réunions, j'ai entendu parler d'attentats à l'explosif sur la région de Nice. De missions de surveillance ou d'écoutes de membres de l'opposition ou d'élus dans certaines villes. Mais aussi de surveillances demandées par des autorités étrangères amies, com me le Congo.

 

D'où provenait à votre avis l'argent de ces opérations?

 

Les opérations étaient entièrement financées, si ce n'est par le Front, en tout cas par Bernard Courcelle au moyen de contrats de sécurité à l'étranger, du mercenariat ou du trafic d'armes.

 

En 1996, Bernard Courcelle a été mis en cause avec le trafiquant belge Marti Cappiau, pour une vente d'armes litigieuse aux forces tchétchè nes. Qu'avez-vous su de cette opération?

 

M. Courcelle a proposé aux Tchétchènes de leur fournir des instructeurs et des armes. Il a demandé à Marti Cappiau d'ouvrir des comptes en banque, et les Tchétchènes ont fait un premier versement d'un million de dollars. Ils ont demandé un matériel spécifique, assez récent comme des Kalachnikov AK-74, que Bernard Courcelle était capable de vendre sous 24 heu res. Mais, à ma connaissance, on leur a fourni des armes datant de l'après-guerre, des AK-47. Les Tchétchènes ont demandé réparation. M. Courcelle a toujours les Tchétchènes derrière lui, pour payer sa dette.

 

Qu'est-ce que l'ex-DPS venait faire, en mars 1999, dans une fausse tentative de putsch au Congo?

 

Le DPS a été très présent en Afrique, ces quatre dernières années. En 1997, on avait déjà des membres du DPS engagés dans le soutien à Mobutu au Zaïre. Au Congo, quand Denis Sassou N'Guesso a repris le pouvoir, il a été proposé à Bernard Courcelle d'ouvrir une entreprise de sécurité à Pointe-Noire pour récupérer les «Cobras» revenant du front et les former au renseignement et aux combats de ville. Les instructeurs étaient membres du DPS. En 1999, Bernard Courcelle a vu l'opportunité de rendre un nouveau service au pouvoir. Marti Cappiau, son associé dans l'affaire tchétchène, avait vendu des armes au précédent président, Pascal Lissouba ­ renversé en 1997. Il rencontrait régulièrement des membres de l'opposition. Moyennant finances, et à travers moi, Courcelle lui a demandé de faire croire à l'opposition qu'il venait de décrocher un contrat de sécurité auprès du Président, et qu'il était possible de le faire assassiner. Quand nous sommes partis au Congo, plusieurs responsables militaires de l'opposition étaient persuadés que leurs hommes étaient en place là-bas. C'est ce qu'on appelle une intoxication. Le ministre de l'Intérieur Pierre Oba en était informé.

 

Dans ce cas, pourquoi avez-vous été incarcéré?

 

J'ai recruté moi-même les membres de l'équipe, au sein du DPS. Nous avons effectué des missions d'encadrement militaire sur Pointe-Noire et Brazzaville, jusqu'au mois de mai. Nous avons continué à faire croire à l'opposition que nous étions en mesure d'effectuer un coup d'Etat. Tous les soirs, je téléphonais en ce sens à Paris. Ces appels étaient enregistrés par moi-même et l'un des responsables de la sécurité présidentielle. Courcelle et Marti Cappiau avaient fait venir trois hommes qui n'étaient pas dans le secret, et qui ont été arrêtés dès le 29 mars. L'idée du ministre de l'Intérieur Pierre Oba était d'en faire les responsables du faux coup d'Etat, de les faire abattre sur une tentative d'évasion. Je me suis opposé à cette exécution. C'est pourquoi j'ai été moi aussi arrêté le 17 mai. Je me suis retrouvé accusé comme les autres de complot. Je n'ai évidemment pas baigné dans un réel projet de coup d'Etat. Pendant trois semaines, j'ai formé des Saspen (Service d'actions spéciales de la police nationale) aux combats de ville. Avec d'autres DPS, nous avons aussi participé à des opérations de police.

 

Dans quelles conditions avez-vous été graciés?

 

Nous étions quatre emprisonnés, et nous avons réussi à nous évader des locaux de la sûreté congolaise, le 5 juin 1999. Nous avons rejoint l'ambassade de France, qui nous a remis aux autorités six jours plus tard. Mais les Congolais ont cherché un compromis pour obtenir notre silence. J'ai écrit au président Denis Sassou N'Guesso pour lui expliquer que j'avais travaillé dans cette affaire à la demande du ministre de l'Intérieur, pour infiltrer l'opposition et mettre un coup d'arrêt à la déstabilisation du pays. Nous avons été graciés au lendemain de notre condamnation. Mais l'ancien président Pascal Lissouba et son ministre de finances Moungounga N'Guila ont été condamnés à vingt ans de prison par contumace.

 

Avez-vous été dans la confidence d'autres opérations à caractère international?

 

D'abord l'ex-Zaïre. Lorsque Mobutu a été rapatrié en France, c'est avec l'aide du DPS. Nous avons eu le projet de l'aider à reconquérir le pouvoir. Militairement, il s'agissait d'utiliser deux planeurs pour bombarder la résidence de Kabila. Ils devaient porter chacun une bombe de 250 kilos, afin de percer le plafond blindé de la résidence. L'opération, qui devait démarrer de Brazzaville, a été annulée sur intervention de Denis Sassou N'Guesso.Ensuite, il y a eu le Niger. C'était un projet d'assassinat du président Ibrahim Baré Maïnassara. Nous devions monter un projet de formation de la garde présidentielle, et profiter de cette posi tion pour le faire exécuter. Finalement, le contrat nigérien n'a pas été signé: nous sommes partis au Congo. Mais j'ai appris là-bas l'exécution du président nigérien par des membres de sa garde personnelle.

 

Avez-vous eu connaissance de missions de ce type sur le territoire français?

 

Fin 1998, le ministre de l'Intérieur congolais Pierre Oba a demandé à Courcelle de surveiller l'ancien ministre Moungounga N'Guila. Oba le soupçonnait d'être le bailleur de fonds du soulèvement. M. N'Guila vit dans la région parisienne. La mission nous a été confiée par Courcelle. Avec d'autres DPS, nous avons monté notre planque, dans un bosquet. Equipés de jumelles le jour, et de lunettes infrarouges, la nuit. On arrivait au matin, vers 6 heures, et on repartait vers minuit. Cette mission a duré trois mois, de décembre 1998 à mars 1999. Je me suis alors aperçu que la surveillance avait pour but la préparation d'un attentat. Courcelle avait réuni les conditions et le matériel nécessaires: deux pains de 250 grammes de plastic et un dispositif de traction qui devait être posé sur la roue de la voiture de M. N'Guila. Tout ceci a été préparé dans une ferme prêtée pour l'occasion par un mem bre de la famille de Courcelle. A aucun moment durant cette période, je n'ai été mis au courant d'un projet d'attentat sur le territoire français. Je me suis violemment opposé à cette action. Devant ma désapprobation totale, le projet a été annulé in extremis. Je me tiens prêt à témoigner devant la justice sur cette affaire, comme sur les autres d'ailleurs.

les photos

JPEG - 87.4 ko
JPEG - 87.4 ko
JPEG - 87.4 ko

Article et photos reçues de Patrice BARDET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   

Publié dans Antifascisme

Partager cet article
Repost0

POURQUOI LES NATIONS UNIES DOIVENT DISSOUDRE LE " QUARTET " QU'UTILISE LE CRIMINEL TONY BLAIR POUR SON ENRICHISSEMENT PERSONNEL

Publié le par Tourtaux

Pourquoi les Nations unies doivent dissoudre le « Quartet »

lundi 10 octobre 2011 - 07h:16

Ali Abunimah



Ce quartet a été formé pour aider les négociations israélo-palestiniennes, mais en réalité son émissaire, Tony Blair, l’utilise pour son profit personnel.

 

(JPG)
Tony Blair, ici environné de ses collaborateurs israéliens, visite un des points d’accès du camp de concentration qu’est devenu la bande de Gaza. Criminel patenté, Blair devrait être traduit devant la CIJ pour crimes de guerre en Irak. Quant au Quartet dont il est l’envoyé, il ne sert qu’à favoriser la colonisation israélienne des territoires palestiniens et devrait être dissout dans les meilleurs délais.

Récemment, l’émissaire du Quartet, Tony Blair, a été l’objet de critiques acerbes de la part des responsables proches du dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. On a même murmuré que les collaborateurs d’ Abbas pourraient demander officiellement son renvoi.

Blair est devenu l’émissaire du Quartet le jour où il a cessé d’être le Premier ministre du Royaume-Uni en 2007 ; bien que son rôle ait été sans aucun doute néfaste pour le peuple palestinien et nuisible pour le droit international, cela ne suffirait pas pour demander son renvoi.

Le Quartet - un comité spécial composé du Secrétaire général des Nations unies, d’officiels des USA, de l’Union européenne, de la Russie qui monopolise le prétendu « processus de paix » - a lui-même détruit le peu de crédibilité qui restait aux Nations unies concernant la question palestinienne.

C’est en fait une façade pour une opération qui travestit les exigences posées par Israël et les USA aux Nations unies en positions "internationales", évinçant le droit international et les innombrables résolutions sur la myriade de graves infractions aux conventions de Genève, commises par Israël.

Pour commencer à restaurer la crédibilité des Nations unies, le Secrétaire général Ban Ki-moon devrait quitter le Quartet et cesser de le financer et de le soutenir. Faute de quoi, les États membres des Nations unies devraient exiger qu’il le fasse.

Véhicule pour les ambitions et l’enrichissement personnels de Blair

Nabil Shaath, associé principal d’Abbas, s’est plaint officiellement que Blair se faisait « l’avocat de la défense » d’Israël vis-à-vis de la demande d’admission comme membre à part entière présentée par Abbas pour la Palestine aux Nations unies.

Ceci n’a rien de surprenant pour ceux qui ont suivi la situation, mais ce qui est nouveau est que la critique est publique et que Blair focalise l’attention

Dans un épisode récent de Investigative Documentary Dispatches,(document d’enquête) sur Channel 4 de la télévision britannique, l’émission a révélé combien Blair a utilisé le Quartet pour favoriser ses intérêts commerciaux personnels et ceux de ses clients.

Selon ce documentaire, Blair a utilisé son poste dans le Quartet pour s’introduire auprès de dirigeants arabes avec lesquels son bureau privé et confidentiel Tony Blair Associates (le nom rappelle de façon frappante le tristement célèbre Kissinger Associates)a alors signé des contrats d’expert-conseil.

Blair a décroché un contrat d’une valeur de 40 millions de dollars auprès de l’émir du Koweït pour lui prodiguer des conseils sur les « réformes » et un autre, s’élevant supposément à des millions de dollars, auprès des dirigeants des émirats Arabes unis.

Mélanger ainsi son rôle officiel et privé, Blair l’a également fait en Palestine.

Blair a joué un rôle décisif dans les pressions exercées sur Israël pour l’attribution, en novembre 2009, de fréquences à la société de téléphonie mobile Wataniya en Cisjordanie occupée. Wataniya est la propriété du géant des télécoms qatari Q-Tel qui a acheté Wataniya en 2007 pour 2 milliards de dollars au moyen d’un prêt accordé par la banque JP Morgan, selon le documentaire de Channel 4.

Blair travaille aussi pour JP Morgan qui le paie plus de 2 millions de dollars par an pour des conseils " stratégiques". Selon le documentaire britannique, JP Morgan devait réaliser des « bénéfices substantiels » si l’affaire était conclue. Israël, faut-il le rappeler, n’a accepté d’attribuer les fréquences à Wataniya que si l’AP renonçait à donner suite, par le canal des Nations unies, aux conclusions du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis par Israël à Gaza,

Un autre marché important que Blair a traité avec Israël concerne les contrats obtenus par British Gas pour exploiter les gisements de gaz naturel d’une valeur de 6 milliards de dollars dans les eaux territoriales de la Bande de Gaza occupée. Bien que Blair ait prétendu publiquement que le marché profiterait aux Palestiniens de Gaza, aucun Palestinien de Gaza n’a jamais été consulté.

Blair a négocié le marché directement avec le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui selon Channel 4 « aimerait qu’Israël contrôle la fourniture de gaz ainsi que tout excédent de production qui serait vendu à Israël, et non pas sur le marché".

En d’autres termes, Blair ne se contente pas de s’enrichir lui-même et ses clients (aussi bien lui que JP Morgan ont nié sur Channel 4 tout « conflit d’intérêts »), il collabore en outre au colonialisme, à l’exploitation, au pillage et aux profits tirés par Israël des territoires palestiniens occupés en faisant cyniquement semblant "d’aider les Palestiniens ».

Absence de responsabilisation

S’il est difficile de tracer la limite entre la mission officielle du Quartet et les intérêts personnels de Blair, c’est en raison d’un manque total de transparence et de responsabilisation. Apparemment, Blair n’est pas tenu de respecter les règlements stricts en matière de conflits d’intérêts et de divulgation auxquels sont soumis les fonctionnaires des Nations unies ou les officiels britanniques, bien que ce soient apparemment des fonds des Nations unies et du gouvernement britannique qui financent le bureau de Jérusalem à coups de millions de dollars par an alors que Blair y passe à peine quelques jours pas mois.

En 2007, le « Programme d’assistance au peuple palestinien » des Nations unies a dépensé plus de $ 400.000 pour les trois voitures blindées de Blair. La plus grosse partie des frais administratifs du bureau de Blair incombe aux contribuables britanniques

Personne ne sait qui peut recruter ou renvoyer Blair. Toutefois, celui-ci n’a fait qu’exploiter la situation et il est le symptôme d’un problème plus large : celui du Quartet lui-même.

(JPG)
Les exigences du Quartet et des Nations unies n’ont été adressées qu’aux Palestiniens tandis qu’Israël a continué à coloniser illégalement et en toute impunité [GALLO/GETTY]

Écran de fumée pour les Américains et les Israéliens

On parle souvent du Quartet comme si c’était un organe officiel, alors qu’il a été constitué en 2002 en tant que comité informel. Aucune résolution des Nations unies ne lui octroie de mandat, bien qu’il semble prendre une allure permanente et avoir la préséance sur toutes les autres institutions internationales.

Dès le début, le Quartet n’a pas été tellement un forum international participant à la solution de la question palestinienne qu’un substitut de l’intervention internationale réelle et une couverture pour le contrôle US.

Un diplomate français qui a été consultant principal auprès de Tony Blair au bureau du Quartet à Jérusalem, Anis Nacrour, a dit à Channel 4 que dès le début, le Quartet a été un « écran de fumée pour l’activité des USA et du tandem américano-israélien. En fin de compte, tout ceci permettait de gagner du temps pour que le gouvernement israélien puisse faire tout ce qu’il voulait ».

Les exigences ne visent que les Palestiniens

La fameuse « feuille de route » du Quartet de 2002 par exemple, imposait des devoirs stricts, aussi bien à l’Autorité palestinienne qu’à Israël. Les Palestiniens devaient sévir contre toute résistance à l’occupation et reprendre « la coordination de la sécurité » avec l’armée d’occupation tout en entreprenant des « réformes » dictées par l’extérieur afin de préparer la naissance de "l’État" palestinien. Parallèlement, Israël était obligé de « geler toute activité des colonies » et de « mettre immédiatement fin à la violence perpétrée contre les Palestiniens ».

Près de 10 ans plus tard, l’Autorité palestinienne a consciencieusement sauté à travers tous les cerceaux au point que le négociateur, Saeb Erekat, se vantait auprès des officiels US en 2009 de ce que dans l’exécution des devoirs de la feuille de route, lui-même et ses collègues de l’AP étaient allés jusqu’à « tuer notre propre peuple pour respecter l’ordre et la légalité ».

Pourtant, durant la même période, Israël tuait des milliers de Palestiniens, commettant des atrocités caractérisées de crimes de guerre et il continuait à voler et à coloniser les terres palestiniennes en toute impunité. Dans sa dernière déclaration le Quartet n’a même pas osé mentionner le mot « colonies » ; il a demandé à l’AP de revenir au même carrousel de négociations, tandis qu’Israël continuait à construire sur les terres palestiniennes.

Le Quartet légitimise le siège de Gaza et les Nations unies obéissent

En septembre 2010, la mission d’enquête internationale chargée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de mener une enquête sur l’attaque israélienne contre la flottille, a conclu que le siège et le blocus israélien de Gaza sont illégaux, position antérieurement prise par le Comité international de la Croix-Rouge.

Le Secrétaire général des Nations unies devrait adopter et défendre cette position. Au lieu de quoi, l’actuel détenteur du poste, Ban Ki-moon, prend ses ordres auprès du Quartet au mépris du droit international qu’il a juré de faire respecter.

Chose choquante, en mai dernier, alors qu’une autre flottille se préparait à appareiller pour Gaza, Ban a écrit aux gouvernements des États méditerranéens pour qu’ils « usent de leur influence » afin d’empêcher les bateaux de partir à Gaza.

Dans sa lettre, il disait que les flottilles n’étaient pas « utiles » et que le Secrétaire général « estimait que l’assistance et les marchandises destinées à Gaza pouvaient être acheminées par des passages légitimes et des circuits établis ». Ban fondait sa position sur une déclaration du Quartet.

Bien entendu « les passages légitimes et les circuits établis » mentionnés par Ban étaient ceux qu’Israël avait imposés unilatéralement dans un effort délibéré de punir collectivement Gaza et de calculer les rations alimentaires de sa population - constituée pour moitié d’enfants -selon les « formules mathématiques » révélées par Gisha, groupe israélien de défense des droits humains.

En d’autres termes, le Secrétaire général soutenait, sur la base de la position du Quartet, qu’Israël avait le droit de faire ce qui lui plaisait, indépendamment de l’illégalité de ses actions et de leur dangerosité pour la population de Gaza.

En outre, le Secrétaire général est devenu une recrue, tout comme le gouvernement grec plus tard, de la campagne américano-israélienne visant à arrêter la flottille pour éviter ainsi aux Israéliens d’avoir à envoyer des voyous aborder les bateaux transportant des pacifistes civils.

Pour maintenir le consensus du Quartet dicté par Israël et les USA, le Secrétaire général des Nations unies a fait fi du droit international et a réduit au silence tous les autres États membres des Nations unies.

Les États membres doivent reprendre les Nations unies et mettre fin au Quartet

Il est vrai qu’il y a eu récemment une scission au sein du Quartet, la Russie bloquant certaines des initiatives les plus déplorables des USA à savoir notamment, selon certaines sources, l’inclusion dans la dernière déclaration du Quartet de la demande d’Israël d’être reconnu en tant que « État juif ». Ces différends ne reflètent toutefois aucun débat ni processus véritables : ils montrent simplement l’outrance de la proposition américano israélienne.

Les 191 autres membres des Nations unies ne devraient pas tolérer que leur rôle revienne à un seul membre - représenté par un Secrétaire général faible et complaisant - dans un comité spécial qui a en fait été contrôlé par les USA dans l’intérêt d’Israël.

Les États de la Ligue arabe devraient au moins exiger que le Secrétaire général des Nations unies se retire du Quartet et cesse de financer le bureau de Tony Blair avec des fonds qui étaient censés aider les Palestiniens dont la vie a été dévastée par les politiques israéliennes mêmes que Blair facilite.

Si les Nations unies veulent commencer à jouer un rôle utile dans la restauration des droits usurpés aux Palestiniens, elles doivent commencer par abolir le Quartet obstructionniste et irrémédiablement corrompu.

(JPG)

*Ali Abunimah est l’auteur de One Country, A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Il a contribué à The Goldstone Report : The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict
Il est le cofondateur de la publication en ligne The Electronic Intifada et consultant politique auprès de Al-ShabakaThe Palestinian Policy Network.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11283

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0