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PICARDIE : EXPOSITION RESF "LAISSONS-LES GRANDIR ICI"

Publié le par Tourtaux

EXPOSITION RESF "LAISSONS-LES GRANDIR ICI"

 

Vidéo de l'intégralité du vernissage de l'exposition au Conseil régional de Picardie, avec les prises de paroles des jeunes scolarisés , de Thibaut Viguier , de Mourad Laffitte et de Jean Michel Bavard.

 

 

Publié dans Lutte des classes

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LES DESSOUS (TRES SALES) DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Publié le par Tourtaux

 

Vidéo Images in vivo Hier à 21h45
Le laboratoire Merck et «les valises de biftons»

Info Libé + document audio«Libération» diffuse l'enregistrement d'une réunion interne qui en dit long sur la vision décomplexée des conflits d'intérêt qui s'exprime encore au sein de certaines firmes pharmaceutiques.

Par HERVÉ MARCHON (montage vidéo), YANN PHILIPPIN (texte)

 

La loi réformant le système de santé suite au scandale du Mediator, dont l'examen en seconde lecture a repris mardi soir à l'assemblée, prévoit que les labos seront obligés de déclarer les rémunérations qu'ils versent aux médecins.

Ce ne sera pas du luxe, vu la vision décomplexée des conflits d'intérêt qui s'exprime encore au sein de certaines firmes pharmaceutiques. C'est en tout cas ce qui ressort de l'enregistrement d'une réunion interne de MSD France (l'entité française de l'américain Merck), où le directeur médical du laboratoire évoque en souriant l'idée de payer les médecins trop critiques envers Merck avec «une valise de biftons», afin de créer un lien d'intérêt avec eux. Et d'empêcher ainsi qu'ils ne soient désignés par les autorités de santé pour évaluer les molécules du laboratoire.

Cette réunion s'est tenue le 23 juin au siège de Schering Plough France (racheté par Merck en 2009) à Courbevoie, en proche banlieue parisienne (1). Au menu: la prochaine évaluation de l'efficacité du Victrelis, nouveau traitement de Merck contre l'hépatite C, par la Haute autorité de santé (HAS). L'enjeu commercial est majeur, puisque l'appréciation de la HAS détermine le prix des médicaments et leur taux de remboursement par l'Assurance maladie.

Le 20 juin, trois jours avant la réunion, la HAS avait demandé, pour la première fois, à MSD, de fournir la liste des experts qu’il a rémunérés (en général des grands médecins hospitaliers), afin de ne pas les désigner pour évaluer le Victrelis.

L'enregistrement de la réunion montre que cette exigence de transparence et d'indépendance a du mal à passer au sein du labo. Le responsable des opérations cliniques ne comprend pas que les agences écartent les médecins rémunérés pour conduire les essais cliniques. «Ils vont avoir du mal à trouver des gens valables», dit un participant.

Un autre émet alors l'idée que les médecins favorables au labo ne soient plus rémunérés, afin qu'ils puissent être désignés comme experts par les agences en charge du médicament. «Là, c’est trop tard», répond le directeur médical. Vu les exigences de la HAS en matière d'indépendance, il lance alors, sur le ton de la plaisanterie, l'idée de neutraliser certains médecins en les rémunérant: «Il y a des mecs qui n’aiment vraiment pas Schering Plough et MSD, il faut aller les voir avec une valise de biftons et leur dire “écoutez on va signer un petit contrat tous les deux”. Il y en a qui vont voir l’argent arriver, ils ne vont rien comprendre.»

Interrogé par Libération, le laboratoire relativise. «MSD réaffirme avec force son attachement a la totale transparence des liens avec les experts et regrette l’amalgame fait entre un possible mauvais trait d’humour et la position du groupe sur un sujet aussi important», indique une porte-parole.

Cette conversation est toutefois révélatrice de la manière, pour le moins problématique, dont certains laboratoires envisagent leur collaboration avec les médecins. Une culture que l'affaire du Mediator ne semble pas avoir suffi à amender.

(1) En France, la fusion entre MSD Chibret (Merck) et Schering Plough (SP) est juridiquement effective depuis le 1er juillet, mais ne s'est pas encore concrétisée sur le terrain. D'autant plus que la justice a gelé, le 17 novembre, le plan de suppressions d'emplois prévu par Merck. Il y a donc encore deux entités juridiques et deux sièges sociaux, même s'il y a un directeur médical unique pour MSD et SP.

 

http://www.liberation.fr/economie/06014396-le-laboratoire-merck-et-les-valises-de-biftons

 

Source : www.jacques-lacaze.com

Publié dans Santé

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RTT DANS LES HOPITAUX PUBLICS : LE COMPTE EPARGNE-TEMPS EMBLEMATIQUE DU SYSTEME LIBERAL ET DE L'EXPLOITATION CAPITALISTE

Publié le par Tourtaux

 

Jeudi 24 novembre 2011

RTT dans les hôpitaux publics : le Compte Epargne-Temps emblématique du système libéral et de l’exploitation capitaliste

 

La médiatisation officielle sait décidément séparer les torchons des serviettes… Et il est évident que les syndicats de médecins sont plus entendus et relayés dans la presse nationale, audio-visuelle ou non, que d’autres qui dénoncent depuis longtemps l’accumulation hallucinante de jours de repos non pris par les personnels non médicaux au sein des hôpitaux publics. Les informations diffusées à ce propos mettent en avant les RTT des médecins, signalant presque en passant que ces RTT-là ne représentent que la moitié du problème. L’autre moitié, mais c’est un détail, ne concerne que la piétaille hospitalière… On voit ainsi très clairement à quel point cette approche du problème est une approche de classe.

Cette façon de présenter le problème n’est pas innocente : il s’agit bien entendu de dresser les catégories de personnel hospitalier les unes contre les autres. Vieille recette qui a fait ses preuves : diviser pour mieux régner.

 

Les articles publiés jusqu’à présent ne parlent que des RTT. Pour le personnel hospitalier, cela concerne pourtant, et tout autant, d’autres types de repos non pris : les jours accumulés sur les comptes épargne-temps (CET) sont aussi des Congés Annuels, des heures de récupération, etc. De ces heures-là on ne parle pas…

Il faut par ailleurs savoir qu’en théorie les CET ne sont utilisés par les agents que de leur propre volonté. On ne peut forcer quelqu’un à avoir recours à un CET, c’est la loi.

La réalité est bien différente : la pénurie de personnel dans les hôpitaux mène à une situation de blocage qui interdit de fait au personnel de prendre les jours de repos auquel il a droit. En effet, la grande majorité des services hospitaliers sont soient en effectif a minima, soit en sous-effectif. Si l’on ajoute à cette réalité l’obligation de continuité du service public, cela donne des situations quasi permanentes où le personnel est mis dans l’impossibilité de prendre ses repos. En effet, quand un agent veut prendre ses repos, il n’y a personne pour le remplacer…

Normalement, ce devrait être aux directions locales de faire en sorte que chacun puisse prendre ses repos légaux. Mais la plupart de ces directions sont coincées d’une part par l’interdiction d’embauche émanant du ministère, et  d’autre part par des budgets revus à la baisse d’année en année.

Dès lors, la plupart des directions font pression sur les agents pour les forcer à placer leurs jours de repos sur des CET. Le discours est simple : premier temps : on ne peut vous donner vos repos, il n’y a personne pour vous remplacer ; deuxième temps : si vous ne prenez pas vos jours de repos dans l’année (ceux qu’on refuse de vous donner), vous les perdrez, à moins de les placer sur votre CET…

Les personnels hospitaliers sont donc coincés…

 

Ce que ne disent pas non plus les articles publiés par la grande presse, c’est qu’en cas de remboursement des jours mis sur le CET, ceux-ci ne seraient pas remboursés à taux plein. Ce qui signifie que vous aurez travaillé à bas prix…

 

En outre il faut quand même dire aussi que les modalités d’utilisation des CET sont telles que beaucoup d’agents ne peuvent récupérer leurs jours…

 

 

A travers le problème général des repos non pris (et, je le rappelle, pas seulement des RTT), ce qui apparaît de façon évidente c’est la volonté du gouvernement et de ses sbires de casser la législation du travail (notamment de contourner les 35h en forçant le personnel hospitalier à travailler beaucoup plus), et à moyen terme de réduire le coût du travail (c’est-à-dire les salaires) par le biais (pour le moment hypothétique) des remboursements des jours dus. En effet, ces remboursements ne sont pas prévus au même taux pour toutes les catégories de personnel (de 100% pour certains à 50% pour les « basses » catégories…

Comme le disait La Fontaine, « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Les différences de classes sont en effet au cœur du CET…

Dérèglement larvé du code du travail, baisse des salaires, injustice de classe : décidément le CET est emblématique du système libéral.

 

Pour le contrer, il ne suffira pas de « négocier » (1), par exemple en faisant en sorte que tous les jours dus soient payés au même taux, quelle que soit la catégorie de personnel ; ou encore que l’on permette aux agents de prendre leurs repos. Ce serait bien sûr déjà ça, et une solution transitoire à cette situation intolérable pour les personnels hospitaliers. Mais ne nous leurrons pas : cela se mettra alors en place sous une autre forme...

La solution reste la lutte des classes, et non la collaboration de classe.

La vraie solution reste de lutter pour changer de système.

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 

(1)     :  Gageons de plus que ces négociations annoncées ne concerneront que le corps médical. Quid du « petit personnel » ?

Publié dans Santé

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LENS: LE 26 NOVEMBRE A 10H MANIF CONTRE LA MISERE A L'APPEL DES SYNDICATS CGT TEREOS LILLERS, FAURECIA AUCHEL, DESQUELLES, COMMUNAUX DE BRUAY, MOYPARK HENIN-BEAUMONT, DES UL CGT DE BRUAY, DE LILLERS

Publié le par Tourtaux

Appel des syndicats CGT Tereos Lillers, CGT Faurécia   Auchel, CGT Desquesnes, CGT communaux de Bruay en artois, CGT MoyPark  hénin-Beaumont, des unions locales CGT de Bruay enArtois et de Lillers, le front solidaire: 

                 Pour s'inscrire dans l'appel: cgttereoslillers@gmail.com, cgtlillers62@gmail.com

 

à une manifestation destinée à lutter contre le plan d’austérité que le gouvernement et sa majorité entendent mettre en place pour répondre aux exigences des agences de notation à la solde des bourses et de l’Union Européenne à la solde des banques et des bourgeois revanchards.

 

Une organisation syndicale telle que la CGT ne peut, par son histoire et ses idéaux, éviter d’appeler les salariés, les sans emploi, les retraités et la jeunesse, à rejoindre cette manifestation.

 


Nos actuels combats syndicaux CGT pour défendre l’emploi face aux nombreuses délocalisations, pour créer du travail dans notre région sinistrée, pour conserver nos droits acquis de hautes luttes et dans nos résistances quotidiennes, pour maintenir un service public qui se dégrade chaque année à cause des coups de butoirs des multinationales en quête de marchés juteux, pour maintenir une forme de démocratie bien malmenée depuis des années, pour que l’économie soit au service des peuples et par l’inverse comme nous le subissons de plein fouet… ne sont pas déconnectés de la politique puisque la lutte des classes est bien vivante et l’opposition entre capital et travail est visible chaque jour.

 

A grand renfort de mensonges, de média et de communication, ceux qui gouvernent et prennent des décisions antisociales alors qu’ils ne représentent plus le peuple mais la riche bourgeoisie, ses banques, ses multinationales, ses usines... La droite et les droitiers politiques voudraient nous faire culpabiliser et nous faire croire que tout va mal… que la France est au bord de la faillite et qu’il faut se serrer la ceinture non pas une année mais pendant des décennies (la règle d’or prônée par les droites européennes). Pour eux donc, les coupables seraient les travailleurs (avec ou sans emploi et retraités) qui devraient payer un endettement qui aurait été généré par des demandes sociales trop exigeantes… bla-bla-bla… !

 

Mais la vérité est tout autre, et c’est Denis Kessler (ex numéro 2 du patronat français et aujourd’hui numéro 1 du patronat européen des assurances) : en effet dès 2007, quelques jours après l’élection de Sarkozy, il n’avait pas cacher sa volonté de détricoter tous les droits acquis depuis 1945, de la sécurité sociale aux 35h… des congés maternités aux 5 semaines de congés payés… Mais déjà quelques années plus tôt, Fillon interviewé sur une radio répondait «  1936 » à la question « pour vous quelle est la pire année pour la France au 20ème siècle ? »

 

Il y a quelques jours, quand le 1er ministre grec jette un pavé dans la marre en demandant un référendum sur la question de l’endettement de son pays et de son maintien dans l’euro, c’est la panique à bord du vaisseau amiral commandé par l’Allemagne. Alors tout se déchaîne, c’est la Blitzkrieg (guerre éclair) contre la belle Grèce qui devient : « un pays de fainéants, de magouilleurs, de profiteurs, où tout le monde à des piscines, où personne de paie d’impôts, où on est en retraite à 58 ans… » pour que les technocrates bruxellois puissent entrer en action pour jeter dehors le 1er ministre, mettre un des leurs à sa place et faire annuler la consultation du peuple sur son avenir.

 

Chaque année en France, des centaines de milliards d’euro (des milliers de milliards de francs) tombent dans les coffres des multinationales, des propriétaires fonciers, des rentiers, des actionnaires… et pourtant tous ces nantis qui ne représentent que 10 à 15 % du peuple, sont exonérés par milliards de cotisations sociales ( 34 milliards en 2010, 290 milliards depuis 1993) et grâce à des niches fiscales qui leurs sont réservées, il peuvent déduire des milliards de leurs déclarations d’impôts…

Et pourtant cet argent n’est rien d’autre que le fruit du travail effectué par des millions de salariés, des salariés pillés des plus-values dégagés par le travail, des salariés à qui le patronat petit ou grand, demande de travailler plus vite pour améliorer la compétitivité et les performances économiques… au détriment des conditions de travail de plus en plus détériorées, au détriment de leur santé, au détriment des millions de sans emploi avec qui le travail pourrait être partagé, au détriment des droits acquis pour l’âge de départ à la retraite…

 

Les jeunes sont dans la galère, les vieux sont dans la misère, les salariés craignent pour leur carrière, les sans-emploi ne voit plus la lumière… !

 

Pourtant d’un côté du miroir : quand on marche dans la rue, on croise de nombreux 4x4 Audi, Porche ou BMW - Quand on fait ses courses, on a une impression d’opulence avec des caddies pleins et des queues aux caisses - Quand on se promène, on découvre des maisons de rêve - A la télé on nous montre des péages bondés lors des départs en vacances ou des retraités conduisant des superbes mobil-home - Puis on nous parle de prouesses médicales, technologiques, scientifiques…grâce à la qualité de nos universités - Et on nous étale notre chance d’être en démocratie avec des images de massacres, de dictateurs sanglants, de peuples affamés… 

A les écouter, la vie est belle en France !

 

Mais de l’autre côté de ce miroir aux alouettes, nous sommes des millions : à avoir des voitures retapées ou avec des centaines de milliers de kilomètres – à avoir des fins de mois au milieu du mois et des découverts à la banque – à ne plus être en capacité d’acheter un logement voire même de le louer – à ne pas partir ou partir peu de temps en vacances – à avoir des problèmes quand il faut se faire soigner à cause d’une mutuelle pas assez forte ou pas de mutuelle du tout – à subir des lois de plus en plus liberticides…

 

La France serait belle mais avec ses 10 millions de précaires et sans emploi, ses 2,5 millions de smicards, ses 5 millions de salariés avec moins de 10 % au-dessus du smic, ses 150 milles sans abri et 1 million de mal-logés, ses morts dans la rue faute de soins ou morts de froid, ou ses anciens envoyés dans des mouroirs, ses jeunes avec Bac + 5 sans travail, ses services publics livrés aux charognards, ses travailleurs bafoués… le gouvernement de la cinquième puissance économique du monde qui se targue d’être le pays des droits de l’homme, a choisi de donner la priorité à la sauvegarde du capital de 500 000 nantis et de quelques centaines de familles qui détiennent 90 % des moyens de productions et du foncier privés en France !

 


Que vous soyez jeunes, salariés, sans emploi, retraités : vous êtes concernés par le chômage, le travail précaire, la dégradation des conditions de travail, les privatisations, les salaires insuffisants et les montants de pension dégradés, le surendettement, les difficultés d’accès aux soins de santé, les lois qui diminuent les libertés et augmentent les répressions… le racisme, l’islamophobie…

 

LE 26 NOVEMBRE

VOUS DEVEZ ÊTRE PRESENTS

A 10H00 PLACE DU CANTIN

A LENS

 

POUR MANIFESTER VOTRE COLÈRE, POUR DIRE NON AU PLAN CAPITALISTE D’AUSTÉRITÈ, POUR RESTER DEBOUT FACE AU GOUVERNEMENT DES RICHES ET DES NANTIS QUI FONT LE LIT DES FASCISTES DE LA PIRE ESPÈCE !

Publié dans Lutte des classes

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COMME POUR TOUS LES AUTRES TRAVAILLEURS, POUR LES CHEMINOTS CGT, IL Y A URGENCE POUR NOS SALAIRES ET NOS PENSIONS DE RETRAITES !!

Publié le par Tourtaux

 

La crise, c’est eux,
La création des richesses, c’est nous !
Salaires à la sncf : oui il y a urgence !!
 
 
Depuis des mois, le gouvernement ne cesse, sous couvert de crise financière, de dramatiser la dette publique en france, et en europe,
en annonçant comme inéluctable sa réduction par de nouvelles
mesures d’austérité contre les salariés.
Il conviendrait donc d’être pragmatique car l’avenir serait inévitablement sombre.
 
Gel des salaires, nouveau recul de l’âge de départ en retraite, suppressions d’emplois
dans les services publics, taxes sur les complémentaires santé, déremboursement de
médicaments, augmentation de la tva, jour de carence pour la maladie… seraient les
seuls remèdes pour enrayer les perspectives catastrophiques offertes à notre société
sous le prétexte de la dette.
Cette vision idéologique au service des marchés financiers
est un non sens économique et social.
Plus personne ne peut contester que le pouvoir d’achat
s’est particulièrement dégradé ces derniers mois.
L’augmentation du coût de la vie, notamment des loyers, de l’énergie, des produits frais,
de l’alimentation, de la santé, des transports, etc est une réalité qui frappe d’abord les
bas salaires et l’ensemble des salariés, dont les cheminots.
 
« Accepter », comme l’ont fait les signataires de l’accord salarial 2011, une revalorisation
des salaires inférieure à la hausse des prix définie par l’insee entraîne une
nouvelle dégradation du pouvoir d’achat, insupportable et inacceptable. A écouter la
direction de la sncf, qu’il y ait ou pas d’excédent, ce n’est jamais le moment d’augmenter
les salaires et les pensions. Et pourtant, elle ne se gêne pas pour acheter des
entreprises en europe, au détriment de l’emploi et du pouvoir d’achat des cheminots.
 
L’insatisfaction salariale grandit partout dans le pays, parmi toutes les catégories
de salariés. Les négociations annuelles obligatoires sont souvent marquées
par des conflits unitaires, pugnaces sur les revendications salariales.
Le gouvernement et le patronat persistent à ne pas répondre à la très forte attente des salariés :
- De voir augmenter tous les salaires ;
- De corriger les inégalités femmes/hommes ;
- De reconnaître et payer les qualifications.
 
La crise continue à servir de prétexte à une offensive du patronat et des gouvernements
contre le coût du travail en france et dans les autres pays européens.
Or, cette crise s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée
et une rémunération du travail toujours plus faible. Le résultat, c’est la baisse du pouvoir d’achat des salariés.
La cgt réaffirme qu’il n’y aura pas de solution à la crise par l’augmentation de la pauvreté
et de la précarité. Pour éviter une récession, il faut une augmentation générale
des salaires, traitements, pensions, allocations chômage mais aussi la création d’un revenu d’insertion pour la jeunesse
 
C’est la hausse des prix à la consommation en octobre 2011,
soit +2.3% Sur un an (d’octobre 2010 à octobre 2011).
Sur les 12 derniers mois, l’alimentation a augmenté de +3.4%, L’habillement de
+2.3%, Les loyers et l’eau de +1.9% Et l’énergie de +11.2%.
Pendant ce temps, les cheminots de la sncf ont eu droit à +0.9% depuis le
1er janvier 2011, soit une perte déjà de 1% sur la même période.
L’année 2011 n’est pas finie et la direction sncf doit répondre aux
exigences des cheminots par une mesure générale d’augmentation des
salaires dès le 1er décembre prochain. C’est une question de justice sociale !
 
69 300 000 € C’est le montant du dividende
versé à l’etat par la sncf au titre de l’exercice 2010
qui a été fixé par décret le 1er septembre 2011. Cette somme, fruit du travail des cheminots,
correspond au mode de rémunération de l’etat actionnaire par l’entreprise publique sncf.
Le salaire minimum à la sncf proche du smic !
L’article l3231-5 du code du travail prévoit la revalorisation automatique du smic lorsque
l’indice national des prix à la consommation atteint un niveau correspondant à une hausse
d’au moins 2% par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du salaire minimum de croissance immédiatement antérieur.
 
En octobre, l’inflation mesurée par l’insee atteint les 2,3% en variation annuelle. Aussi, la direction générale du travail
estime que le salaire minimum passera de 9 euros brut de l’heure à 9,19 euros au 1er décembre 2011. Cette revalorisation
du smic est proportionnelle aux chiffres de l’inflation sur un an. Prévue par le code du travail, cette revalorisation automatique
qui tend juste à garantir le maintien du pouvoir d’achat des salariés, devrait porter le smic à 1.393,82 Euros brut
par mois pour une durée de travail de 35 heures hebdomadaires (soit 1.094,71 Euros net contre 1.072,07 Euros actuellement).
 
De ce fait, le salaire minimum à la sncf sera supérieur au smic de seulement 2 euros ! Ainsi, par rapport au smic
brut, le salaire minimum d’embauche est passé de + 19,2 % en 1981 à + 3,24 % en 2007 pour +0.13% En 2011 !
Les signataires de l’accord salarial ont donc non seulement dégradé le pouvoir d’achat de l’ensemble des cheminots,
mais ils ont aussi, en toute connaissance de cause, fait de la sncf une entreprise de très bas salaire !
24,19 milliards d’€
C’est le chiffre d’affaires de la sncf pour les 9 premiers mois de l’année 2011 en progression de +5.2%.
Les moyens pour répondre aux exigences d’augmentations générales de salaires sont bien réels !
LES REVENDICATIONS :
DE LA CGT
- Une revalorisation générale de l’ensemble des salaires des cheminots permettant de
porter à 1700 € brut le salaire minimum d’embauche,
- Un plan de rattrapage du contentieux salarial par des augmentations générales avec
comme 1ère étape : +6%,
- La transformation de la pfa en véritable 13e mois pour tous,
- La revalorisation des primes de travail, des gratifications de vacances et d’exploitation,
- L’indexation des pensions sur les salaires,…

Publié dans Lutte des classes

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