LES HOSPITALIERS MOBILISES CONTRE LA LOI BACHELOT !

Publié le par Tourtaux

Hôpital public : mobilisation contre la loi Bachelot

 

 

« Retrait de la loi Bachelot, ni négociable ni amendable : » C’est derrière la banderole de l’intersyndicale de l’assistance publique-hôpitaux de Paris que les personnels ont manifesté jeudi 5 mars entre Sèvres Babylone et l’assemblée nationale où les députés poursuivaient la discussion du projet de loi « Hôpital patients santé territoire ».


D’autres rassemblements ont eu lieu dans tout le pays devant les Agences régionales d’hospitalisation (Arh) et les Directions régionales des affaires sanitaires et sociales (Drass). Ces mobilisations ponctuaient la journée d’action des fédérations CGT, FO, CFTC, CGC, SUD, et UNSA contre le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires" pour « défendre l’hôpital public et les valeurs du service public hospitalier, que ce projet de loi remet totalement en cause ».


Les syndicats de médecins hospitaliers, (AMUF, CPH, INPH et SNPHAR) dont les banderoles figuraient dans le cortège parisien, s’étaient associés à l’appel .

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Dans un communiqué commun, les neuf organisations syndicales dénoncent « la politique d’austérité et d’un véritable étranglement financier » des hôpitaux, les milliers de fermetures de lits, les suppressions d’emploi » résultat « d’une gestion purement et exclusivement comptable de la santé » que le projet de loi accentue encore » et qui fragilise tout le dispositif hospitalier public.


Une affirmation relayée de manière lapidaire par les manifestants parisiens dont les banderoles égrenaient les noms des grands hôpitaux parisiens : Mondor, Cochin, Tonon, Necker, Saint Vincent de Paul, Emile Roux ,épaulées par celles du Samu de Paris, d’Actup paris et de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité qui avaient aussi appelé à la journée d’action.

Vers l’éclatement de l’AP-HP ?

A Paris l’inquiétude est d’autant plus vive que déjà, le 19 février dernier, les députés ont adopté un amendement à la loi Bachelot qui ampute le statut particulier des hôpitaux de l’assistance publique.


Son budget qui ne dépendait jusqu’à présent que du Conseil de tutelle (ministères de la santé et du budget) devrait passer sous l’autorité de l’agence régionale de santé qui va gérer l’enveloppe régionale budgétaire de l’ensemble des hôpitaux (Ap-HP, public, privé). Cet amendement permet en fait la mise en oeuvre effective de la loi Bachelot en ramenant les hôpitaux de l’assistance publique de Paris dans le droit commun.


Or, souligne l’intersyndicale de l’APHP la loi Bachelot équivaut à un plan d’éclatement des 38 hôpitaux de l’AP-HP. En effet, les syndicats soulignent que déjà « des fermetures d’hôpitaux sont actées (Saint-Vincent-de-Paul, Broussais, Charles-Foix), des regroupements d’activités sont annoncés (regroupement de l’activité hépatique sur un seul site, externalisation des fonctions supports,…etc) ».


Rien qu’en 2009, l’AP-HP devra faire 100 millions d’euros "d’économies" , avec des réductions du nombre de lits » et de postes. Déjà, depuis la fin 2008, aucun Cdd n’est renouvelé dénoncent les syndicats. Et le plan national de réduction des effectifs (20 000 postes) représentent 4 000 à 5 000 emploi pour l’île-de-France qui manque déjà de personnel.

 

[05.03.09]

Publié dans Lutte des classes

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