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LE PARTI COMMUNISTE ALLEMAND (DKP) FELICITE LES HAUTS-BAVAROIS QUI ONT REJETE LA CANDIDATURE DE MUNICH AUX JEUX OLYMPIQUES

Publié le par Tourtaux

131113_JO_Munich-300x168.jpg Le Parti communiste allemand (DKP) félicite les Hauts-Bavarois qui ont rejeté la candidature de Munich aux Jeux Olympiques

 

Article EDT pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les promoteurs de la candidature aux Jeux Olympiques d’hiver de 2022 se sont cassé le nez lors du référendum. Pour le rejet de la candidature, un vote négatif dans un seul district aurait suffi. Mais il y a eu une majorité pour le Non dans les quatre districts concernés : 51,56% à Garmisch-Partenkirchen, 59,67% à Traunstein, 54,02% dans le pays de Berchtesgaden, 52,10% à Munich même.


Ce résultat est d’autant plus appréciable que les promoteurs des JO ont utilisé tous les registres possibles de propagande. Même dans les transports publics, les voyageurs se voyaient infligés des slogans stupides « O-ja » (JO-Oui). La majorité des votants a montré que l’appareil de manipulation professionnel a ses limites. La population a gâché une bonne affaire au grand dam des affairistes et a infligé une défaite à leurs représentants de la CSU (branche bavaroise de la CDU de Mme Merkel, ndt) et du SPD.


Le spectacle allait coûter 33 milliards d’euros – et on sait d’expérience que ce type d’estimation a la tendance lourde d’être multiplié par deux à la fin. La masse des citoyens aurait réglé la note. Une poignée aurait empoché les bénéfices. Il n’en sera rien. Mesdames et messieurs les investisseurs qui avaient espéré en tirer un bon profit devront se retourner vers d’autres produits financiers innovants.

Salutations à ces Hauts-Bavarois si bien avisés !

 

Source originelle : http://vivelepcf.fr/

 

Jeudi 14 novembre 2013

Publié dans Lutte des classes

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MANLIO DINUCCI TOMMASO DI FRANCESCO : L'EXPO FLOTTANTE D'ARMES DU SYSTEME ITALIE

Publié le par Tourtaux

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

L’Expo flottante d’armes du Système Italie

 

Manlio Dinucci Tommaso Di Francesco

 

Hier a appareillé de Civitavecchia le groupe de la marine militaire constitué du porte-avion Cavour, de la frégate Bergamini, du navire de support logistique Etna et du patrouilleur Borsini. Le but officiel de la « campagne navale » -organisée par le ministère de la Défense en collaboration avec les ministères des Affaires Etrangères, du Développement économique et des Biens culturels- est de présenter « le Système Pays en mouvement et de renforcer la présence de l’Italie dans les aires géographiques considérées comme stratégiques pour les intérêts nationaux, en plus de fournir une assistance humanitaire aux populations nécessiteuses ».

Le groupe naval fera escale dans 7 ports moyen-orientaux de la Mer Rouge et du Golfe Persique –Djedda (Arabie Saoudite), Mascate (Oman), Dubaï (E.A.U.), Abou Dabi (E.A.U.), Doha (Qatar), Mina Sulman (Bahreïn), Koweït City (Koweït)- et dans 13 ports africains : Djibouti (Djibouti), Mombasa (Kenya), Antseranana (Madagascar), Maputo (Mozambique), Durban (Afrique du Sud), Le Cap (Afrique du Sud ), Luanda (Angola), Pointe-Noire (Congo), Lagos (Nigeria), Tema (Ghana), Dakar (Sénégal), Casablanca (Maroc) et Alger (Algérie). Le groupe, après un voyage de cinq mois, rentrera en Italie le 7 avril 2014.

Le coût de la campagne navale est prévu à 20 millions d’euros, dont 7 à charge de l’Etat et 13 pour les « partenaires de l’industrie privée ». Des sous bien dépensés : ces derniers pourront utiliser le porte-avions, long de 244 mètres et large de 39, comme une grande foire d’exposition itinérante. A bord ont été installés les stands dans lesquels ils exposent leurs produits et contactent leurs clients. La mission du porte-avions Cavour, a assuré le ministre Mauro (de la défense) en intervenant hier à la Chambre pendant l’examen du décret missions, n’est pas de « vendre des systèmes d’arme italiens à l’étranger ». On comprend mal alors pourquoi on trouve au centre de l’Expo flottante les plus grandes industries guerrières italiennes avec leur catalogue d’échantillons, qui sera présenté aux acquéreurs potentiels de port en port. Au premier plan celles de Finmeccanica : AugustaWestland qui présente des hélicoptères de guerre, dont deux sont exposés sur le Cavour ; Oto Melara, qui expose le système d’arme 127/64 LW Vulcain caractérisé par un rythme de feu élevé (jusqu’à 35 coups/minute) et par la possibilité d’utiliser des munitions guidées ; Selex ES, spécialisée dans des systèmes radar et de combat ; Wass, qui présente dans le stand Finmeccanica la torpille lourde Black Shark ; Telespazio, qui offre ses systèmes de télécommunications militaires, et satellitaires aussi ; Mbda, qui expose les missiles Aspide, Aster, Teseo/Otomat et autres. Elt offre des appareillages électroniques pour la guerre aérienne, terrestre et navale ; Intermarine, des vaisseaux militaires. Les clients qui ne peuvent pas se permettre les canons Otomelara à feu rapide pourront toujours trouver, au stand Beretta sur le Cavour, une vaste gamme de pistolets automatiques. Les produits civils des autres stands sont en général des produits de luxe, comme les avions executive de Piaggio et de Blackshape.

A côté des armes exposées dans les stands, se trouvent sur le Cavour cinq chasseurs Sea Harrier à décollage vertical, quatre hélicoptères, une soixantaine de fusiliers de la Brigade San Marco et des spécialistes sous-marins du Comsubin. La campagne navale en fait, en plus de promouvoir les « excellences italiennes », sert à des « opérations de lutte contre la piraterie » et à l’ « entraînement de personnel militaire » surtout en Afrique. Pour « l’assistance humanitaire » se trouvent à bord du Cavour la Croix-Rouge et les associations (à but non lucratif) Fondazione Francesca Rava et Operation Smile.

Une organisation parfaite. On va vendre encore plus d’armes aux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique, dominés par des oligarchies et des castes militaires, en provoquant une augmentation ultérieure de leurs dépenses militaires qui comportera une augmentation ultérieure de la pauvreté, surtout en Afrique. Chaque canon, chaque missile vendu par les commis voyageurs du Cavour signifiera des milliers de morts en plus, surtout chez les enfants, à cause d’une sous-alimentation chronique et de maladies qui pourraient être soignées. Mais sur le Cavour se trouvent aussi les « opérateurs humanitaires » pour montrer combien l’Italie est sensible et prête à aider « les populations nécessiteuses».

Dans le Rapport 2013 de la marine militaire on souligne que les navires de guerre sont des « ambassadeurs de l'Italie ». Un navire comme le Cavour doit être considéré comme une « projection du pays, non seulement en tant qu’instrument militaire mais aussi en tant que véhicule pour promouvoir nos intérêts économiques : le navire, donc, comme symbole gagnant du Made in Italy » comme le montre « le succès commercial de notre industrie pour la Défense ». De cette manière la marine militaire se sponsorise aussi elle-même, en démontrant que dépenser 3,5 milliards d’euros pour un bateau comme le Cavour (qui coûte 200 millions d’euros par jour de navigation) et quelques autres milliards pour le doter des chasseurs F-35, signifie faire un investissement pour le « Système Pays ».

Un pays qui doit être militairement prêt à la « projection de capacité pour intervenir là où c’est nécessaire », à savoir projeter ses forces armées là où sont en jeu les intérêts économiques et politiques des puissances occidentales, au premier rang desquelles les Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard si la campagne navale italienne se déroule au Moyen-Orient et en Afrique, deux des aires stratégiques les plus importantes pour les USA et l’OTAN.

 

Edition de jeudi 14 novembre de il manifesto


http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20131114/manip2pg/01/manip2pz/348520/


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Publié dans colonialisme

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SYRIE : MORT ET DESTRUCTION DANS LA VILLE CHRETIENNE DE SADAD

Publié le par Tourtaux

Transmis par Mohamed Bouhamidi
http://www.aed-france.org/actualite/syrie-mort-et-destruction-dans-la-ville-chretienne-de-sadad/

 

SYRIE : Mort et destruction dans la ville chrétienne de Sadad


D’horribles détails ressortent des rapports envoyés par les responsables religieux à l’AED sur les atrocités commises dans une ville chrétienne de Sadad, où 1.500 familles ont été prises en otage et 45 personnes ont été tuées.
Les habitants de Sadad, près de Homs, qui ont fui la ville à majorité syro-orthodoxe quand les rebelles sont passés à l’attaque le mois dernier, sont maintenant rentrés chez eux pour découvrir l’ampleur des atrocités commises au cours de ce qui est considéré comme le pire acte de persécution anti-chrétienne depuis le début de la guerre en Syrie.
Les rapports, envoyés par des responsables ecclésiastiques à l’Aide à l’Église en Détresse, décrivent comment, dans cette ville chrétienne antique mentionnée dans la Bible (Ezéchiel), les personnes vulnérables incapables de s’échapper ont été soumises à des actes de torture tels que la strangulation – dont des personnes âgées, handicapées, des femmes et des enfants. Les sources révèlent que 30 corps ont été retrouvés dans deux différentes fosses communes. Les morts découverts dans un puits à Sadad étaient les restes de six membres d’une même famille ( Matanios El Sheikh, 85 ans, son épouse Habsah, 75 ans, leur fille Njala, 45 ans, et leurs petits-enfants Ranim, 18 ans, un étudiant en première année à l’université, et son frère de 16 ans, Fadi, en classe de première au lycée). L’enquête établit qu’ils ont été jetés dans un puits le 26 octobre avec la grand-mère paternelle du garçon, Mariam, âgée de 90 ans.
Leurs funérailles ont eu lieu avant-hier (lundi 4 novembre) dans une communauté dont la ville date de 2000 ans avant Jésus-Christ, et qui commence à pleurer la perte de ceux qui sont décrits comme des « martyrs» par les responsables ecclésiastiques.
Les atrocités ont eu lieu pendant une semaine d’occupation de Sadad par le Front Al-Nusra et Daash. Les forces rebelles, selon les responsables religieux, ont retenu 1.500 familles comme « boucliers humains » dans le but d’empêcher les troupes gouvernementales de reprendre le village.
Le cauchemar de Sadad
La tragédie de Sadad a commencé le 21 octobre, quand les forces rebelles ont envahi la ville et effectué ce que Mgr Selwanos Boutros Alnemeh, archevêque métropolite syro-orthodoxe d’Homs et Hama, a appelé « le plus grave et le plus important massacre de chrétiens » depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011 (Fides – 31/10/13).
Au moins 2.500 familles se sont enfuies, en n’emportant que les vêtements qu’elles portaient, et se sont rendues dans des villes telles que Homs (60 km), et plus loin à Damas, Al-Fhayle, Maskane, Fayrouza, Zaydal et ailleurs. Certaines des personnes qui s’étaient enfuies ont parcouru 8 km à pieds pour trouver refuge. Celles incapables de fuir Sadad ont été rapidement arrêtées par les rebelles dans le cadre d’une tentative pour repousser la contre-attaque des forces loyales au Président syrien Bashar El Assad.
Dans les jours qui ont suivi, au moins 30 personnes ont été blessées et 10 sont toujours portées disparues. Les comptes rendus de Mgr Alnemeh et d’autres responsables religieux décrivent la généralisation des pillages et des destructions de magasins, maisons et bâtiments gouvernementaux ainsi que d’hôpitaux, cliniques, bureaux de poste et écoles. D’après les rapports, des jeunes déclarent avoir subi des moqueries et des insultes en raison de leur foi chrétienne, et des mots obscènes ont été inscrits sur du mobilier chrétien.
Sadad, où est parlé l’araméen, la langue de Jésus-Christ, compte jusqu’à 14 églises, dont l’église syro-orthodoxe Saint Théodore qui a été utilisée et profanée par les rebelles.
Atrocités « bestiales » selon Mgr Gregorios III 
Dans un entretien accordé lundi 4 novembre à l’Aide à l’Église en Détresse, le Patriarche melkite gréco-catholique de Damas, Mgr Gregorios III, a décrit les atrocités commises à Sadad comme étant « bestiales ».
Soulignant l’assassinat de la famille jetée dans un puits, le Patriarche Gregorios III a déclaré : «Comment quelqu’un peut-il faire des choses aussi inhumaines et bestiales à un couple de personnes âgées et leur famille ? Je ne comprends pas pourquoi le monde n’élève pas la voix contre de tels actes de brutalité ».
Réitérant son appel à mettre fin aux livraisons d’armes à la Syrie, en particulier aux groupes de rebelles extrémistes, le Patriarche Gregorios III a affirmé que les atrocités avaient déjà initié une nouvelle vague d’émigration des chrétiens de Syrie. Jusqu’à présent, a-t-il expliqué, les fidèles avaient vu Sadad comme un lieu sûr, comparé à des villes comme Homs où les communautés chrétiennes avaient été attaquées.
Décrivant les atrocités comme « un signe de la montée du fondamentalisme et de l’extrémisme » dans le pays, il a ajouté : « Ce qui s’est passé à Sadad est très représentatif de ce qui effraye les chrétiens et les pousse à quitter le pays. J’ai entendu dire par le cure de la paroisse [de Sadad] et l’évêque [local] qu’un certain nombre de gens étaient en train de quitter la Syrie ».
Le mois dernier, le Patriarche Gregorios III s’est rendu au Royaume-Uni à l’invitation de l’Aide à l’Église en Détresse, et a appelé à la paix en Syrie et à des actions en faveur des chrétiens persécutés, à l’occasion de rencontres avec des ministres du gouvernement, des parlementaires, des journalistes, des responsables ecclésiastiques et des communautés chrétiennes. Jeudi 7 novembre, le Patriarche Gregorios III sera à Augsbourg, en Allemagne, pour participer à un débat organisé par l’Aide à l’Église en Détresse, sur la situation actuelle en Syrie.

Publié dans Syrie

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CAPITAINE MARTIN : LA DEMOCRATIE, L'ARGENT ET LA CRISE : UN SYSTEME SAVAMMENT ORGANISE

Publié le par Tourtaux

Mercredi 13 novembre 2013  

Nous sommes les 99 %Si les États membres de l’Union européenne continuent d’appliquer les politiques d’austérité, il pourrait y avoir entre quinze et vingt-cinq millions de nouveaux pauvres. Un nombre équivalent à celui des citoyens européens vivant actuellement aux Pays-Bas ou en Autriche… Cette inflation de la misère ferait grimper le nombre de pauvres à quelque 146 millions, soit plus du quart de la population européenne.

 

C’est l’avertissement lancé par Oxfam, confédération d’ONG luttant contre la pauvreté et l’injustice dans le monde, dans son rapport intitulé : « le piège de l’austérité – l’Europe s’enlise dans les inégalités ». Lequel conclut que les politiques d’austérité menées par les États membres pour surmonter la crise de la dette souveraine et accéder aux programmes de sauvetage n’ont réussi ni à réduire le coût de la dette, ni à favoriser la croissance.

 

« En Afrique, en Asie et en Amérique latine, certains pays ont mis vingt ans pour revenir aux niveaux d'avant la crise. En Europe, ces politiques minent de façon irréversible les caractéristiques du modèle économique et social européen tel qu'il s'est développé au cours du XXème siècle. Notre analyse indique que les effets de ces politiques empêchent les plus pauvres de se ressaisir, y compris lorsque la croissance sera de retour en Europe », explique Maurizia Iacchino, présidente d’Oxfam Italie.

 

Le rapport d’Oxfam souligne que les mesures d’austérité favorisent la concentration des richesses aux mains des 10 % les plus riches, alors que les inégalités ne cessent de se creuser dans les pays qui les ont adoptées. De même, sans l’adoption urgente de mesures de relance de la croissance, sans investissement dans les services essentiels, sans lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, l’écart entre les riches et les pauvres au Royaume-Uni ou en Espagne pourrait dans les dix prochaines années devenir similaire à celui du Soudan du sud ou du Paraguay.

 

Il est intéressant de constater que certaines institutions internationales traditionnellement engagées en faveur de politiques d’austérité commencent à revoir leur copie. Le FMI s’est dernièrement livré à une étude de l’impact des politiques dites de consolidation budgétaire, et son rapport est sans ambiguïté : l’austérité réduit plus fortement que prévu l’activité économique et donc les rentrées fiscales, provoquant un creusement des déficits. Ce point de vue est également partagé par d’éminents économistes tels que le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001. Pour lui, « la raison pour laquelle l’austérité est particulièrement mauvaise, c’est le problème sous-jacent du manque total de demande. Lorsqu’il y a austérité, la demande chute. Et quand la demande chute, la croissance recule et le chômage augmente. Lorsque le chômage augmente, les salaires baissent en raison de la compétition pour les emplois, et les services sociaux sont réduits. Tous les aspects de l’inégalité sont donc exacerbés ». CQFD.

 

Le rapport d’Oxfam est accompagné d’une étude de cas, pays par pays. L’étude pour la France montre que les politiques d’austérité y ont un impact sur les niveaux de pauvreté et d’inégalité. Le pouvoir d’achat a diminué d’1,2 % en 2012 (la plus forte baisse depuis 1984), tandis que dans le même temps, les coûts de l’électricité, du gaz ou du pétrole augmentaient. La dette publique a crû de 3 % depuis 2011, creusant encore le déficit budgétaire. Si l’on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, 7,8 millions de personnes (soit 13 % de la population totale) étaient considérées en 2006 comme pauvres en France. En 2010, ce chiffre est passé à 8,6 millions (14 % de la population), dont 2,7 millions d’enfants. Cela représente une augmentation de près de 800.000 pauvres en moins de cinq ans…

 

Cette augmentation de la pauvreté a particulièrement touché les familles monoparentales, les retraités, les femmes et les jeunes de moins de 18 ans, parmi lesquels le taux de pauvreté a atteint 19,6 %. Entre 2009 et 2010, les salaires au sein des 20 % des personnes les plus pauvres ont diminué de 1,3 %, alors qu’ils ont augmenté de 0,9 % pour les 20 % les plus riches.

 

Entre 2000 et 2010, le revenu moyen des ménages faisant partie des 10 % les plus pauvres a augmenté de 5,3 % (soit 400 €), alors que celui faisant partie des 10 % les plus riches a augmenté de 18,9 % (soit 8.950 €). En 2010, la partie la plus pauvre de la société a gagné sept fois moins que la partie la plus riche, contre 6,3 fois en 2000.

 

Au sommet de la pyramide des revenus, ceux issus des placements financiers représentent une part importante des ressources. Si certains se plaignent des effets de la crise, la fortune des super-riches a connu la plus grande augmentation au cours de la période 2004-2010. Les 10 % les plus riches ont augmenté leurs revenus de près de 7 %. Quant au cercle hyper restreint des 0,01 % les plus riches, il a vu sa fortune croître de 32,3 % !

 

Plus que jamais, l’État représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du peuple par le Capital. Dans la république dite démocratique, la richesse exerce son pouvoir d’une façon indirecte mais d’autant plus sûre, à savoir l’alliance entre le gouvernement et l’argent. Aujourd’hui, dans les régimes que nous connaissons en Occident, la domination des banques a développé jusqu’à en faire un art peu commun les moyens de défendre et de mettre en œuvre la toute-puissance de la richesse. La république démocratique est alors la meilleure forme politique possible du capitalisme ; le Capital, après s’en être emparé, assoit son pouvoir si solidement, si sûrement, que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis.

 

Dans ce contexte, le vote, par son inutilité, ne devrait pas apparaître comme un enjeu central, les représentants élus ne représentant qu’eux-mêmes et leurs intérêts de classe. Alors que 2014 sera marquée par les élections municipales et européennes, il semble indispensable de réfléchir aux limites de la « démocratie » dans sa forme actuelle… et aux moyens d’abattre le système qui s’en prévaut.

Capitaine Martin

 

http://www.resistance-politique.fr/article-la-democratie-l-argent-et-la-crise-un-systeme-savamment-organise-121107202.html

Publié dans Politique

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ROBERT BIBEAU : ON DEVALISE LES REGIMES DE RETRAITE DES EMPLOYES MUNICIPAUX

Publié le par Tourtaux

ON DÉVALISE LES RÉGIMES DE RETRAITE DES EMPLOYÉS MUNICIPAUX

 

robertbibeau@hotmail.com

 

13.11.2013

 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/ils-devalisent-les-regimes-de-retraite-des-employes-municipaux/

 

Les pastoureaux municipaux au service des grands capitaux

 

            La petite bourgeoisie locale, la fraction de classe à laquelle le grand capital national confie en exclusivité la gestion des appareils administratifs municipaux, est en train de se concerter pour attaquer les ouvriers et les salariés des municipalités (1). La Coalition Avenir Québec de François Legault, le multimillionnaire ex-PDG d’Air Transat, a déposé un projet de loi à L’Assemblée nationale afin de soutenir cette attaque frontale contre la classe ouvrière et ses alliés, les employés municipaux.

 

            Les propos du millionnaire Legault, ex-ministre et actuel député (assuré quant à lui d’un régime de retraite doré) sont simples : les municipalités ont ordre de simuler de négocier avec les représentants des syndiqués. Après une année de simagrées l’État provincial devrait transférer aux municipalités le pouvoir de décréter la cession du fardeau des déficits des caisses de retraite flouées sur le dos des salariés municipaux. Voici le texte du projet de loi déposé :

 

            «Si aucun accord ne survient entre une municipalité et son syndicat à l'issue de cette période d’une année de négociation, une administration municipale pourrait alors fixer les conditions qu'elle juge nécessaires pour financer le régime de retraite. Un plan de retour à l'équilibre des caisses de retraite, s'étalant sur 15 ans, devrait aussi être mis en place, indiquerait le projet de loi.» (2).

 

            Pourtant, une loi antérieure de l’Assemblée nationale du Québec, stipulait expressément que le renflouage des caisses de retraite était à la charge exclusive des cités et villes fautives et endettées. Certains partis politiques d’opposition ont pris des postures opportunistes au cours des élections municipales du 3 novembre dernier et ils ont prétendu que les déficits – les détournements de fonds serait une meilleure expression  – des régimes de pension n’étaient pas aussi catastrophique qu’indiqués par les maires sortants. Ainsi, à Québec, 516 millions de dollars seraient en litige, alors que le maire  Régis Labeaume prétend que ce serait bel et bien 1,3 milliard de dollars que la municipalité a refusé de verser au cours des années dans les caisses des salariés. Arriérés de payements que le millionnaire Labeaume suggère d’effacer d’un trait de plume et ainsi spolier tous les salariés de la Ville de Québec (3).

 

            De l’autre main,  le même petit millionnaire – dit Le Banquier  (TVA) – Régis Labeaume, a commandé la Loi Spéciale-204 à L’Assemblée nationale de la bourgeoisie québécoise afin de verser des centaines de millions de dollars au milliardaire Péladeau, son ami et complice, afin d’assurer la construction et la gestion lucrative de l’amphithéâtre municipal gargantuesque de la ville de Québec endettée (4). Veuillez noter que s’il y a dépassement des coûts de construction pour motifs «incontrôlables» (les dépassements de coûts sont toujours incontrôlables), ou s’il y a déficit d’opération dans l’administration du complexe éléphantesque, le profit de l’empire Québecor est assuré par la municipalité de Québec. Le risque d’affaires repose entièrement sur les épaules des contribuables et sur le dos des travailleurs de la ville de Québec selon la formule bien connue dans les PPP – les déficits sont pour l’administration publique – les bénéfices sont pour les capitalistes – (5).   

 

            Pourtant, la loi présentement en vigueur et portant sur la gestion des régimes de retraite des employés de l’État (municipaux et provinciaux) stipule expressément que l’employeur doit assumer la totalité des déficits qu’il a provoqués (6). Les élus municipaux avaient le devoir impératif de verser chaque année l’intégralité des cotisations prévues aux régimes de pension de leurs employés en vertu des conventions collectives signées de gré à gré entre les municipalités et leurs salariés.

 

Un régime de retraite pour salariés

 

            Un régime de retraite (fonds de pension) administre une partie intégrante du salaire des travailleurs. Par convention collective, ou encore par la Loi – Régimes des rentes du Québec et Régime de Pension du Canada – (7) les salariés consentent à ne pas encaisser immédiatement une portion de leur salaire et à le laisser en gestion fiduciaire entre les mains de l’employeur, de l’État, de la municipalité, ou d’un trust financier choisit d’un commun accord entre les parties. Il est convenu, par contrat, que chaque partie versera un certain montant – le travailleur une partie de son salaire non encaissé – et l’employeur une autre partie non versée du salaire de l’employé. Après un certain nombre d’années de travail, le contrat de gré à gré stipule que le travailleur aura droit de récupérer, sous forme de prestation, une partie de ce salaire défalqué et reporté.

 

Revenu des régimes de retraite

 

            Un régime de retraite est un mode d’épargne sur le salaire des travailleurs. La source des revenus de n’importe quel régime de retraite est  triple :

A) une partie du salaire de l’ouvrier défalqué régulièrement. 

B) Un montant que l’employeur ou l’État se sont engagés à verser – habituellement proportionnel au salaire de chaque travailleur – et déposer à la fiducie financière gestionnaire du fonds de pension.

C) La troisième source de revenu d’un régime de pension ce sont les intérêts sur actions et sur obligations acquises par le trust capitaliste gestionnaire du fonds de pension. Exemple,  la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec gère le «bas de laine des Québécois». C’est cet organisme capitaliste qui en 2008 a perdu 40 milliards des épargnes des travailleurs cotisants en spéculant à la bourse sur des «produits financiers» frauduleux et sulfureux. Aujourd’hui, on voudrait que les travailleurs paient pour renflouer ces incompétents.

      

L’origine des déficits des régimes de retraite

 

            À la fin de 2011, 93% des régimes de retraite à prestations déterminées étaient sous-capitalisés selon le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada et 70% de ces régimes de pension sont dans l’impasse financière et leur dette cumulée totalise 41 milliards de dollars (2012).

 

            Examinons une légende urbaine véhiculée par les médias (Journal de Québec, TVA, Hebdomadaires régionaux) propriétés du milliardaire Pierre Karl Péladeau (Président du Conseil du monopole d’État Hydro-Québec), ami de Pauline Marois (première ministre); constructeur de l’amphithéâtre éléphantesque de Québec et compère du millionnaire Régis Labeaume maire de Québec et vedette à TVA de Pierre Péladeau (on nage en pleine collusion). Ces affidés racontent qu’il y aurait trop de bénéficiaires des allocations de pension et pas suffisamment de travailleurs-payeurs aux régimes : «Si un plus grand nombre de travailleurs mouraient moins vieux ça irait mieux» disent-ils cyniques (sic). Ceci n’explique nullement les déficits des régimes. Les actuaires-experts qui déterminent les versements requis pour maintenir un régime de retraite en vie maîtrisent parfaitement ces variables entre le nombre d’employés cotisants prévus et les prestataires anticipés. Par contre, les actuaires ne pouvaient prévoir que l’une des parties à l’entente s’arrogerait le droit  autoritaire de ne pas verser ses cotisations aux régimes de retraite co-signées. 

 

            Comme nous venons de l’énoncer, l’une des sources de revenus des régimes de retraite provient des rendements encourus sur les placements boursiers réalisés. Le système économique capitaliste anarchique subit une succession sans fin de booms financiers, suivit d’affaissements spéculatifs des cours boursiers. Dans les années 1990 les bulles financières frauduleuses ont temporairement entraîné des rendements spéculatifs importants et les employeurs municipaux se sont arrogés d’autorité et illégalement le droit de ne pas verser les cotisations dues aux régimes de pension négociés avec leurs employés. C’est ce qu’ils ont appelés des congés de prestation. Les actuaires comptables les avaient pourtant avisés, que durant les années de prospérité relative, ils devaient verser leurs cotisations en prévision des années de disette qui ne manqueraient pas de survenir. Mais voilà que les petites cigales municipales firent fi de ces sages conseils et dansèrent sur les monceaux de capital évanescent qui bientôt s’envolèrent incandescent (se rappeler les sagas de Videotron, Nortel, Enron, Blackberry, Facebook, et bientôt Twitter).

 

            Aujourd’hui, en pleine débâcle financière, les déficits s’approfondissent aussi sûrement que les édiles des Cités et Villes fraudent les finances communales. Les petits autocrates municipaux crient leur désespoir, la dette s’accumule et une fois les projets pharaoniques remboursés aux acolytes et aux capitalistes (construction de parcs et d’infrastructures industriels et d’affaires), surfacturation des constructions municipales, enveloppes brunes et autres dessous de tables comprenant ristournes; il ne reste plus rien pour rembourser les caisses des régimes de retraite des employés conventionnés. Qu’à cela ne tienne, il suffit de rayer la dette d’un trait de plume et de retourner les travailleurs à leur malheur plastronnent ces sacs à vent.   

 

La «classe moyenne» pressurée par les employés des municipalités

 

            Une autre légende urbaine mérite qu’on s’y attarde. La pseudo «classe moyenne», vivier historique du fascisme et de la réaction politique, se laisse facilement appâter par ce salmigondis des ploutocrates municipaux – qui font eux-mêmes partis de ce segment de classe en cours de paupérisation accéléré –. Ce sont eux les adeptes de la fausse «classe moyenne» qui votent aux élections municipales (que les ouvriers ont délaissé) et dont les médias à la solde rapportent les propos dans les journaux de Péladeau comme s’il s’agissait de l’ensemble des travailleurs payeurs de taxes et d’impôts.

 

            La pseudo «classe moyenne» est en grande difficulté en ces temps de crise économique et ce segment de classe  surendetté est fortement comprimé –, son train de vie est menacé non pas par les employés des municipalités mais par la crise généralisée, la délocalisation des entreprises, la dilapidation du patrimoine national (ressources naturelles) et ces bobos s’accrochent éperdument à tous les «Mario et à tous les Martineau» de ce monde croulant, espérant que ces avortons apporteront solution à leur tourmente décadente. Pour qui roulent tous ces cuistres intéressés croyez-vous chers bobos épouvantés ? Quand ils en auront terminé avec les ouvriers vous serez les suivants à y passer.

 

            Les ouvriers, les travailleuses et tous les salariés ne doivent rien attendre de ces bobos apeurés et surexcités, pas plus que de leurs maîtres les Labeaume, Coderre, Marois, Péladeau et Desmarais, leurs mentors bien aimés. Il n’existe qu’une seule solution pour défendre vos régimes de pension mérités et chèrement gagnés, le piquet de grève illimitée si nécessité sans vous soucier de la levée de bouclier que ces lâches «morons» ne manqueront pas de susciter via leur radio poubelle, leurs journaux à Péladeau, à Desmarais et Radio-Can, l’organe de propagande étatique à leur service.

 

            Votre avenir et celui de tous les vôtres dépendent de votre résolution au combat.  Souvenez-vous de vos fils et de vos filles l’an dernier sur les barricades, contre la police des sous-fifres municipaux, contre la hausse des frais de scolarité qu’on voulait leur imposer. Ils ont gagné, c’est à vous de récidiver.     

 

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(1) http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-municipales/elections-a-quebec/201310/30/01-4705226-relations-de-travail-regis-labeaume-fier-de-creer-un-mouvement.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4705553_article_POS2

(2) http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201310/30/01-4705553-regimes-de-retraite-la-caq-a-un-projet-de-loi-qui-plaira-a-labeaume.php

(3) http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-municipales/elections-a-quebec/201310/30/01-4705405-labeaume-ment-sur-les-regimes-de-retraite-dit-lemelin.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4705553_article_POS1 

(4 ) http://fr.wikipedia.org/wiki/Amphith%C3%A9%C3%A2tre_de_Qu%C3%A9bec
(5)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_public-priv%C3%A9

(6)  http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-municipales/elections-a-quebec/201310/17/01-4700819-david-lemelin-les-ententes-meritent-detre-respectees.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4705405_article_POS3

(7)http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/programmes/regime_rentes/rente_retraite/Pages/rente_retraite.aspx   et  http://www.servicecanada.gc.ca/fra/services/pensions/rpc/index.shtml 

(8) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/pourquoi-les-regimes-de-retraite-sont-ils-en-faillite/

Publié dans Les Amériques

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