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LILLE : DEPUIS LE 28 OCTOBRE 120 ROM DONT 50 ENFANTS ET NOURRISSONS SONT ACCUEILLIS A LA BOURSE DU TRAVAIL DANS DES CONDITIONS TRES PRECAIRES - SIGNEZ ET FAITES SIGNER MASSIVEMENT LA PETITION

Publié le par Tourtaux


http://www.lefigaro.fr/medias/2012/08/09/1771bac0-e20e-11e1-bd4a-64cda5a82e72-493x328.jpg

Roms Lille : appel de signataires ICI

Appel

Les reniements ça suffit !

Les élus, le Gouvernement, doivent agir sans délai !


 

Depuis les 28 octobre 120 Rom dont cinquante enfants et nourrissons sont accueillis à la Bourse du travail de Lille, dans les conditions les plus précaires et insupportables, suite à une honteuse expulsion sans solution de logement, du parking P4 de l’université de Villeneuve d’Ascq.

Nous le disons clairement les droits fondamentaux : droit à la dignité humaine, droits de l’enfant, interdiction des discriminations, droit à la santé et à l’éducation, etc.. inclus dans les traités internationaux, directives européennes, préambule de la constitution de 1946 devenue le préambule de la constitution de 1958, le code de l'action sociale et des familles ont été violés.

La circulaire interministérielle du 26 août 2012, indique que les évacuations ne sauraient avoir lieu sans recherche préalable de solutions d'hébergement, sans concertation avec les associations, ni établissement d'un diagnostic social et sanitaire de la situation individuelle des personnes concernées. Rien de tout cela n’a été fait.

Les populations ROMS sont les otages d’une politique répressive et discriminatoire qui leur dénie les droits des citoyens européens. Nous ne pouvons qu’être révoltés devant «inhumanité d’Etat» froidement programmée et politiquement assumée. Nous ne pouvons tolérer  cet épisode de plus parmi les dizaines d’évacuations répétées réalisées ces derniers mois, qui enfoncent à chaque fois dans plus de pauvreté, plus de précarité, plus de misère ces migrants européens comme tant d’autres migrants.

Les syndicats de la Bourse du Travail sont les otages du pouvoir politique et des élus locaux qui jusqu’à ce jour refusent de proposer une issue et recherchent la paralysie de l’action syndicale. Nous nous insurgeons contre l’immobilisme des élus et du gouvernement et exigeons une solution immédiate humaine et digne.

Cela passe par le règlement immédiat de la crise humanitaire qui se noue à la bourse du travail de Lille par une proposition alternative mise en œuvre par les pouvoir publics.

Au-delà cela nécessite un moratoire de toutes les expulsions et une conférence permanente incluant les pouvoirs publics et l’ensemble des organisations et associations qui agissent quotidiennement avec et pour la sauvegarde de la dignité, l’insertion des ROMS, l’éducation de leurs enfants, la préservation de leur santé.

C’est à la misère croissante, à la pauvreté de masse, à une austérité sans rivage, qu’il faut s’attaquer. Ce sont les droits sociaux de tous les humains quelle que soit leur origine, leur dignité qu’il faut respecter.

Céder devant ces principes c’est donner le feu vert à la xénophobie au racisme et à une extrême droite qui a déjà réussi  à banaliser l’inconcevable.

 

Lille le 9/11/2013  

 

Premiers signataires : Vincent Delbar, Vladimir Nieddu,  Didier Costenoble

 

Organisations signataires : UD CGT Nord, FSU, Solidaires 59/62,

 

Roms Lille : appel de signataires ICI

 

Publié dans Pauvreté

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DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux


Le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Lille-hellemmes-Lomme appelle l'ensemble des agents à la grève et à manifester le jeudi 14 novembre 2013 pour exiger la suspension de la réforme des rythmes scolaires et l'abrogation du décret.

Une assemblée générale se déroulera le même jour, de 10H00 à 12h00, Salle sous le beffroi en mairie de Lille.
Samedi 09 novembre 2013 18:16
Un hommage à Henri Véniard et Pierre Lemière
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Un hommage à Henri Véniard et Pierre Lemière
photo des membres de l’union locale de la cgt, de la section du parti communiste, ainsi que michel cosson, adjoint à flers et yves goasdoué, maire, ont rendu hommages aux deux résistants. © «photo audrey tamine/ouest-france»
Des membres de l’Union locale de la CGT, de la section du Parti communiste, ainsi que Michel Cosson, adjoint à Flers et Yves Goasdoué, maire, ont rendu hommages aux deux Résistants.© «Photo Audrey Tamine/Ouest-France»
Flers
Comme tous les ans, l’Union locale CGT et la section flérienne du Parti communiste (PC) ont rendu hommage ce samedi aux deux Résistants.

Le groupe d’une quinzaine de personnes a d’abord déposé une gerbe de fleurs sur la tombe d’Henri Véniard au cimetière de Saint-Georges-des-Groseillers. Fusillé par les Allemands le 12 novembre 1941 à la prison de Caen, après y avoir été condamné à mort.

Le cortège s’est ensuite rendu devant la stèle dédiée à Pierre Lemière, au château de Flers. Ce jeune homme, dirigeant de l’Union locale de la CGT de Flers est remis à la Gestapo en mars 1944. Il décède au camp de Neuegamme le 7 avril 1945.

Ouest-France  
l’Éducation et la Fonction Publique > Mobilisation rythmes 14 novembre
Mobilisation rythmes 14 novembre

jeudi 14 novembre 2013, par CGT educ action Creteil

La CGT Educ’action avait combattu en 2013 la "réforme des rythmes scolaires" et sa mise en place. force est de constater que la mise en place confirme nos craintes. Le ministère doit entendre la voix des salarié-es (enseigna-es, animateurs/trices...) pour que les conditions d’études et de travails des personnels et des élèves soient enfin écoutées !

 

PDF - 174 ko
Tract CGT 14 novembre
OpenDocument Text - 4.7 ko
déclaration d’intention
PDF - 212 ko
Tract usager
PDF - 153.4 ko
Appel intersyndical
130 salariés ont débrayé au Cesame
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photo gros rassemblement, hier, devant la salle du conseil de surveillance du cesame.

Gros rassemblement, hier, devant la salle du conseil de surveillance du Cesame.

Ils protestent contre le redéploiement de personnel dans les structures qui vont s'ouvrir au centre de santé mentale.

À l'appel des syndicats CGT et de FO, 130 salariés ont débrayé durant une bonne heure, hier matin. Ils se sont massés devant la salle du conseil de surveillance du Cesame (centre de santé mentale) à Sainte-Gemmes-sur-Loire. Ils dénoncent le redéploiement de personnel vers les deux nouvelles structures qui vont ouvrir prochainement : l'unité psychiatrique d'accueil et d'orientation et le service de soins intensifs psychiatriques à domicile.

« Cela fait 14 postes qui seront prélevés dans les autres secteurs, dénoncent Benjamin Letang, de la CGT, et Jean-Jacques Péaud, de FO. Avec la même charge de travail, nous ne pouvons pas envisager un redéploiement d'une telle importance. C'est inacceptable! »

Les responsables syndicaux le soulignent : cela fait des années que les structures nouvelles se font par redéploiement. « Comment peut-on faire fonctionner les secteurs au quotidien en prélevant du personnel sans arrêt? Ce n'est pas satisfaisant du tout pour les soignants! »

La direction n'est pas surprise par ce mouvement de grogne. « Nous comprenons le souci des salariés de pouvoir maintenir une offre de soins de qualité et l'appréhension qu'ils peuvent éprouver face aux changements à venir », reconnaît Marine Plantevin, directrice du Cesame.

Elle signale que l'ouverture de ces nouvelles structures se traduit par la création de 20 postes supplémentaires, avec un budget en forte augmentation. « Nous bénéficions d'un accompagnement particulier de la part de l'ARS, l'Agence régionale de santé. »

Question budget, la CGT et FO relèvent un excédent budgétaire d'un million sur un total de 75 millions. « C'est fragile mais il y a des marges de manoeuvre. Nous voulons travailler dans de bonnes conditions, au service de nos patients. » Pour la direction, il s'agit là encore d'un accompagnement supplémentaire de l'ARS qui permet l'autofinancement de l'établissement. Les grévistes estiment avoir pris date face aux économies à venir dans le monde hospitalier, en 2014. « C'est une façon de préparer l'avenir. »

Le Cesame emploie 1 200 salariés, compte 350 lits, assure le suivi de 10 000 patients dans l'année, en Maine-et-Loire.

Jean-Michel HANSEN.   Ouest-France
La réforme de la retraite

 La retraite des syndicats
201321111 La réforme de la retraite


Extraits de l'entretien réalisé par Vive la sociale (sur FPP) de Nicolas Castel, auteur du livre La Retraite des syndicats aux éditions La Dispute.

Les retraites en France subissent, comme dans la plupart des pays européens, uneprofonde modification depuis la fin des années 1980. Des voix se sont élevées devant cette «réforme», qui constitue une régression sociale d’une ampleur encore sous-estimée, maiselles ont eu peu d’écho, car cette réforme ne se laisse pas identifier facilement comme telle.
Le livre de Nicolas Castel, chercheur à l’IDHE-Université Paris-Ouest et à l’Instituteuropéen du salariat, cherche à comprendre pourquoi les grandes confédérationssyndicales, qui sont des acteurs de premier plan de la protection sociale, retranchéesderrière l’idée de la retraite comme revenu différé, ont été dans l’incapacité de défendre lesystème de retraite. La réforme a en partie échoué, du fait du peu de succès des produits encapitalisation, mais elle est en passe de réussir son objectif premier : transformer larépartition. En mettant cette dernière au service de la prévoyance et de l’assistance, ellerabat la figure du retraité sur l’image de l’inactif pesant sur les actifs.
En déplaçant l’enjeudu débat, ce livre montre comment la conception de la retraite comme salaire continué peut bouleverser notre rapport au temps et au travail. En engageant l’ensemble des rapportssociaux de classe, de sexe et jusqu’au sein même de la famille, cette autre vision de laretraite peut contribuer à une salutaire réévaluation sociale et politique du salariat.
Indre-et-Loire - Tours - Transports
Fil bleu : mécontentement sur toute la ligne
11/11/2013 05:46
Samedi, certains voyageurs ont dû patienter en raison d'un mouvement de grève suivi par plus d'un conducteur sur trois.
Samedi, certains voyageurs ont dû patienter en raison d'un mouvement de grève suivi par plus d'un conducteur sur trois. - (Photo NR, Patrice Deschamps)

Mouvements de grève des conducteurs et usagers mécontents alors que les modifications des horaires et des trajets sont mis en service demain.

Beaucoup d'utilisateurs de transports en commun ont dû se dire, samedi, qu'ils auraient mieux fait de rester chez eux. Ou qu'ils auraient dû prendre leur voiture pour se déplacer. La section CGT Fil bleu avait en effet appelé à une première grève depuis la mise en service du nouveau réseau bus-tram, fin août. Un mouvement reconductible chaque samedi jusqu'au 28 décembre, suivi par 38 % des 220 conducteurs sur le planning, sur les 480 au total. « 70 % de l'offre a été assurée aux heures de pointe », précisait toutefois la page d'accueil Internet de Fil bleu. N'empêche qu'il y a eu de la friture sur les lignes. Et beaucoup de mécontents, aux arrêts, à regarder les écrans d'affichage, à se mettre en travers de la voie pour essayer d'entre-apercevoir leur bus ou le tram.


" Je crains le pire ! "


« J'ai garé ma voiture au parking relais et j'ai pris un pass pour la journée. C'est la première fois que je fais cela, ce n'est pas mon jour de chance », regrette François, de La Membrolle, qui patiente avec sa famille place Jean-Jaurès.
« C'est la galère, avoue une femme de Joué-lès-Tours, venue dans le centre de Tours regarder les petites annonces intérimaires. J'ai fait garder mes quatre enfants par ma belle-sœur, qui habite au Morier, j'espère ne pas passer ma journée à attendre. » Il y a aussi ceux pour qui tout va bien : « Ah bon, il y a grève, je suis venu de Tours-Nord sans problème », dit simplement Alain.
« La direction nous présente des temps de parcours et des temps de battements que nous jugeons insuffisants, 8 minutes pour deux heures de conduite », explique Jérôme Chauveau, délégué du personnel CGT.
Ce sont pour ces mêmes raisons que la CFDT justifie l'heure de grève, aux heures de pointe, chaque jour depuis le 21 septembre, excepté pour les scolaires. Soit plus trois semaines où chaque matin, les usagers ne sont pas certains d'arriver à l'heure à un rendez-vous, au travail, à la gare… Ils se lèvent donc plus tôt ou prennent leur voiture. « Je comprends les revendications des chauffeurs, mais ce n'est pas normal d'être pris en otage, surtout qu'à la fin du mois, Fil bleu fait quand même le prélèvement bancaire », maugrée Robert, de Luynes.
« Depuis septembre, on ne sait pas si le bus est en grève ou en retard. Il ne faut pas se plaindre, il paraît que certains quartiers n'ont plus de bus du tout », ajoute Paulette, de Saint-Cyr.
« Si les chauffeurs font la grève pour les nouveaux changements, je crains le pire », surenchérit Évelyne, de Sainte-Radegonde.

Ève. B.

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L'abattoir Gallais de Pontivy fermera au printemps 2014

C'est officiel. Gallais Viandes (74 salariés) fermera ses portes le 1er avril 2014. L'activité sera transférée, nuance la direction. En assurant qu'elle ne souhaite pas un seul chômeur.
L'abattoir Gallais Viandes de Pontivy, compte 74 salariés, doit fermer le 1er avril.

On savait déjà depuis mi-septembre que l'abattoir Gallais Viandes de Pontivy (74 salariés) allait fermer. Son propriétaire, le groupe Bigard, 3e industriel européen de la viande, a décidé de transférer cette activité sur ses sites de Quimperlé, dans le Finistère, et de la Socopa à Montauban-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine. Mais le calendrier de cette opération restait flou. Plus maintenant. Jeudi, la direction a annoncé aux syndicats que le déplacement des salariés démarrerait le 1er avril 2014.

On espère un repreneur

Pour les syndicats et les élus vient maintenant le temps des négociations. « On espère un repreneur pour sauver l'outil de production », lance Loïc Garnier, délégué CGT de Gallais Viandes. Comme les élus pontivyens, il souhaite organiser des réunions avec les dirigeants. « Nous devons vite réunir tout le monde autour de la table, opine Jean-Luc Oliviéro, le président de Pontivy communauté, très mobilisé sur ce dossier. Il nous faut connaître les intentions du groupe Bigard et savoir dans quelle mesure il sera tenu de réindustrialiser le site ou d'organiser une passation par les services de l'État. »

Des situations familiales complexes

L'élu ne cache pas qu'il compte sur le préfet pour faire pression sur le groupe Bigard pour faciliter la reprise. « On veut se donner tous les moyens de poursuivre une activité dans les locaux de Gallais Viandes. » Il n'empêche. Pour la CGT, les jeux sont faits : « On craint que la direction veuille désindustrialiser le site », glisse Loïc Garnier.

Étonnamment, Hervé Gabaud, le directeur général des ressources humaines du groupe Bigard, ne comprend pas ces inquiétudes : « Non Gallais Viandes ne ferme pas. On transfère les activités sur les sites de Montauban et Quimperlé. C'est une grande nuance. Notre objectif est bien de garder tout le monde et de ne pas faire de chômeur. Dans ce cadre-là, on organise la mobilité interne des salariés dans un rayon de 100 km. » Et d'expliquer que des négociations ont commencé pour apporter des indemnités kilométriques et déterminer le montant des primes de déménagement.

« Une cinquantaine de salariés se sont déjà prononcés en faveur de la mobilité, précise Hervé Gabaud. Bien sûr, il y aura des gens qui ne souhaiteront pas se déplacer pour une raison x ou y. Il y a des situations familiales complexes. Dans ce cas, nous lancerons des procédures de licenciement économique individuel avec des mesures économiques adaptées. On va les accompagner et essayer de leur trouver quelque chose de sérieux. Mais, encore une fois, on souhaite que ces situations soient mineures, voire égale à zéro. »

Bref, pas de plan social, comme le redoutent certains ? « Non. Nous avons repris Gallais Viandes en 2000 dans une situation dramatique. Nous y avons formé beaucoup de gens. Ce n'est pas pour les abandonner aujourd'hui. On n'est pas prêt d'aller travailler en Chine ou de délocaliser. On reste un groupe qui tient son rang en Bretagne. »

Reste la question de l'avenir de l'abattoir de Pontivy. « Notre priorité est de faire basculer les gens sur des sites plus modernes pour améliorer notre compétitivité, répond le directeur général des ressources humaines. Nous ne savons pas encore ce que nous allons faire du site. Mais je me suis engagé auprès du préfet à rencontrer les élus de Pontivy après le 15 janvier pour en parler. »

Voilà un peu d'espoir. Reste à convaincre les salariés, qui, eux, n'oublient pas qu'ils ont appris la décision de transfert par la presse, en septembre dernier. Alors que la direction leur assurait encore que rien n'était décidé quelques jours avant.


http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/labattoir-gallais-pontivy-fermera-au-printemps-2014-10-11-2013-117303?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute

 

Publié dans Lutte des classes

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MUNICIPALES PARIS : LA LISTE DES 13 CANDIDATS COMMUNISTES rouges PALES CANDIDATS SUR LA LISTE SOCIALISTE, LE PARTI SOCIAL TRAITRE DES FOSSOYEURS DE LA CLASSE OUVRIERE ET DES CONQUETES SOCIALES

Publié le par Tourtaux

La liste des 13 candidats communistes à Paris

INFO JDD - Après d’âpres négociations avec le PS d’Anne Hidalgo, puis le vote des militants mi-octobre, les communistes se mettent en ordre de bataille. Ils viennent de choisir leurs 13 représentants. Le JDD dévoile le casting en avant-première.


La fédération parisienne du PCF a désigné jeudi - à l’occasion d’un conseil départemental - les 13 candidats, qui figureront en position éligible sur les listes d’Anne Hidalgo (PS) dès le premier tour des municipales. Les adhérents communistes valideront ces noms mardi 19 novembre. Outre Ian Brossat, le président du groupe PCF-PG au conseil de Paris, on y trouve notamment Didier Le Reste, ancien leader de la CGT cheminots, remarqué lors des grandes grèves de 1995. Mais aussi trois enseignants, une étudiante, une libraire, un ouvrier... Six femmes, sept hommes. Moyenne d’âge : 44 ans. Et quatre sortants seulement, sur huit élus PCF, ce qui dénote un fort renouvellement.

La vieille garde tire sa révérence : l’adjoint aux sports de Bertrand Delanoë, Jean Vuillermoz (63 ans), l’ancien adjoint à la santé de 2001 à 2008, Alain Lhostis (67 ans, élu depuis 1971), ou encore Aline Arrouze (71 ans), s’en vont. Un autre adjoint au maire, Pierre Mansat, en charge du Grand Paris et en délicatesse avec les communistes, devrait figurer sur la liste d’Anne Hidalgo dans le 20e, mais sans l’étiquette du PCF. Quant aux deux conseillers de Paris du Parti de gauche (PG), Danielle Simonet et Alexis Corbière, très hostiles aux socialistes, fussent-ils parisiens, ils concourront de leur côté sous les couleurs mélenchonistes.

 

Voici les 13 candidats communistes :


- Dans le 10e arrondissement :
Didier Le Reste, 58 ans, contrôleur SNCF, syndicaliste CGT, chef de file du mouvement cheminot lors des grandes grèves de 1995.


- Dans le 11e :
Hélène Bidard, 32 ans, chargée de mission dans la fonction publique territoriale, conseillère de Paris.


- Dans le 12e :
Nicolas Bonnet, 39 ans, chargé de mission sport dans la fonction publique ;
Catherine Vieu-Charier, 56 ans, professeur des écoles, adjointe au Maire de Paris chargée de la mémoire et du monde combattant.


- Dans le 13e :
Jean-Noël Aqua, 39 ans, physicien, maître de conférence à l’Université Pierre et Marie Curie-Paris 6 ;
Emmanuelle Becker, 30 ans, étudiante, conseillère de Paris.


- Dans le 14e :
Hervé Bégué, 57 ans, ouvrier.


- Dans le 18e : 
Ian Brossat, 33 ans, professeur de lettres, président du groupe PCF-PG au conseil de Paris ;
Danièle Premel, 64 ans, retraitée, ancienne directrice du Plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) de Paris Nord-Est.


- Dans le 19e :
Sergio Tinti, 52 ans, professeur d’EPS ;
Fanny Gaillanne, 26 ans, chargée de communication.


- Dans le 20e :
Jacques Baudrier, 47 ans, cadre territorial ; 
Raphaëlle Primet, 49 ans, libraire.

 

 

Bertrand Gréco - Le Journal du Dimanche

dimanche 10 novembre 2013

 

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/La-liste-des-13-candidats-communistes-a-Paris-638004

Publié dans Politique

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EMILIE MARTIN, MILITANTE BASQUE : "MADRID VEUT M'ARRETER. ET LA FRANCE, ELLE DIT QUOI ? RIEN N'OBLIGE LA FRANCE A M'ARRETER "

Publié le par Tourtaux

Emilie Martin : «Madrid veut m'arrêter. Et la France, elle dit quoi ?»
Marie PIQUEMAL 5 novembre 2013 à 19:28

RÉCIT
La militante basque est recherchée par l'Espagne, obligeant les autorités françaises, comme sa sœur avant elle, à clarifier leur position.
Leur histoire est troublante de similitudes. Les sœurs Aurore et Emilie Martin se retrouvent, l’une après l’autre à un an d’intervalle, à incarner la position de la France sur la question basque. Chacune à leur tour, elles sont visées par la justice espagnole pour leur militantisme. Et obligent la France à clarifier sa position, notamment dans le cadre du processus de paix engagé depuis deux ans.
Il y a quinze jours, Emilie, la cadette des Martin, reçoit dans sa boîte aux lettres une convocation de la justice espagnole. «Il y avait juste écrit de me présenter ce mardi matin à 10 heures à Madrid, sans même me dire pourquoi, explique-t-elle. En précisant que si je n’obéissais pas, je serais sous le coup d’un mandat d’arrêt européen.»Elle a préféré ne pas s’y rendre. Elle sait pertinemment ce qu’on lui reproche : son implication dans Herrira. A 28 ans, elle est porte-parole en France de cette association qui aide les détenus basques, souvent des anciens membres de l’organisation séparatiste ETA.
«Rien n'oblige la France à m'arrêter»
«En France, rappelle-t-elle, l’association est tout à fait légale, on reçoit les subventions du conseil général, je suis salariée de l’association.» Mais en Espagne, Herrira a été interdite il y a peu. Le 30 septembre dernier, les bureaux en Espagne ont été fermés, la page Facebook bloquée. 18 membres ont été interpellés, et se retrouvent sous contrôle judiciaire. Les charges sont lourdes. Ils sont poursuivis pour appartenance à un groupe armé, apologie et financement du terrorisme.
«Le gouvernement espagnol est toujours dans la théorie "tout est ETA". Cela n’a aucun sens. Notre association a justement été créée dans le cadre du processus de paix pour résoudre les conséquences du conflit, en permettant le retour des réfugiés politiques et des prisonniers basques. Encore une fois, le gouvernement espagnol fait tout pour casser la dynamique !» Elle poursuit : «En ce moment, se déroulent là-bas deux méga procès : 80 personnes sont jugées. Nous faisons tout pour avancer vers la paix et eux, ils nous font des procès.»
Emilie Martin a des mots durs, assure n’avoir aucune confiance en la justice espagnole. «Je connais leurs tribunaux. Tout le monde sait ici qu’ils bafouent constamment les droits de l’homme sur la question basque. Madrid m’appelle, mais que dit la France ?», interpelle-t-elle. Dans les jours qui viennent, l’Espagne va certainement déposer un mandat d’arrêt européen à son encontre. «La France aura alors le choix. Rien ne l’oblige à l’activer et m’arrêter comme ils ont arrêté ma sœur.»
«Il ne s’agit pas d’un conflit de personnes»
Le 1er novembre 2012, Aurore Martin était stoppée par les gendarmes sur une petite route des Pyrénées-Atlantiques, et livrée illico aux autorités espagnoles qui la recherchaient pour des faits non répréhensibles en France. A savoir, avoir participé à des réunions publiques du parti séparatiste Batasuna, interdit en Espagne, mais légal en France (autodissous depuis). C’était la première ressortissante française remise à l’Espagne dans une affaire basque. Sa sœur sera-t-elle la prochaine ?
«On va bien voir», répond, stoïque, Emilie Martin. Elle balaie d’un revers de main tout «acharnement contre ma sœur et moi. J’avoue, c’est étrange mais c’est tombé comme ça. Il ne s’agit pas d’un conflit de personnes. Nous sommes dans un conflit politique. Parfois, des familles entières se retrouvent en prison.»
Emilie ne compte pas se cacher. Elle se dit même «plutôt curieuse» de voir comment les autorités françaises vont réagir. «Il est plus que temps que la France arrête de s’aligner sur l’Espagne sur la question basque. Qu’on avance vers la paix.» Demain, comme tous les jours, elle se rendra dans les locaux de Herrira, au cœur du petit Bayonne. «Pour travailler. Evidemment que je continue. Même si avec l’interdiction en Espagne, on a une jambe en moins.»

Publié dans Pays Basque

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GERARD MORDILLAT : LA GAUCHE DE DROITE EST AU POUVOIR

Publié le par Tourtaux

Politique - le 6 Novembre 2013

lll Faut-il faire le distinguo entre socialistes au gouvernement et dans les municipalités ?

La gauche de droite est au pouvoir, par Gérard Mordillat

Gérard Mordillat est écrivain et cinéaste.

 

C’est une constatation cruelle mais c’est une constatation nécessaire : il y a désormais en France deux partis de droite. Un parti à tendance néofasciste, l’UMP à la sauce FN, et un parti néolibéral qui ne porte plus le nom de socialiste que par paresse.


Monsieur Valls suggérait d’ailleurs d’en changer, conscient que le terme « socialiste » est désormais vide de sens pour lui et ses semblables, comme le terme « gaulliste » l’est pour messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et consorts. Par ailleurs, à propos des socialistes, il est devenu banal de parler de « la gauche de droite », ce qui oblige les commentateurs à distinguer certaines déclarations individuelles émanant de « socialistes de gauche ». Il y aurait donc des socialistes qui récusent le nom même de socialistes – des hommes de droite déguisés en hommes de gauche, si l’on préfère – et des socialistes qui, contre la majorité de leur propre parti, tentent de ne pas solder l’héritage de Jaurès.

C’est dire combien la confusion gouverne. Aux élections municipales qui s’annoncent, cette confusion risque d’augmenter encore puisque, à Paris en tout cas, le PCF a décidé de faire liste commune dès le premier tour avec le PS. Mais avec quel PS?

Celui dont les membres siègent au gouvernement ou avec quelques irréductibles pour qui le « socialisme », selon Jaurès, travaille « à la réalisation de l’humanité ». Une humanité qui « n’existe point encore ou existe à peine. À l’intérieur de chaque nation, elle est compromise, comme brisée, par l’antagonisme de classe, par l’inévitable lutte d’une oligarchie capitaliste et du prolétariat. Seul le socialisme, en absorbant toutes les classes dans la propriété commune des moyens de travail, résoudra cet antagonisme et fera de chaque nation enfin réconciliée avec elle-même, une parcelle d’humanité ».

À l’aune de ces paroles et de ses actes, est-ce que M. Hollande est socialiste? Est-ce que M. Moscovici l’est? Et M. Valls? Et M. Strauss-Kahn? Et M. Sapin ? Et M. Cahuzac, qui récusait la lutte des classes ? Et M. Lamy ? Et tous ces ministres si empressés de parader à l’université d’été du Medef et préférant se faire porter pâles lorsqu’il s’agit d’arpenter les allées de la Fête de l’Huma ? Et… et… et… etc.

On ne peut pas, bien sûr, mettre tous les socialistes dans le même sac Vuitton. Sur le plan municipal, il est incontestable que des élus socialistes œuvrent sans réserve à améliorer le sort de leurs concitoyens, à tenter de leur rendre la vie plus facile, à développer les activités artistiques et culturelles, etc. Je pense notamment aux actions menées dans les 11e et 20e arrondissements. Il n’y a pas de discussion, ces socialistes-là font ce qu’ils peuvent et, même, font en partie ce qu’il faut et pourraient même faire plus en ce qui concerne le logement, mais ils agissent. Maintenant, si on s’intéresse aux membres « socialistes » du gouvernement, le bilan est tout autre. La liste des reniements, manquements, trahisons est si longue qu’il serait fastidieux de la détailler. Juste pour mémoire : la signature du traité Merkozy, la séparation de façade entre les banques de dépôt et les banques d’affaires, l’absence d’un relèvement significatif du Smic, l’abandon de la lutte historique de la classe ouvrière pour la diminution du temps de travail, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la ruine confirmée de l’hôpital public, l’absence de loi pour empêcher les licenciements de confort financier, le choix du capital contre le travail, Florange, PSA, etc. N’en jetez plus, la cour est pleine !

 

Le piège est là.


Si nous votons pour le socialisme « municipal » et que, par miracle, le parti à la rose évite ainsi la déroute annoncée, le gouvernement y verra l’adhésion des citoyens à sa politique ; au contraire, si c’est la Berezina, les mêmes socialistes « de gouvernement » déclareront que ce vote est sans signification, sinon purement local, et continueront de mener leur insupportable politique. Dans un cas comme dans l’autre, l’électeur sera volé de son vote, comme il l’a été après le référendum à propos du traité constitutionnel rejeté par une très large majorité de Français (y compris une majorité de militants socialistes) et repassé au Parlement dans les mêmes termes sous le nom de traité de Lisbonne, avec l’appui massif des élus socialistes. Un déni de démocratie que « toute l’eau de la mer ne saurait effacer », aurait dit Lautréamont.

Mais tout cela serait sans importance.

L’urgence serait de faire barrage au Front national, aux prochaines élections municipales et européennes, de voter utile. Et déjà, le chœur des « socialistes » de gouvernement entonne le grand air de la nécessité, qui fait loi. Mais dans le même temps, quand les citoyens ne votent pas selon le désir des « socialistes » de gouvernement, leur vote est méprisé, annulé ; mais, dans le même temps, M. Valls tient des propos et mène une action en parfait accord avec les idées de madame Le Pen, de Ciotti, Guéant, Hortefeux et les autres, y ajoutant l’hypocrisie d’expulser, de persécuter au nom de « l’humanité ».

Avant de voter, si nous posons la question : qu’avons-nous de commun avec les « socialistes » du gouvernement ? La réponse est meurtrière : rien. Qu’ont-ils de commun avec messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et leurs amis ? La réponse est assassine: presque tout, hormis quelques nuances sur l’enseignement, la recherche et la justice. Ce qui les distingue ne sont que des postures au grand théâtre de la politique spectacle. Les uns jouent à être de gauche, les autres à être de droite, mais tous chantent en chœur la rengaine thatchérienne « il n’y a pas d’alternative », sont les thuriféraires du capital, de la propriété privée. Personne ne peut avoir oublié cette une stupéfiante de Paris Match où François Hollande et Nicolas Sarkozy posaient côte à côte, dans le même costume, la même attitude, défendant à l’unisson le oui au référendum. Des jumeaux sortis du même œuf néolibéral, affichant la même morgue, le même mépris des citoyens, ces minables, ces rustres, dont le vote n’était organisé que pour amuser la galerie.

Dès lors, comment pourrions-nous, une fois encore, voter utile, faire confiance aux « socialistes » de gouvernement ?

Nous ne pouvons pas. Nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons pas à la fois être leurs critiques les plus déterminés et les alliés de circonstance des socialistes municipaux qui, par leur silence – de fait –, font perdurer une politique ouvertement de droite, antisociale et sécuritaire. Au nom de je ne sais quelle morale de circonstance, la confusion ne doit pas être entretenue, ne peut plus l’être. Elle n’est plus de mise. Aujourd’hui, les « socialistes » de gouvernement ne sont plus simplement des faux frères, ni des adversaires, mais des ennemis (de classe) que nous devons affronter, quoi qu’il en coûte. Un siège au conseil municipal de quelque ville que ce soit ne vaut pas d’abdiquer nos convictions, notre volonté de transformer le monde et de réaliser l’humanité que Jaurès appelait de ses vœux. C’est dire qu’il faut avoir le courage de rompre clairement avec ce « socialisme » en peau de lapin qui n’est que démagogie et mensonges. Cette rupture politique est salutaire même pour nos camarades socialistes, ces militants pris en tenaille entre l’affliction et 
l’indignation de ce qui se pratique aujourd’hui en France au nom du « socialisme ». Les positions sont claires : les « socialistes » de gouvernement sont désormais sans vergogne un parti de droite, à nous d’incarner la gauche en actes, de cesser d’être aimables et compréhensifs, 
et de nous dresser contre eux et leurs répliques de l’UMP-FN. Comme disait l’autre : le 
changement, c’est maintenant!

 

http://www.humanite.fr/tribunes/la-gauche-de-droite-est-au-pouvoir-552611

Publié dans Politique

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