LA COUPE DEBORDE

Publié le par Tourtaux

Le gouvernement s'en donne à coeur joie. Entre deux ripailles, les mauvais coups assénés à la population laborieuse continuent. Nos charmants gouvernants n'ont même pas la décence d'attendre le 2 janvier pour continuer le matraquage.

Grâce à la générosité de son cher ami, le milliardaire Bolloré, Sarkozy roule  les mecaniques en Egypte avec sa dulcinée du moment. Mais qui va donc dédommager le "généreux" Bolloré?

Les seconds couteaux ne pouvant être en reste, en profitent pour nous titiller avec entre autres, dès le 1er janvier une augmentation du gaz par ci, de nouveaux déremboursements de médicaments par là; refusées parce que hors normes, les bagnoles des pauvres irons à la poubelle privant ainsi ceux qui ont de modestes revenus de leur moyen de locomotion pour se rendre à leur travail, faisant du même coup perdre leur emploi à  ceux qui sont dans l'impossibilité d'acheter un véhicule neuf. La liste des coups tordus s'allonge chaque jour. 

La réforme de la Sécurité sociale n'ayant pas été combattue (ou si peu) par les directions syndicales, les petits pensionnés attendent le coup de grâce puisqu'ils  ne vont plus pouvoir se soigner. Moins de pensions à payer, toujours ça de gagné!

Pour parachever la destruction de nos acquis, Sarkozy s'est attaqué aux salariés des régimes spéciaux dont il sait qu'il lui faut écraser, anéantir  les forces vives de notre peuple afin de réduire à néant toutes les conquêtes sociales arrachées par les travailleurs et dont nous bénéficions tous.

Sarkozy veut imposer sa néfaste réforme des retraites à tous les travailleurs. Les responsables syndicaux des régimes spéciaux "négocient" le passage aux 40 ans de cotisations dans le dos des salariés qui se sont battus contre cette réforme. Sarkozy et ses subalternes ridiculisent nos stratèges syndicaux. Alors que les "négociations" sont en cours, le gouvernement précise que les décrets sont prêts pour un allongement de la durée de cotisations à 41 ans, tant pour les salariés des régimes spéciaux que du secteur privé. 

Pour lutter contre ce terrible nouveau coup, la confédération et les fédérations CGT des cheminots, des mines-énergie et transports appellent à une nouvelle mobilisation des salariés de ces trois secteurs le 22 janvier en organisant une manifestation nationale à Paris ce jour-là. Il va donc falloir réserver sa place dans le TGV si on veut aller manifester à Paris.
 
La coupe déborde! 

Le 22 janvier, "manif" des régimes spéciaux à Paris et deux jours après, le 24, grèves et manifestations dans la fonction publique. 

C'est quoi ce délire? Les luttes catégorielles générent la division. Que l'on soit travailleur du public ou du privé, que l'on soit manuel ou intellectuel, nous sommes tous dans le même bateau qui n'a rien à voir avec celui de Bolloré.

La gravité de la situation exige des manifestations d'ampleur exceptionnelle. Le rôle des responsables syndicaux est d'organiser un combat d'ampleur inégalée. Nous avons à faire à un régime totalitaire qui, comme je l'ai déjà écrit par ailleurs ne craint pas les dirigeants de la CGT mais qui, par contre a tout à redouter des militants de base et de la vindicte populaire.

Sarkozy n'a pas lésiné pour augmenter son "salaire" de 206%. Pour l'instant, il fait le mariolle avec une poule de luxe tout en veillant au grain. Espèrons que nos vaillants syndicalistes vont sortir de leur léthargie et rapidement organiser ce nécessaire combat Tous Ensemble, sans chercher à fricoter dans une unité de façade avec les "syndicats" jaunes tels la CFDT et son faux-jeton et traître Chérèque. 

Je sais aussi qu'actuellement on discute beaucoup de gros sous et du financement des syndicats par l'Etat. Ceci explique sans doute pourquoi les luttes passent au second plan. Le petit gars de la base que je suis dit que si vous n'étiez pas coupés de cette base au lieu d'être sur votre petit nuage, il y aurait beaucoup plus de syndiqués et vous n'auriez pas à vous agenouillez devant le Chanoine Sarkozy. Ecoeuré par vos magouilles, un bon camarade de la RATP a jeté l'éponge. Sachez, petits syndicalistes de salon que le petit gars qui écrit ces lignes est un de ceux qui vont crever parce qu'à cause de larves comme vous, il ne va plus pouvoir se soigner, ce qui va bien arranger les affaires de certains salopards de ma région qui ne vont pas s'en tirer comme ça avec moi. Je n'ai plus rien à perdre alors j'écris ce que je pense être juste et bon pour les gens de condition modeste dont je suis. Jacques Tourtaux  






   


























Publié dans Lutte des classes

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