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GENERATION MAL NEE.

Publié le par Tourtaux

 

Génération mal née.

 Le drame de ma génération est d'être mal née.


 Les Corses qui ont vu le jour dans les années 1980 et 1990 se sont construits et déconstruits dans un pays en crise. Une crise économique bien entendu, où l'on subsiste au jour le jour avec plus ou moins de réussite, sans projet véritable de développement. Une crise sociale également, où les communautés et les classes coexistent plus qu'elles ne cohabitent, dans un non-dit permanent qui mène à l'ignorance de l'autre. Crise identitaire aussi, plus que jamais, où la question « qui suis-je » est omniprésente.

Elle n'est pas sur toutes les lèvres -trop fières- de notre jeunesse, mais elle motive pourtant tous les actes de cette génération qui se cherche. Et c'est cette crise-là, combinée aux deux autres, qui fait que nous nous trouvons aujourd'hui dans une période charnière de notre histoire. Selon la manière que nous aurons de la traiter, le sort de notre pays s'en trouvera changé.

 L’ambiguïté dans notre rapport au passé, les doutes et les peurs de l'avenir sont des problématiques centrales dans cette société qui semble pourtant ne vivre qu'au présent. Notre position dans l'espace temps est bâtarde : ni complètement assimilés à la France, ni pour autant différents comme ont pu l'être nos aïeux. Qui sommes-nous ? Nous nous raccrochons aveuglement, pour certains, à l'image d'Epinal d'une Corse rurale, agro-pastorale, solidaire, attachée aux valeurs et aux traditions. D'autres ont décidé de couper complètement les ponts avec cette version surannée de notre île pour se franciser, se mondialiser, se fondre dans la masse en croyant régler ainsi leurs problèmes d'identité. Mais aucune de ces deux attitudes n'est bonne. La fuite en avant (si tant est que l'on puisse considérer cela comme « l'avant ») n'est qu'un leurre. La nostalgie en est un autre. Lorsqu'on tombe d'un arbre, s'accrocher aux branches ne fait que ralentir la chute. Le tout est de savoir comment remonter.

 Ces anciens que l'on encense autant qu'on les dénigre, qu'ont-ils fait ? Doit-on en vouloir à nos grands parents d'avoir adoré la France jusqu'à l'excès et laissé péricliter une culture et des coutumes dont nous nous réclamons sans les avoir pourtant connues? La non-assistance à personne en danger est punie par la loi, partout dans le monde. La non-assistance à peuple en danger, a fortiori lorsqu'on fait partie intégrante dudit peuple, devrait l'être aussi.

Doit-on en vouloir à nos parents de ne pas avoir su profiter de l'élan nouveau des années 1970 ? Doit-on leur en vouloir d'avoir été les fossoyeurs d'un idéal, les croque-morts d'un espoir qui semblait pourtant inébranlable ? Il est évident que la levée précédente de Corses, emportée par ses passions et embrumée par les sirènes de l'enrichissement individuel, n'a pas su saisir les enjeux qui s'offraient à elle. Ils ont perdu la partie. Mais c'est une erreur de croire qu'elle est terminée. Une autre vient à peine de commencer et nous en sommes les acteurs principaux.

 Il est trop facile de faire reposer sur les générations précédentes la perte d'un combat que l'on hésite à mener.

 C'est à nous de prendre la relève. Le doute n'est plus permis. Le choix n'existe plus. C'est vaincre ou mourir.

 Comment sortir notre peuple du marasme économique, social, identitaire et intellectuel dans lequel il se trouve ?

 La clé de la réussite passe tout d'abord par l'instruction et l'élévation de l'esprit. C'est la première forme de résistance.

Par instruction, j'entends bien évidemment une base intellectuelle solide, un refus de l'abêtissement par la soupe médiatique, le développement d'un libre arbitre. Mais il faudra également se faire sa propre opinion, en lisant, en échangeant, en n'ayant pas peur de se retrouver confronté à ses contradictions. Se documenter sur notre histoire véritable. Les jeunes Corses doivent savoir que notre île a été spoliée par des lois douanières, qu'elle a été soumise à des plans de développements visant à détruire son économie, que son peuple a volontairement été remplacé par un autre, que des massacres ont été effectués dans nos villages, que nous avons été conquis par la force et que non, nous ne devons rien à la France.

Mais la connaissance historique ne suffit pas. Il faudra que nos jeunes s'informent sur les autres parties du monde, sur les manières de penser au delà des frontières et des époques. Qu'ils deviennent une élite, qu'ils se spécialisent, dans le droit, dans les sciences, dans la médecine, dans les filières d'avenir. Qu'ils débarquent dans la vie avec un bagage conséquent, permettant de construire ce pays sans avoir à faire appel à qui que ce soit. L'indépendance est aussi intellectuelle.

 Puis se conscientiser. Prendre la mesure des enjeux. Comprendre que l'on n'est pas un individu posé ici hors du temps, mais que l'on appartient à une terre, à une communauté. Ces éléments sont constitutifs de chaque individu. Comprendre que ce n'est pas en traçant seul sa route que l'on trouvera le salut, mais que c'est en s'engageant aux côtés des siens que demain les portes de la félicité s'ouvriront à nous. L'individualisme vénal que nous impose la société occidentale ne mène à rien. Le triptyque pavillon/monospace/chien n'est pas plus souhaitable que le calibre/rolex/voiture de sport. La vérité est ailleurs. L'enrichissement matériel doit devenir secondaire. Il y a un pays à construire, et chacun d'entre nous peut porter sa pierre à l'édifice. N'est-ce pas plus gratifiant que l'achat d'une montre de luxe ?

L'histoire retient les héros, pas les malfrats ni les moutons.

 Le temps nous est compté. Au bas mot, il nous reste dix ans pour tout changer. Dans dix ans, si nous ne faisons rien, la langue de cette terre aura disparu ou ne sera plus qu'une relique. Notre peuple sera devenu minoritaire sur son île et ne formera plus qu'une communauté niée. Aucune perspective de développement, d'investissement ne sera plus possible. Nos enfants vivront dans un petit bout de France, dénué d'identité, devenu fonds d'investissement pour fortunes mondiales. Ils seront les premiers indiens de Corse. Ils n'auront aucune possibilité de rebellion. Et nous en serons les seuls responsables.

 Alors, le choix est mince. Certains ont privilégié l'exil. Il faudra les accueillir dans le cas où ils souhaitent revenir pour construire ce pays, s'ils le considèrent encore comme le leur. D'autres ont choisir de vivre ici, avec des manières d'ailleurs, sans se soucier aucunement de tout cela. Nous ne les combattrons pas, nous n'avons pas le temps. D'autres enfin, ont encore au fond d'eux cette flamme d'espoir, ce sentiment de différence, cette volonté d'aller de l'avant. C'est avec eux, avec vous, que nous construirons ce pays. Qu'il soit libre demain, épanoui, et composé de gens de bonne volonté au service du bien commun.

Notre partie vient de commencer. Elle est loin d'être gagnée. Mais nous, les mal-nés, avons de l'or entre les mains, et le défi le plus intéressant de ce siècle. Saurons nous le relever ? Rendez vous dans dix ans pour en parler.

 

Publié dans Politique

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THAÏLANDE : SOUTENUES PAR LES democrates, LES MANIFESTATIONS POUR RENVERSER LE REGIME GAGNENT D'AUTRES VILLES. LE PEUPLE THAÏLANDAIS VA-T-IL REMPLACER LA PESTE PAR LE CHOLERA ?

Publié le par Tourtaux

Les manifestants qui réclament par milliers la chute du gouvernement en Thaïlande, allant jusqu'à occuper des ministères, ont étendu mercredi leur mouvement à d'autres villes du pays, rejoignant un mouvement sans précédent depuis la crise politique meurtrière de 2010.

Des manifestations de plusieurs centaines de personnes ont eu lieu dans des villes du sud du pays, bastion du Parti démocrate, principal parti de l'opposition, notamment sur l'île de Phuket, prisée des touristes.Les manifestations s'étendent en Thaïlande.

Après des semaines de mobilisation, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent depuis dimanche pour obtenir le départ de la première ministre Yingluck Shinawatra, faisant craindre des débordements dans une capitale habituée aux violences politiques ces dernières années.

Les manifestants proclament également leur haine de son frère Thaksin, premier ministre renversé par un coup d'État en 2006, qui reste, malgré son exil, le personnage le plus aimé et plus haï du royaume.

À Bangkok, les manifestants ont marché mercredi vers de nouveaux bâtiments officiels et assuré que leur victoire était une question de «jours».

«Nous sommes très optimistes et je pense que la victoire est pour nous dans quelques jours», a assuré devant la presse Suthep Thaugsuban, figure du Parti démocrate, en quittant le ministère des Finances, devenu de facto son QG, pour une marche de contestation.

Seul le ministère des Finances restait occupé mercredi par les manifestants, dontLes manifestations s'étendent en Thaïlande. plusieurs milliers se sont dirigés vers un complexe qui abrite plusieurs agences gouvernementales, dans un faubourg éloigné de la ville, à pied pour certains comme Suthep, à moto ou en pick-up.

Pendant ce temps, le débat se poursuivait au Parlement autour d'une motion de censure déposée par l'opposition contre le gouvernement.

La première ministre s'est dit prête à discuter avec Suthep et a réaffirmé que l'État n'aurait «pas recours à la violence».

«Il n'y a qu'une démocratie et un gouvernement élu, pas de régime Thaksin», a-t-elle dit, rejetant les accusations de ses opposants selon lesquels elle serait la marionnette de son frère.

La colère des manifestants a été déclenchée par une loi d'amnistie, spécialement taillée selon eux pour Thaksin, condamné à deux ans de prison pour malversations. Le rejet du texte au sénat ne les a pas apaisés.

Source: agences et rédaction
27-11-2013 | 14:50

 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=11013&cid=341#.UpYH8uJ8qF8

Publié dans L'Asie en lutte

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NUCLEAIRE : 44% DES AMERICAINS SE DECLARENT FAVORABLES A L'ACCORD INTERIMAIRE DE GENEVE ALORS QUE 22% SONT CONTRE

Publié le par Tourtaux

Près de la moitié des Américains soutiennent l'accord de Genève conclu entre l'Iran et les puissances mondiales, selon un sondage Reuters/Ipsos.

44% des Américains se sont déclarés en faveur de l'accord intérimaire signé entre le groupe desNucléaire: La moitié des Américains favorable à l’accord intérimaire de Genève 5+1 et Téhéran fin de semaine dernière à Genève, alors que 22 % y sont contre, selon un sondage Reuters / Ipsos publié mardi 26 novembre.

La moitié des personnes interrogées estiment que les Etats-Unis seraient en droit d'utiliser la force contre l'Iran pour défendre l'entité sioniste.

31 % des sondés pensent que les États-Unis devraient miser davantage sur la diplomatie au cas de l'échec de cet accord, alors que 49 % voudraient renforcer les sanctions sur l'Iran. Seulement 20 % des sondés voudraient une option militaire des États-Unis contre l'Iran.

Parallèlement, 65% pensent cependant que les Etats-Unis ne doivent pas s'impliquer militairement au Moyen Orient à moins qu'ils ne soient directement menacés.

Ce sondage a été effectué pendant 2 jours après l'accord entre l'Iran et les 5+1, selon l'Ipsos.

Source : agences et rédaction

27-11-2013 | 15:45

 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=11015&cid=347#.UpYFiOJ8qF8

 

Publié dans USA

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GENEVE-2 : LE GOUVERNEMENT SYRIEN CONFIRME SA PARTICIPATION

Publié le par Tourtaux

Damas a confirmé sa participation à la conférence de paix internationale Genève-2 destinée à mettre un terme au conflit armé qui se poursuit depuis mars 2011.

«Le gouvernement syrien confirme la participation de sa délégation officielle à la conférence Genève-2. Elle y représentera l'Etat syrien conformément à l'ordre du président Bachar el-Assad», a annoncé le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué.

«La délégation y présentera les revendications du peuple syrien, dont la principale est l'éradication du terrorisme», précise la diplomatie syrienne.

Mardi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov a fait savoir que le président syrien Bachar el-Assad ne participerait pas à la conférence Genève-2, ajoutant que la délégation syrienne y serait conduite par le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem.

Lundi, la soi-disant «Armée syrienne libre» (ASL) a annoncé qu'elle boycottera Genève 2, prévue le 22 janvier.

La future conférence de paix sur la Syrie est censée reprendre les lignes de l'accord international signé à Genève le 30 juin 2012 et réunir à une même table des responsables du régime syrien et de l'opposition pour tenter de trouver une solution politique négociée au conflit qui se poursuit depuis mars 2011.

Source : agences
27-11-2013 | 14:17

 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=11012&cid=309#.UpYEB-J8qF8

Publié dans Syrie

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VIDEO : LE "CHANT D'AMOUR" DU COLLABO DE L'ELYSEE A BENYAMIN NETANYAHOU

Publié le par Tourtaux

Vidéo : le "chant d'amour" de François Hollande à Benyamin Netanyahou
Par Ivan Valerio
| 26/11/13 - 21:31
(Canal Plus)
(Canal Plus)

Du 17 au 19 novembre, François Hollande était en Israël en voyage officiel. L'occasion de déclarer "le soutien indéfectible" de la France à l'Etat hébreu, notamment sur le dossier du nucléaire iranien, mais aussi d'appeller à partager Jérusalem et arrêter la colonisation.

 

Pour cette première visite, le président de la République a été reçu par son homologue Benyamin Netanyahou pour un dîner privé. "Une lune de miel", explique ce 26 novembre le Grand journal de Canal Plus, qui diffuse un extrait d'une vidéo de ce moment. 

 

Une vidéo qui n'avait pas encore été diffusée sur une chaîne française, précise le chroniqueur de l'émission, Karim Rissouli. 

 

La scène : François Hollande, Benyamin Netanyahou, et leurs compagnes autour de la table. Et le chef de l'Etat prend la parole au micro pour souligner son amitié pour le dirigeant israelien : 

 

Si on m'avait dit que je viendrais en Israel, et qu'en plus de faire de la diplomatie, j'aurai été obligé de chanter … je l'aurai fait ! Pour l'amitié entre Benjamin et moi même. J'aurai toujours trouvé un chant d'amour pour Israël et pour ses dirigeants. 

 

 

 

Une scène étonnante alors que le chef de l'Etat français est socialiste et que Benyamin Netanyahou incarne plutôt la droite dure d'Israel. Le chroniqueur de Canal Plus explique avoir eu l'entourage de François Hollande qui aurait préféré que cette vidéo reste privée et regrette qu'elle ait été rendue publique. 

 

Dans une version plus longue de la vidéo, diffusée dès le lendemain du dîner sur un site de partage de vidéos, le chef de l'Etat raconte aussi avoir "passé une très belle soirée" : 

 

 

Si on m'avait dit que je viendrais en Israël, et qu'en plus de faire de la diplomatie, j'aurai été obligé de chanter … je l'aurai fait ! Pour l'amitié entre Benjamin et moi même. Pour Israel et pour la France, même en chantant aussi mal que je chante, car je chante mal. J'aurai toujours trouvé un chant d'amour pour Israel et pour ses dirigeants. On a passé une très belle soirée, inoubliable. Maintenant on ne pourra voir que la vie en rose.

 

 

Invité sur le plateau de Canal Plus, François Baroin juge que cette vidéo peut être mal interprêtée et ne partage pas le petit mot du président de la République à Benyamin Netanyahou : 

-Est-ce que vous auriez utilisé les mêmes mots ? 

 

- Je ne pense pas, non. Il doit très ennuyé de la diffusion de cette partie privée de son déplacement. Je ne suis pas président de la République mais ça peut être très mal interprêté. Je suppose qu'il y aura des commentaires.

 

http://lelab.europe1.fr/t/video-le-chant-d-amour-de-francois-hollande-a-benyamin-netanyahou-12029

Publié dans Israël

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