CAMARADES CHEMINOTS NE LACHEZ RIEN

Publié le par Tourtaux


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                                                    GARE DE SEDAN

Face au diktat de Sarkozy, tenez bon comme en 1995 et 1968. La base est souveraine, c'est à vous de décider.

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT continue à penser et à agir unilatéralement au nom des adhérents de la CGT.

Travailler plus longtemps pour gagner moins, la baisse sensible de nos pensions, est-ce cela que nous voulons?

Il est regrettable que de bons et loyaux camarades pensent encore que Bernard Thibault  a raison, qu'il s'agit d'une stratégie, et bien moi, comme beaucoup de camarades, je pense le contraire et je le dis sans détour.

Je découvre avec effarement qu'à la confédération, notre premier secrétaire "joue" les camarades syndiqués du secteur privé contre les camarades cheminots et gaziers et électriciens. Bernard Thibault est prêt à sacrifier les bastions de la CGT cheminots et EDF-GDF au nom d'une stratégie dont seuls les grands stratèges ont le privilège d'en connaître les raisons et l'issue. Nos pontes me donnent la nausée.

A ma connaissance, jamais dans l'histoire sociale de la CGT qui a toujours été en pointe dans les luttes de classes (avant que celles-ci ne soient abandonnées sur l'autel de la très réformiste CES), la très sérieuse et responsable CGT ne s'est abaissée pour aller chercher le gourdin afin de se faire battre. Bernard Thibault a décidé de tendre la perche à Sarkozy qui en est resté bouche bée. Le Medef aussi.

Mais il y a un hic. Les travailleurs en lutte, notamment mes amis cheminots refusent de se laisser manoeuvrer.

IL N'Y A RIEN A NEGOCIER!

Les réformes "proposées" par Sarkozy ne peuvent qu'entraîner misères et désolations, sauf bien évidemment pour ses amis politiques, les carpettes et autres journaleux qui lui lèchent les bottes. Sarkozy tente d'opposer le secteur privé aux régimes spéciaux, cela a pour l'instant échoué.

Nous avons l'habitude des retournements de vestes, des trahisons. La CFDT donne beaucoup dans ce registre. Notat a maintenant son "digne" successeur, Chérèque qui se couche au moindre claquement de doigts du Medef et de ses soutiens gouvernementaux. 

Mais que la confédération CGT se mette au diapason pour jouer la même partition, cela n'est pas acceptable et pourrait donner des idées  à Sarkozy. Proposer à Thibault qui flirte avec les socialistes d'aller rejoindre d'autres socialistes au sein du gouvernement. Conseiller technique de Xavier Bertrand... Je blague...

Ce retournement de jaquette qui ne surprend pas les plus avertis d'entre nous est notamment dû à la grande peur qu'inspire à nos syndicalistes de haut niveau la GREVE GENERALE. Voilà ce qui chipote Bernard Thibault, Le Guigou et les émules qu'ils ont hélas dans les régions et nombre d'Unions Départementales qui sont noyautées, sclérosées.

En effet, si nos camarades des régimes spéciaux tiennent et ils vont tenir, la jonction se fera avec les salariés de la fonction publique, les étudiants, mais aussi du secteur privé au sein duquel notamment la fédération du bâtiment et beaucoup d'autres camarades de différentes corporations qui appellent à la grève le 20 novembre prochain. La mobilisation va aller croissant. Voilà la grande crainte d'un Chérèque qui crie à la grève politique, comme s'il ne faisait pas de politique en se couchant devant Sarkozy et le Medef.

Sarkozy et sa clique veulent rendre la grève des transports (cheminots et RATP) impopulaire. Si, comme tous ceux qui Résistent et soutiennent les luttes en cours, la jonction et l'extention des grèves à tous les secteurs de l'économie du pays se réalisent, l'impopularité naissante volera en éclats.

Le combat mené par les travailleurs du rail SNCF+RATP est aussi le combat de chacun puisque derrière les réformes engagées par Sarkozy se profile la suppression de tous nos acquis afin de permettre à nos adversaires de classe de s'enrichir encore plus sur notre dos. Sarkozy : 206% d'augmentation pour son "traitement", rien pour la populace! 

C'est pourquoi le sosie de Margareth Statcher, la carpette de Georges Bush veut absolument abattre les forces vives, les camarades les plus conscients, donc les plus combatifs qui, au sein de leurs syndicats sont le dernier rempart face à un patronat de combat, grand bénéficiaire de ses largesses.

Chez les étudiants, l'Unef qui a pris le train en marche semble avoir repris du poil de la bête, à moins que là aussi, il ne s'agisse que d'une tactique car il ne faut pas oublier que son leader Julliard ne se bat pas pour la suppression de la LRU, loi votée à la sauvette en août dernier puisqu'il dit ne pas croire à son retrait par le gouvernement. Mais alors pourquoi et pour qui se bat-il?

Camarades cheminots, RESISTER comme ont su le faire nos aînés pendant les heures sombres de l'occupation nazie, certains de ces camarades ont sacrifié leurs vies pour que nous puissions vivre libres et dans la dignité.

RESISTER comme nous l'avons fait en 1968 pour préserver nos acquis et en conquérir d'autres face à l'antisocial Charles de Gaulle qui, à l'époque avait une autre envergure que le petit charlot, qu'hélas une majorité d'électeurs a porté au pouvoir sur la foi de promesses mensongères.

Au fait, à quand une tournée de chantiers de Zébulon chez les travailleurs en lutte? Supermenteur ne serait-il pas à l'aise au milieu des cheminots, autour d'un feu de palettes ou d'un brasero?

Sarkozy voudrait torpiller l'entreprise publique qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Ce n'est pas très prudent en cette période où des gens mal intentionnés commencent à voir des terroristes partout.

Camarades, seule la grève générale pourra stopper Sarkozy et ses sbires. Ce combat qui fait si peur aux aristos, aux bourgeois et aux hautes instances syndicales va s'emplifier, se développer jusquà la grève interprofessionnelle.

Un cheminot du "tas", retraité CGT. Jacques Tourtaux

PS : cet article a été publié sur le site Bellaciao du vendredi 16 novembre 2007.




















 



















  







































Publié dans Lutte des classes

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