Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

AFFAIRE IRRIBUS-IVECO : LES ELUS DU CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE LYON EN DEPARTAGE POUR 38 TRAVAILLEURS AMIANTES. HONTE A CES MAGISTRATS !

Publié le par Tourtaux

COUP DE GUEULE :
La juridiction prud'homale qui est unique en Europe, est le fruit du combat, des luttes que le mouvement ouvrier français a menés, permettant ainsi de gagner des droits visant à faire disparaitre les souffrances de l'exploitation patronale.

Le Conseil des Prud'hommes est le seul moyen qui existe pour qu'un salarié puisse intervenir directement et faire condamner l'employeur au respect de ses droits. C'est donc un acquis social représentant une gêne pour le patronat qui travaille à une Europe capitaliste basée sur la diminution des droits et acquis sociaux visant à déposséder les salariés de toute possibilité de riposte, de tout moyen de défense, bafouant ainsi la démocratie.

 

Je suis outré de lire que des magistrats qui ont été élus démocratiquement, n'ont pas été capables de trancher en faveur des 38 salariés amiantés.

 

Ce n'est pas par hasard que j'évoque ci-dessus le douloureux et désormais récurrent problème de la souffrance au travail. Ces 38 travailleurs, comme des centaines de milliers d'autres, viennent d'arracher en première instance 10 000 euros au titre du préjudice moral et 400 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile.

 

L'exécution provisoire du jugement CONDAMNANT l'employeur est à hauteur de la moitié des sommes attribuées, soit 5 200 euros pour des vies gâchées sur l'autel des profits capitalistes.

 

Si appel de ce jugement est interjeté est que celui-ci soit malheureusement infirmé en Cour d'Appel, que restera-il à ces 38 salariés, victimes du travail et de l'exploitation éhontée d'un employeur qui, je le répéte, vient d'être condamné sur le fond, en départition?

 

Je suppose et j'ose espérer que l'obstruction n'est le fait que des élus patronaux, pratique quasi systématique chez les gens du MEDEF.

Autrefois, lors des formations prud'homales CGT, nous apprenions notamment que le recours à un juge départiteur, ne devait se faire que lors de cas extrêmes, donc très rarement.
Un Conseiller prud'homal CGT doit argumenter, se battre pour ne pas aller en départage, telle est entre autres, l'une de ses obligations.
Que représentent 10 400 euros, voire la moitié, en cas d'appel de la décision, au regard de la grande souffrance que vivent ces travailleurs et leurs familles.
HONTE A CES ELUS PRUD'HOMMES QUI, EN SE RETRANCHANT DERRIERE LE RECOURS A UN JUGE DEPARTITEUR, ONT FUI LEURS RESPONSABILITES.

Jacques Tourtaux

Ancien Président de la Section Commerce

du Conseil des Prud'Hommes

de Rethel-Vouziers (Ardennes)

 

irisbus-iveco - Après trois ans de procédure 10 000 € pour chacun des 38 “amiantés”

Après l’audience de départage du mardi 20 septembre, le conseil des Prud’hommes de Lyon a rendu hier son verdict dans l’affaire des 38 salariés d’Iribus-Iveco exposés à l’amiante entre 1962 et 1993.

Partiellement satisfaits

Ils viennent d’obtenir en première instance 10 000 € au titre des dommages et intérêts pour préjudice moral. Mais aussi 400 €, au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, et l’exécution provisoire à hauteur de la moitié de la somme des condamnations.

Concernant les dommages et intérêts économiques, leur demande (entre 15 000 et 45 000 €) a, en revanche, été rejetée.
Raison pour laquelle Philippe Palayer, porte-parole des 38 salariés, n’est que partiellement satisfait du jugement :
« C’est une petite victoire pour nous. Nous allons réfléchir ensemble, salariés, syndicat et avocats, sur la suite à donner à cette affaire. »

par Etienne GENTIL le 23/11/2011 à 06:01 Le Dauphiné

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

LA SARKOZYE, C'EST AUSSI CELA : DES OFFICIERS DU RENSEIGNEMENT FRANCAIS ENVOYES AU LIBAN ET EN TURQUIE ONT POUR MISSION DE FORMER LES PREMIERS CONTINGENTS DE "L'ARMEE SYRIENNE LIBRE"

Publié le par Tourtaux

Mercredi 23 novembre 2011

drapeau-Syrie

 

Selon le "Canard enchaîné", des agents français actuellement au Liban et en Turquie "ont pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre".

 

Des officiers du Renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie avec pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre grâce aux déserteurs ayant fui la Syrie, affirme le "Canard enchaîné" du 23 novembre. "Plusieurs membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) sont déjà prêts en Turquie, s'ils en reçoivent l'ordre, à former ces déserteurs à la guérilla urbaine", affirme l'hebdomadaire.

 

"Une guerre anti-Bachar par intermédiaire ?" se questionne le "Canard". "Il ne s'agit pas de recommencer ce qui s'est passé en Libye, confirme un officier de haut rang à la Direction du renseignement militaire, ajoutant : "mais ce sont les Français et les Britanniques qui ont pris les premiers contacts avec les rebelles".

 

Selon l'hebdomadaire c'est une "intervention limitée préparée par l'Otan" qui est en projet. "Aide à la rébellion civile et militaire, présentation d'une résolution à l'Assemblée générale de l'Onu, trafics d'armes aux frontières de la Syrie, contacts nécessaires avec Washington via l'Otan… autant de sujets en discussion entre Paris, Londres et Ankara" indique le "Canard".

 

Nouvel Observateur

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-syrie-89554054.html

Publié dans Syrie

Partager cet article
Repost0

SAVOIE : UNE AFFAIRE DE DISCRIMINATION A L'AGE CHEZ LES MONITEURS DE SKI

Publié le par Tourtaux

SAVOIE Première en France:

une affaire de discrimination à l'âge chez les moniteurs de ski

-

Le tribunal d'Albertville rendra sa décision le 21 février, en pleines vacances d'hiver. D'ici là, cinq moniteurs d'Arc 1800 estiment être victimes d'une "discrimination à l'âge". Une première en France, plaidée ce mardi matin en audience civile au cours de laquelle leur avocat demandait le retrait d'une clause propre à l'ESF (Ecole de ski français), qui impose aux moniteurs de plus de 61 ans de céder leur place aux plus jeunes pendant les périodes creuses. Pour l'avocate de l'ESF d'Arc 1800, "c'est un combat d'arrière-garde et de conservateurs, mené par des moniteurs qui s'accrochent à leur biftek". L'affaire est suivie avec attention par le syndicat national des moniteurs de ski, qui compte 250 écoles dans toute la France et 17 000 "pulls rouges".

Nous reviendrons sur cette affaire, qui pourrait faire jurisprudence, dans notre édition de mercredi.

par Jacque LELEU le 22/11/2011 à 15:01 Le dauphiné

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

ITALIE : COMPTANT PRES DE 71 000 SALARIES, FINMECCANICA, GEANT ITALIEN DE LA DEFENSE ET DE L'AERONAUTIQUE SECOUE, PAR UN SCANDALE DE CORRUPTION !

Publié le par Tourtaux

aéronautique-défense - 22/11/2011 | 15:19 La Tribune

Le scandale de corruption qui secoue le deuxième groupe industriel italien

Finmeccanica, géant italien dans les activités de défense et d'aéronautique, est sens dessus dessous:
Certains des responsables commerciaux ont été arrêtés pour malversations, corruption alimentant des caisses de partis politiques.!!!
A cela s'ajoute un conflit dans la gouvernance du groupe, entre les numéros un et deux de Finmeccanica.
Le tout dans un contexte de pertes et d'une lourde dette.
Du coup le groupe contrôlé par l'État italien veut se céder au plus offrant ses activités ferroviaires.

Pier Francesco Guarguaglini, président de Finmeccanica
Pier Francesco Guarguaglini, président de Finmeccanica Pier Francesco Guarguaglini, président de Finmeccanica

Près de 71.000 salariés, et 18 milliards d'euros de chiffre d'affaires : le groupe italien Finmeccanica est à l'échelle de son pays un géant.

Deuxième groupe industriel de la Péninsule après Fiat, Finmeccanica est depuis des mois en pleine tempête tant en raison de sa piètre performance financière que pour sa gouvernance controversée. Lundi soir, l'administrateur délégué du groupe, Giuseppe Orsi, en poste depuis un peu plus de six mois, a demandé, selon Il Sole 24 Ore, la démission de la dirigeante d'une de ses filiales (Selex Sistemi Integrati), Marina Grossi, épouse dans le civil du président de Finmeccanica, Pierfrancesco Guarguaglini.

Malgré cette mise en demeure du principal dirigeant de sa société-mère, Marina Grossi, apparemment soutenue par le conseil d'administration de Selex SI tout acquis à sa cause, a refusé de démissioner.

En cause, non pas cette singulière cohabitation du couple Guarguaglini-Grossi à la tête du management - souvent dénoncée mais jamais remise en cause - mais le scandale entourant l'octroi de marchés à Selex SI par la société privée du contrôle aérien italien, l'Enav. Des opérations auraient été surfacturées pour créer des caisses noires alimentant la corruption de dirigeants, notamment politiques. Le directeur commercial de Selex SI, Manlio Fiore a été arrêté. Le directeur commercial du groupe, Paolo Pozzessere, avait, lui, démissionné dès cet été à la suite d'accusations de corruption lors d'appels d'offres à l'étranger.

"Quelques unes des négociations pour la vente de produits de Finmeccanica, en Colombie, en Arabie saoudite, en Malaisie, semblent fortement liées au paiement de transactions illicites", rapporte le parquet de Naples, cité par Il Messagero. Parmi les personnes impliquées figurerait le directeur commercial de Whitehead Alenia Systemi Subacquei (WASS), la filiale sous-marine de Finmeccanica, Filippo D'Antoni, par ailleurs gendre de Guarguaglini... WASS coopère notamment avec Thalès Underwater Systems (TUS) pour l'équipement en systèmes de sonars des frégates franco-italiennes Horizon.

L'affaire fait désormais la "une" des journaux de l'autre côté des Alpes. Au point que le président de Finmeccanica a dû publier ce mardi matin un communiqué concernant son propre rôle dans le scandale.

Pier Francesco Guarguaglini y déclare "de façon catégorique de n'avoir jamais créé de caisses noires, et n'avoir jamais octroyé ni donné l'ordre d'octroyer des sommes d'argent à des personnalités politiques et/ou des partis". Il en faudra beaucoup plus pour arrêter les révélations qui surgissent désormais de toutes parts, noatmment d'anciens collaborateurs de Finmeccanica.

Déjà, sans ces problèmes plutôt "familiaux", les rapports entre le nouvel administrateur délégué de Finmeccanica Orsi et son président Guarguaglini n'étaient déjà pas au beau fixe : la semaine dernière, le président de Finmeccanica n'a même pas assisté au conseil d'administration durant lequel Orsi a dû annoncer une perte de 324 millions d'euros à fin septembre. La semaine prochaine au plus tard, un "règlement de compte" est attendu entre les deux hommes. Giuseppe Orsi, bien que nommé avec l'appui de figures de la coalition de Silvio Berlusconi, détrôné il y a peu de la direction du pays, essaie tant bien que mal de faire le ménage au sein de Finmeccanica.

Les pertes annoncées le 15 novembre, notamment la charge "exceptionnelle" de 753 millions d'euros sur le seul exercice 2011 en raison de "non conformités" de pièces du Boeing 787 déjà livrées, ont fait dégringoler, ce jour là, le titre de Finmeccanica de 20% à la Bourse de Milan. Depuis le début de l'année, la valeur boursière du groupe a chuté de 62%, le groupe ne valant plus que 1,86 milliard d'euros, presque quatre fois moins qu'il y a dix-huit mois. Une mauvaise nouvelle pour l'Etat italien, actionnaire à hauteur de 32,4% du groupe. Le Trésor italien devra déjà faire une croix sur d'éventuels dividendes pour 2011. La dette du groupe a elle gonflé de 1,5 milliard d'euros en à peine neuf mois.

Du coup, pour réduire la dette et augmenter la trésorerie, l'administrateur délégué vient d'annoncer la cession pour 1 milliard d'euros d'actifs d'ici à la fin 2012.

Giuseppe d'Orsi a évoqué en particulier la vente "de la totalité du secteur ferroviaire" de Finmeccanica, soit sa filiale AnsaldoBreda, construisant des trains, et AnsaldoStS, spécialisée dans la signalétique ferroviaire. Les noms des concurrents Bombardier et Alstom sont avancés dans la presse italienne comme de possibles acquéreurs, probablement à vil prix au vu de l'urgence de vendre du coté italien.

Frank Paul Weber - 22/11/2011, 15:19

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

CRISE DE L'EURO : L'ALGERIE TOUCHEE A MOYEN TERME ?

Publié le par Tourtaux

Mercredi 23 novembre 2011

BCE

 

Après les assurances des premiers jours, le consensus est désormais obtenu : tous les économistes algériens, liés au gouvernement ou indépendants, tirent la sonnette d'alarme pour avertir que l'Algérie sera touchée à moyen terme par les conséquences de la crise financière qui secoue surtout la zone euro (17 pays) et l'Union européenne (27 pays). Cet avertissement a été renouvelé hier par M'sitefa Bachir, analyste économique et professeur à l'université d'Alger, au cours d'une conférence qu'il a donnée au siège du quotidien arabophone Echaâb sur «la crise de la zone euro, ses causes et ses conséquences régionales».

 

D'emblée, le conférencier qualifie de «géostratégique» la crise dans laquelle se débat le vieux continent. Plusieurs parties de la zone euro, à l'instar de la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne ou la France font en effet face à l'impossibilité dans l'immédiat de rembourser leurs dettes souveraines et les intérêts qu'elles génèrent et cumulent depuis des années. Leur rééchelonnement s'accompagne souvent de l'application de plans d'austérité en matière de dépenses publiques dans toute l'Europe, à commencer par la Grèce.

 

Cette façon de réagir en pleine crise provoquera, selon les experts, un ralentissement de l'activité économique à brève échéance dans cette partie du monde. Les prix des produits finis, surtout agricoles et agroalimentaires, vont alors exploser sur le continent dont la demande sur les énergies fossiles (gaz et pétrole) chutera sensiblement, entraînant à partir du printemps 2012 les prix du pétrole vers la baisse, à 80 dollars le baril environ. En clair, l'Algérie paiera plus cher ses importations d'Europe qui augmentent en termes de valeur et de quantités et exportera moins vers cette destination en raison de la chute de la demande sur les hydrocarbures.

 

 

 

Des importations aux dépens de la production


«L'Algérie est un partenaire stratégique de la zone euro et de l'Union européenne avec lesquelles elle échange des marchandises», rappelle le Dr M'sitefa.

Les effets de la crise financière seront ressentis dans notre pays à travers justement cet échange de marchandises, de plus en plus chères parce que rares. Par les chiffres, en 2010, le pays a importé de l'UE l'équivalent de 20 milliards de dollars ; ses exportations vers elle étaient de 25 milliards de dollars la même année. Au cours du premier semestre 2011, les importations de l'Algérie de l'UE ont augmenté de 24,3%, soit une facture de 30 milliards dollars en six mois et les prévisions tablent sur une facture annuelle de 57 milliards dollars.

«L'augmentation des importations et la baisse des exportations sont un danger à moyen terme», lance-t-il. Pour preuve, le déficit budgétaire, dans la loi de finances 2012, est de 25% (il est de 12,5 % en Grèce, 9,20% en Italie, 5,7% en France). Le fonds de régulation des recettes (FRR) sera mobilisé par les pouvoirs publics pour le combler. «Le citoyen ne ressent pas encore la crise parce que c'est l'Etat qui la supporte à travers la loi de finances qui prévoit d'importantes subventions des prix des produits de large consommation comme le lait, l'huile et la farine», explique l'analyste.

Mais dans cinq ans au maximum, indique-t-il, l'Etat ne sera plus en mesure de persister dans cette politique de subvention des produits. La crise apparaîtra alors au grand jour, avec toutes les conséquences possibles, surtout sur le front social, si les pouvoirs publics ne réagissent pas entre temps.

«Il faut revoir la politique économique, si politique économique il y a», lance l'invité d'Echaâb. Pour écarter le danger qui se fait de plus en plus menaçant, il suffit pour lui d'exploiter les énormes potentialités de l'économie nationale dans le secteur agricole par exemple. Pourquoi l'action du gouvernement n'est-elle pas dirigée vers la création d'une économie locale susceptible d'assurer au pays sa sécurité alimentaire ? Ou, comme l'a souligné un intervenant au cours du débat,

pourquoi l'Algérie facilite-t-elle en termes de procédures les exportations et complique-t-elle l'investissement dans la production ? Aux yeux des analystes, cette interrogation des plus légitimes est une énigme. Le professeur M'sitefa ose toutefois une explication : «Le gouvernement serait-il sous les ordres de centres de décision étrangers qui l'obligent à importer au lieu de produire localement ?»

Djamel Chafa

Publié dans Europe

Partager cet article
Repost0