LE PDG DE SOTIRA RECUPERE ENCORE UNE ENTREPRISE A BON COMPTE !

Publié le par Tourtaux

Hier, le tribunal de commerce de Romans (Drôme) a rendu sa décision quant à la reprise de l'équipementier automobile Ranger France de Theillay qui sera repris par l'industriel de la plasturgie SORA. Ce groupe qui n'a pas été épargné par la crise possède la Société SOTIRA qui produit des pièces pour l'automobile.

J'ai eu l'occasion sur ce blog de commenter les exploits du PDG de SOTIRA, mr PY. Je rappelle que ce PDG a pris une gamelle magistrale en Cour de cassation pour avoir enfreint la loi en licenciant abusivement le délégué du personnel Michel Friquet qu'il a été contraint de réintégrer à son poste de travail.

277 emplois seraient maintenus sur le site de Theillay qui, dès lundi portera le nom de son ex-concurrent : "SOTIRA 41". Selon les syndicats, la transaction s'élèverait à 500 000 €. Le tribunal a préféré l'industriel au financier Bernard Krief qui proposait de reprendre 220 salariés.

Le PDG de SOTIRA avait assorti  sa proposition de reprise d'une demande d'aide de huit millions d'euros à l'Etat, c'est-à-dire, à nous, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'automobile. Selon le délégué CGT, le groupe aurait reçu des garanties quant au versement de cette aide. Rien n'est réglé pour autant puisque comme il fallait s'en douter, la solution la moins onéreuse en terme d'emplois a été privilégiée.

Par ailleurs, un second plan social se profile avec à la clé 80 à 90 salariés qui perdraient leurs emplois. Rien n'est donc réglé puisque SOTIRA va devoir investir sur le site où il a été constaté des manques de la part des deux repreneurs sur cette question. Tout va dépendre des accords avec les constructeurs. Les 500 000 € déboursés n'offriraient aucune perspective de remboursements des créanciers dont le Comité d'Entreprise.

Les travailleurs n'ont pas encore connaissance des conditions de réorganisation. Vont-ils garder les mêmes activités, vont-ils avoir des activités complémentaires? Auparavant, ces salariés bénéficiaient de la Convention Collective de chez MATRA qui n'était pas négligeable alors qu'est désormais évoqué son abandon. Si les salariés veulent conserver leur avantageuse Convention Collective, ils va falloir qu'ils se battent pour défendre cet acquis social.

Les salariés de cette usine vont devoir travailler dans des conditions de péniblité plus dures puisqu'ils seront moins nombreux pour faire le travail. Le PDG ne manquera pas quand le besoin s'en fera sentir, d'exiger de ses salariés qu'ils fassent des heures supplémentaires et, s'il le juge nécessaire, il aura recours aux prestataires extérieurs. 

Pour les 70 salariés de chez Ranger France qui ont perdu leur travail, la procédure des licenciements n'a semble-t-il pas été respectée. Selon un délégué CGT, de nombreux éléments la rendent caduque, il existe également des irrégularités sur le fond et sur la forme. Les personnes licenciées qui veulent intenter une procédure devant le tribunal des prud'hommes disposent d'un an pour formuler leurs griefs. Pour ce faire, il faut impérativement qu'elles se rapprochent des militants CGT qui ne pourront les aider par l'intermédiaire de leur avocat, que lorsqu'ils auront connaissance de la décision définitive du tribunal de commerce de Romans.

Les sites SOTIRA 49, à Fouancé (Maine-et-Loire), SOTIRA 53, à Meslay du Maine, en Mayenne et SOTIRA 73 à Chambéry sont frappés de plein fouet par le chômage partiel. 

Le plan de licenciements prévu pour 80 salariés serait revu à la baisse et serait désormais de 70  suppressions.

Ce PDG fait penser à un certain PDG exilé en Suisse grâce aux deniers de l'Etat que lui a généreusement fait attribuer son copain Sarkozy, qui a spécialement créé  pour lui un illégitime tribunal d'exception. Ce patron-voyou rachetait à moindre frais des entreprises en perdition pour en exploîter leurs salariés avant de fermer leurs usines et de les jeter ainsi à la rue comme des moins que rien.

L'expérience et la lutte des travailleurs, en particulier la tenacité de notre camarade de la CGT Michel Friquet ont fait la démonstration que tous ensemble, les employeurs comme mr PY peuvent être vaincus mais pour y parvenir, pas de compromissions, pas de collaboration honteuse avec le patronat qui n'a pour guide que le chemin qui mène à toujours davantage de profits.

Il ne reste plus qu'à souhaiter aux salariés d'ex-Ranger France longue vie à leur nouvelle entreprise et pleins succès dans leurs luttes futures car le PDG SOTIRA n'est pas un cadeau et face à lui, il faut un syndicat CGT de luttes de classes.

Jacques Tourtaux, militant CGT.
 





























Publié dans Lutte des classes

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Tourtaux Jacques 28/02/2009 21:07

La pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert mais ce "comédien" aura la gueule usée avant les bras...comme son pote Sarkozy.
Je n'ai pas besoin d'une pile Wonder pour avoir de l'énergie!!!

Michel 28/02/2009 20:09

Tu as raison Jacques c'est la copie conforme du Patron éxilé en suisse! qui nous faisait croire qu'il marchait à la pile Wonder... merci pour ton soutien et ta toujours grande energie et
au plaisir de te lire.