Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

" SALARIES SANS FRONTIERES " UN DOCUMENTAIRE DE GILLES BALBASTRE SUR FRANCE 5 CE JEUDI 16 JANVIER A 0H10.

Publié le par Tourtaux

http://www.campuslille.com/index.php/component/rsevents/event/622-16-janv-0h10-tv-en-soutient--lnsalaries-sans-frontieresnr-de-gilles-balbastre

« Salariés sans frontières »

Un documentaire de Gilles Balbastre
Sur France 5 ce jeudi 16 Janvier à 0h10.



Figurez-vous que juste après le documentaire « Les nouveaux chiens de garde », j'ai eu l'occasion de réaliser un documentaire pour France 5, intitulé « Salariés sans frontières ».
Figurez-vous que ce documentaire a été livré en septembre 2012 et que depuis, France 5 l'avait "oublié" dans ses tiroirs.
Il faut dire que les rapports avec France 5 avaient été très tendus lors du montage au printemps 2012, à l'époque où des dizaines de milliers de spectateurs se précipitaient dans les salles pour voir justement Les Nouveaux chiens de garde. Alors, imaginer qu'il peut y avoir un rapport entre cette censure et le film qui a fait plus de 240 000 entrées au cinéma. Non, quand même pas ! Bon, il est vrai qu'Yves Calvi, un des chouchous de France5, est plutôt bousculé dans Les Nouveaux chiens de garde... Mais, non il ne faut pas voir le mal partout !
Officiellement, c'était donc la musique du film et son compositeur, le talentueux et indocile Dick Annegarn, qui ne plaisait pas à la chaîne... Officiellement vous dis-je...
Toujours est-il que je viens par hasard de m'apercevoir cet après-midi en surfant sur le Net que France 5 s'est enfin décidé de diffuser« Salariés sans frontières » jeudi qui arrive, le 16 janvier à... zéro heure dix. Honteusement, en catimini, histoire de préserver l'illusion de démocratie. Le film n'a bien entendu bénéficié d'aucune promotion de presse de la part de France 5. Résultat, aucun article, aucun reportage, aucun son. Un lien avec Les Nouveaux chiens de garde ? Non vous dis-je !
Alors, pour que l'omerta ne soit pas complète, reste à vous tous de diffuser ce message, d'inciter tout un chacun de regarder sur France 5 ce jeudi 16 janvier à zéro heure dix, « Salariés sans frontières », de l'enregistrer et de le montrer autour de vous.
Merci à vous

Gilles Balbastre, co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde

PS : En résumé, le film porte sur la destruction du travail ouvrier dans la Grande région (Lorraine, Wallonie, Sarre) qui entoure le Luxembourg et le remplacement des ouvriers de la sidérurgie et des mines de fer par des salariés des services qui tous les matins partent dans le 2ème PIB par habitant du monde nettoyer les bureaux, garder les banques, servir les cafés des golden boys... Une force sociale relativement structurée autour de syndicats, de partis de gauche, organisée collectivement, a été ainsi supprimée et remplacée par une autre, celle-ci atomisée, seule, explosée dans ce coin d'Europe. Au bénéfice comme d'habitude de ceux, qui comme les De Wendel, ont toujours été soutenu politiquement pour amplifier encore et toujours plus leurs intérêts et leurs profits.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

OU VA LA CGT? - GOODYEAR : SURSAUT DE REVOLTE ?

Publié le par Tourtaux

Mardi 14 janvier 2014

Goodyear : sursaut de révolte ?

 

 

[Attention : article décapant qui ne va pas plaire à tout le monde !]


Tous les articles de ce blog sur la lutte pour l'emploi des Goodyear, ICI

Et pour que chacun  puisse vérifier nos dires, le blog de la CGT Goodyear,  ICI

 

GoodyearStop.jpgNous ne sommes pas revenu sur la lutte des Goodyear pour l’emploi depuis le mois de juin dernier (« Goodyear après le CCE et le tribunal de Nanterre »), alors que nous suivions cette actualité de relativement près. C’est la remobilisation, au moins d’un secteur combatif, au retour des fêtes qui nous a remis au clavier.

 

Aujourd’hui, la séquence administrative et officielle du PSE est achevée, et les multiples procédures juridiques lancées par la CGT pour tenter de l’invalider sont arrivées à leur terme, sans succès. Il en reste quelques-unes en route, mais « la messe est dite », pour l’essentiel.

La direction de Goodyear a soigneusement évité de reproduire les erreurs qui l’avaient conduite à l’échec dans le passé. Respect des procédures, des délais etc… montagnes de documents transmis, tout a été fait pour éviter les contestations juridiques éventuelles et cela a été validé par les diverses juridictions.

 

Courant novembre, la CGT de l’usine sent le vent tourner et voit poindre l’échec de la voie juridique qu’elle prône depuis 2010 (« Impasse juridique ou sursaut de la lutte des classes à Goodyear ? »), échec sanctionné effectivement par les jugements de mi-décembre.

Elle change alors son fusil d’épaule et bloque le dépôt de pneus le 18 novembre. Radicalité ? Mise en scène ? Le fait est que la direction n’en a pas grand-chose à faire et au lieu de faire évacuer en urgence le blocage, elle se contente d’arrêter purement et simplement la production dans l’usine : les ouvriers sont désormais payés à ne rien faire, d’où pétages de plombs et déprimes… Voilà des mois que la direction veut fermer l’usine, ce que la CGT répète à juste titre, et Goodyear se moque du blocage du dépôt. A tel point que l’usine est fermée à titre exceptionnel entre le 20 décembre et le 4 janvier, hors toute prise de congés, et tous salaires payés…

 

A la reprise, c’est la colère qui commence à exploser, au moins dans le noyau combatif qui commence à comprendre que l’affaire est mal embarquée, que la procédure du PSE est finie, que la voie juridique a échoué. Et comme dans beaucoup d’entreprises (cela a aussi été le cas à PSA en janvier 2013), le sentiment c’est que maintenant « on n’a plus rien à perdre », et qu’il faut y aller pour « vendre sa peau  le plus cher possible ».

C’est un sursaut de la lutte des classes, qui ne vient pas de l’équipe de la CGT, mais d’un noyau combatif qui ne veut pas crever sans bouger. Mais ce noyau est réduit à quelques dizaines de personnes, pas forcément les mêmes qu’en mars (« Goodyear, les sens de la violence ouvrière »), la direction maintient bien la pression, les autres travailleurs n’étant toujours que spectateurs… On est très loin de la mobilisation à PSA ou à Continental, luttes que Mickaël Wamen, dirigeant de la CGT Goodyear, n’a pourtant cessé de critiquer et de mépriser les mois précédents…

 

D’où la séquestration temporaire des deux cadres entre le lundi 6 et le mardi 7 à la reprise, et ensuite l’annonce symbolique de l’occupation de l’usine par la CGT… Nous sommes de notre côté très prudents sur l’effet d’annonce de cette « occupation », dont la direction semble largement se moquer.

Aujourd’hui, la situation est quelque peu bloquée. L’usine est « occupée », comme le dépôt, et la CGT tient un discours martial pour montrer ses biceps et tenter de peser sur la suite des événements.

 

De son côté la direction « fait le mort ». L’hypothèse la plus probable, c’est qu’elle poursuit tranquillement le rouleau compresseur de la fermeture (bientôt les lettres de licenciements), avec peut-être derrière la tête de revendre l’usine vide à Titan, comme celui-ci l’a proposé au final en mode provocateur… (voir l'article Le Monde ICI) pour réembaucher ensuite au compte-goutte et sur tri sélectif les ouvriers les plus dociles…

La direction Goodyear a obtenu le relâchement de ses cadres sans résistance (il est vrai qu’il aurait fallu un autre rapport de force pour pouvoir les garder en otages !!!), ce qui lui permet d'exiger l'évacuation de l'usine sans aucune condition. Des huissiers sont présents dans l'usine pour constater et prendre en photo toutes sortes de dégradation.
La direction a invité tous les salariés à rester chez eux en assurant le paiement intégral du salaire jusqu'au 31 janvier. Après cette date elle considère que les licenciements seront effectifs. Pour l'heure c'est open bar dans les ateliers, les gens rentrent et sortent comme dans un moulin, aucune perspective....les mêmes scènes qu’avant, on  joue aux cartes pour tuer le temps... la direction adopte comme d'habitude le pourrissement et l'usure psychologique...

 

Il faut noter que la séquestration et l’occupation, actions plus radicales que dans le passé, ont fait oublier le tournant majeur que la CGT a opéré dans la défense de l’emploi en ce début d’année : il ne s’agit plus de maintenir l’emploi, mais de revendiquer de meilleures primes de licenciements...

Il y a quelques mois, il s’agissait de « défendre l’emploi et rien d’autre », et Mickaël Wamen n’avait pas de mot assez durs pour critiquer les autres conflits comme PSA et Continental.
A la veille des vacances, il s’agissait encore de défendre la reprise du Farm « sur la base du projet Titan » (mais lequel, 700 postes ? 537 postes ? 333 postes ? 0 ?? Rien n’a été clairement défini, on ne sait pas trop), et d’un Plan de Départs Volontaires « satisfaisant »…

Et au retour des fêtes, on abandonne explicitement la défense de l’emploi pour exiger seulement de meilleures conditions de départ…

Un pas après l’autre, en arrière. Cela pourrait se comprendre, éventuellement, mais avec deux bémols :

  • Il aurait fallu éviter, dans le passé, de cracher avec mépris sur les collègues qui faisaient comme ils pouvaient dans un contexte moins favorable qu’à Goodyear (car l’usine avait quand même une forte tradition de combattivité, qu’on a vue après exemple dans les années 2009-2010 !)
  • Il aurait fallu une vraie démocratie, une véritable consultation des travailleurs, avec débat contradictoire et vote (enfin, un vrai vote, pas une parodie…) à chaque échéance pour que les évolutions soient éventuellement validées en assemblée générale. Il n’y a bien sûr rien eu de tel.

Pourtant, l’expérience des PSA montre qu’il pourrait ne pas être trop tard. Qu’il est encore temps de mobiliser le plus largement possible, de populariser, d’organiser des collectes de soutien, de bloquer les péages, les bâtiments administratifs, et surtout, pourquoi pas, l’usine Dunlop de l’autre côté de la route !!! Voilà qui serait efficace, et marquerait un sens de la lutte contre un patron commun !

Il y a de quoi faire, il y a des perspectives. Mais il faut se débarrasser de toutes les illusions, tant sur les contre-plans, les choix du gouvernement qui n’est pas du tout une girouette mais le représentant de la bourgeoisie dans les ministères, que sur l’équipe qui dirige la CGT qui refuse d’organiser réellement la contre-attaque de classe.

 

Aujourd’hui, mais aujourd’hui seulement, la CGT appelle  les familles à se mobiliser. Aujourd’hui, la CGT Goodyear invite Vendredi 17 janvier à un rassemblement barbecue sur le parking de l’usine, à 13h, et annonce un « énorme soutien » de partout. Elle profite de l’occasion pour inviter Thierry Lepaon, qui, il est vrai s’est fendu d’une déclaration de soutien aux Goodyear. Nous souhaitons le plus vaste succès à ce rassemblement, car l’enjeu, c’est aujourd’hui de sortir de l’usine (l’occupation ne sert à rien), de populariser, de construire un vrai rapport de forces qui fait aujourd’hui défaut.

 


 

Dans l’immédiat, il n’est pas interdit de revenir sur quelques épisodes marquants de ces derniers mois, pour commencer à tirer les leçons…

 

Discours tonitruants, mirages et effets d’annonce

La CGT Goodyear tient un discours guerrier. Effets de manche, pression psychologique, superlatifs, annonces tonitruantes et définitives, voilà des années que la CGT Goodyear annonce que l’usine ne fermera jamais, que la direction va être battue à plate couture, et ci, et ça… En juin 2012, elle publie même un communiqué triomphant pour annoncer une victoire totale. Même si elle a depuis fermé son premier site internet (qui a  peur des archives ???) on peut encore le consulter sur notre blog.
Aujourd’hui, Rilov admet du bout des lèvres « que nous aurions dû être plus méfiants » en juin 2012… Qui écrivait à l’époque : « Goodyear : prudence et attention aux effets d’annonce » ? C’est NOUS, sur ce blog, totalement à contre-courant de tout le milieu syndical et militant… Car NOUS ne sommes pas impressionnés par le bavardage tonitruant, notre analyse de la situation et notre connaissance de la réalité nous ont toujours poussé à regarder les choses en face, sans fard, et sans peur.

Aujourd’hui, alors que la lutte « va hélas bientôt se terminer » !!! – c’est le texte de la CGT Goodyear, ahurissant, alors qu’elle commence à peine ! – la CGT multiplie les discours ronflants, les « J’accuse », les appels à Thierry Lepaon et tutti quanti. Mais tout cela est de la fumée, et ne fera pas oublier l’échec de la voie proposée par la CGT depuis 2010, l’abandon de la lutte des classes, la voie juridique, le repli sur l’usine sans élargissement, les illusions sur les plans alternatifs et le gouvernement etc.
Contrairement à toutes celles et ceux qui reprennent sans recul ces beaux discours, NOUS NE SOMMES PAS DUPES !

 

L’échec de la voie juridique
Durant toute l’année 2012 (en fait depuis fin 2010), la CGT a fait croire aux ouvriers qu’elle réussirait à bloquer la fermeture de l’usine par l’accumulation des procédures judiciaires, illusion que nous avons largement critiquée sur ce blog (« Impasse juridique ou sursaut de la lutte des classes à Goodyear ? »). Evidemment, si la loi pouvait interdire les  licenciements, il y a belle lurette que la loi aurait été changée !!! Car le système judiciaire n’est que la protection légale du capitalisme (voir à l’inverse l’impunité du mafieux Dassault) et en particulier la propriété privée, qui, il faut quand même le rappeler, est gravée dans le marbre (« inviolable et sacrée ») de la Déclaration des Droits de l’Homme. De fait, depuis l’été, toutes les procédures ont échoué, et la CGT comme le CCE ont été au fur et à mesure déboutés de leurs demandes.

Loin de nous l’idée de nous féliciter de cet échec… On a pu gagner quelques mois, c’est sûr (et cela compte !), mais ce que nous critiquons, c’est d’avoir laissé croire qu’on tenait là la solution pour les ouvriers. Et que donc, la lutte des classes se menait désormais au tribunal et qu’il n’était plus nécessaire de se mobiliser (« Mickaël Wamen : la lutte passe par le juridique »)... On en récolte les résultats aujourd’hui : au fil des mois, la voie juridique a démobilisé les ouvriers de Goodyear, à tel point que la mobilisation aux dernières échéances du CCE et du Tribunal a été absente ou symbolique.

 Si les procédures juridiques doivent être utilisées par les syndicats, ce n’est que pour « gagner du temps », et en étant parfaitement clairs sur leurs enjeux limités… et la nécessité d’organiser le combat le plus largement possible.

 

La disparition en fumée du projet de SCOP
On nous avait promis monts et merveilles, un projet magnifique, parfaitement crédible et viable… (« Le projet de SCOP de la CGT Goodyear ») Où est passé ce projet ? Il apparaît que ce n’était qu’une mise en scène de plus, avec toujours le même résultat : faire croire aux ouvriers qu’il était possible de sauver leur emploi sans lutte, simplement par un changement de statut juridique.

Le projet s’est simplement évaporé, sans aucune explication, comme d’habitude, ne reste que le désarroi et la désillusion… Nous avions aussi dénoncé cette imposture.

 

La relation au gouvernement
Le fait est que la CGT Goodyear a été incapable d’avoir une attitude cohérente à l’égard du gouvernement : un jour c’est par lui que viendra le salut, Hollande et Montebourg sur le parking, l’enquête parlementaire décisive, la loi pour interdire les licenciements etc., un jour il est coupable de tout et complice de Goodyear et Titan, un jour simplement girouette ballotée d’un côté à l’autre. Il faudrait savoir et être au clair : sinon on ne sait plus trop où sont les amis et où sont les ennemis…

Pourtant les choses sont assez claires : le gouvernement n’a RIEN fait pour les Goodyear, comme il n’a RIEN fait pour les PSA, ou pour les Florange. Au-delà du baratin de Montebourg, le gouvernement est le digne représentant des patrons français dans la guerre économique mondialisée. Aujourd’hui, Montebourg refait une sortie pour appeler à la médiation, à rouvrir le débat – mais sur quelle projet ? Pour valider la proposition de Titan, c’est-à-dire reprise de l’usine avec 0 salariés, et ré-embauche ensuite de 333 ouvriers seulement !!! (lien article).

 

La commission d’enquête parlementaire
Pendant tout un temps, l’actualité de la boîte a été rythmée par les auditions de l’enquête parlementaire… réclamée par la CGT et dont elle nous promettait des miracles. Personnalités  politiques, dirigeants syndicaux ont pu chacun faire leur déclaration… le rapport a été remis le 18 décembre avec des « recommandations » qui n’engagent à rien, mais ça, on le savait au départ !!!

 

La coordination des luttes
La CGT Goodyear tient des discours ronflants contre le gouvernement, contre les directions syndicales, pour la coordination des luttes, lire par exemple le « J’accuse » de cette rentrée. Beaucoup de bruit pour rien.
Qu’est devenu le collectif Licenci’elles, dont on nous promettait monts et merveilles (« Une loi pour interdire les licenciements boursiers ? ») ? Enterré parce que bloqué sur une perspective de loi, et sans vrai projet collectif structuré sans volonté d’unité avec les autres secteurs en lutte, à PSA, Rhodia ou ailleurs.
Qu’a donné la « journée du 5 décembre » supposée être le fer de lance d’un regroupement de luttes ?
Pourquoi la CGT Goodyear n’a-t-elle pas jugé utile de participer, et même d’informer, aux initiatives de la Fédération de la Chimie, comme la journée Caoutchouc du 17 juin, et le rassemblement des entreprises en lutte  le 28 novembre à Bercy ? Ces initiatives avaient le mérite d’exister et d’être quand même un peu plus radicales que l’activité confédérale… Et cela aurait pu être des tribunes magnifiques pour populariser le combat des Goodyear !

Là encore, on est dans le royaume des mirages, dans celui des mises en scène et des coups de gueule pour attirer l’attention des médias et de ceux qui veulent bien s’aveugler, mais en fait, la CGT Goodyear n’imagine la coordination, la popularisation, l’élargissement qu’autour d’elle-même, sur son projet et se moque royalement des autres – les Dunlop au premier chef, même patron de l’autre côté de la route.

Comment comprendre qu’il n’y ait eu que très peu de travail de popularisation ne serait-ce que sur la région amiénoise, à tel point que le journal militant local « Fakir » n’est plus intervenu sur cette lutte depuis belle lurette [dernière minute : Fakir vient d’informer du rassemblement de vendredi, c’est la première information sur Goodyear depuis fort longtemps…] ???

 

Il y a ici des éléments de bilan, car nous allons rentrer dans cette période.
A chacun de choisir : aveuglement ou réflexion, car c’est bien une partie du bilan du mouvement ouvrier de ces années qui est posé devant nous.

 

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

Mardi 14 janvier 2014  

La Redoute : Pour la CGT Pinault doit financer nos garanties !

http://static.latribune.fr/article_page/314433/les-salaries-de-la-redoute-manifestent-pour-sauver-leurs-emplois.png

 

Depuis la semaine dernière,  les salariés expriment leur colère face au plan de restructuration présenté par les « repreneurs ».  Nous étions plus de 550 salariés dans les AG de vendredi dernier et plus de 130 à manifester samedi matin à la martinoire. Et hier matin, les stocks et les quais ré-appro ont arrêté le travail une bonne partie de la matinée. 

 

Vendredi dernier, les AG de la martinoire et de Roubaix avaient décidé d’une action pour ce mardi 14 janvier au matin. Nous appelons donc l’ensemble des salariés de l’entreprise à se mobiliser pour une action qui se déroulera sur le site de la martinoire.

 

Le  projet de cession de la Redoute présenté par Nathalie BALLA et Eric COURTEILLE est une attaque terrible contre nos conditions de vies.

 

Il prévoit la suppression de 1178 emplois dans l’ensemble des secteurs de l’entreprise. La majorité des départs risquent donc d’être des départs subis. Les indemnités de départs prévues sont ridicules : ½ mois de salaire par année d’ancienneté + 3 mois (soit 13 mois brut, par exemple, pour un salarié qui a 20 ans d’ancienneté !). 

 

Quant à ceux qui resteraient, ils risquent fort de se retrouver d’ici quelques années dans la même situation que leurs collègues touchés par les licenciements. Et pour ce qui est de leurs conditions de travail et de rémunération, le projet prévoit de les dégrader largement.

 

Les repreneurs ne sont que des marionnettes dirigées par Pinault. Et leur plan  n’est qu’un plan de licenciements. Pour s’y opposer et pour garantir l’avenir de tous les salariés de la Redoute, nous ne pouvons compter que sur notre mobilisation et notre détermination. Le milliardaire Pinault, dont la fortune a augmenté de 4,6 milliards l’année dernière, a largement les moyens de financer des garanties pour tous les salariés de la Redoute.

 

La CGT revendique :

Aucun licenciement subi.

10 ans de garantie de salaire, toutes primes incluses.

Un plan de préretraites payé à 100%.

Aucune externalisation ni filialisation.

 

Pour obtenir le maximum, nous devons être le plus nombreux possible à continuer à nous mobiliser.

 

Pour tous les salariés de l’entreprise,

martinoire, Roubaix et Tourcoing,

rassemblement ce mardi, à 10 h

au standard de la martinoire.

 

Tous ceux qui refusent le plan qui nous a été présenté ont leur place dans cette action.

Grève de 1 heure à la journée.


http://www.udcgtnord.fr/

Huningue : Grève à l’usine BASF

 

La CGT a engagé une épreuve de force à l’usine BASF de Huningue en entamant, hier, une grève illimitée pour protester contre la suppression prévue de 140 emplois sur 242. Le blocage de l’usine chimique paralyse l’activité des sites voisins de Novartis, Delpharm et TFL.


 

Depuis hier, à 4 h 30, la rue de la Chapelle à Huningue menant à l’usine chimique BASF (ex-Ciba SC) est barrée par des palettes et des pneus en feu et une rangée de fûts métalliques. À l’appel de la CGT, syndicat majoritaire sur le site, une centaine de salariés bloquent l’usine dont la production a été totalement arrêtée. « Le premier objectif est d’empêcher, ou au moins de réduire le plus possible les licenciements envisagés », explique Jules Schneider, délégué syndical CGT.

 

« Les salariés sont extrêmement déterminés. On est prêt à faire grève toute la semaine s’il le faut », a-t-il déclaré hier après-midi à L’Alsace , à l’issue d’une réunion de négociation du plan de sauvetage de l’emploi. Selon la CGT, cette 8e réunion depuis l’annonce du PSE, le 22 octobre 2013, n’a abouti à « aucune avancée ».

300 000 euros pour tous

Estimant que le site est rentable, la CGT a présenté, le 10 janvier, un cahier de revendications en cas de maintien des suppressions d’emploi qui, selon le syndicat, ne sont pas motivées par des raisons strictement économiques.

La CGT réclame, notamment, un congé de reclassement de 36 mois (avec maintien de la rémunération), un dispositif de préretraite à 52 ans et une « indemnité de préjudice mora l » de 300 000 € pour tous. « Ces revendications ne sont pas farfelues et tout à fait dans les moyens du groupe BASF, qui fait des milliards d’euros de bénéfice », estime Jules Schneider.

« Nous avons du mal à comprendre cette grève », déclare, lui, le porte-parole de BASF France interrogé par L’Alsace. Il s’étonne des demandes pas « raisonnables » avancées par la CGT et qualifie le blocage du site de « regrettable ».

Trois autres sites fortement perturbés

« Ce n’est pas un atout pour le maintien d’une activité », estime-t-il en laissant entendre que cela pourrait inciter la direction générale du groupe allemand à revoir les investissements prévus pour la sauvegarde de 102 emplois à l’usine de Huningue.

Le blocage de l’usine BASF perturbe fortement l’activité des trois sites chimiques voisins de TFL, Delpharm et le Biotech de Novartis. Pas seulement en raison des difficultés d’accès mais aussi, voire surtout, du fait de l’arrêt de l’approvisionnement en vapeur assuré habituellement par l’usine BASF, où la chaudière est subitement « tombée en panne » au déclenchement de la grève.

Numéro 1 mondial de la chimie, BASF avait annoncé fin octobre l’arrêt, d’ici fin 2014, de la fabrication d’additifs à l’usine de Huningue. Une mesure s’inscrivant dans une restructuration de cette activité, en surcapacité en Europe en raison de la concurrence asiatique, et touchant 650 postes.


http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/01/14/huningue-greve-a-lusine-basf/

http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/01/les-nouveaux-chiens-de-garde-film-image.jpg


Figurez-vous que juste après le documentaire « Les nouveaux chiens de garde », j'ai eu l'occasion de réaliser un documentaire pour France 5, intitulé « Salariés sans frontières ».

Figurez-vous que ce documentaire a été livré en septembre 2012 et que depuis, France 5 l'avait "oublié" dans ses tiroirs.

Il faut dire que les rapports avec France 5 avaient été très tendus lors du montage au printemps 2012, à l'époque où des dizaines de milliers de spectateurs se précipitaient dans les salles pour voir justement Les Nouveaux chiens de garde. Alors, imaginer qu'il peut y avoir un rapport entre cette censure et le film qui a fait plus de 240 000 entrées au cinéma. Non, quand même pas ! Bon, il est vrai qu'Yves Calvi, un des chouchous de France5, est plutôt bousculé dans Les Nouveaux chiens de garde... Mais, non il ne faut pas voir le mal partout !

Officiellement, c'était donc la musique du film et son compositeur, le talentueux et indocile Dick Annegarn, qui ne plaisait pas à la chaîne... Officiellement vous dis-je...

Toujours est-il que je viens par hasard de m'apercevoir cet après-midi en surfant sur le Net que France 5 s'est enfin décidé de diffuser« Salariés sans frontières » jeudi qui arrive, le 16 janvier à... zéro heure dix. Honteusement, en catimini, histoire de préserver l'illusion de démocratie. Le film n'a bien entendu bénéficié d'aucune promotion de presse de la part de France 5. Résultat, aucun article, aucun reportage, aucun son. Un lien avec Les Nouveaux chiens de garde ? Non vous dis-je !

Alors, pour que l'omerta ne soit pas complète, reste à vous tous de diffuser ce message, d'inciter tout un chacun de regarder sur France 5 ce jeudi 16 janvier à zéro heure dix, « Salariés sans frontières », de l'enregistrer et de le montrer autour de vous.

Merci à vous

Gilles Balbastre, co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde

 

PS : En résumé, le film porte sur la destruction du travail ouvrier dans la Grande région (Lorraine, Wallonie, Sarre) qui entoure le Luxembourg et le remplacement des ouvriers de la sidérurgie et des mines de fer par des salariés des services qui tous les matins partent dans le 2ème PIB par habitant du monde nettoyer les bureaux, garder les banques, servir les cafés des golden boys... Une force sociale relativement structurée autour de syndicats, de partis de gauche, organisée collectivement, a été ainsi supprimée et remplacée par une autre, celle-ci atomisée, seule, explosée dans ce coin d'Europe. Au bénéfice comme d'habitude de ceux, qui comme les De Wendel, ont toujours été soutenu politiquement pour amplifier encore et toujours plus leurs intérêts et leurs profits.


http://www.udcgtnord.fr/

Communiqué de presse Union Locale CGT Dunkerque

Terminal Méthanier

14 janvier 2013

Ce vendredi 10 janvier 2013 au matin, de 6 h 30 à 9 h 00, une trentaine de militants de notre Union Locale CGT de Dunkerque ont procédé à une distribution de tracts sur le rond point d'accès au terminal méthanier de Dunkerque, tracts rédigés en diverses langues, à l'intention des travailleurs détachés sur le chantier du terminal, afin de les informer de leurs droits de salariés œuvrant sur le sol français.

Il est rapidement apparu que peu de ces travailleurs détachés étaient au rendez-vous de l'embauche matinale. Au cours d'échanges avec les quelques dizaines de ces ouvriers néanmoins présents, deux d'entre eux nous ont fait état d'une consigne leur ayant été donnée de ne pas se rendre sur le chantier ce jour. Une consigne que semble confirmer la présence sur les lieux et dès 6h45 du Directeur du Chantier en personne, secondé d'un adjoint et de deux vigiles, tous les quatre manifestement bien informés de notre opération « tractage », que nous avions pris le soin à la CGT de ne pas faire connaître au-delà des personnes impliquées. Rien ne laissait supposer que le travail ou l'accès au travail serait bloqué par notre syndicat, ce qui d'ailleurs n'a pas été le cas. Alors pourquoi cette présence du Directeur du site avec collaborateurs équipés pour l'occasion (appareil photos, dictaphones, portables et radios) ?

Une journaliste de RFI en cours d'investigation sur le sujet et sur les lieux, s'est vue refuser tout commentaire du Directeur sur sa présence en dehors du site et de si bonne heure. Quelques minutes plus tard, ce même Directeur intervenait vertement pour faire cesser une discussion - sur les lieux publics, en dehors du site - entre des

travailleurs portugais et cette même journaliste.

S'en est suivi des mesures systématiques d'intimidation, par relevés des plaques minéralogiques des véhicules s'arrêtant auprès de nos militants, par relevés oraux sur dictaphone de

la description physique des travailleurs acceptant le dialogue et par prise de photos des personnes acceptant d'échanger quelques minutes sur leurs conditions de travail et de paye avec les deux interprètes présents avec notre CGT et/ou avec la journaliste de RFI. De

-llHkN ^ toute évidence, il y aurait donc des choses à cacher que ni les syndicalistes ni les

journalistes ne doivent connaître ? Sinon, pourquoi tant de précautions, pourquoi cette pression par le premier responsable et décideur du site ?? Et que penser des mesures

jWikJt-ml*, tiiwlilk, MIENUHH _

d'intimidation ou de répression que les travailleurs détachés vont ensuite subir vu les informations collectées sur qui s'est arrêté, qui a échangé ne serait-ce que quelques minutes avec notre CGT ?

En ce matin d'hiver, dans la lueur des quelques lampadaires et dans les embruns marins de la nuit, à proximité de ce chantier piloté par deux de nos grandes entreprises locales, avec tous ces travailleurs parlant mal ou pas du tout notre langue, nous avions l'impression d'être soudain basculé dans un autre pays... un pays où l'arrogance patronale était soudain érigée en loi !

De quoi donner envie d'y retourner plus souvent !

Intervention CGT

http://www.udcgtnord.fr/

Motion adoptée par l’Assemblée Générale des syndicats Cgt de l’U.L. réunies à Maubeuge,

Le 9 janvier 2014

http://idata.over-blog.com/4/22/43/62/Ressource-images/inspection-du-travail.jpg

 Nous apprenons que l’Inspection du Travail de Maubeuge pourrait être prochainement supprimée. Cette décision fait suite à la réforme gouvernementale engagée par le Ministre du Travail  Monsieur SAPIN.

 

Outre les centaines de suppressions d’emploi d’Inspecteurs et de Contrôleurs du Travail annoncées au niveau national, c’est la suppression de plusieurs sections territoriales proches des salariés qui est envisagée, dont la section Sambre-Avesnois.

C’est ainsi qu’il est prévu de centraliser l’Inspection du Travail de Maubeuge sur Valenciennes. Ce qui aura pour conséquence des difficultés très importantes pour les salariés de contacter les agents de contrôle du droit du travail, pour se défendre…

Les agents du Ministère du Travail refusent ce plan de casse. Ils ont déjà participé massivement à plusieurs actions, grèves et manifestations, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SNUTEFE-FSU et SUD Travail. Notamment le 22 octobre 2013, lors d’une grève nationale (jour de la consultation des Organisations syndicales sur le plan SAPIN), en allant manifester au siège du Parti Socialiste, pour dénoncer… « Le pacte du P.S. avec les patrons pour casser l’Inspection du Travail au service des salariés ».

 LE MEDEF EN REVE DEPUIS DES ANNEES…. LE GOUVERNEMENT VEUT LE FAIRE !

La CGT dénonce cette poursuite de la  politique de casse des services publics par ce gouvernement qui satisfait les revendications de la droite et du patronat, qui ne cessent de réclamer des coupes sombres dans les dépenses publiques…

 

Rappelons que l’Inspection du Travail est plus que jamais un service public essentiel pour protéger les salariés des abus du patronat, alors que les besoins sont de plus en plus importants. Son autorité repose sur trois critères essentiels :

1. Son indépendance, assurée par la convention 81 de l’Organisation Internationale du Travail,

2. Sa fonction généraliste, qui lui permet une présence dans toutes les entreprises,

3. Son maillage territorial de proximité qui la rend accessible à tous.

 

L’ENJEU POUR LES DROITS DES SALARIES EST DONC IMPORTANT !

 

Dans l’intérêt des  salariés, les syndicats de l’Union Locale CGT de Maubeuge et environs font leurs les revendications de l’intersyndicale :

Augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’Inspection du travail, pour un Code du Travail véritablement protecteur des droits des salariés

Maintien d’une Inspection du Travail généraliste et indépendante, organisée dans des sections territoriales. Chaque salarié doit pouvoir à tout moment prendre contact avec l’agent de contrôle du secteur, quelle que soit la question en droit du travail.

 

C’est pourquoi, nous exigeons des pouvoirs publics

 

     ð  Des garanties pour le maintien de la section de l’Inspection du Travail de Maubeuge

       ð Des moyens supplémentaires pour cette section de Maubeuge, afin d’améliorer l’accueil des salariés et les contrôles dans les entreprises.

 

Motion adoptée  par l’Assemblée Générale des syndicats CGT de l’U.L.  réunies à Maubeuge, Le 9 janvier 2014


http://www.udcgtnord.fr/

Journée de grève chez Sanofi

Trait et Val de Reuil :

Les salariés réclament des augmentations de salaires. Ils dénoncent également des conditions de travail de plus en plus tendues.

 

 

Le mouvement est national. En Seine-Maritime des salariés du Trait ont répondu à l’appel à la grève et dans l’Eure, ceux de Val de Reuil. Une cinquantaine de salariés s’est mobilisée ce mardi 14 janvier à Val de Reuil. Ils dénoncent les bénéfices engrangés par le laboratoire et dont les salariés ne profitent pas. Par ailleurs, des délégués du personnel protestent contre une souffrance au travail. Dans le groupe il y aurait eu, selon eux, des tentatives de suicide. La cause selon ces représentants du personnel : des pressions plus importantes et des méthodes de management qui consistent "à faire plus avec moins de moyens".

 

France 3 Haute-Normandie, 14 janvier 2014

Toulouse :

L’intersyndicale CGT-Sud Chimie du site de Sanofi Toulouse appelle les salariés à une journée de grève aujourd’hui. Rassemblement à partir de 12 heures devant le site au 195, route d’Espagne. Journée d’action et de mobilisation nationale sur l’ensemble du groupe. «La direction attaque la masse salariale par tous les côtés», protestent CGT et Sud Chimie : «emplois en chute libre via les restructurations et les réorganisations permanentes, notre site sera démantelé dans ce cadre, salaires en berne, pas d’augmentation collective en 2014, productivité amplifiée au détriment des conditions de travail. Sans compter un taux de précarité inacceptable».

La Dépêche du Midi, 14 janvier 2014

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/01/14/journee-de-greve-chez-sanofi/

Mory Ducros : les sites de Vénissieux et Saint-Priest bloqués

Lundi 13 janvier 2014, par lohann // Mory Ducros

 

 

Depuis vendredi soir, les salariés des sites Mory Ducros de Vénisieux et Saint-Priest, soutenus par les syndicats CGT et CFDT, empêchent tout camion de sortir. Sous une pluie battante ce lundi, ils étaient une quinzaine, regroupés autour d’un feu, à monter la garde rue Eugène-Hénaff, devant l’accès de la plateforme vénissiane.

“À l’intérieur, c’est notre trésor de guerre, explique l’un d’eux. On ne voulait pas en arriver là, mais quand on a su que la direction détournait les marchandises de chez nous pour les envoyer sur d’autres sites comme Dijon, on a compris qu’ils voulaient nous la faire à l’envers. Nous voulons garder des armes pour négocier”

Les salariés du transporteur de colis Mory Ducros (5000 en France dont 160 à Vénissieux et environ 110 à Saint-Priest) ont été informés le jeudi 9 janvier du détail des offres de reprise du groupe, placé en redressement judiciaire fin novembre après un dépôt de bilan. Sur les quatre offres, trois sont de très faible ampleur. La quatrième, plus importante, émane d’Arcole Industries, qui n’est autre que l’actuel propriétaire de Mory Ducros. Elle porte sur la sauvegarde de 1900 emplois, dont 1754 pour l’entreprise et le reste pour ses filiales. Ce qui signifierait la disparition de plus de 3000 emplois, sans compter les 2000 salariés qui travaillent pour des entreprises sous-traitantes. Après-demain, mercredi, le détail du plan sera donné : on connaîtra les 43 agences (sur un total de 85 en France) qui seront préservées. Localement, les salariés s’attendent à la fermeture d’un des deux sites. “Je crains que ce soit Vénissieux, glisse un ancien. Ici on a toujours résisté, ça ne leur a jamais plu.”

Si les salariés de Mory Ducros luttent, c’est moins dans l’espoir de sauver leur emploi que de partir dans des conditions dignes. Il faut dire que ces quinze dernières années ont été une succession de rachats et de plans sociaux. Le dernier en date, fin 2011, a vu la Deutsche Post céder l’entreprise au groupe Caravelle et à sa filiale Arcole Industries avec au passage un cadeau de 270 millions d’euros… à l’acquéreur ! Trois ans plus tard, Arcole Industries dépose donc le bilan, et propose dans la foulée de reprendre l’entreprise mais en se séparant de trois salariés sur cinq. Avec la bénédiction du gouvernement : Arnaud Montebourg a en effet annoncé vendredi avoir “sécurisé l’offre d’Arcole” via un prêt de 17,5 millions d’euros. Le ministre de Redressement productif a également annoncé une série de mesures pour soutenir les salariés qui pourraient perdre leur emploi, notamment le maintien du salaire pendant un an et le financement de toutes les formations professionnelles. Des annonces très mal accueillies par les salariés vénissians et san-priots en grève : “Cela n’apporte presque rien par rapport aux droits sociaux classiques, dénonce un trentenaire. C’est d’autant plus scandaleux qu’au mois de novembre, avant le dépôt de bilan, 80 % d’entre nous devaient partir avec de confortables indemnités liées à un précédent plan social. On se moque de nous, tout simplement. Au point où on en est, on ne réclame plus qu’une chose : pouvoir partir dignement, avec un minimum de respect.”

Le 13 Janvier 2014 - Expressions Venissieux

http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com/spip.php?article1034

Samantha Dumousseau, nouvelle responsable de la CGT en Charente : «Pour une reconquête de l’industrie»
Publié le 13/01/2014 à 06h00 par

Samantha Dumousseau est la nouvelle responsable de la CGT en Charente. Particularité, la comptable est issue du privé, d’une très petite entreprise.

Samantha Dumousseau, nouvelle responsable de la CGT en Charente : «Pour une reconquête de l’industrie»Samantha Dumousseau était en charge depuis 2005 de la politique financière de l’Union départementale. © Photo
photo anne lacaud
 
Rien ne prédestinait Samantha Dumousseau à devenir syndicaliste, encore moins patronne de la CGT en Charente. Depuis le 29 novembre, la jeune femme de 41 ans, comptable dans une très petite entreprise (TPE) est à la tête du syndicat qui revendique 4 765 adhérents. Au moment de préparer sa succession, Évelyne Videau, en place depuis deux mandats avait émis deux souhaits : que son successeur soit une femme et qu'elle soit issue du privé. « Après plusieurs secrétaires généraux issus du public, il était temps que quelqu'un du privé soit à la tête. A fortiori une personne issue d'une TPE », reconnaît l'ancienne dirigeante. Élue à la Commission exécutive confédérale depuis 2006 - au sein de laquelle elle a été réélue en mars dernier - Samantha Dumousseau était, depuis 2005, en charge de la politique financière en Charente et avait monté avec...
Rien ne prédestinait Samantha Dumousseau à devenir syndicaliste, encore moins patronne de la CGT en Charente. Depuis le 29 novembre, la jeune femme de 41 ans, comptable dans une très petite entreprise (TPE) est à la tête du syndicat qui revendique 4 765 adhérents. Au moment de préparer sa succession, Évelyne Videau, en place depuis deux mandats avait émis deux souhaits : que son successeur soit une femme et qu'elle soit issue du privé.

« Après plusieurs secrétaires généraux issus du public, il était temps que quelqu'un du privé soit à la tête. A fortiori une personne issue d'une TPE », reconnaît l'ancienne dirigeante.

Élue à la Commission exécutive confédérale depuis 2006 - au sein de laquelle elle a été réélue en mars dernier - Samantha Dumousseau était, depuis 2005, en charge de la politique financière en Charente et avait monté avec Évelyne Videau, le collectif Femmes de la CGT.

 

« Sud Ouest ». Comment devient-on secrétaire générale départementale ?

Samantha Dumousseau. J'ai toujours vécu dans un milieu très protégé, loin du syndicalisme. Mais quand la question du fascisme et de l'antisémitisme est arrivée dans le débat public, je me suis engagée. J'avais envie de m'investir car je suis une humaniste. Mon émancipation s'est faite avec la naissance de mes enfants. Je voulais au moins essayer de leur construire un autre monde, d'apporter ma pierre à l'édifice. Quand je travaillais à la Maison des peuples et de la paix, j'ai croisé la route de William Jacquillard (ancien secrétaire général, ndlr). C'est lui qui m'a donné envie de militer. Après quelques recherches sur Internet pour éplucher les statuts des différents syndicats, je me suis retrouvée dans les valeurs « de justice, de solidarité et d'égalité » prônées par la CGT.

 

La CGT perd des adhérents, comment inverser la tendance et s'adapter à tous les salariats ?

Il est important d'être plus visible et d'aller là où sont les salariés sans oublier les zones qui se développent. Si la CGT n'y va pas, ce ne sont pas les salariés qui iront voir la CGT. Je pense, par exemple, aux nouveaux emplois créés à Champniers. Pour en être issue, je sais combien il est difficile d'être syndiqué et d'avoir des responsabilités syndicales quand on vient d'une TPE, car on est isolé.

 

Est-ce que la CGT correspond à la photographie salariale de la Charente ?

Plus de la moitié des adhérents de la CGT travaillent dans le secteur privé. En conséquence, la moitié des 31 membres de la commission exécutive, l'organisme dirigeant de l'Union départementale, vient du privé. On nous reproche souvent de ne représenter que les fonctionnaires. Le salariat évolue, donc la CGT évolue. La CGT doit ressembler à tous ses salariés. Nous avons également fait en sorte que tous les territoires soient représentés.

 

Comment être efficace face aux enjeux territoriaux ?

Pour agir efficacement et occuper au mieux le territoire, il faut connaître sa réalité. La Charente était très industrielle et a subi très rapidement des pertes d'emploi. De petites entreprises se sont créées, à nous d'aller voir leurs salariés. D'être partout, d'être visible. Nous devons entamer une reconquête de l'industrie en lien avec les questions d'aménagement du territoire. Nous avons créé le collectif Politique industrielle car notre rôle est d'apporter des propositions concrètes.

 

Quelles sont vos priorités pour les trois prochaines années ?

Toucher plus de cadres. Ce sont des salariés avant tout. La CGT est mal représentée dans cette catégorie. Nous devons aussi réfléchir à laisser la place aux jeunes. Ils ne portent pas le même regard que nous sur certains dossiers. Notre challenge est également d'avoir plus syndiqués à la fin des trois ans.

 

Quelle sera votre patte au sein de l'Union départementale ?

Vous ne me verrez pas toujours prendre la parole sur tous les dossiers. Nous sommes quatre secrétaires (1) à l'Union départementale et il y a 31 membres dans le bureau. Chacun a son domaine de compétences.

Recueilli par Aude Boilley

 

(1) Caroline Lacour (communication), Sylvain Minbiolle (vie syndicale) et Michaël Lablanche (politique financière).

http://www.sudouest.fr/2014/01/13/pour-une-reconquete-de-l-industrie-1427045-864.php

Fédération des Organismes Sociaux CGT : Salaires bloqués, Emplois supprimés, Personnels méprisés ! ça suffit !
13/01/2014 | 14:43

Alors qu' économistes et politiques reconnaissent que notre système de protection sociale a été un amortisseur de la crise pour les plus fragiles, les gouvernements successifs n'ont de cesse d'imposer des suppressions d'emplois dans nos organismes et associations.

Ils participent ainsi à la casse de la protection sociale et à la remise en cause de nos missions de services publics. Les conventions d'objectif et de gestion (COG) signées entre l'état et les directeurs des caisses nationales de la Sécurité sociale, du RSI et de la MSA, se suivent et se ressemblent.

Depuis 10 ans, nos secteurs professionnels subissent des plans sociaux.

Ce ne sont pas seulement des départs à la retraite non remplacés, mais une multiplication de licenciements disciplinaires ou pour insuffisance professionnelle, des ruptures conventionnelles. L'aide à domicile a subi de nombreux licenciements économiques se traduisant par des fermetures de structures entrainant une dégradation de la qualité du service rendu et des conditions de travail des salariés.

Pour parer au manque d'effectif ainsi qu'à l'augmentation de la charge de travail, les employeurs ont recours aux heures supplémentaires, aux contrats précaires de toutes sortes et aux intérimaires.

Fusions, régionalisations, mutualisations et restructurations permanentes accentuent le mal être et la souffrance au travail des salariés qui craignent pour leur avenir.

Les précaires embauchés sont eux-mêmes bénéficiaires du RSA (45% des salariés de l'aide à domicile peuvent prétendre à cette prestation). Ils travaillent dans des conditions de stress constant en espérant obtenir un contrat à durée indéterminée.

Les temps partiels imposés concernent plus de 90 % des salariés de l'aide à domicile.

Pour nos employeurs et les ministères, l'emploi n'est pas au service de nos missions mais une variable d'ajustement. La réduction des emplois pour faire diminuer les coûts de gestion devient la seule politique admise.

 

Ça suffit !
Cette politique n'a que trop duré !


La fédération CGT des organismes sociaux exige un changement de politique.

Dans un contexte social critique avec une demande et des attentes de plus en plus fortes de la population, nous devons rendre plus facile l'accès aux droits et à l'information.

Alors que les services de maintien et d'aide à domicile sont vantés par tous les politiques, les moyens doivent être donnés au personnel pour assurer leur mission et répondre aux besoins de perte d'autonomie des usagers.

Pour assurer nos missions de service public, la CGT exige :
 Le remplacement de tous les départs en retraite et départs volontaires par des embauches en CDI.
 La transformation de tous les emplois précaires en CDI.
 Le maintien de tous les lieux d'accueil, avec embauche de personnel, pour assurer un vrai service de proximité.
 Des emplois en CDI à temps plein pour les salariés de l'aide à domicile.

Seule l'action unie des salariés devant Matignon permettra un changement de politique.

 

http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Federation-des-Organismes-Sociaux-CGT--Salaires-bloques-Emplois-supprimes-Personnels-meprises--c--17802269/

La CGT appelle les salariés d'Amazon à se mobiliser le 6 février

Publié le 13 janvier 2014 par MAGALI PICARD

Un entrepôt d'Amazon, dont les conditions de travail sont de plus en plus dénoncées par les syndicats.

Un entrepôt d'Amazon, dont les conditions de travail sont de plus en plus dénoncées par les syndicats.

Articles liés 

Si Amazon fait régulièrement rêver pour sa puissance, ses conditions de travail suscitent nettement moins l'enthousiasme, surtout chez les syndicats. Ainsi, la CGT appelle les salariés à une journée de mobilisation le 6 février pour une "autre politique sociale", notamment pour les "salaires, l'emploi et la protection sociale solidaire". Le syndicat souligne notamment que "2013 a été une année bénéfique pour Amazon, mais que pour une large part, les salaires stagnent". "Amazon ne lâche rien. L'entreprise a d'ores et déjà annoncé vouloir négocier l'application des dispositions de la loi du 14 juin 2013 pour la sécurisation de l'emploi. A cela s'ajoute un management répressif de la part d'une entreprise qui n'hésite pas à s'arranger avec la loi pour imposer à ses salariés le travail dominical, au motif de la flexibilité". Et de conclure : "Amazon, qui touche des aides de l'Etat, emploie en permanence des salariés intérimaires, profite d'un turn-over important et applique une politique de salaire minimaliste afin de bénéficier des exonérations de cotisations sociales de la loi Fillon".

 

http://www.lsa-conso.fr/la-cgt-appelle-les-salaries-d-amazon-a-se-mobiliser-le-6-fevrier,159238

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

AMIENS: ALORS QUE LE POLTRON MONTEBOURG MET DANS LE MEME SAC LA CGT GOODYEAR ET LE PATRONAT APPEL DE SYNDICALISTES A UN RASSEMBLEMENT VENDREDI 17 JANVIER A 13H DEVANT L'USINE EN SOUTIEN AUX GOODYEAR

Publié le par Tourtaux

APPEL

Rassemblement en soutien aux Goodyear en lutte

...
Nous sommes un certain nombre de militants syndicalistes à vouloir exprimer tout notre soutien au combat des salariés de Goodyear.

Ils sont en lutte depuis 6 ans et ils ont raison de ne pas lâcher.

L’inacceptable n'est pas la séquestration, les blocages ou l'occupation de l'usine mais que des patrons voyous faisant des bénéfices outrageux puissent licencier, restructurer ou fermer une usine.

Le profit et la rentabilité mettant en péril l’avenir de milliers de famille.

Nous avons été, nous sommes ou nous serons confrontés à des menaces sur notre emploi.

À ce titre, nous savons à quel point il est difficile de le défendre.

Il est urgent et fondamental que nous apportions notre solidarité à nos collègues en lutte.

Nous sommes même convaincus que nous devons résister ensemble face à la logique destructrice du capital.

Nous avons besoin de soutiens réciproques, de liens de solidarité afin d’être plus fort pour mener les batailles nécessaires.

Nous sommes certains que c'est la convergence de nos résistances, de nos luttes qui permettra de changer la donne et d’imposer les arrêts de licenciements et de fermetures d'entreprises.

Pour exprimer notre solidarité,
Dire Stop aux licenciements,

Nous appelons à un rassemblement Vendredi 17 janvier à 13h devant l'usine de Goodyear à Amiens.

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

CETTE GRANDE VAGUE QUI ARRIVE, CELLE DU PEUPLE S'INSURGEANT QUI VA FAIRE RENDRE GORGE A TOUS NOS EXPLOITEURS, CETTE VAGUE VENANT DU PEUPLE DES GUEUX, LA NOTRE : LA REVOLUTION !!!

Publié le par Tourtaux

 

Cette grande vague arrive !

 

 

 

Révolution !

Publié le 14 Janvier 2014

 
Révolution !
 
Résistants toujours !
 
Résistants toujours !
 
La rupture est consommée !
  
La rupture est consommée !

 

Gouvernement !


Gouvernement !
Gouvernement !
 
Vous nous avez trop pris ; nous reprenons tout !
 
Vous nous avez trop pris ; nous reprenons tout !
 
Pas dans vos urnes !

 
Pas dans vos urnes !
 
Hollande : A droite toute !
  
Hollande : A droite toute !
 

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0