VENDREDI 13 AVRIL 1962 L'OAS ETAIT A LA BESOGNE

Publié le par Tourtaux

                  Ce vendredi 13 avril 1962, date porte-bonheur pour les superticieux a bien failli mal tourner.

            UN ATTENTAT DE LA CRIMINELLE OAS EST DEJOUE SUR LA BAO 211 DE TELERGMA

Rappel des faits ce jour-là : base consignée. 8 heures : rappel piqû
re typhus. Ensuite, avec sept ou huit soldats de la SMU (Soute à munitions), nous chargeons des bombes de gros calibres dans des wagons en partance pour la métropole. Ce très éprouvant travail consiste à faire rouler d'énormes bombes, du quai au wagon.

Dans l'après-midi de ce vendredi 13 avril 1962, avec stupeur, nous découvrons une importante charge de plastic posée sur une bombe de 1000 livres qui était entreposée sur le quai.

Nous étions affairés à ranger les bombes dans le wagon lorsqu'un sergent de carrière de l'armée de l'air, que nous ne connaissions pas est entré dans le wagon. Il nous a salué, a dit quelques mots aimables, sans doute pour détourner notre attention pendant qu'un compère mettait la charge de plastic sur la bombe. C'est la seule explication possible à laquelle nous avons pensé.

En ressortant du wagon, avec deux camarades pour aller chercher une autre bombe, nous avons vu le pain de plastic sur une bombe de 1000 livres. Nous étions livides. La sueur, d'énormes gouttes sur les fronts. Heureusement, un sergent de la SMU était dans le wagon.  Artificier confirmé, le sous-officier a rapidement maîtrisé la situation. Les quelques appelés de la SMU présents n'étaient pas des spécialistes de ce type d'explosifs, auquel nous n'avions pas accès. Affublé du terme pompeux d'artificier alors que je n'avais aucune compétence en ce domaine, je servais de couverture à l'armée qui tendait ainsi son parapluie en cas "d'accident". J'étais surtout utilisé comme un manoeuvre à qui le capitaine faisait faire un travail de forçat.

Alors qu'un stock important de bombes était entreposé sur le quai, c'est donc tout à fait par hasard que nous avons évité qu'une catastrophe majeure, un crime monstrueux, fomentée par la criminelle OAS n'ait lieu sur cette importante base où, en avril 1962 au moins 1500, voire 2000 soldats étaient casernés ou stationnaient. Le quai et les wagons étaient en plein coeur de la base. Ce jour-là, nous avions la baraka.

                                                                        CONVOQUES CHEZ LE COLONEL

Suite de la journée du vendredi 13 avril 1962. A 17H.30, tous les soldats de la SMU sont convoqués par le
colonel, en raison de cet attentat manqué de l'OAS. Sauf complicités de militaires de haut rang, il y a forcément des traces aux archives militaires. Le colonel qui n'était pas aimé des hommes de troupe sur la base nous a félicité. Il ne peut avoir omis de noter cet événement majeur.


Le 26 mars dernier, des anciens tueurs de l'OAS ont appelé à une cérémonie sous l'Arc de Triomphe, à Paris. L'interdiction demandée n'a pas eue d'échos auprès des autorités qui ont permi, avec la complicité du président de la république, Nicolas Sarkozy que ce rassemblement de la honte se tienne.

Ce même Nicolas Sarkozy a récidivé lors de la finale de la coupe de la ligue de football au Stade de France qui opposait le PSG à LENS, club de la région Nord. 

Une banderolle injurieuse et rasciste à l'égard des gens du Nord a été déployée sur 25 mètres en présence du président Sarkozy qui n'a pas bronché. Décidément, ce président n'est pas digne de représenter la France, y compris nos amis de la région Nord. 
Jacques Tourtaux














Publié dans guerre d'Algérie

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