A QUAND LA PROCHAINE GREVE ?

Publié le par Tourtaux

Sarkozy et son équipe se marrent. Le temps qui passe est son meilleur allié... après les bureaucraties syndicales qui, hier, ont encore appelé à une énième journée de grève concernant la partie restante des salariés du secteur privé et des transports publics qui, à quelques jours près ont succédé à une autre journée de grève de la fonction publique. 

D'importantes échéances électorales professionnelles se profilent à l'horizon mais aussi cette fameuse réforme de la représentativité syndicale qui les fait tous courir au point d'en oublier leurs électeurs et mandants. La question du fric mal blanchi est d'importance. Les Chérèque et autres Thibault s'en pourlèchent déjà les babouines. Les mouvements sociaux ne pouvant prendre le dessus sur les histoires de gros sous !

Le mouvement lycéen n'ayant pas reçu le soutien qu'il était en droit de recevoir vient d'avoir un enterrement de première classe. A part une vague promesse du Darcos de doter les 200 lycées les plus en difficulté d'un dispositif d'aide pour leurs élèves, rien n'a été obtenu puisque la réforme du Bac pro est maintenue et la disparition des 11 200 postes prévus cette année dans l'Education nationale est toujours à l'ordre du jour.

La situation est gravissime. Dans tous les secteurs de l'économie, le gouvernement effectue des coupes sombres, de véritables saignées. La précarité des statuts et des contrats de travail est érigée en modèle indépassable ayant un but unique : la privatisation de tous les services publics. 

La Sécurité sociale et les retraites ont subi et subissent encore de multiples attaques. Ces acquis sociaux auxquels nous tenons tant ont été obtenues au prix de combats acharnés que nous devons préserver en luttant tous ensemble et en même temps.

Face aux attaques tous azimuts de ce gouvernement au service exclusif du grand capital, nous ne pouvons plus nous contenter de journées d'action mais au contraire, nous devons donner aux luttes une autre dimension afin que celles-ci soient à la hauteur des enjeux, ce qui est loin d'être le cas actuellement pour faire plier cet Etat-patron dont la politique anti-classe ouvrière est désastreuse.

La multiplication des actions nationales isolées dessert notre combat. C'est a la base qu'il faut construire un mouvement d'envergure par la tenue d'assemblées générales sur les lieux de travail afin d'organiser la riposte nécessaire qu'exige notre lutte de classes.

Ce n'est pas auprès du tandem Sarkozy/Fillon, ni dans les hautes sphères confédérales soumises et compromises que nous allons arracher la victoire mais, en nous regroupant pour lutter et nous organiser contre les mauvais coups de cet Etat fascisant.
Jacques Tourtaux 



      

 































Publié dans Lutte des classes

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C
Je suis comme toi, je pense qu'il va falloir trouver un autre mode d'expression, le problème étant que malheureusement, le citoyen lambda ne joue pas le jeu.Il faut avouer que seuls les militants et les lycéens se retrouvent dans la rue, les autres, où sont-ils ?<br /> Ils attendent bien sagement que certains mouillent le maillot à leur place comme d'habitude ou tout simplement ne sont-ils pas encore atteints dans leur intégrité sociale ?
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