DES ELUS DU PEUPLE MARQUENT L'ESSAI

Publié le par Tourtaux

Les députés qui jugeront utiles d'être présent à l'Assemblée Nationale  vont, à partir de ce mardi entamer des discussions sur le projet de loi de "modernisation du marché du travail", qui reprend les termes d'un accord conclu entre partenaires sociaux. Cet accord instaure notamment la possibilité d'une rupture à l'amiable et crée un "CDD de mission"(Contrat à Durée Déterminée). Cet accord rallonge la période d'essai pour les salariés.

Qu'est-à-dire?

Le 1er chanoine de France est aux anges. Pensez-donc, braves gens, il s'est trouvé des organisations dites syndicales pour avaler les hosties qu'elles ne craignent pas de bouffer à satièté. Actuellement, la seule préoccupation de ces bénis oui-oui est de savoir quelle va être leur représentativité. En effet, plus celle-ci sera élevée, plus l'organisation percevra de deniers de l'Etat. Notre fric est donné en pâture aux confédérations syndicales dont certaines en profitent pour paufiner sur le dos des salariés la "modernisation du marché du travail".

Nos braves travailleurs vont donc être plus corvéables et taillables à merci que jamais. Pensez-donc que derrière ces cinq mots "anodins" se cachent de terribles coups de poignards assénés contre la classe ouvrière.

A l'aube des 40 ans de MAI 68, des "syndicats" se préparent à cautionner à outrance la  flexibilité dans le travail, à favoriser les délocalisations d' emplois à l'échelle de l'Europe. La vie de famille sacrifiée. En effet, comment le plombier français qui ira travailler en Pologne va-t-il gérer sa vie de famille s'il est rétribué comme le salarié polonais, surtout depuis que Walesa est passé par là? 

Pour faire chic, les organisations syndicales ne vont pas sans tenir à des broutilles, surtout quand la carotte et l'oseille sont au bout. Pour ce faire, ces  dignes "représentants" des salariés ont accepté la possibilité d'une rupture à l'amiable. En clair, cela veut dire que de charmants tôliers pourront, à leur unique avantage user de licenciements déguisés, camouflés pour la circonstance en rupture à l'amiable. Faux jetons de syndicalistes de salons, justes bons à cirer les pompes des patrons. Le mot rupture à lui seul est terrible mais, si en plus, il est hypocritement associé au mot amiable, (ce qui n'est d'ailleurs pas nouveau) va désormais avoir une signification encore plus dure sous le règne de Sarkozy. 

Pour un oui, pour un non, le salarié va être jeté à la rue en toute légalité puisqu'une majorité de députés va trancher dans le vif en toute impunité. Le recours à "l'amiable" sera servi à toutes les sauces. Le Code du Travail mis en pièces. Mais alors, que va-t-il rester des acquis du monde du travail?

Cerise sur le gâteau : l'accord  rallonge la période d'essai pour les salariés. Et oui, des "syndicats" ont osé aller encore plus loin dans l'abject. Lorsque l'on sait que certains patrons abusent de la dite période d'essai pour exploîter au maximum le salarié, ceux-ci ne vont pas se priver de l'aubaine qui s'offre ainsi à eux. Il y a quelques années, je me souviens qu'une grande surface avait pris le pli d'embaucher un salarié à l'essai pour une journée. 
Après avoir donné le maximum dans l'espoir d'être l'heureux élu, le salarié était "remercié" sans percevoir un sou 
sous prétexte qu'il n'avait pas fait l'affaire. Chaque jour, le patron renouvelait l'essai avec un nouvel ouvrier qui, chaque soir était lourdé comme un malpropre jusqu'au jour où une plainte a été déposée au conseil de prud'hommes et où le patron a été condamné.

Grâce à certains "syndicalistes" qui sont prêts à signer n'importe quoi, le Code du Travail, ainsi vidé de son contenu sera dans l'impossibilité de faire face aux injustices sociales que de soit-disant élus du peuple vont voter les yeux fermés à l'Assemblée Nationale.

J'apprend à l'instant que le PS, parti de la honte, vient de s'abstenir à l'Assemblée Nationale concernant cet accord de caniveau que seule la CGT n'a pas signée.
Jacques Tourtaux































     



     

 

 


























Publié dans Politique

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