LA GREVE DU 20 NOVEMBRE A REIMS

Publié le par Tourtaux

 

 

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Comme pour beaucoup de manifestants ce 20 novembre, je n'ai pas compris pourquoi  la TUR (Transports Urbains Rémois), l'une des entreprises rémoises où la CGT est bien implantée et très présente sur Reims avait fait grève le 19 novembre, veille d'un important mouvement de contestation populaire contre le dictateur en herbe Sarkozy. 

Je suis très respectueux de la décision prise par le syndicat CGT de la TUR qui est souverain quant au choix de sa journée de grève. Pourtant comme les camarades cheminots rémois grévistes, ils se battent aussi contre le service minimum.

N'aurions nous pas été plus forts si nous avions manifesté TOUS ENSEMBLES, secteur privé et secteur public?

Quelle force et quels encouragements pour mes camarades cheminots qui étaient en grève depuis plusieurs jours si les bus de la TUR avaient cessé le travail le 20 novembre. Qui d'autre que la clique gouvernementale et ses amis du Medef pouvait avoir intérêt à "casser les pattes" aux cheminots?

Comme beaucoup de personnes, j'ai lu ou entendu des responsables syndicaux peu virulents à l'encontre des ennemis de notre peuple.

Le responsable régional interpro CGT, lui-même ancien responsable régional des cheminots CGT s'est exprimé à propos de la réforme des retraites des régimes spéciaux. Il a dit, à juste raison que les cadres allaient être les plus touchés. Il a également dit connaître un cadre qui perdrait plusieurs centaines d'euros si la réforme était appliquée.

Pas un mot sur les petits gars du personnel d'exécution, nettement les plus nombreux qui se sont battus avec un courage qui force le respect. Quel mépris! Le"coup du père François?"

Sans vouloir faire d'excès d'ouvriérisme, il faut bien reconnaître que les travailleurs du rail,du bas de l'échelle et leurs familles vont passer de maigres fêtes de fin d'année. Mes camarades, je vous tire mon chapeau.

Certains dirigeants parmi les plus élevés dans la hiérarchie régionale, voire confédérale ne semblaient pas motivés pour faire aboutir vos justes revendications et faire échouer Sarkozy dans son entreprise de démolition du service public.       

Il m'est impossible de me taire quant au silence assourdissant d'un  vaillant dirigeant national, membre du bureau confédéral des retraités CGT qui n'a même pas été aperçu lors des deux dernières grèves de novembre, ce que n'ont pas manqué de voir certains manifestants. 

Il semblerait que dans notre région Champagne-Ardenne, Bernard Thibault, Le Guigou et consorts ont de solides appuis. 

Comment également ne pas s'interroger sur la récente élection à la présidence du CESR  Champardennais d'un membre de la CGT. Du jamais vu, d'autant que les représentants de FO n'ont pas soutenu sa candidature. Mais qui a donc bien pu élire le candidat de la CGT? La lutte des classes serait-elle définitivement enterrée?

Un cheminot  retraité CGT qui s'interroge. Jacques Tourtaux    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







    

Publié dans Lutte des classes

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