REIMS : LES AGENTS MUNICIPAUX REVOTENT LA GREVE !

Publié le par Tourtaux

Reims  

Grève à la mairie : la CGT et Sud remettent le couvert


Vincent Varlet, Eric Hivet, Yannick Toupenot et Patrick Payeb.

Hier, à une très forte majorité, les municipaux réunis à l'initiative des syndicats CGT et Sud ont décidé de faire à nouveau grève, de monter un comité d'action et de faire signer une pétition.

ILS ont déjà fait quatre jours de grève en février pour exiger d'Adeline Hazan un plus gros effort pour leurs régimes indemnitaires. Après une suspension de leur mouvement, hier, à l'appel des syndicats CGT et Sud plusieurs centaines de salariés de la Ville, de Reims Métropole, de la Caisse des écoles et du CCAS ont, à la majorité, décidé du principe d'une nouvelle journée de grève. Un peu à la surprise des responsables syndicaux qui n'en espéraient d'ailleurs pas tant au départ. Cette journée aura-t-elle lieu le 13 mars, jour où le protocole d'accord déjà signé entre la maire et les syndicats CFDT et FO sera soumis à l'examen du comité technique paritaire ou le 19 mars, jour de la grève nationale à laquelle la maire « qui ne défend pas le pouvoir d'achat de ses personnels » n'est pas la bienvenue ? La décision n'est pas prise, mais hier, Vincent Varlet et Éric Habet pour la CGT, tout comme Yannick Toupenot et Patrick Payeb pour Sud, ont pu mesurer combien la colère des salariés était grande et qu'ils n'étaient pas encore prêts à capituler malgré le non-paiement des jours de grève. « Il ne faut pas croire qu'en suspendant la grève le jeudi 12 février, on a baissé notre froc. Si Mme Hazan pensait s'en tirer à si bon compte, elle se trompe. »
100 euros par salarié
Après avoir apporté leur soutien aux salariés des Antilles, accusé Sarkozy qui « préfère donner aux patrons qu'aux fonctionnaires », les élus CGT ont estimé qu'elle « ne manquait pas de culot ».
Après avoir rappelé les propositions de la maire jusqu'en 2013, ils maintiennent : « Le compte n'y est pas, il est largement insuffisant pour les échelles 3 qui ne toucheront que 12,48€ bruts en plus alors qu'ils ne gagnent que 1.000 à 1.100€. Il y a longtemps que Mme Hazan n'a pas acheté une baguette de pain. C'est moins que les mensualités qu'on demande aux locataires pour payer la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Pourquoi l'échelle 6 est aussi haute (+ 60€). Il y a dans ce nouveau régime indemnitaire un pyramidage écœurant. Finalement tout le monde est tombé d'accord pour revendiquer 100€ de plus par agent municipal. »

Pétition et comité d'action
« Notre combat est légitime, on ne vole rien et notre demande n'est pas violente », a expliqué Zora. « La maire nous pompe plus que le gouvernement », a dit un autre. « Elle a un bureau qui coûte plus de 55.000€ et elle n'a pas voulu de robinets d'un montant de 1.500€ dans son cabinet de toilette, ils se sont augmentés de 36 %, et il y a eu d'importantes dépenses pour les frais de mission. »
Chacun s'étant un peu défoulé, Vincent Varlet a fait une proposition acceptée à l'unanimité : un comité d'action composé de syndiqués et de non syndiqués va mobiliser en mairie pour faire signer une pétition pour dénoncer le protocole d'accord proposé par la maire. « Il faudra qu'il recueille près de 1.200 signatures pour bien montrer qu'une majorité du personnel le refuse. Nous remettrons cette pétition à la maire le 30 mars lors du prochain conseil municipal avec une petite surprise. Il fera remonter l'info pour dire comment le personnel vit (mal) la réorganisation des services. Nous distribuerons aussi des tracts en ville, sur les marchés mais aussi dans le cortège du 19 mars pour expliquer aux Rémois comment la maire traite ses salariés. Nous écrirons à Martine Aubry, l'amie de la maire qui, elle, réclame 500€ par salarié. Ici on est loin du compte. Nous ne sommes pas les vilains petits canards qui vont faire augmenter les impôts. Bref, nous forcerons la maire à rouvrir les négociations car sinon jusqu'en 2013, on gagnera que dalle. Elle peut toujours faire voter ces augmentations lors du prochain budget supplémentaire. »
Une réserve de Sud
Il avait gardé le silence durant les deux heures de la réunion mais a jeté un petit froid au moment du départ des salariés. Patrick Payeb, de Sud, a dit que son syndicat participerait à la grève mais uniquement « si ce mouvement n'était pas trop politisé. » Invité à s'expliquer en public, le syndicaliste n'a rien dit. Off, il nous a précisé qu'il n'était pas question, comme on avait pu trop l'entendre lors des jours de grève, qu'il y ait des attaques personnelles contre les politiques. « Nous défendons avant tout des droits sociaux. » 



La colère est encore loin d'être retombée chez les municipaux.

Source : Journal L'UNION

Publié dans Lutte des classes

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T
Hazan a forte à faire avec ses employés qui ne se gênent pas pour dire que sa présence est indésirable à la manif du 19 mars prochain.<br /> <br /> La députée-maire PS n'est pas au bout de ses peines, elle commence sérieusement à énerver le puissant syndicat CGT de la TUR, ça commence a faire beaucoup pour cette élue de gooocchheee.<br /> <br /> Jacques Tourtaux<br /> <br /> Jacques Tourtaux
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C
C'est tout de même quelque chose d'inédit !!!
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