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BORDEAUX : ILS ROUVRENT LE SERVICE UN 15 AOUT, EN URGENCE, POUR SAUVER UNE JEUNE FILLE ATTEINTE DE MUCOVISCIDOSE - TOUS ENSEMBLE POUR SAUVER NOTRE HOPITAL PUBLIC CONVOITE PAR LES REQUINS DU PRIVE !!

Publié le par Tourtaux

Publié le 28/08/2013 à 06h00 | Mise à jour : 28/08/2013 à 07h47

Par Isabelle Castéra


 

Haut-Levêque à Bordeaux : ils rouvrent le service un 15 août, en urgence, pour sauver une jeune fille

Le centre de greffe de l’hôpital Haut-Lévêque, fermé en août, a constitué en urgence une équipe chirurgicale solidaire pour opérer et sauver une jeune fille atteinte de mucoviscidose.

L’équipe du centre de greffe du CHU, hôpital Haut-Lévêque, avec au milieu le docteur Hadrien Roze et, à droite, le professeur Jougon.
L’équipe du centre de greffe du CHU, hôpital Haut-Lévêque, avec au milieu le docteur Hadrien Roze et, à droite, le professeur Jougon. (Photo Laurent Theillet)

Patricia et Claude sortent à tour de rôle de la chambre de leur fille Élise. Aujourd’hui dans son lit, au milieu des perfusions, elle réclame « un Big Mac et une crêpe banane-Nutella ». Pourtant, avant d’avoir été opérée pendant plus de dix heures, la jeune fille, tout juste âgée de 20 ans, était mourante. Une double greffe des poumons lui a permis de s’en sortir, après une ultime aggravation de la maladie qui l’empoisonne depuis sa naissance : la mucoviscidose.

« Elle m’a dit : “Quoi ? Ils ont ouvert le centre de greffe rien que pour moi ? Ils ont fait ça ?” Elle a pleuré », souffle son père. La vie d’Élise aurait pu se terminer là, le 15 août, jour de repos national. Mais une équipe de spécialistes s’est mobilisée.

Élise est à bout de forces. Elle ne respire plus. Depuis Fossemagne, en Dordogne, ses parents, affolés, appellent le centre de greffe du CHU, à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac. « On m’a répondu que c’était fermé, assure Claude, le père d’Élise. Ils l’ont accueillie, mais sans pouvoir l’opérer. C’était terrible. On est restés auprès d’elle une partie de la nuit, puis il a fallu la quitter. Finalement, alors que nous venions juste de partir de la chambre, l’hôpital nous a téléphoné : Votre fille va entrer en salle d’opération, elle veut vous faire un bisou.” »

De leur nuit d’angoisse, les parents d’Élise ne se souviennent que des cafés noirs, pris pour tenir pendant ces heures interminables. Ils ne savent pas encore ce qui s’est tramé au cœur de l’hôpital pour qu’une équipe chirurgicale pointue, efficace et d’attaque ait pu être reconstituée en un temps record. Un exploit, en plein week-end du 15 août, avec des gens en repos, en vacances ou d’astreinte.

Pour assurer une double greffe des poumons, il faut deux chirurgiens, un cardiaque et un thoracique, quatre infirmières, un médecin anesthésiste, un réanimateur, un perfusionniste, des aides-soignantes… Bref, une équipe de 10 à 12 personnes. En général, l’opération se déroule de nuit. Ce jour-là, le docteur Hadrien Roze, médecin en réanimation thoracique, assure sa garde. Déterminé à ne pas lâcher Élise, il va remuer ciel et terre. En quelques heures, il arrive à réunir tout le personnel soignant et à obtenir de l’Agence de la biomédecine un double greffon en raison d’une urgence absolue à Bordeaux. Autour de lui, tout le monde a réagi de façon exemplaire. « J’ai appelé les gens en repos chez eux, se souvient-il. Et puis j’ai alerté le directeur de l’hôpital du caractère vital de l’intervention. Il a donné son feu vert. Il a fallu recruter des soignants dans les autres services, notamment en chirurgie cardiaque. Nous avons décloisonné les services, ce qui ne se fait jamais. Dans l’heure, tout le monde était là. Prêt. Et les greffons sont arrivés par miracle. Notre devise ? Ni irremplaçables ni indispensables, mais tous capables. »

Dans sa blouse bleue, il tempère l’enthousiasme des parents d’Élise qui l’inondent de remerciements. « C’est la solidarité de toute une équipe qui a fonctionné, explique-t-il humblement, nos compétences conjuguées, notre adaptabilité. »

Les conditions optimales ont été réunies en quelques heures, le protocole chirurgical respecté dans toute sa rigueur, sans un regard sur la pendule. Patricia et Claude, eux, en revanche, ne l’ont pas quittée des yeux. Dix heures. Élise est en vie. Six jours après, elle respire seule et réclame un hamburger. « Ce n’est pas la grande forme, admet Patricia, elle a mal partout, mais elle est vivante. Et elle va vivre. »

Claude, son père, reconnaît avoir vécu les heures les plus bouleversantes de sa vie. Une émotion qui a basculé de la colère initiale - « Quand j’ai appris que le service était fermé pendant les vacances, que la vie de ma fille allait dépendre de ce satané mois d’août, je suis devenu fou » - à l’espoir, puis aujourd’hui à la reconnaissance définitive. « Ça m’a réconcilié avec le service public, lâche-t-il. Un service hospitalier et un médecin sensible ont agi en bousculant toutes les règles pour sauver la vie d’une gamine de 20 ans. Nous sommes des gens simples, sans relations, on n’y croyait pas. Mais l’hôpital ne nous a pas laissés tomber. » Son visage souriant est encore plein de larmes. Élise va mieux de jour en jour.

Au sein du CHU, son cas fera école. Désormais, le service du centre de greffe va décrire et acter un protocole d’action pour les transplantations pulmonaires urgentes, notamment celles du mois d’août.

« Ce jour-là, je faisais du vélo à Lacanau… »

Le service anesthésie réanimation de l’hôpital Haut-Lévêque (structure du CHU de Bordeaux), au sein du centre de greffe, est dirigé par le professeur Alexandre Ouattara, assisté du docteur Hadrien Roze.

Actuellement, Élise est soignée pour les suites de son opération. C’est le professeur Jacques Jougon, chirurgien thoracique, qui a greffé la jeune fille, avec à ses côtés le professeur en chirurgie cardiaque Laurent Barandon. Cette opération a ceci de particulier qu’elle exige la présence de deux chirurgiens ultra-spécialisés. Jacques Jougon reconnaît à cette intervention un caractère exceptionnel. Une première au CHU de Bordeaux qui tend à prouver son exemplarité, sur le plan médical mais aussi humain.

 

« Sud Ouest ». Ce sont les conditions de l’intervention qui ont été exceptionnelles ?


Jacques Jougon. Oui. Nous sommes le seul centre dans le Grand Sud-Ouest à assurer ces greffes bi-pulmonaires sur des patients atteints de mucoviscidose. Il en existe 10 en France. Nous opérons une vingtaine de patients chaque année, y compris venant de la région de Toulouse.

Ce genre de transplantation nécessite une préparation en amont très pointue. En clair, le service, qui est très restreint, ferme quelques semaines en août pour congés, tout en gardant les patients très atteints sous surveillance. Nous sommes prêts à réagir en cas d’aggravation. Mais cela ne s’est jamais produit en août. Élise, si elle avait été transportable, aurait été opérée à l’hôpital Foch de Paris, qui prend notre relais en cas d’urgence, car en général on a le temps d’assurer le transfert. Mais ce jour-là, ça n’était pas le cas, elle était en danger imminent. Le docteur Roze m’a appelé. J’étais d’astreinte, c’est-à-dire joignable en cas d’urgence. Je faisais du vélo à Lacanau. J’ai fait demi-tour immédiatement. Je me suis ensuite rendu à l’hôpital. L’équipe n’était pas encore prête.

 

Comment, dans un cas d’extrême urgence, pouvez-vous être sûr d’obtenir un greffon compatible ?


Élise était inscrite au centre de greffe de Bordeaux, elle était prioritaire au niveau régional. Elle avait répondu à tous les critères imposés par l’agence de biomédecine. Cette agence assure au plan national la répartition des greffons, or elle savait que nous étions fermés en août. Il a fallu les alerter selon une procédure dite de « super-urgence ». La coordination est souvent délicate, on ne peut donc jamais être sûr que cette procédure aboutisse. Tout repose sur le don d’organe, et les protocoles administratifs sont indispensables, il faut être patient et disponible en permanence. On ne choisit pas le moment où le greffon arrive. Souvent, nous devons opérer la nuit, ce fut le cas pour Élise.

 

Après une telle opération, les patients comme Élise atteints de mucoviscidose retrouvent-ils une vie normale ?


Oui, pratiquement. Bien entendu, ils sont soumis à un traitement immuno-suppressif toute leur vie, ceci pour éviter le risque de rejet de la greffe. Mais les poumons greffés leur permettent ensuite de respirer normalement, ce qui n’était pas possible pour eux avant. Ils n’ont plus besoin de kiné respiratoire ou de machine à oxygène.

Nous avons des transplantés qui, après leur greffe, ont eu des enfants. Pour Élise, il peut s’agir d’une seconde vie, au cours de laquelle, si elle suit bien son traitement antirejet, elle pourra avoir une activité presque normale, ce qui n’était plus le cas depuis longtemps. Chaque mouvement était devenu une contrainte pour elle.

À ce stade de la convalescence, elle est suivie pas à pas. Les suites opératoires sont longues. Mais tout espoir est désormais permis.

 

http://www.sudouest.fr/2013/08/28/elise-ou-la-greffe-miracle-du-15-aout-1152206-1846.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20130828-[zone_info

Publié dans Santé

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COLOMBIE : QU'ATTENDRE DES NEGOCIATIONS DE PAIX ENTRE LES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES ET L'ARMEE DE LIBERATION NATIONALE (FARC-ELP) ET LE GOUVERNEMENT

Publié le par Tourtaux

mardi 27 août 2013

QU'ATTENDRE DES NÉGOCIATIONS DE PAIX EN COLOMBIE?



 
Pendant que le Conseil de sécurité des Nations unies convoque à tout moment ses membres pour voter des résolutions contre le président Al Assad et son gouvernement en Syrie,  considérés comme les seuls responsables des crimes qui s’y commettent, en Colombie, les Forces armées révolutionnaires (FARC) et l’Armée de libération nationale (ELP) ont entamé depuis octobre 2012, des négociations de paix dont parlent très peu nos médias.
Dans le cas de la Syrie, les pays de l’OTAN, sous contrôle des États-Unis, ont formé et reconnu une opposition armée sous la direction de recrues vivant à l’extérieur du pays qu’ils arment et soutiennent dans leurs luttes armées contre le gouvernement Al Assad. L’OTAN œuvre au côté de l’armée d’opposition syrienne, ignorant le caractère institutionnel et légitime de l’actuel gouvernement. Les médias occidentaux mettent tout en œuvre pour diffuser la version officielle de l’OTAN sur ce conflit.
Dans le cas de la Colombie, les représentants des FARC et de l’ELP ont accepté de s’asseoir à une même table avec les représentants du gouvernement pour ouvrir la voie à la paix, fondée sur la justice et le pouvoir du peuple. Dès le départ, ils ont annoncé unilatéralement une trêve de cessez-le- feu de deux mois que le gouvernement Santos a rejetée en disant qu’il n’y aurait aucune trêve de la part de l’armée colombienne tant et aussi longtemps qu’existera un seul terroriste visant la sécurité de l’État. Une attitude du Président peu conciliante avec la volonté d’une paix consentie de part et d’autre. Nos médias se sont faits plutôt discrets sur l’approche donnée par les révolutionnaires armées colombiennes à ces négociations de paix ainsi que sur la décision du Président de maintenir l’offensive militaire contre ces insurgés.
Lors d’une entrevue récente avec les trois principaux chefs des FARC-ELN dans les présentes négociations, l’un d’eux révèle les motifs qui ont justifié leur engagement dans ce processus de négociations de paix avec le Gouvernement.
« Dans l’échange de courrier que nous avons eu au début, le président Santos nous a déclaré qu’il souhaitait ouvrir la voie à une véritable démocratie en Colombie. Nous avons dressé l’oreille, car nous n’avons jamais dit que la lutte armée était le seul moyen de transformer ce pays. Nous avons pris les armes et poursuivons le combat parce que toute participation politique nous était interdite par la violence.
Si une possibilité nous est donnée de faire de la politique légalement et avec les mêmes droits, sans courir en permanence le risque d’être assassiné, et si des réformes politiques visant à instaurer en Colombie une démocratie participative sont mises en place, nous sommes partants. Car cela permettrait de créer un rapport de forces favorable au mouvement révolutionnaire, afin de mettre en chantier les changements radicaux indispensables. Nous acceptons ce défi »
Voir le texte intégral de cette entrevue dans sa traduction française ici.
OÙ EN SONT-ILS DANS CES POURPARLERS DE PAIX?
Il faut rappeler que la table des négociations s’est mise en marche dans le cadre de cinq grands thèmes : le thème agraire, celui de la participation politique, l’attention à accorder aux victimes de ce conflit, la question des narcotrafiquants et la fin du conflit armé.
Sur le premier point, un accord a été conclu après les quatre premiers mois de négociations. Un accord salué par de nombreux pays, dont la France.
Le second point, portant sur la politique, est un des points les plus sensibles et celui où, de part et d’autre, les négociateurs devront faire preuve d’astuces et de stratégie. Ce point se doit d’aborder la mise en place d’une constituante, ce que veulent les représentants des FARC-ELN, mais que doit contourner le gouvernement, s’il ne veut pas ouvrir la porte à un changement de régime.
Les négociations en sont rendues à ce point précis. La semaine passée, le gouvernement a soumis un projet de loi au sénat pour rendre possible l’inscription d’un vote référendaire sur les accords de paix lors des prochaines élections législatives et sénatoriales, prévues au printemps 2014.
Cette procédure unilatérale et sans contenu précis a semé le doute chez les FARC-ELN et ils ont demandé un temps d’arrêt pour réfléchir à la question.
Dès, le lundi 26 août, ils sont revenus à la table de négociation pour reprendre les discussions. Le 27 août, ils ont présenté une proposition en 6 points visant à élargir la participation à l’ensemble des organisations de représentations sociales et professionnelles au développement politique, économise, social et culturel de la Colombie. 
Cette dernière vise la création d’un Conseil National de la Politique publique, démocratique et participative qui incorporerait, le pouvoir exécutif et législatif, les corporations économiques, les travailleurs organisés, les communautés et les travailleurs traditionnellement exclus. Ce conseil serait l’instance qui assurerait et protégerait la sécurité nationale.
À cette première revendication s’ajoutent cinq autres, ayant toutes une relation avec la participation élargie des diverses composantes de la société colombienne à divers niveaux des pouvoirs décisionnels.  Par exemple : que les processus de planification soient démocratiques et participatifs aux étapes de leur élaboration, de leur discussion, de leur approbation et de leur exécution à tous les niveaux.
Comme on peut l’imaginer, il y aura là matière à des échanges intenses où, de part et d’autre, il faudra sauver la face devant l’opinion publique nationale et internationale.
FAUT-IL DEMEURER OPTIMISTES ?
Personnellement, je demeure optimiste pour diverses raisons. D’abord, les FARC-ELN veulent passer au combat politique en s’intégrant comme bons citoyens et citoyennes à la vie de la société colombienne. Ils ne veulent évidemment pas revivre ce qu’ils ont déjà vécu lors de l’Union patriotique.
« Si seulement nous avions pu former un parti politique sans qu’ils nous tuent, comme ils l’ont fait avec l’Union Patriotique. Rappelez-vous qu’ils ont assassiné environ cinq mille de nos compañeros et compañeras. Alors nous avons dû renforcer le côté militaire. Dans les négociations actuelles, nous ne pouvons refaire les erreurs que nous avons commises durant celles menées dans la région du Caguan, au sud de la Colombie [entre 1998 et 2002]. Notre élan militaire était fort avant le Caguan, et nous avions réussi à occasionner de grandes défaites à l’ennemi. Lors de ces dialogues, nous avons fait confiance, et quand ils ont été rompus, l’ennemi a lancé l’assaut avec une grande force puisqu’il s’était préparé à la guerre. C’était au moment de ce qu’on a appelé le Plan Colombie, dirigé et armé par les gringos sous le prétexte de la guerre au narcotrafic, mais pour en finir avec nous, en fait. Mais on s’adapte aux nouvelles tactiques et aux stratégies de l’ennemi. Après chaque combat ou bombardement, nous en faisons l’analyse pour décider de la façon de répondre et d’avancer. »
De ce que je perçois, c’est que les FARC-ELN sont bien conscients que ces négociations doivent compter sur la mobilisation de la population et des organisations sociales de la Colombie. Ils savent, également, qu’ils doivent élargir leurs appuis à l’international.  À ces deux niveaux, ils agissent à travers leurs communiqués de presse et le relais qu’en donnent les médias d’information alternative, TeleSURtv.net.  et les mouvements pour la paix en Colombie et dans le monde.
Le plus longtemps que dureront ces échanges, le mieux ce sera pour permettre la consolidation des appuis populaires et la mobilisation sociale.
Pour les FARC-ELN, le temps est venu de passer de la clandestinité et des armes à l’engagement politique à travers les organisations déjà mobilisées en ce sens.
Une histoire à suivre et à mieux comprendre. Pour ceux et celles qui pensent que la violence en Colombie est prioritairement due au conflit armé, je vous transmets les données suivantes :
 Les chiffres officiels sont 
70 % des violences (homicides, déplacements forcés, etc..) sont dues aux paramilitaires 
20 %  sont dues aux guerrillas, Farc et Eln 
10 %  sont dues aux forces policières et à l’armée nationale. En fait ,les paramilitaires sont au premier rang.

Pour terminer avec mon point de départ, le processus de paix en marche en Colombie devrait inspirer les principaux intervenants dans la guerre en Syrie pour qu'ils en fassent autant en se mettant autour d'une même table. La paix par les armes n'est plus possible. Celle par le dialogue comporte toutefois une condition: la bonne foi dans la recherche d'une véritable paix.
Oscar Fortin
Québec, le 27 août 2013-08-27
Quelques liens vous permettant d’élargir votre compréhension de ce conflit ainsi que celui du processus de paix. Le premier lien est la compilation de ce qui s’est publié sur le site Le Grand soir. Un site sérieux, assurant une information alternative basée souvent sur des articles publiés en espagnol et traduits, pour nous, en français.

Publié dans FARC

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SYRIE : LE GENERAL ABDEL FATTAH AL-SISSI FERME LE CANAL DE SUEZ ET DIT NON AUX YANKEES ET A LEURS COMPLICES DU CRIME DONT LA FRANCE COLONIALE EMMENEE PAR LE "NORMAL" PRESIDENT PAR DEFAUT HOLLANDE

Publié le par Tourtaux

ALERTE INFO. Syrie : Le général Abdel Fattah al-Sissi ferme le Canal de Suez et dit NON aux Ricains

Publié le août 28, 2013 @ 0:21

 

Abdel Fattah al-Sissi

Abdel Fattah al-Sissi

 

Les choses se compliquent pour les pousse-au-crime et va-t-en-guerre occidentaux et dignes héritiers du petit moustachu allemand. Le général Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort de l’Egypte, en digne héritier de Nasser et bourreau de la fraternité de rien du tout, commandant en chef des forces armées, vient d’annoncer la fermeture du Canal de Suez. Ceci bloque les destroyers américains en partance pour la Syrie, notamment leur ravitailleur.


 

L’entrée de l’armée américaine et de ses sous-fifres est désormais compliquée. Or, les Etats-Unis ont affrété un pétrolier de ravitaillement afin de frapper la Syrie en toute impunité. Le général al-Sissi a souligné l’engagement de l’Egypte, par rapport à l’accord de défense commun avec la Syrie. Le Canal de Suez étant le passage obligé des assassins du peuple arabe, en complicité avec certains états dont l’Arabie saoudite. Les héritiers d’Hitler et de Goebbels, sont en grande difficulté. Sissi montre bien qu’il est nationaliste et indépendant. Récemment, le JDD titrait: "Le génaral qui tient tête à Obama"…En effet, le Frère musulman de la Maison Blanche est nu…

 

Al-Sissi a souligné que l’Égypte ne sera pas un passage pour attaquer n’importe quel pays arabe, ajoutant, l’Égypte ne va pas répéter les erreurs de la guerre en Irak. Et toc…

 

http://allainjules.com/2013/08/28/alerte-info-syrie-le-general-abdel-fattah-al-sissi-ferme-le-canal-de-suez-et-dit-non-aux-ricains/

Publié dans Syrie

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QUAND LA CIA AIDAIT SADDAM HUSSEIN A UTILISER L'ARME CHIMIQUE CONTRE L'IRAN

Publié le par Tourtaux

nisme made in USA : quand la CIA aidait Saddam Hussein à utiliser des armes chimiques contre l'Iran


rumsfeld-hussein-19_791932c--1-.jpgCynisme made in USA : quand la CIA aidait Saddam Hussein à utiliser des armes chimiques contre l'Iran


 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

(Légende de la photo : Donald Rumsfeld, envoyé de Ronald Reagan, rencontre Saddam Hussein à Bagdad. On est en décembre 1983. Les Etats-unis savent que l'Irak utilise des armes chimiques)


 

Au moment où les États-Unis feignent l'indignation face au recours en Syrie à des armes chimiques, des documents déclassifiés de la CIA révèlent le cynisme de la puissance impérialiste qui couvrait puis aidait l'Irak à gazer son ennemi iranien dans les années 1980.


 

La source, le sérieux et conservateur Foreign Policy, est au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle fait l'effet d'une bombe. Pendant la guerre qui opposait l'Irak et l'Iran entre 1980 et 1988, les États-Unis ont soutenu Saddam Hussein dans son recours massif aux armes chimiques.


 

Les États-Unis redoutent alors une victoire et une hégémonie iranienne sur la région. Pour contrer cette perspective, ils apportent une aide logistique et militaire à l'Irak … tout en armant secrètement l'Iran, pour financer ensuite avec l'argent récolté la guérilla contre-révolutionnaire au Nicaragua.


 

Dès 1983, la CIA sait de source sûre que l'Irak a recours à des armes chimiques. L'Iran monte alors un dossier, présenté aux Nations unies, pour dénoncer cette violation du protocole de Genève interdisant l'usage d'armes chimiques, les gaz sarin, tabun et autres moutarde.


 

Seuls à disposer des preuves qui auraient pu accabler l'Irak, les Etats-unis gardent le silence. La CIA recommande même dans ses papiers de s'assurer que toute répercussion de cette affaire à l'échelle internationale soit étouffée.


 

Ce n'est pas tout. En 1988, alors que la guerre touche à sa fin, les États-Unis apprennent par image satellite que l'Iran était sur le point d'entamer une manœuvre qui leur permettrait de percer les défenses irakiennes à l'est de Bassora et de gagner un avantage décisif.


 

Avec l'approbation du président Reagan, les États-Unis apportent alors – en pleine conscience de l'usage réitéré d'armes chimiques par l'armée irakienne – une aide pour localiser les mouvements de troupes, la localisation des centres logistiques et des défenses anti-aériennes ennemies.


 

Au moins, quatre attaques majeures irakiennes impliquant des substances chimiques ont bénéficié du soutien logistique américain. Elles auraient fait directement, selon les dires mêmes de la CIA dans ses rapports secrets, plusieurs milliers de morts.


 

Ces attaques ont fait pencher de façon décisive la guerre du côté Irakien et ont permis à Saddam Hussein de s'asseoir à la table des négociations en position de force.


 

On peut rappeler qu'au même moment, Saddam Hussein utilisait massivement des armes chimiques (sarin, tubun, gaz moutarde) contre le village kurde d'Halabja, tuant près de 5 000 civils.


 

Le projet chimique irakien profitait alors de la collaboration d'entreprises occidentales,

essentiellement ouest-allemandes, hollandaises et américaines. Une enquête est en cours pour identifier l'implication certaine d'entreprises françaises dans l'entreprise.


 

Cette révélation tombe au moment même où les États-Unis tentent d'instrumentaliser la question des armes chimiques afin de trouver un prétexte pour envahir la Syrie, obstacle à ses volontés hégémoniques dans la région.


 

Nul ne sait encore qui a utilisé ses armes en Syrie, l'hypothèse que ce soient les rebelles est tout sauf à écarter. Comme en Irak, l'important n'est pas la vérité objective mais bien celle qu'on peut faire accepter à l'opinion pour préparer la guerre imminente.


 

En 1988, les États-Unis aidaient l'Irak à gazer les troupes iraniennes et les civils kurdes pour satisfaire ses objectifs stratégiques. En 2003, ils prétendent l'existence d' « armes de destruction massive », jamais retrouvées, pour légitimer son intervention armée.


 

 

Aujourd'hui, le cynisme atteint en Syrie des proportions inédites. L'exemple historique de l'Irak nous confirme que la boussole américaine n'est pas celle de la vérité ou des préoccupations humanitaires mais bien celle de ses intérêts économiques et politiques.


Mercredi 28 août 2013

Publié dans USA

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A PROPOS DE LA SITUATION EN SYRIE

Publié le par Tourtaux

Mardi 27 août 2013 

Terrorisme en SyrieCeux qui ont dit que l’Irak de Saddam Hussein avait des armes de destruction massive, et qui, pour ce motif, ont détruit ce pays, ceux qui ont dit que la Libye de Mouammar Kadhafi avait bombardé la population de Benghazi, et qui, pour ce motif, ont détruit le pays, les mêmes, exactement les mêmes, nous disent aujourd’hui que la Syrie de Bachar el-Assad a utilisé du gaz sarin et menacent le pays d’une intervention.

 

Laurent Fabius, notre dangereux ministre français des affaires israéliennes, n’a besoin d’aucune preuve pour affirmer la culpabilité du gouvernement syrien. La haine lui suffit !

 

Mais l’Empire et ses vassaux sont en train de perdre cette guerre qu’ils mènent en sous-main par des mercenaires fanatisés. Ces gens sont dangereux. Ils sont aux abois. Ils sont donc capables des pires exactions. Les Syriens le savent, et certainement s’y préparent. Leurs alliés aussi.

 

Et nous, en France, que pouvons-nous faire ? On voit bien, par leurs mensonges-mêmes, que l’opinion publique est un enjeu. Serons-nous indifférents à ce qui se passe ? Ce serait accepter les attaques, les bombes, les missiles qu’ils s’apprêtent à utiliser.

 

Faisons savoir autour de nous notre propre opinion : ce sont les pires ennemis des peuples, des menteurs sanguinaires. Soyons convaincus que la Syrie sera sauvée par ses propres forces

Et que l’Empire sera vaincu !


D.R.

 

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-la-situation-en-syrie-119740852.html

Publié dans Syrie

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