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CHINE : TEST REUSSI POUR LE NOUVEAU SYSTEME POUR LES MISSILES BALISTIQUES INTERCONTINENTAUX QUI SERAIENT EN PASSE DE TORPILLER LE SYSTEME DE DEFENSE DES USA AU GRAND DAM DES FAUCONS US

Publié le par Tourtaux

 

Hier, 14:42
Le nouveau dispositif chinois va-t-il enterrer le système de défense antimissile américain ?
Le nouveau dispositif chinois va-t-il enterrer le système de défense antimissile américain ?

Par La Voix de la Russie | Le nouveau système pour les missiles balistiques intercontinentaux vient d’être testé en RPC. Les tests qui ont été menés démontrent que le déploiement des missiles chinois intercontinentaux équipés de ce nouveau système, est possible dans un avenir proche.

Les essais de l’ogive pour le missile balistique intercontinental, qui viennent de se dérouler en Chine sont le premier résultat pratique du programme ambitieux de l’armement balistique, élaboré par ce pays. Cela fait plusieurs années que l’Empire du Milieu développe les armes balistiques. En juillet 2012, les médias chinois ont parlé de la mise en service d'un tunnel aérodynamique, qui assure la ventilation des modèles d’avions à une vitesse allant jusqu'à 9M. Et récemment, c’est le premier test d’un appareil hypersonique qui vient d’être réalisé. Se posent alors les questions d’influence de cette nouvelle technologie sur la stratégie nucléaire chinoise et de la direction du développement des projets d’armes hypersoniques en Chine.

 

La Russie a terminé les tests des ogives hypersoniques en 2005, dans le cadre du projet d'amélioration de la stabilité des forces nucléaires stratégiques russes face au bouclier antimissile américain. Apparemment, la Russie était le premier pays à se doter d’une ogive prête à être déployée. La Chine suit les traces du complexe militaro-industriel russe, mais avec un retard de plusieurs années.

Néanmoins, les tests démontrent que le déploiement des missiles balistiques intercontinentaux chinois avec des ogives de ce type est possible déjà dans un avenir prévisible. Une ogive hypersonique en vol ne peut être interceptée par aucun système de défense antimissile existant ou en projet. En commençant le déploiement des missiles, la Chine pourrait augmenter la fiabilité de ses forces nucléaires.

Les travaux de construction de l’ogive supersonique sont liés avec un projet du nouveau missile balistique intercontinental, crée l’année dernière. Ces systèmes sont plus lourds que leurs prédécesseurs, nécessitant la construction d’un nouveau type de missiles, plus puissants.

 

On peut supposer que dans les conditions actuelles, la Chine, à l'instar de la Russie et des Etats-Unis, ne se limite pas au développement des technologies hypersoniques pour sa triade nucléaire stratégique. Les Etats-Unis considèrent la possibilité d’utilisation de ses armes non-nucléaires dans ses systèmes de frappe conventionnelle rapide (Prompt Global Strike, PGS). La Russie mène aussi des travaux de développement de ses armes non nucléaires hypersoniques.


La création des armes hypersoniques non nucléaires permettra de porter le programme de lutte chinois contre les groupes aéronavals américains à un autre niveau. La Chine se déplace déjà dans cette direction pour la création des moyens de frappe puissants des porte-avions de l’ennemi, grâce à la création des missiles antinavires DF- 21D. Ce missile complique la protection d’une escadre de porte-avions d’une frappe éventuelle. Si un missile de croisière hypersonique maniable sera utilisé comme un moyen d’attaque, la défense antimissile du porte-avions sera inutile et il va falloir changer les moyens de défense des missions militaires de toutes les flottes du monde.


La présence d’une arme hypersonique est un attribut nécessaire d’une superpuissance au 21e siècle. Et la Chine est en passe d’en devenir une. Toutefois il faudra un certain temps avant que ces armes puissent êtres déployés et mis en service. Nous verrons donc les résultats de ce projet seulement d’ici une dizaine d’années.


Publié dans Chine

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L'AFRIQUE EN LUTTE : AU BENIN, LES SYNDICATS DECIDENT DE RADICALISER LE MOUVEMENT DE GREVE EN LE PASSANT DE 48H A 72H A COMPTER DU 21 JANVIER POUR LA SATISFACTION DE LEURS LEGITIMES REVENDICATIONS

Publié le par Tourtaux

 

Bénin : Vers la radicalisation du mouvement de grève des syndicats
COTONOU (Xinhua) - Les Confédérations, centrales et fédérations syndicales du Bénin, ont décidé de radicaliser leur mouvement de grève en passant de 48 heures à 72 heures à compter du 21 au 23 janvier en vue d'exiger la satisfaction de leurs revendications, indique la motion de grève adressée au ministre béninois du Travail et de la Fonction publique.
Vendredi 17 janvier 2014 | 23:37 UTC

Selon cette motion, les organisations syndicales demandent au gouvernement, entre autres, le respect scrupuleux et la jouissance sans entraves des libertés démocratiques et syndicales, la garantie de la sécurité à tous les citoyens, surtout des responsables syndicaux, des responsables des partis et organisations ne partageant pas les mêmes points de vue que le pouvoir.

Outre ces revendications, ils demandent aussi le paiement aux agents de l'Etat, y compris les enseignants des 25% d'augmentation décidé en 2011, la restitution des défalcations arbitraires sur salaire pour fait de grève licite et le relèvement du SMIG à hauteur de 60.000 fcfa dans le secteur privé et para-public.

Ils exigent aussi de l'exécutif le relèvement de leurs fonctions des préfets des départements de l'Atlantique et du Littoral, Placide Azandé, et du commissaire central de Cotonou, Pierre Agossadou, tous deux auteurs de la répression de leur marche pacifique du 27 décembre dernier à Cotonou, qui a enregistré plusieurs personnes blessées, dont deux leaders syndicaux.

Selon la même source, les grèves d'avertissement de 48 heures observées la semaine dernière et cette semaine n'ont rien abouti.

http://www.afriquinfos.com/articles/2014/1/17/benin-vers-radicalisation-mouvement-greve-syndicats-241518.asp

Publié dans Lutte des classes

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DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

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Un dialogue renoué mais fragile

Publié le 18/01/2014

Par BAKHTI ZOUAD


| GOODYEAR |

Une première réunion a eu lieu hier entre la direction et la CGT sous l'égide du préfet. Les indemnités de licenciement ont été évoquées alors que les salariés se mobilisaient sur le terrain.

Plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement de soutien aux Goodyear devant l'usine toujours occupée. (Photo FRED DOUCHET) Plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement de soutien aux Goodyear devant l'usine toujours occupée. (Photo FRED DOUCHET)

Cela avance vite et bien. De toute façon, ils n'ont pas le choix sinon ça va péter dans l'usine... » Interrogé ce vendredi 17 janvier en marge du rassemblement de soutien aux salariés de l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture, Mickaël Wamen (CGT) n'en dira pas plus sur les négociations qui se jouent actuellement à la préfecture entre des représentants de la CGT et le directeur général du groupe Goodyear Dunlop Tires France, Henry Dumortier.

Tous se sont réunis pour la première fois autour d'une même table en présence du préfet Jean-François Cordet, nommé, la semaine dernière, médiateur dans ce dossier par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (PS). En jeu : les indemnités de départ. Si aucun chiffre n'a été avancé publiquement, on sait que la CGT réclame plus que ce qui est proposé dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi. En fonction de la situation de chacun, les rémunérations et indemnités au titre sont proches de 70 000 euros nets par salarié, soit l'équivalent de près de trois années de salaire. Insuffisant pour la CGT.

 

« Si on n'obtient pas gain de cause, l'usine c'est boum »

« La direction de Goodyear a bien compris que si elle veut récupérer l'usine et les 241 000 pneus que nous bloquons dans le dépôt, elle devra accéder à notre demande. Si on n'obtient pas gain de cause, l'usine c'est boum », a menacé Mickaël Wamen, micro en main devant plusieurs centaines de personnes réunies sur le parking du site.

« Oui, c'est dur de s'entendre dire qu'on va perdre son boulot, mais ils vont cracher comme jamais une multinationale n'a craché. On va les plumer jusqu'au bout et chercher les indemnités les plus fortes possibles. C'est ce que l'on voulait éviter mais on n'a plus le choix », a poursuivi le porte-voix des Goodyear, actant ainsi la fermeture de l'usine après sept ans de résistance et de lutte. « On ne nous enlèvera pas cette fierté d'avoir réussi à mettre en échec une multinationale pendant toutes ces années. Le combat n'est pas terminé, cette usine a une valeur, Maurice Taylor (un repreneur potentiel) la veut cette boite. On a engagé des discussions pour que chaque salarié puisse repartir avec le maximum d'indemnités et continuer à vivre. »

La concertation entre les représentants du personnel et la direction de l'entreprise est engagée et se poursuivra dans les jours à venir, indique de son côté la préfecture. M. Cordet a demandé à chaque partie, lors de cette réunion d'étape, de fournir les efforts nécessaires dans le cadre de la médiation pour parvenir à une sortie de crise satisfaisante pour tous.

 

Un premier pas en avant de la direction

Contactée hier, la direction ne dit pas le contraire et confirme qu'elle participera à d'autres réunions dans les jours ou semaines à venir. Malgré les discours de façade des uns et des autres, un premier pas en avant a été clairement fait par les deux parties, mais la situation dans l'usine, toujours occupée par une partie des salariés, reste très fragile.

Une prochaine réunion devrait avoir lieu le lundi 20 janvier dans la matinée mais uniquement entre la préfecture, et les représentants de la CGT cette fois-ci.

BAKHTI ZOUAD


http://www.courrier-picard.fr/region/un-dialogue-renoue-mais-fragile-ia167b0n292763
  
 
Deux-Sèvres - Bressuire - Politique
La CGT s'invite aux voeux du député
19/01/2014 05:38
La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT. - La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.
La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.

Le maintien des urgences hospitalières à Thouars et Parthenay, le tribunal de Bressuire ont été au cœur des vœux du député. La CGT a marqué le terrain.

Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté. En citant le philosophe Allain, le député Jean Grellier a donné la tonalité de ses vœux annuels, hier matin, à la salle de Soulièvres, près d'Airvault.

Christiane Taubira à Bressuire ?

Le député socialiste a évoqué plusieurs thèmes dans son intervention, dont deux majeurs : le tribunal de Bressuire et le futur hôpital des Deux-Sèvres.
Concernant le tribunal de Bressuire, le député a souhaité le maintien d'une activité de justice considérablement réduite avec le départ, ce mois-ci, pour le tribunal de Niort, des audiences du plaider coupable (CRPC). Il ne reste donc que l'activité des affaires matrimoniales, civiles hors divorce. « Il faut que Bressuire conserve une activité de justice forte. Je suis prêt à convaincre la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de venir sur place pour lui expliquer la problématique du nord Deux-Sèvres et lui faire envisager un nouveau projet expérimental. »

Le maintien des urgences

Jean Grellier a redit sa satisfaction de voir valider le plateau technique de Faye-l'Abbesse, rappelant au passage les engagements forts des élus et l'implication de Ségolène Royal. La CGT s'est invitée aux vœux du député demandant des éclaircissements quant au maintien des urgences à Thouars et Parthenay (NR du 17 janvier).
Jean Grellier a livré ses réponses : « Le projet hospitalier s'établit à partir de l'activité actuelle. Les urgences sur les deux sites de Parthenay et de Thouars seront maintenues ainsi que les services actuels ». Malgré les applaudissements nourris, les militants cégétistes emmenés par Alain Fouquet n'ont pas été convaincus. Favorables au plateau technique unique, ils souhaitent être associés au comité de pilotage que Jean Grellier propose de créer et ils saisiront la proposition de celui-ci de leur ouvrir son bureau pour la consultation du dossier. « Nous aimerions rassurer les salariés et les patients qui entendent parler de cellule de reclassement pour les premiers et bien savoir si les urgences conservées le seront dans les conditions actuelles ou simplement des SMUR en attente ».
Le classement du nord Deux-Sèvres en territoire de santé rassurerait tout le monde.

Suivez-nous sur Facebook

http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2014/01/19/La-CGT-s-invite-aux-voeux-du-depute-1763182

Deux-Sèvres - Bressuire, Cerizay - Social

La CGT soutient les salariés Mia...
18/01/2014 05:24
... et juge l'ouverture dominicale de Market illégale

Dans un communiqué, l'Union locale CGT du Bocage bressuirais « apporte son soutien aux 210 salariés, dont les 60 qui ont entamé une démarche légitime auprès des prud'hommes afin d'obtenir le paiement immédiat et intégral de leur salaire du mois de décembre. Mia maintient son activité grâce au travail des salariés et aux deniers consentis comme aides de la Région, c'est-à-dire aux impôts des citoyens. Il est intolérable de rendre les salariés responsables de la situation précaire dans laquelle ils se trouvent. C'est leur rendre justice que d'exiger le versement sans délais de leurs salaires, primes comprises, parties intégrantes de leur pouvoir d'achat ».

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http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2014/01/18/La-CGT-soutient-les-salaries-Mia-1762762

FagorBrandt: 4 offres de reprises retenues, la plus large sauverait 1 200 salariés

L'Expansion.com - publié le 18/01/2014 à 11:57

Le secrétaire national CGT du Comité d'entreprise, Philippe Breger, a annoncé aux salariés de FagorBrandt ce samedi que l'entreprise avait reçu quatre offres de reprise. L'identité des repreneurs potentiels sera dévoilée mercredi.

Quatre offres ont été déposées pour la reprise du fabricant d'électroménager FagorBrandt en redressement judiciaire, dont la plus large permettrait, à ce stade, de conserver 1.200 salariés sur les 1.800 que compte actuellement le groupe en France. C'est l'annonce faite ce samedi apr Philippe Breger, le secrétaire national CGT du CCE. Une deuxième offre concernerait "entre 700 et 1.000 personne", et deux dossiers, dont un financier, porteraient "sur des sites isolés" et concerneraient chacun "200 personnes", a ajouté M. Breger.

Le responsable syndical, qui s'exprimait devant près de 300 salariés de FagorBrandt venus s'informer devant les grilles de l'usine de la Roche-sur-Yon, s'est dit "déçu" car l'administrateur judiciaire s'est selon lui refusé à communiquer aux syndicats les noms des repreneurs avant le CCE prévu mercredi.

Un réunion avec M. Montebourg jeudi prochain

Toutefois, l'administratrice judiciaire "a voulu être rassurante en disant, +c'est les premières offres+, elle a dit +surtout les 1.200, celui qui est le plus avancé peut aller dans le bon sens, peut aller sur plus de reprises+", a ajouté M. Breger. "On a vraiment senti hier soir que l'attention était surtout d'éviter la casse sociale, d'avoir des dossiers pérennes mais on sent bien que ça prend une dimension politique".

"Mercredi matin, on aura la totalité des dossiers", a ajouté M. Breger, indiquant en outre qu'une réunion des élus locaux et régionaux concernés par le dossier était prévue au cabinet du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg jeudi matin.

Les postulants avaient jusqu'à vendredi 17H00 pour déposer une offre formelle auprès de l'administrateur judiciaire. FagorBrandt, placé en redressement judiciaire en novembre, emploie 1.800 personnes en France, dont 1.200 sur ses quatre sites industriels (Aizenay, La Roche-sur-Yon, Orléans et Vendôme). La coopérative basque Mondragon, actionnaire de l'Espagnol Fagor, lui aussi en dépôt de bilan, avait renoncé début novembre à sauver le groupe, qui emploie 5.700 personnes en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine. Le conglomérat algérien Cevital est le nom le plus souvent cité dans la presse.


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/fagorbrandt-4-offres-de-reprises-retenues-la-plus-large-sauverait-1-200-salaries_424402.html#0VoR15qZwUm4UzgQ.99
Lesieur, salaires allégés
Publié le 18/01/2014 à 06h00 par

L’actuel conflit social dans l’huilerie est vécu avec d’autant plus d’amertume que le site, né en 1857, fermera en 2015 et sera remplacé par des immeubles de logements.

Lesieur, salaires allégésBacalan, hier. L’une des trois usines de Lesieur en grève dans le cadre des négociations salariales. © Photo
Photo Laurent Theillet
Michel Monteil

m.monteil@sudouest.fr

Depuis deux jours, les banderoles et les drapeaux de FO, de la CGT et de la CFDT sont de sortie quai de Bacalan. Toute activité est arrêtée dans l'usine Lesieur cernée par la forêt de grues qui édifient le nouveau quartier.

Le mouvement social a pour origine les négociations salariales 2014. Le 14 janvier, la direction a proposé aux salariés des usines de Bordeaux (94 emplois), Vitrolles et Coudekerque une augmentation de 0,7 % en janvier et de 0,3 % en juillet, plus une prime de 250 €.

L'intersyndicale réclamait 3 % et une prime d'intéressement comprise entre 1 000 et 1 200 €. Mais la direction de Lesieur fait valoir que les bénéfices de 2013 (18 M€) ont été inférieurs à ceux de 2012 (35 M€). « Ce n'est pas la faute des salariés mais d'une erreur stratégique de l'entreprise », estime Jean-Pierre Jaragoyen, délégué CFDT. Lesieur aurait réduit la production d'huile sous marques de distributeur au profit de sa propre marque. Les objectifs de production de chaque usine ont été atteints mais les consommateurs n'ont pas suivi.

La grève se poursuit

La riposte a été rapide. Mardi, l'usine du Nord s'est mise en grève. Celle de Bordeaux a suivi puis celle de Vitrolles. Hier matin, environ 150 salariés, principalement de Coudekerque mais aussi de Bordeaux, sont allés au siège de Lesieur à Asnières.

Une délégation a été reçue. L'intersyndicale a essuyé une « fin de non-recevoir » et une nouvelle rencontre est prévue lundi. Le mouvement de grève se poursuit. « Nous avons pris des contacts avec Saipol à Bassens, les salariés nous ont proposé d'arrêter la trituration par solidarité », indique Thierry Teyssèdre, délégué CGT.

Lesieur et Saipol appartiennent en effet au même groupe, Sofiprotéol, important acteur de la filière des oléagineux à usage alimentaire et industriel. En 2009, Bacalan a perdu l'activité de raffinage, déplacée vers l'usine de Saipol à Bassens. Depuis, seul subsiste à Bordeaux le conditionnement des huiles. Celui-ci sera à son tour déplacé l'an prochain à Bassens, où Saipol a investi 52 millions d'euros en trois ans. Environ 80 des 94 salariés actuels de Bacalan seraient repris.

Plus de 2 hectares de terrain

Hier matin, par ailleurs, le groupe de manifestants ne cachait pas son amertume. Le sentiment qu'une page se tourne sur une usine qui a employé jusqu'à 300 personnes. Les uns évoquent la dégradation des relations humaines chez Lesieur, gérées aujourd'hui « à l'anglo-saxonne » selon Olivier Rabocelli, délégué FO. « On punit Lesieur pour ses salaires, ses avantages sociaux », dit Jean-Pierre Jaragoyen. À l'image de la prime d'intéressement, versée depuis plus de vingt ans.

Enfin, face au nouveau bâtiment de CDiscount, emblème de la nouvelle économie, chacun sait que l'usine de Bacalan fermera en 2015. Une première huilerie s'était installée à cet endroit en 1857. En 2016, les 2,2 hectares de bâtiments et de silos seront détruits. Le terrain a été acheté par Cogedim (entre 9 et 10 millions d'euros). Le promoteur des programmes Nouvelle rive gauche et Influence (avec Vinci), tout proches, va construire des logements dont une partie en partenariat avec un bailleur social. La ville de Bordeaux a toutefois exigé que subsiste « une trace de l'histoire industrielle des lieux ».

http://www.sudouest.fr/2014/01/18/lesieur-salaires-alleges-1433253-2754.php

Publié dans Lutte des classes

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MARSEILLE : BANDEROLE CGT DEPLOYEE, RENTREE SOLENNELLE PRUD'HOMALE MOUVEMENTEE

Publié le par Tourtaux

Marseille : rentrée prud'homale agitée
Marseille / Publié le Samedi 18/01/2014 à 05H53

Au conseil des Prud'hommes, l'engorgement de la juridiction et la réforme à venir ont exacerbé la colère

 

Economie - Marseille : rentrée prud'homale agitée
Des militants CGT ont déployé une large banderole. L'audience de rentrée du conseil des Prud'hommes n'a réellement débuté que lorsque le calme fut revenu.

Photo Valérie Vrel

 

Elle n'a eu de "solennelle" que le nom, cette rentrée 2014 du conseil des Prud'hommes de Marseille, et fut marquée par quelques moments de confusion. Il y eut d'abord la lecture d'une motion par Joseph Giamarchi, conseiller du collège salarié qui, l'espace de quelques minutes, fut le porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CGT-Unsa-Solidaires et syndicats libres. Il exprimait le mécontentement des conseillers face à une juridiction engorgée et à la préparation de la réforme des élections prud'homales.

Celles-ci auraient dû avoir lieu en 2013 et qui ont été reportées à 2015. En substance, l'intersyndicale souligne l'insuffisance des moyens face à une augmentation des affaires de plus de 30 %, à la multiplication des départagés et au délai de jugement trop long. Concernant la réforme des élections prud'homales, les conseillers du collège salariés s'y opposent la jugeant antidémocratiques.

Une des pistes retenue par Michel Sapin, le ministre du travail et Christiane Taubira, ministre de la justice, serait la suppression pure et simple de l'élection, les conseillers seraient nommés selon la représentativité des syndicats aux élections professionnelles. Ceci ne peut concerner que le collège salarié puisque du côté des employeurs il n'y a pas d'élections. La représentativité. Par le poids des organisations patronales ? Les conseillers salariés ont quitté la salle durant l'allocution de Catherine Alexandre, procureur de la République. Mais avant cela des militants CGT ont déployé une large banderole au cri de "démocratie sociale".

Le calme revenu, la magistrate a pu rendre compte de l'activité de la juridiction durant l'année écoulée. En 2013 le conseil a enregistré 5 081 affaires nouvelles contre 3 904 l'année précédente soit +30,1 % en plus. Les affaires terminées hors référés ont été 4 691 contre 5 166 en 2012 et les référés sont passés de 266 à 463, le nombre de renvois en départage (par un magistrat professionnel de la cour d'appel car les quatre conseillers n'ont pu se mettre d'accord) a été de 1 296 contre 863 en 2012.

Enfin la durée moyenne des affaires est de 18,8 mois à Marseille contre une quinzaine de mois au plan national. La procureur exhortait " à rendre la justice dans des délais raisonnables". Catherine Husson-Trochain, la première présidente de la cour d'appel d'Aix-en-Provence dénonçait "le taux exorbitant de départage ". Sur 4 691 affaires jugées 1 326 l'ont été en départage soit 28,26 % ce qui est énorme et ne fait que contribuer à l'allongement des délais judiciaires. Et de préciser que par rapport au reste de la France le taux de conciliation à Marseille est inférieur de moitié.

Pour 2014 elle formulait le voeu que "le conseil des prud'hommes de Marseille s'engage dans une réflexion constructive sur le départage". Un juge départiteur devrait prendre ses fonctions le 15 février.

Bernadette Spagnoli

 

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NOUVELLES DE CHAMPAGNE - ARDENNES ET DE PICARDIE

Publié le par Tourtaux

 

Electrolux-20140117.jpgQuatre-vingt-quinze pour cent des salariés étaient en grève, hier après-midi, sur le site de l’entreprise Electrolux à Revin, selon les chiffres de l’intersyndicale. Pour manifester leur désapprobation avec leur hiérarchie, les 360 employés comptabilisés ont bloqué les camions afin qu’ils ne puissent pas acheminer les produits finis.

Ce coup de colère est parti d’une réunion avec la direction locale, mercredi soir, qui a mis le feu aux poudres. La rencontre portant sur la négociation annuelle obligatoire, soit les conditions de travail et les salaires, s’est conclue par un échec, selon les salariés. «Il n’y a pas eu de négociation, la direction locale a mandaté une personne, sans réel pouvoir, et qui nous a mis devant le fait accompli». Contrairement à l’année dernière, où une augmentation de salaire de 6 % leur avait été accordée, la direction leur a accordé en 2014 une hausse de 0,5 %.

«C’est une insulte de se voir traiter de la sorte. C’est de la provocation et l’absence de la direction locale pendant notre grève est de la lâcheté. S’ils veulent la paix sociale et que tout se passe bien dans le projet de rachat par Selni, ils devront prendre en considération nos revendications».

Dans le même temps, le conseil des prud’hommes de Charleville-Mézières était saisi en référé de la demande de quatre salariés («représentants du personnel CGT, agissant en éclaireurs pour les collègues», selon leur avocat) réclamant l’annulation de retenues sur salaire pour des débrayages le 5 septembre dernier. Ce jour-là, après une réunion d’information convoquée par l’intersyndicale, des débrayages avaient effectivement perturbé les lignes de montage A, B et C.

Mais seuls 115 ouvriers ont été décomptés grévistes, «alors qu’aucun réel pointage n’a été effectué pour savoir qui était en grève ou qui ne pouvait pas travailler». Pour la direction, la production, ce jour-là, a bien été inférieure de 81 % à la normale. Le conseil rendra son délibéré le 30 janvier.

http://www.lechatnoir51.fr/article-greve-chez-electrolux-122119689.html

Licenciements chez Transports Michaux ?

Basée à Sedan, Transports Michaux œuvrant dans le transport international de marchandises, également dotée d’une antenne rémoise située sur la zone industrielle de la Pompelle, serait en restructuration.

La vente du site rémois a été officialisée le 30 décembre, pour un peu plus de deux millions d’euros. «On a un bail de 23 mois et 6 mois de loyer déjà payés. On ne va pas fermer le site de Reims, on l’a vendu parce qu’il fallait du cash».

La direction a proposé à certains de ses salariés rémois une mutation au siège de l’entreprise, à Sedan. «Une quinzaine de chauffeurs ont accepté d’être transférés,Il y avait encore une centaine d’employés sur Reims en début d’année dernière. Il doit en rester trente. L’entreprise achetait des camions tout neufs et les facturait sur le dépôt de Reims. Après, ils étaient ramenés à Sedan. L’idée, c’était d’engendrer le maximum de frais sur le site de Reims pour pouvoir justifier ensuite sa non-rentabilité».

Selon plusieurs salariés, entre 50 et 60 emplois pourraient être menacés sur les 250 que comptent les deux sites.

«Il n’y aura pas de plan de sauvegarde de l’emploi, seulement des départs volontaires», selon le PDG. Pas question pour autant d’en préciser le nombre.

400 marcheurs pour KME

Marche-KME-20140118.jpgUne marche pour l'avenir. C'est sous ce mot d'ordre que la CGT et la CFDT ont défilé cet après-midi dans les rues de Givet.

Derrière les banderoles, 400 personnes environ ont répondu à leur appel. Un élan de solidarité en faveur de la fonderie KME, menacée de fermeture depuis plus d'un an.

Avec près de 13% de chômeurs, le nord des Ardennes est l'un des bassins d'emplois les plus sinistrés de France.

http://www.lechatnoir51.fr/article-400-marcheurs-pour-kme-122126848.html

La Matt volontairement fragilisée ?

860 salariés en 2005, deux plans sociaux en 8 ans, des départs volontaires, du chômage partiel, un directeur partagé sur deux sites, un exécutif qui annonce de l’activité pour deux ans seulement…

La Matt, société axonaise basée à Montcornet, l’une des multiples que possède le groupe Trèves, fabriquait chaque jour 10 000 plages arrières de voitures toutes marques il y a dix ans. Dix fois moins aujourd’hui. «La société a des sites partout dans le monde. Ça part dans les pays émergents».

Elle emploie 165 personnes dont certaines sont contraintes de chômer plusieurs jours. «On est cinquante-quatre de concernés cette semaine. Un groupe reste chez lui les lundis et mardis, l’autre le reste de la semaine».

Aujourd’hui, quatre presses avec quatre équipes de 15 personnes tournent vraiment.

Quatre syndicats sont présents dans l’entreprise, avec la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, majoritaire, mais aucune intersyndicale n’a vu le jour jusqu’à présent. Lors du dernier comité d’entreprise, le 12 décembre, personne n’a suivi la CGT lorsqu’elle a sollicité un droit d’alerte (qui permet d’engager une analyse comptable de l’entreprise par un cabinet indépendant).

Une réunion se déroulera lundi en mairie de Montcornet, qui rassemblera  député (ou son représentant), le maire, le président de la communauté de communes le conseiller général, les partenaires sociaux et peut-être le directeur de l’usine. «L’objectif, c’est de sauver l’entreprise. Ou de réindustrialiser le site».

Cela fait deux ans que l’atelier 4 déserté ne trouve pas de locataire. La Matt, c’est 17 000 m2 de locaux vieux de 40 ans alors qu’au Cateau, près de l’autoroute, une usine neuve du même groupe avec un effectif jeune tourne bien. 

Publié dans Lutte des classes

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