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CAPITAL CONTRE DEMOCRATIE

Publié le par Tourtaux



 
Capital contre Démocratie
 
La crise qui secoue, depuis 2008, le capitalisme mondial provoque de violentes secousses dans l’Union européenne et plus particulièrement dans la zone euro. Sur fond de profonde et durable crise économique systémique perce une tout aussi profonde crise politique. De sommets européens en G20, de réunions en conciliabules du directoire germano-français, les gouvernements affichent le marasme dans lequel ils évoluent avec l’unique objectif d’être les meilleurs serviteurs possibles de leur Maître : le Capital que les médias domestiqués s’obstinent à appeler les marchés financiers.

Cette situation illustre à merveille que « le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière. » Comme de quelconques actionnaires mécontents qui virent les membres du Conseil d’administration d’une entreprise, les fantomatiques marchés financiers virent les gouvernements dans lesquels ils n’ont plus confiance. La mesure de cette confiance est déterminée « scientifiquement » par les agences de notation. Malheur à celui qui est rétrogradé !

C’est ce que viennent de subir en quelques semaines la Grèce et l’Italie. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur ce qui va suivre : à Prométhée nous n’avons aucune sympathie pour le social-libéral Papandreou ou pour le réactionnaire Berlusconi.

Mais force est de constater que le renversement de deux gouvernements issus du suffrage universel porte un nom : il s’agit de coups d’État. Ces derniers ont été pilotés par Angela Merkel et son second Nicolas  Sarkozy, ressuscitant ainsi la théorie de la souveraineté limitée de Leonid Brejnev en 1968..

La démocratie, même formelle, devient un obstacle à la volonté supérieure du capitalisme. Cette volonté est renforcée par la peur de la mobilisation des masses populaires qui sont contraintes au sacrifice pour que vive le veau d’or du capital. Qu’on se souvienne de l’angoisse qui a envahi le maître et ses principaux serviteurs à la seule annonce d’un possible référendum en Grèce.

La réaction ne s’est pas fait attendre trop longtemps : il faut remplacer les gouvernements incapables de maîtriser la classe ouvrière par des gouvernements dits « techniques » et si possible d’union nationale. La crise dans la zone euro est si profonde que les bourgeoisies retrouvent les accents de… 1914.

Les nouveaux chefs de gouvernements ont prouvé dans le passé qu’ils avaient une réelle expertise se situant au dessus des choix politiques partisans. Mario Monti, en Italie, fut de 1995 à 2004 commissaire européen à la concurrence et au marché intérieur. Cerise sur le gâteau il a exercé son expertise auprès de la banque Goldman Sachs.

Loukas Papademos, en Grèce – avant d’œuvrer comme vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) – fut de 1994 à 2002 gouverneur de la Banque de Grèce, à l’époque où la Grèce préparait le passage à l’euro avec l’aide d’un expert de Goldman Sachs (encore !), un dénommé Mario Draghi, aujourd’hui président de la BCE. Voilà ce qui se cache sous l’appellation « gouvernement technique » : c’est les pleins pouvoirs au capitalisme financier. Autrement dit : donner les clés de la caserne de pompiers aux pyromanes !

L’autre aspect de l’histoire qui s’écrit en Europe porte le nom d’union nationale. La situation est si grave qu’il faut impliquer le maximum possible de partis. Et cette union nationale n’a pas de limites, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Ainsi en Grèce le LAOS, parti nostalgique de la dictature des colonels, vient d’entrer au gouvernement. Pour ceux qui ne comprendraient pas très bien le sens d’un tel gouvernement, il faut imaginer, en France, un gouvernement qui irait du PS au FN en passant par le centre et l’UMP.

Pour le capital tout doit être mis en œuvre pour que la classe ouvrière renonce, si possible en faisant sienne l’objectivité des sacrifices. Pas si sûr qu’il y parvienne !

Prométhée

Publié dans Lutte des classes

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LE PEUPLE EGYPTIEN PREND LA PAROLE POUR DECIDER DE SON AVENIR

Publié le par Tourtaux

Dimanche 27 novembre 2011

Voir le diaporama sur 20 minutes.fr

Publié dans Egypte

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LE BRICS S'OPPOSE A L'INGERENCE DES FORCES ETRANGERES DANS LES AFFAIRES INTERNES DES PAYS DU MOYEN-ORIENT

Publié le par Tourtaux

 

Le BRICS soutient la transition politique indépendante des pays du Moyen-Orient (porte-parole chinois)
Publié le 2011-11-26 09:44:06 | French. News. Cn
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BEIJING, 25 novembre (Xinhua) -- Les membres du groupe BRICS doivent conjuguer leurs efforts pour aider à apaiser les tensions au Moyen-Orient et soutenir la transition politique et la reconstruction sociale indépendantes des pays de la région, a déclaré vendredi à Beijing le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Liu Weimin.

Il a fait cette remarque lors d'une conférence de presse, suite à la participation du vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhai Jun à une conférence des vice-ministres des Affaires étrangères du BRICS tenue jeudi à Moscou, la capitale russe.

Les pays membres du groupe BRICS ont renforcé leur communication et coordination, maintenu conjointement les principes fondamentaux du droit international et se sont opposés à l'ingérence militaire étrangère dans la région, ce qui est conforme aux intérêts communs des pays du Moyen-Orient et de la communauté internationale, a-t-il indiqué.

"La Chine va déployer des efforts concertés avec la communauté internationale, dont les autres membres du groupe BRICS, afin d'apporter une contribution constructive à la paix, à la stabilité et au développement du Moyen-Orient", a noté le porte-parole chinois.

Les pays membres du groupe BRICS s'opposent à l'ingérence des forces étrangères dans les affaires internes des pays du Moyen-Orient, préconisent un rôle positif du Conseil de sécurité des Nations unies et appellent toutes les parties à observer l'autorisation du Conseil de sécurité, selon le porte-parole chinois.

Le BRICS regroupe le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.

 

http://french.news.cn/chine/2011-11/26/c_131270454.htm

Publié dans L'Asie en lutte

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BELGIQUE : MORT ANNONCEE DU SEUL LYCEE ANTI-AUTORITAIRE EN EUROPE

Publié le par Tourtaux

Mort annoncée du seul lycée anti-autoritaire en Europe

Publié le 24 novembre

Compte-rendu de Antoine Janvier, phi­lo­so­phe à l’uni­ver­sité de Liège :

Pédagogie Nomade est né en sep­tem­bre 2008 à Limerlé, près de Gouvy, dans les Ardennes, sur la base d’une conven­tion entre l’ASBL Périple en la Demeure et la Communauté fran­çaise de Belgique. Rattachée à l’Athénée Royal de Vielsalm, cette école dif­fé­rente de soixante élèves et d’une dou­zaine de pro­fes­seurs ten­tait de mettre en œuvre une pré­sup­po­si­tion d’égalité entre pro­fes­seurs et élèves pour réor­ga­ni­ser les rap­ports de pou­voir struc­tu­rant l’ins­ti­tu­tion sco­laire, et fonc­tion­nait selon un prin­cipe de coges­tion des dif­fé­ren­tes tâches à réa­li­ser dans l’établissement. L’objec­tif : créer les condi­tions pour que les acteurs de l’école retrou­vent une prise sur ce qu’ils font et ce qu’ils sont ; que se recons­truise le désir d’être là et d’appren­dre, qu’on soit élève et ou pro­fes­seur.

Durant trois ans, l’école a fonc­tionné vaille que vaille, en dys­fonc­tion­nant comme il se doit. Elle a posé plus de pro­blè­mes qu’elle n’en a résolu ; ou, comme on voudra, elle a résolu un cer­tain nombre de pro­blè­mes en les posant au centre de son fonc­tion­ne­ment, plutôt que de les refou­ler comme des dif­fi­cultés exté­rieu­res qui ne la concer­ne­rait pas.

Cependant, au cours de la deuxième année, à l’automne, elle a connu son petit Tarnac : une troupe de 20 poli­ciers et quel­ques chiens ont débar­qué dans l’école, et fouillé les un et les autres, les gens et les lieux, dans le cadre d’une opé­ra­tion anti-drogue. Personne n’était pré­venu, sinon l’auto­rité de tutelle, à savoir la direc­tion de l’Athénée – qui n’avait donc pré­venu per­sonne à Pédagogie Nomade. On isola l’un des profs, co-fon­da­teur du projet, trop sou­vent assi­milé au « res­pon­sa­ble » de l’école, voire au direc­teur : ni l’un ni l’autre n’étaient vrais, puis­que des res­pon­sa­bles, l’école en comp­tait quel­ques uns (les profs et les élèves, les amis, les mem­bres du col­lec­tif fon­da­teur) ; et de direc­teur, aucun. Mais enfin : fouillé et inter­rogé plus de dix fois, mis sous pres­sion, et enfin bru­ta­lisé, il ne se laissa pas faire. Résistance pas­sive : le corps peut se révé­ler résis­tant par sa seule iner­tie. Ce qui lui coûta d’être emmené par les poli­ciers au cachot pour la jour­née. Puis d’être tra­duit devant le tri­bu­nal de Marche, en pre­mière ins­tance. Malgré les rap­ports contra­dic­toi­res des dif­fé­rents poli­ciers, le juge­ment fut sévère : une semaine de prison avec sursis pour outrage à agent et rébel­lion, plus amende. Soutenu par l’ensem­ble de l’école, il se porta en appel. Malgré les rap­ports bla­bla­bla, le juge­ment fut plus sévère encore : un mois de prison avec sursis, pour les mêmes motifs, amende accrue.

A l’entrée de la troi­sième année, le cabi­net minis­té­riel, qui depuis plus d’un an avait changé de mem­bres, de minis­tre, et de cou­leur poli­ti­que (de la gauche au centre droit), n’accepta pas de réen­ga­ger le pro­fes­seur au casier judi­ciaire, selon lui, gênant. L’école repo­sait sur ce prin­cipe : l’équipe éducative se choi­sit elle-même, autre­ment dit la minis­tre dési­gne ceux que l’équipe lui pro­pose. Principe de coop­ta­tion, donc. Déjà l’on sen­tait le vent tour­ner. De nou­vel­les exi­gen­ces accom­pa­gnaient le refus : celle, par exem­ple, de ne pré­sen­ter des pro­fes­seurs que bardés de cer­ti­fi­ca­tions péda­go­gi­ques. Exigence contra­dic­toire avec une école qui cher­che à faire la dif­fé­rence et autre­ment – pour­quoi cher­cher à s’assu­rer qu’elle sera bien la même que les autres ? La lutte s’enga­gea, et dans l’urgence le com­pro­mis fut trouvé : le prof refusé pour­rait exer­cer des acti­vi­tés péda­go­gi­ques sans être payé ; les heures qui lui étaient attri­buées naguère seront redis­tri­buées entre trois col­lè­gues. Ça ne pou­vait pas durer. Aussi, au début de la qua­trième année, l’équipe péda­go­gi­que pro­posa de nou­veau le pro­fes­seur refusé l’année pré­cé­dente, en jus­ti­fiant son choix. De nou­veau elle accusa un refus. La minis­tre le moti­vait par une impos­si­bi­lité juri­di­que d’enga­ger un pro­fes­seur doté d’un casier judi­ciaire. L’équipe péda­go­gi­que cons­ti­tua un dos­sier appuyé sur des éléments juri­di­ques et prouva que si la minis­tre n’était pas obli­gée d’enga­ger le prof concerné, elle n’était pas non plus dans l’impos­si­bi­lité de le faire. Qu’en somme, cela rele­vait de son pou­voir, de l’enga­ger ou non. Et que, si elle n’en vou­lait pas, il fal­lait qu’elle dise pour­quoi, plutôt que de se replier der­rière un écran de fumée juri­di­que. C’est là que les choses tour­nè­rent mal.

Le 30 sep­tem­bre, refu­sant de pren­dre en consi­dé­ra­tion les argu­ments avan­cés dans le dos­sier pré­senté par Pédagogie Nomade, le cabi­net intima l’ordre à l’équipe péda­go­gi­que de trou­ver un autre pro­fes­seur et inter­dit au pro­fes­seur refusé d’exer­cer la moin­dre acti­vité péda­go­gi­que sur les lieux de l’école, mena­çant de fermer l’école en cas de non res­pect de ces deux injonc­tions. Sur ce der­nier point, le pro­fes­seur concerné obéit. Sur le pre­mier point, les pro­fes­seurs four­ni­rent la réponse sui­vante : il appar­tient à l’équipe éducative de pro­po­ser les pro­fes­seurs qu’elle sou­haite voir enga­gés ; mais c’est à la minis­tre de dési­gner. Jusqu’alors, le prin­cipe de coop­ta­tion fonc­tion­nait parce qu’il y avait recou­vre­ment ou adé­qua­tion entre le choix de l’équipe éducative et la déci­sion de la minis­tre. Il fal­lait cons­ta­ter que ça ne mar­chait plus, et non obli­ger les profs à choi­sir ce que la minis­tre déci­dait, ren­ver­sant l’ordre des choses. En d’autres termes, si la minis­tre vou­lait dési­gner un autre pro­fes­seur, qu’elle le fasse – ce pou­voir n’appar­tient pas aux ensei­gnants ; mais qu’elle n’oblige pas les pro­fes­seurs de Pédagogie Nomade à jouer la mas­ca­rade de l’avoir voulu, car cela revien­drait à fonder la coop­ta­tion dans les sou­haits arbi­trai­res de l’auto­rité.

La menace de fer­me­ture devint alors plus pres­sante, jusqu’à l’ulti­ma­tum : si, pour la mi-octo­bre, un autre pro­fes­seur n’était pas pro­posé, le cabi­net fer­me­rait l’école. Elle était fon­da­men­ta­le­ment injuste, parce qu’injus­ti­fiée et injus­ti­fia­ble : la conven­tion fon­dant l’école ne pou­vait être rompue uni­la­té­ra­le­ment par la Communauté fran­çaise qu’en cas de défaut aux dis­po­si­tions léga­les ou d’évaluation néga­tive de l’ins­pec­tion. Or il n’y avait ni évaluation néga­tive, ni défaut aux dis­po­si­tions léga­les, mais seu­le­ment le refus de l’équipe péda­go­gi­que de faire sem­blant de déci­der à la place de la Ministre. Mais la pres­sion fit son tra­vail : l’équipe se fis­sura, les élèves s’alar­mè­rent, les parents s’inquié­tè­rent, de voir l’école fermer. Et per­sonne ne par­vint à tra­vailler, penser, gérer la divi­sion entre ceux pour qui l’atti­tude choi­sie ini­tia­le­ment était deve­nue inte­na­ble face à l’ampleur de ses consé­quen­ces (la fer­me­ture de l’école) et ceux pour qui la menace visait avant tout à divi­ser et à faire plier l’équipe et l’école, comme une pre­mière étape de fer­me­ture. Le cabi­net pro­po­sait alors aux profs qui le vou­laient de délo­ca­li­ser le projet sur un autre site, et de repar­tir à zéro. Fin octo­bre, quatre profs quit­taient alors l’école, pour, sou­te­nus par le cabi­net, pro­po­ser une autre for­mule, sur un autre site, à 4km de là. Et devant l’incer­ti­tude qui pla­nait sur l’école ini­tiale, devant les désac­cords pro­fonds qui scin­daient Pédagogie Nomade, nom­breux furent les élèves qui se ren­di­rent dans les nou­veaux locaux de la nou­velle école. L’absence de bloc et d’unité, contrai­re­ment aux années pré­cé­den­tes, rendit la lutte dif­fi­cile.

Début novem­bre, le gou­ver­ne­ment de la Communauté fran­çaise, sur pro­po­si­tion de la Ministre, décida de rompre la conven­tion. Mais les motifs invo­qués n’étaient plus ceux qui concer­naient la coop­ta­tion – car, comme on l’a vu, ces motifs n’étaient pas vala­bles. Ils se jus­ti­fiaient main­te­nant tantôt de l’atmo­sphère délé­tère de l’école Pédagogie Nomade, tantôt de pro­blè­mes sur­ve­nus deux ans aupa­ra­vant, concer­nant le décompte des jour­nées d’absence, ou des dif­fi­cultés d’ordre péda­go­gi­que rele­vés par l’ins­pec­tion. Aux pro­fes­seurs était pro­posé de rejoin­dre la nou­velle école ; aux élèves, la même chose, ou de rejoin­dre une école « clas­si­que », ou d’enta­mer une démar­che de sco­la­ri­sa­tion à domi­cile. Absurde : l’atmo­sphère dénon­cée n’exis­tait que depuis les mena­ces et ulti­ma­tums du cabi­net ; c’est à la même équipe dont on cri­ti­que les pra­ti­ques au point de sup­pri­mer l’école elle-même, qu’on pro­pose de refaire la même chose ailleurs… Pédagogie Nomade (c’est-à-dire la majo­rité des pro­fes­seurs, quel­ques élèves et parents, et les amis) a donc décidé d’intro­duire un recours en jus­tice devant cette déci­sion arbi­traire de sup­pri­mer pré­ma­tu­ré­ment l’expé­rience menée depuis un peu plus de trois ans. Pour le bon­heur de quel­ques uns… Et nous avons la fai­blesse de croire que ce n’est pas fini, si le désir de faire des choses ensem­ble n’est pas mort. Ça conti­nue, donc.

École alter­na­tive - La péda­go­gie nomade

Un projet sco­laire égalitaire tout près du Luxembourg, où élèves et pro­fes­seurs déci­daient ensem­ble des sujets à étudier, vient d’être fermé par le minis­tère de l’éducation belge.

« Ce sont des mil­lions de portes qui m’ont été ouver­tes ». Omar a 19 ans. Regard mature, sou­rire amusé, la voix sure, il est l’un des élèves qui est là depuis le début de l’école. Il avait 16 ans, venait de l’ensei­gne­ment pro­fes­sion­nel, et deve­nir maga­si­nier était sa seule pers­pec­tive de vie. « Toutes tes ambi­tions sont rédui­tes à ce que les profs te disent et aux notes qu’ils te don­nent », rap­pelle-t-il. Mais ces trois der­niè­res années ont tout changé. « Ici, il n’y a pas de notes. Il y une démys­ti­fi­ca­tion totale du pro­fes­seur : il des­cend de son pié­des­tal pour deve­nir un com­pa­gnon. Il est comme un livre que tu peux consul­ter, ou choi­sir de ne pas consul­ter. Ici, j’ai repris le goût à l’école ».

La suite à lire sur : https://bxl.indymedia.org/articles/3299

https://rebellyon.info/Mort-annoncee-du-seul-lycee-anti.html

à écouter un long et très beau documentaire radio sur ce lycée autogéré :

http://www.acsr.be/?page_id=126

Source : Patrice BARDET

Publié dans Europe

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ELECTIONS LEGISLATIVES AU MAROC ET LES RAISONS DU BOYCOTT DE LA VOIE DEMOCRATIQUE (MARXISTE) : " PAS DE CAUTION A CE REGIME TYRANNIQUE ET CORROMPU, CONTINUER LA LUTTE POUR LE RENVERSER "

Publié le par Tourtaux

 Législatives au Maroc et les raisons du boycott de la Voie démocratique (marxiste) : « Pas de caution à ce régime tyrannique et corrompu, continuer la lutte pour le renverser »

2699023-3817730La Voie Démocratique boycotte les élections législatives du 25 novembre et appelle à la poursuite de la lutte pour la chute de la tyrannie et de ce régime corrompu



Communiqué repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Communiqué du secrétariat de la Voie démocratique sur les élections législatives du 25 novembre au Maroc



Le pouvoir makhzanien appelle aux élections législatives le 25 novembre 2011, une tentative pour embellir son image à l’extérieur et pour avorter la lutte du mouvement 20 février et les différentes protestations populaires dont l’objectif est la chute du régime despotique, tyrannique et corrompu au Maroc, et la lutte pour la liberté, la démocratie et la dignité.
Ces tentatives désespérées du régime arrivent dans un contexte international exceptionnel dans lequel ses tentatives deviennent caduques.


Ce contexte se caractérise par :



  • Une crise structurelle profonde du capitalisme qui ne permet pas aux capitalistes de chercher les causes profondes, mais se contente des réformes superficielles urgentes ;



Sur le plan national, devant les conséquences directes et indirectes de cette crise, le régime marocain tente de sauver les multinationales occidentales au bord de la faillite par des accords suspects qui approfondissent la dépendance de notre pays par des dettes et des projets qui ne sont pas conçus pour répondre aux besoins fondamentaux des marocains, mais pour satisfaire les impérialistes et ainsi obtenir leur soutien pour opprimer les luttes et la colère du peuple marocain.



  • Les processus révolutionnaires continus dans les pays arabes d’une façon qui ne laisse aucun espoir aux régimes despotiques d'échapper à la colère populaire, et qui seront balayés sans exception des pays concernés;



  • La situation politique, économique et sociale connaissent un détérioration sans précèdent, la preuve de cette détérioration le boycott  populaire des scrutins makhzaniens précédents, la diversité, l’élargissement et la radicalisation des protestation des différentes catégories sociales, dans un Maroc où la corruption, le chômage, la pauvreté et les licenciements sont généralisés et le déclin des services publics et la hausse du coût de la vie;

 

  • Le mouvement 20 février continue sa lutte populaire, malgré les tentatives désespérées du makhzen et ses soutiens réactionnaires pour le détourner ses objectifs, et avorter son élan révolutionnaire par la répression sauvage  ou par des concessions formelles, comme une constitution imposée, l’offre d’emploi à quelques chômeurs diplômés ou quelques accords sociaux. Ce qui montre que le mouvement n’est pas un feu de paille, mais bien un mouvement profond déterminé à lutter jusqu’au la réalisation des ses objectifs quelques soient les sacrifices et malgré différentes les manœuvres des ses ennemis;

 

  • La constitution imposée au peuple marocain, concentre tous les pouvoirs aux mains du roi, qui échappe au contrôle et aux responsabilités, ce qui rend toutes les autres institutions formelles et qui rend l’illusion de réforme à l’intérieur de celle-ci impossible;

 

  • Les acquis du mouvement 20 février dépassent tout ce que les parlements précédents ont réalisé dans les domaines politiques économiques et sociaux même si le mouvement n’a pas encore atteint ses objectifs fondamentaux, malgré les fonds dépensés pour son avortement et malgré les moyens, méthodes et forces employés contre le mouvement. Ce qui montre que le seul moyen valable au Maroc est la lutte populaire au lieu de s’illusionner par la réforme aux sien des institutions corrompues et sans pouvoir réel;

 

  • Les jeunes marocains et particulièrement ceux du mouvement 20 février montrent un grand potentiel de lutte, de renouvellement et de créativité militante, malgré les discours de désespoir et de frustrations du makhzen et ses suiveurs;

 

  • Le rôle assigné au parlement est l'intégration et la domestication des élites politique particulièrement lors des séances d’ouverture parlementaire que les médias diffuse ce qui montre une façade démocratique sans fond au Maroc;



Toutes ces données imposent à tout le monde de se positionner dans cette lutte entre le peuple marocain et le régime makhzanien. La neutralité et l’attente ne sont plus possibles, la participation aux élections du 25 novembre 2011 est caution du régime despotique et corrompu.


La Voie Démocratique qui est toujours au coté du peuple marocain, appelle ce dernier à boycotter ces élections makhzanienne  qui aboutiront un  parlement démissionnaire, comme les précédents et un gouvernement  sans pouvoir réel dépendant totalement à la volonté du roi.
Par ce que ce parlement et ce gouvernement qui émergeront de ces  élections, dans le cadre de cette nouvelle constitution non démocratique, ne sont qu’une ruse pour avoir une fausse légitimité « démocratique »  au régime makhzanien. C’est aussi un moyen d’appliquer une politique qui sert les intérêts économiques, sociaux et culturels des ennemis du peuple particulièrement les grands propriétaires terriens, les agents des multinationales des impérialistes ceux du makhzen.



Nous connaissons, aujourd’hui au Maroc un moment historique, ce n’est pas le moment des élections des institutions sans pouvoir, mais celui de la lutte populaire pour la démocratie, la liberté et la dignité.
 
La Voie démocratique ne se contente pas de boycotter les élections, mais appelle à intensifier la lutte dans l’unité pour la défense de son droit à l’autoreprésentation et l’exercice de sa souveraineté selon sa libre et totale volonté pour cela, la Voie démocratique se donne les priorités suivantes :

  • La poursuite de la lutte contre la tyrannie et la corruption et pour la démocratie la liberté et la dignité;

 

  • La poursuite de l’engagement dans le mouvement 20 février et son renforcement pour qu’il devient un front unitaire des luttes des classes populaires et la vraie alternative aux élections et aux manœuvres du régime du makhzen;

 

  • La lutte dans l’unité et l’organisation pour réaliser les grandes tâches que nécessitent les objectifs et faire obstacle aux manœuvres des ennemis de la démocratie;

 

  • La lutte pour la libération des prisonniers politiques et la liberté de la presse ;

 

                                                                                            Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 18:53

Publié dans L'Afrique en lutte

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