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DES LUTTES OUVRIERES EN TUNISIE, EN IRAN, EN ALGERIE

Publié le par Tourtaux

  Manifestation et répression à Sidi Bouzid

La tension est à nouveau montée d’un cran à Sidi Bouzid, dans le centre du pays. Berceau de la révolution tunisienne, où le vendeur ambulant Mohammed Bouazizi s’était immolé par le feu, déclenchant le soulèvement qui a provoqué la chute de Ben Ali. La police a tiré en l’air et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui réclamaient la démission du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda.



Selon des témoins, qui se sont confiés à l’AFP, les forces de l’ordre sont intervenues au moment où des protestataires tentaient d’empêcher le gouverneur d’entrer dans la mairie. L’opposition laïque a en effet appelé à un mouvement de désobéissance civile et d’occupation des bâtiments publics pour obtenir la démission du gouvernement.

 

Les tensions sont particulièrement vives en Tunisie depuis la mort de l’opposant Mohamed Brahim, tué par balles devant chez lui par des individus qui circulaient en moto, alors qu’il descendait de voiture. Six mois après le meurtre de l’emblématique opposant Chokri Belaid, le pays est à nouveau secoué depuis plusieurs jours par une vague de manifestations, à Tunis, où l’on réclame la démission du gouvernement, mis en cause dans cet assassinat, ainsi que la dissolution de l’Assemblée nationale constituante (ANC)


http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/06/manifestation-et-repression-a-sidi-bouzid/

Augmentation des grèves à travers l’Iran

Iran Manif 5 août - L’Iran a été frappé par une nouvelle vague de grèves contre les salaires impayés, la mauvaise gestion et la négligence des employeurs.


À l’usine de canne à sucre de Haft-Tapeh à Ahvaz (sud-ouest de l’Iran), plus de 500 employés se sont mis en grève le 29 juillet, exigeant que cesse l’atmosphère d’oppression qui règne dans l’usine depuis la dernière grève de 2007. Ils protestaient aussi parce avaient dû rendre les logements du site aux Gardiens de la Révolution.


Dans la ville de Boroujen, plus de 100 travailleurs retraités se sont rassemblés devant la Sécurité sociale le 28 juillet pour protester contre le non versement de leurs pensions depuis six mois, soit depuis leur départ à la retraite. La manifestation s’est poursuivie tard dans la nuit et ils sont décidés à persévérer jusqu’à obtenir satisfaction.


Dans le sud de l’Iran, un site web officiel a rapporté le 31 juillet que des médecins, des infirmières et des employés des hôpitaux de la ville de Bouchehr se sont mis en grève contre le retard de paiement de leurs salaires et primes.


Des infirmières et d’autres employés de l’hôpital du Golfe Persique avaient démissionné il y a deux mois pour protester contre le non versement de leurs salaires et de leurs primes de logement et d’habillement et contre la mauvaise gestion financière du Doyen de l’Université des sciences médicales. Les médecins du même hôpital, qui génèrent les bénéfices les plus importants du pays, ont également protesté en raison de leurs salaires impayés pendant 18 mois.

Lundi, 05 Août 2013,


http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/06/augmentation-des-greves-a-travers-liran/

Les travailleurs de l’EPTP réclament leurs arriérés de salaires

Sans salaires depuis quatre mois, des dizaines de travailleurs de l’Entreprise publique des travaux publics (EPTP) de Sidi Bel Abbès dénoncent et réclament leurs indemnités. Souffrant depuis des mois, ces travailleurs ont du mtrgal à continuer à attendre le paiement de leurs arriérés de salaires et ne savent plus à qui se présenter pour se faire entendre, notamment à l’approche de l’Aïd El Fitr.


Les nombreux sit-in qu’ils ont tenus ces derniers mois devant le siège de la wilaya et la direction locale de l’entreprise n’ont pas abouti à grand-chose.


 

L’entreprise ne dispose pas d’un plan de charge à même de lui permettre de résoudre ce problème pour bon nombre de travailleurs, dont certains ont plus de 20 ans de service, et qui ont réalisé de grands travaux routiers et infrastructures dans le domaine de l’EPTP.


Les chefs de famille n’ont pas hésité à exprimer leur ras-le-bol de la misère qu’ils endurent depuis ces quatre mois. Ils gardent tout de même l’espoir que leur entreprise débloque au moins deux mois de salaires pour résoudre le minimum de leurs problèmes.


http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/05/les-travailleurs-de-leptp-reclament-leurs-arrieres-de-salaires/

Publié dans Lutte des classes

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ALLEMAGNE : LA POPULATION DE BAD NENNDORF BLOQUE ET REFOULE LA MARCHE DES NEO-NAZIS

Publié le par Tourtaux

Pas de néo-nazis à Bad Nenndorf !

Samedi 3 août, les néo-nazis avaient prévu une "marche de la fidélité" à Bad Nenndorf (Basse-Saxe). La population, organisée au sein de la coalition ""Bad Nenndorf ist bunt" et de la DGB (principale organisation syndicale allemande), était décidée à ne pas laisser les nostalgiques de la dictature hitlérienne crier leurs appels à la haine raciste dans les rue de la ville.

 

Bad N

 

Dans la matinée, 1.800 personnes ont manifesté dans les rues de la ville contre la peste brune. L’après-midi, plusieurs centaines d’habitants ont spontanément organisé un sit-in sur la place Wincklerbad pour bloquer la marche néo-nazie. Deux femmes s’étaient également enchaîné sur les voies à la gare de Bad Nendorf pour empêcher l’arrivée d’un train où se trouvait les manifestants d’extrême-droite. Lorsque la police a commencé à vouloir chasser les antifascistes de la place Wincklerbad, ils étaient nombreux à s’enchaîner les uns aux autres tandis que des policiers tentaient de les déplacer.

 

 

 

La population bloque la marche des néo-nazis

 

 

Finalement, la marche des néo-nazis n’a pas pu traverser les rues de la ville. Une belle victoire des habitant(e)s de Bad Nenndorf face aux brutes de l’extrême-droite !

 

http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/05/pas-de-neo-nazis-a-bad-nenndorf/

Publié dans Fascisme

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SALIM LAMRANI : DE NOMBREUSES ONG NE SONT QUE DES PARAVENTS DES SERVICES SECRETS ETRANGERS ET DISPOSENT D'UN AGENDA POLITIQUE

Publié le par Tourtaux

De nombreuses Ong ne sont que des paravents des services secrets étrangers et disposent d’un agenda politique

Par Salim Lamrani

 

Développement de l’idéologie des Droits de l’homme, servant comme faire-valoir pour légitimer l’hégémonie occidentale sur le monde, thématique à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages, et lecture sur le modèle de développement adopté par certains pays d’Amérique du Sud, et qui est à même, selon lui, de constituer une alternative pour les peuples du tiers-monde, notamment, Salim Lamrani, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis, livre dans cet entretien un éclairage sur ces questions.

 

  • LE DEPARTEMENT D’ETAT AMERICAIN vient de publier son rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme dans le monde dans lequel il s’évertue, comme à son accoutumée, à distribuer les bons points aux pays amis et critique ceux jugés récalcitrants, au moment même où les services secrets américains, la Nsa et la Cia, ainsi que les services britanniques, sont épinglés par les révélations d’Edward Snowden, qui font état de l’existence de vastes programmes d’espionnage systématique et massif, qui constituent une violation du droit fondamental à la vie privée et à la confidentialité de la correspondance. De quelle crédibilité peut se prévaloir un tel rapport et quel degré d’objectivité peut-on lui accorder ?

SALIM LAMRANI : La problématique des Droits de l’homme est bien souvent politisée et utilisée à l’encontre des nations ciblées par les Etats-Unis. Les déclarations de Washington à ce sujet ne sont pas crédibles dans la mesure où ses meilleurs alliés en Amérique latine sont les nations qui présentent la pire situation en matière de Droits de l’Homme tels que le Mexique, la Colombie ou le Honduras. Au Moyen-Orient, les pays disposant des meilleures relations avec les Etats-Unis sont les pires théocraties de la région tels que le Qatar ou l’Arabie saoudite. Ces rapports servent uniquement à justifier auprès de l’opinion publique l’hostilité à l’égard de certains pays.

Sur le continent latino-américain, le pays le plus stigmatisé à propos de la question des Droits de l’homme est Cuba. Cependant, je vous invite à prendre le dernier rapport d’Amnesty International et de comparer la situation des Droits de l’homme à Cuba et aux Etats-Unis par exemple. On sera grandement surpris par les découvertes. Même chose pour l’Union européenne, prenez le rapport sur Cuba et comparez-le aux rapports sur les 27 pays membres et vous verrez que l’Ue ne dispose absolument d’aucune autorité morale pour disserter sur la question des Droits de l’homme.

Tout comme les grandes puissances, les médias manipulent également la question des droits de l’Homme. Je vous invite à jeter un œil sur mon ouvrage qui sortira en septembre 2013 que j’ai intitulé : «Cuba : les médias face au défi de l’impartialité ».

  • EN EUROPE, LA LEGISLATION DE PLUSIEURS PAYS, dont la France, interdit le financement d’organisations qui peuvent influer sur l’opinion et la changer. Au même moment, ces pays ne se gênent pas, à travers des organismes spécialisés créés à cet effet de financer et d’encadrer des associations et Ong à travers le monde, avec l’objectif d’agir sur l’opinion et de la canaliser en fonction de leurs intérêts. Comment expliquer cette duplicité et sa justification ?

SALIM LAMRANI: Tous les pays du monde sanctionnent par le biais de leur Code pénal le fait d’être stipendié par une puissance étrangère. En France, l’article 411-4 du Code pénal prévoit une sanction pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. En réalité, de nombreuses Ong ne sont que des paravents des services secrets étrangers et disposent d’un agenda politique bien précis derrière un rideau de fumée supposément humanitaire.

  • POUR ABORDER UN AUTRE SUJET, quelle lecture faites-vous de la situation en Amérique du Sud, notamment avec l’ouverture amorcée à Cuba, la disparition du président Chavez et le ralentissement remarqué dans l’élan des projets d’intégration régionale ? Et avec l’émergence, ces dernières années, de dirigeants de gauche à la tête de plusieurs pays, pensez-vous qu’un processus de changement global puisse prendre corps à partir de l’Amérique du Sud ?

SALIM LAMRANI: L’avenir se trouve dans la nouvelle Amérique latine dont font partie des nations telles que le Brésil, le Venezuela, la Bolivie, l’Argentine, l’Equateur, le Nicaragua, l’Uruguay, sans oublier la présence historique de Cuba. Ces nations ont élu à leur tête des dirigeants progressistes qui ont choisi de placer l’humain au centre du projet de société et les résultats sont spectaculaires. On note partout un recul de la pauvreté, une amélioration de l’indice de développement humain, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Le cas le plus spectaculaire reste le Venezuela d’Hugo Chávez qui a quasiment éradiqué l’extrême pauvreté, s’est débarrassé de l’analphabétisme et fait désormais partie des nations à Idh élevé.

Tous ces pays ont en quelque sorte atteint une seconde indépendance et adoptent ensemble des politiques d’intégration régionale, avec l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba) et la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac) qui regroupe pour la première fois de l’histoire les 33 pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe. L’Amérique latine a réussi à s’émanciper de l’ombre tutélaire des Etats-Unis et n’a jamais été aussi unie de son histoire.

  • 51 ANS APRES, QUELLE EST, AUJOURD’HUI, LA REALITE de l’embargo américain sur Cuba ? Et quelle est la nature de l’ouverture opérée ces derniers temps, avec l’arrivée aux commandes de Raul Castro ? Est-elle une évolution contrôlée ou une réalité imposée par le contexte régional et mondial, et quel sera son impact sur le développement des rapports de force en Amérique du Sud ?

SALIM LAMRANI: Comme je le souligne dans mon livre « Etat de siège », les Etats-Unis imposent à Cuba des sanctions économiques unilatérales depuis 1960. Elles ont été établies en pleine Guerre froide dans le but de renverser le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro, dont les réformes économiques et sociales n’étaient guère appréciées par l’administration Eisenhower de l’époque. Plus d’un demi-siècle plus tard, alors que l’Union soviétique a disparu et que la Guerre froide n’est plus qu’un vieux souvenir, Washington persiste à maintenir un état de siège économique qui asphyxie toutes les catégories de la population cubaine et qui affecte en premier lieu les secteurs les plus vulnérables, à savoir les femmes, les personnes âgées et les enfants.

Il faut savoir que la rhétorique diplomatique pour justifier l’hostilité étasunienne vis-à-vis de Cuba a fluctué selon les époques. Dans un premier temps, il s’agissait des nationalisations et leurs indemnisations. Par la suite, Washington a évoqué l’alliance avec l’Union soviétique comme principal obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays. Puis, dans les années 1970 et 1980, l’intervention cubaine en Afrique, plus précisément en Angola et en Namibie, pour aider les mouvements de libération nationale à obtenir leur indépendance et pour lutter contre l’Apartheid en Afrique du Sud, a été pointée du doigt pour expliquer le maintien des sanctions économiques. Enfin, depuis l’effondrement de l’Union soviétique, Washington brandit l’argument de la démocratie et des Droits de l’homme pour maintenir l’étranglement économique sur la nation cubaine.

Les sanctions économiques contre Cuba constituent le principal obstacle au développement du pays et tous les secteurs de la société en sont affectés. Il faut savoir que les Etats-Unis ont toujours été le marché naturel de Cuba pour des raisons historiques et géographiques évidentes. La distance qui sépare les deux nations ne dépasse pas les 150 km. En 1959, 73 % des exportations cubaines étaient destinées au marché étasunien et que 70 % des importations en étaient issues. Il y avait donc une forte dépendance à l’égard du voisin du Nord. Entre 1960 et 1991, les relations avec l’Urss avaient permis d’atténuer l’impact des sanctions, mais ce n’est plus le cas désormais.

Concrètement, Cuba ne peut rien vendre aux Etats-Unis, qui reste le premier marché du monde, et ne peut rien acheter hormis quelques matières premières alimentaires depuis l’année 2000, mais à des conditions drastiques telles que le paiement des marchandises à l’avance dans une autre monnaie que le dollar – donc Cuba doit assumer les frais de taux de change – et sans possibilité de contracter un prêt. Cela limite donc énormément les possibilités commerciales de l’île, qui doit se fournir auprès de pays tiers à un coût bien supérieur.
Depuis 1992 et l’adoption de la loi Torricelli, les sanctions s’appliquent également aux pays tiers qui feraient du commerce avec Cuba, ce qui constitue une grave violation du droit international qui prohibe à toute législation nationale d’être extraterritoriale – c’est-à-dire de s’appliquer au-delà du territoire national. En effet, la loi française ne peut pas s’appliquer en Espagne tout comme la loi italienne ne peut pas s’appliquer en France. Néanmoins, la loi étasunienne sur les sanctions économiques s’applique à tous les pays qui font du commerce avec Cuba.

Ainsi, toute embarcation étrangère qui accosterait à un port cubain se voit interdire l’entrée aux Etats-Unis pendant six mois. Cuba étant une île, elle est fortement tributaire du transport maritime. La plupart des flottes commerciales opérant dans le détroit de Floride réalisent logiquement la plus grande partie de leurs activités avec les Etats-Unis au vu de l’importance du marché. Donc, elles ne prennent pas le risque de transporter des marchandises à Cuba et lorsqu’elles le font, elles exigent un tarif bien supérieur à celui appliqué aux pays voisins tels qu’Haïti ou la République dominicaine, afin de pallier le manque à gagner découlant de l’interdiction d’accoster à un port étasunien. Ainsi, si le prix habituel du transport de marchandises est de 100 pour la République dominicaine, il passe à 600 ou 700 lorsqu’il s’agit de Cuba. Depuis l’adoption de la loi Helms-Burton en 1996, tout entrepreneur étranger qui souhaiterait investir à Cuba sur des terres nationalisées en 1959 se voit menacé de poursuites judiciaires aux Etats-Unis et ses avoirs risquent d’être gelés. Cette loi est une aberration juridique dans la mesure où elle est à la fois extraterritoriale et rétroactive – c’est-à-dire qu’elle s’applique pour des faits survenus avant l’adoption de la loi – ce qui est contraire au droit international. Prenons le cas de loi anti-tabac en France. La loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Mais si on a fumé dans un restaurant le 31 décembre 2007, on ne peut pas être condamné pour cela, car la loi ne peut pas être rétroactive. Or, la loi Helms-Burton s’applique pour des faits survenus dans les années 1960, ce qui est illégal.

Un constructeur automobile allemand, coréen ou japonais – peu importe sa nationalité en réalité – doit démontrer au Département du Trésor que ses produits ne contiennent pas un seul gramme de nickel cubain pour pouvoir les vendre sur le marché étasunien. Il en est de même pour toutes les entreprises agroalimentaires souhaitant investir le marché étasunien. Danone, par exemple, devra démontrer que ses produits ne contiennent aucune matière première cubaine. Donc, Cuba ne peut pas vendre ses ressources et ses produits aux Etats-Unis, mais dans ces cas précis, elle ne pourra pas les vendre à l’Allemagne, la Corée ou le Japon. Ces mesures extraterritoriales privent ainsi l’économie cubaine de nombreux capitaux et les exportations cubaines de nombreux marchés à travers le monde.

  • AVEC LA DISPARITION DU PRESIDENT HUGO CHAVEZ, le Venezuela a perdu un leader dont l’action, que ce soit sur le front interne ou sur le plan international, a permis, dans une certaine mesure, de contrer, voire de neutraliser les plans de l’impérialisme US et mondial, à défaut d’arrêter son expansion. Qu’en sera-t-il désormais ? Le nouveau président, Nicolas Maduro, peut-il prétendre jouer le même rôle ? Sera-t-il en mesure de relever le défi et de maintenir le cap impulsé par son prédécesseur, et sur le plan interne et sur le plan international ?

SALIM LAMRANI: Hugo Chávez a joué un rôle fondamental dans l’intégration et l’émancipation de l’Amérique latine. Il a fait du continent un acteur majeur des relations internationales et s’est fait en quelque sorte le porte-parole du Tiers-monde. Son successeur Nicolás Maduro est son plus fidèle disciple et saura répondre aux défis qui attendent le Venezuela, avec sa propre méthode, son propre style et ses propres caractéristiques. Il n’y aura qu’un Hugo Chávez dans l’Histoire du pays, comme il n’y aura qu’un Simón Bolívar.

 

** Salim Lamrani est Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis – Entretien réalisé par Entretien réalisé par Boudjemaa Medjkoun et Mehdia Belkadi

 

http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/88489

 

http://tsimokagasikara.wordpress.com/2013/08/06/de-nombreuses-ong-ne-sont-que-des-paravents-des-services-secrets-etrangers-et-disposent-dun-agenda-politique/

Publié dans Politique

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CGT59 : REPRISE DE L'ARTICLE "ASSFAM : LA ROUTE EST ENCORE LONGUE...." ET SES COMMENTAIRES POIGNANTS QUI MONTRENT LA DESESPERANCE ET LA DETRESSE DANS LESQUELLES SE DEBATTENT LES ASSISTANTS FAMILIAUX

Publié le par Tourtaux

Mardi 30 juillet 2013

...et semée d'embûches.


 

 

Depuis deux ans, l’affichage en matière de politique RH envers les Assistants familiaux s’est amélioré. Dans les faits, une partie de l’administration notamment à la DG Solidarité s’emploie à  neutraliser les mesures annoncées par l’autorité territoriale. Par exemple, la décision de maintenir la rémunération dans l’attente d’une enquête administrative ou judiciaire est contournée par les SAF par le retrait des enfants sans ouverture d’un contentieux. Ce qui  permet de ne verser que l’allocation d’attente aux ASSFAM concernées en les privant de tout moyen de se défendre contre des dénonciations quelles qu’elles soient. D'une pierre, deux coups, cela limite les contentieux au tribunal administratif tout en permettant à l’employeur de réguler l’effectif des ASSFAM comme bon lui semble. La protection sociale complémentaire des ASSFAM est également un exemple significatif. L’employeur annonce à grand renfort de publicité une mesure sociale sans précédent vis-à-vis de nos collègues ASSFAM d’un côté, mais de l’autre ne se donne pas les moyens pour les conditions d’une adhésion massive (spécificité de la paie des ASSFAM non prise en compte dans le cahier des charges, mise à jour définitive des fiches de paie pas effective avant 2016,…). Leurs représentants syndicaux sont d’ailleurs désinformés et écartés de toute négociation concernant ce dossier. C’est révélateur !


 

Nous portons à la connaissance de l’ensemble des collègues ASSFAM et du public, les revendications du collectif  de la DT de Roubaix Tourcoing et environs, engagé depuis deux ans déjà, dans un « bras de fer » avec leur employeur. Dans l’immédiat, leur priorité est la suppression des SAF (service accueil familial). L’administration n’entend pas les collègues et l’échange d’arguments et de courriers entre le DGS et le collectif l’illustre bien.

  

 Tract du collectif

Courrier de Monsieur Reix

Réponse du collectif

 

 

Par groupe ASSFAM - Publié dans : Assistants Familiaux CG 59 - Communauté : La CGT
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Commentaires

Je ne suis pas assistante familiale de Roubaix mais je peux dire que ce sont les mêmes problèmes que nous rencontrons dans la direction dans laquelle je travaille. Naturellment je ne dirais pas laquelle car j'ai peur et je ne sui pas la seule. Le SAF n'a rien amélioré au contraire on est pas aidé mais bien contrôler comme nous la dit la CGT ; je ne voulais pas le croire au début mais malheureuesement j'ai du trop parler  d'une situation dans laquelle j'étais en difficulté Résultat on m'a enlevé le jeune Alors je conseille de ne plus rien dire. De toute facon quand on y va le SAF dit bien qu'il est un service employeur alors comment lui faire confiance . De toute facon c'est l'assistante familiale qui ,ne comprend pas qui ne sait pas y faire, qui est responsable si un enfant ne va pas bien . Par contre je peux témoigner que si Mme M de la CGT ne m'avait pas aidée je ne suis pas sûre que je serais encore là. Maintenat je suis remise mais la seule chose à faire est de se battre.

Commentaire n°1 posté par UNE ASSISTANTE FAMLIALE le 31/07/2013 à 09h37

merci pour votre témoignage

Réponse de modérateur le 31/07/2013 à 14h25

Moi j'ai été payée mais quand l'enquète a dit que rien n'était retenu contre moi et comme cela a duré longtemps pour retrouveé ensuite le même nombre d'enfants c'était pas pareil. On me proposé des relais pour me remettre progressivement en conddition  mais au niveau salaire c'atait plus pareil qu'avant la réorientation des autres enfants que j'avais a 3 . Je ne coneille pas d'accepter des relais ce qui vous remet dans les efectifs comme le SAF il dit mais vous nêtes plus payée que pôur un et quand le relais se termine on vous met en position d'attente. Vous êtes eue sur toute la ligne.

Commentaire n°2 posté par anoynme le 31/07/2013 à 11h25

et c'est bien le problème de l'absence d'un statut protecteur car les employeurs et chez nous les SAF peuvent faire tout et n'importe quoi puisque vous êtes des personnels dont on peut facilement se "séparer"

Réponse de ar le 31/07/2013 à 14h27

ARTICLE PUBLIE SUR LE BLOG DU SANGLIER ROUGE :

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-sistants-familiaux-qui-refusent-de-perdre-le-nord-119335097.html

Commentaire n°3 posté par Tourtaux le 31/07/2013 à 19h10

merci Jacques

Réponse de modérateur le 31/07/2013 à 20h48

Avant que toute la maison se réveille je voudrai aussi apporté  mon témoignage mais je ne me fait plus d'illusion une assistante familiale a toujours tort et tout ce qu'elle dit surtout quand il s'agit des parents est considérér  comme suspect comme si on veut prendre l'enfant et combien je l'ai entendu la maman ne peut pas dans ces conditions investir sur son enfant . Ma situation et celle d'une de mes collègue on la pourtant dit que cela ne se passé  pas bien quand l'enfant retourner chez lui mais le service n'accepté  pas les remarques total l'enfant est reparti chez lui et ensuite comme cela ne se passait pas bien alors au lieu  de le remettre chez tata pourtant il été bien jeune on le met en foyer. Le service ne peut pas accepter d'avoir tort. Pour ma collègue c'est pareil Le service force la maman et le service l'utilise pour arriver à ses fins et montré au juge que la maman est bien  et c'est ca qui m'ecoeure les enfants sont utilisé pour arrivé à ses fins   en faisant croire que tout va bien et cela n'est pas vrai et toujours cet argument qui commence à m'énerver c'est pour l'interet de l'enfant. Je dis non Le service s'exprime mieux que nous a plus de poids mais il détruisent les enfants et l'assistante familiale n'a cas s'ecraser car sans cela on n'a plus de travail. J'ai été convoqué au SAF c'est horrible vous sorté de là vous êtes une merde une incapable vous ne savez rien

Je ne sais pas si cela sert à quelque chose de le dire mais cela me fait du bien car on ne peut plus rien dire maintenant car on risque gros . Si sait cela l'évolution que propose le Directeur général dans sa lettre il faudré qu'il écoute un peu plus ce que dise les assistantes familiales et pas croire les autres mais on a l'habitude il donnera raison aux  chefs car eux ils savent et nous non

Commentaire n°4 posté par une ASFAM il y a 5 jours à 07h47

"J'ai été convoqué au SAF c'est horrible vous sorté de là vous êtes une merde une incapable vous ne savez rien" - quel constat ! la démocratie participative c'est aussi, quand on détient un mandat électif - un mandat des électeurs - de savoir travailler avec les gens du terrain, les salariés. Eux seuls connaissent la vérité - la trivialité - du réel.

Réponse de modérateur il y a 5 jours à 14h11

 Le SAF vous y rentrez  innoncente vous en sortez coupable . Un véritable tribunal même si la police vous a innoncenté le SAF et les autres partent du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu donc vous êtes cuisinez en plus de la police qui je peux en témoigner est plus humaine  que les travailleurs sociaux et qui comprennent mieux notre métier et ses difficultés.

Commentaire n°5 posté par Sans nom il y a 5 jours à 09h23

J'ai lu les commentaires de mes collègues et je les crois bien que je ne pas eu de problèmes avec mon SAF mais c'était pour un licenciement accépté et cela c'est bien passé. Mais je sais qu'il y en a beaucoup qui ne vont pas bien mais  qui n'osent pas le dire. En tout cas moi je suis contente de ne plus travailler car les presssions sont terribles et les exigences démésurées. C'est vrai qu'on est vite soupconnées de mal faire bientot donner la main à un enfant et lui faire la bise seront considéré comme des maltraitances  sexuelles au train ou ça va!  Bon courage

Commentaire n°6 posté par une ex assistante familiale il y a 5 jours à 18h43

c'est le mot : le soupçon !

Réponse de modérateur il y a 5 jours à 19h18

je suis référente ASE et en lisant les commentaires je souhaite dire qu'effectivement dans ma pratique travailant avec un certain nombre d'assistantes familiales il existe bien entendu des différences je dirais de qualité dans la prise en charge des enfants mais on peut le dire tout autant des référents , des chefs de service,  des chargés d 'accompagnement des SAF des responsables de SAF et des Pôles Enfance Famille. D'ailleurs je connais des collègues qui ayant  marre du terrain et ne s'en sortant plus se sont réfugiés dans les SAF . Parfos je me demande comment ils peuvent maintenant aider et donner des conseils alors qu'ils n'étaient pas fichus eux mêmes de savoir comment résoudre les problèmes des enfants dont ils avaient la référence. Ils  s'improvisent formateurs mais formateurs de quoi? Il est certain que c'est plus difficile de travailler sur le terrain qu'au SAF derrière des bureaux. Je voudrais ajouter que les SAF nous prennent  souvent la tête car par miracle ils savent mieux que les autres. Et je ne vous parle pas des coups de putes quand l'ASE et le SAF peuvent se les faire. Mais travaillant depuis 15 ans je trouve que notre rôle de référent se reduit en peau  de chagrin et que les Pôles enfance Famille ne nous font plus confiance du tout et veulent des explications pour n'importe quoi. On est subergé par l'administratif et quand on compte le temps qu'il reste pour s'occuper des enfants je dirais et je suis généreuse à peine 30 minutes par mois et par enfant.. c'est pas étonnant dans ces conditions que les asssitantes familiales craquent car elles ont besion de notre soutien que nous ne pouvons plus apporter et que les SAF ne peuvent pas non plus car il est plus à vouloir tout réglémenter. Je reste anonyme car je me ferais  taper sur les doigts si je disais de quelle DT j'appartiens    Comme les assistantes familiales c'est ferme ta gueule pour êre polie mais l'avantage c'est que nous sommes titulaires. Par contre pour les référents qui ne le sont pas ils ont intéret à obeir , règle obligatoire sinon dehors et pas de renouvellement de contrat. Bonjour l'avenir et l'ambiance mais j'ai besion de travailler et ce travail m'intéresse mais les conditions sont à revoir

Commentaire n°7 posté par référente ASE il y a 4 jours à 18h28

C'est intéressant ! merci.

Réponse de modérateur il y a 4 jours à 21h43

 

http://cgt59.over-blog.org/article-assfam-la-route-est-encore-longue-119316174-comments.html#anchorComment

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SYNDICAT CGT CULTURE DE LA MAIRIE DE PARIS : LA VILLE DE PARIS, UNE NOUVELLE FOIS, CONDAMNEE PAR LE TRIBUNAL DES PRUD'HOMMES !

Publié le par Tourtaux

Mardi 6 août 2013 

 

                photo 1351611799031-1-0

 

            La Mairie devra, en outre, payer une amende de près 50 mille euros !

La Mairie de Paris a bien du mal avec le droit du travail. Après de multiples condamnations l’année dernière (lire ici), la voici de nouveau condamnée pour avoir mis fin sans motivation aux contrats de quatre femmes en Contrat Aidé.

Après une première audience, les dossiers de ces femmes ont été renvoyés devant les prud'hommes pour être tranchés par un juge de la Cour d'Appel de Paris.

Le juge a requalifié leur contrat de travail en Contrat à Durée Indéterminé (CDI). Malgré le refus de la Mairie de Paris de les réintégrer, la CGT va demander l’application des décisions de justice, via le Tribunal Administratif.

Comme l'affirmait notre syndicat depuis le début, la justice prud'hommale a rappelé au Maire de Paris que les formations étaient dues à chaque contrat. En n'assurant pas son obligation de formation, le tribunal a estimé que l’administration parisienne a nécessairement créé un préjudice (estimé par le juge à deux mois de salaire).

En multipliant les contrats de six mois au lieu de contrats plus longs et moins précarisés, la municipalité, bien qu'elle a tenté d'y échapper, devra tout de même assurer ses obligations de formation* !

La Mairie de Paris a, de plus, été condamnée à verser plus de dix mille euros pour chacun des dossiers concernés. Une amende d'un montant de près de cinquante mille euros. C’est l’adjoint au maire chargé des finances qui va être content. 

Le comble, c’est que ces personnes en Contrat Aidé étaient employées pour travailler à l’accueil.... de la Bourse du Travail (propriété de la Ville de Paris), au cœur même du bastion des conquêtes sociales ! La précarité va se nicher jusque dans les endroits les plus inattendus. Leur licenciement était donc un symbole qui tombait plutôt mal pour l’administration parisienne.

Cette victoire conforte notre syndicat dans les combats engagés pour le respect des agents non-titulaires, et parmi eux les Contrat Aidés, nombreux dans la collectivité parisienne.

La CGT va tout faire pour que la Mairie de Paris change de politique sur l’emploi précaire. Le spécialiste juridique de notre syndicat prévoit d’autres actions en justice à la rentrée.

 

                                   La Mairie de Paris de nouveau devant les Prud'hommes à la rentrée ?

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                                            "  Y commence à nous courir le spécialiste juridique de la CGT !

 

* La durée maximale légale pour ce type de contrats est de deux ans, ou cinq ans pour les travailleurs handicapés et les agents de plus de 50 ans. La Mairie de Paris préfère employer ses agents en contrat aidé via des contrats courts (6 mois), multipliant les contrats au lieu d'avoir des contrats d'un an ou deux, et laissant ainsi ces agents dans une précarité et un stress permanents. La décision du tribunal rappelle que les actions de formation sont dues à chaque contrat, dès le premier et à chaque renouvellement. La Mairie en donnant des formations lors du premier contrat, mais n'en donnant aucune lors du second contrat, a donc été en faute et s'est vu condamnée pour quasiment 2.800 € à ce titre.

 

 

Lire aussi

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Pour tour savoir sur la précarité à la Mairie de Paris, lire notre rubrique: précaires

 

http://daccgtculture.over-blog.com/article-la-mairie-de-paris-une-nouvelle-fois-condamne-par-le-tribunal-des-prud-hommes-119376878.html

Publié dans Lutte des classes

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