LES LARBINS DU MEDEF NOUS PRENNENT POUR DES CONS !

Publié le par Tourtaux

 
La fin de non-recevoir
de Fillon aux syndicats
 
Le premier ministre, François Fillon, jeudi soir sur le plateau du 20 heures de TF1. (capture écran TF1)
Le premier ministre, François Fillon, jeudi soir sur le plateau du 20 heures de TF1. (capture écran TF1)

Après une nouvelle journée de mobilisation, le premier ministre estime que le gouvernement «a déjà pris beaucoup» de mesures face à la crise et «ne peut pas aller au-delà». Un nouveau plan de relance est donc exclu.

Un «nouveau plan de relance» face à la crise ? «Certainement pas». En deux mots, François Fillon a de nouveau balayé d'un revers de main toutes les revendications des syndicats, de l'opposition et des manifestants, qui étaient entre 1,2 et 3 millions à défiler ce jeudi en France. Même s'il trouve que les cortèges syndicaux ont exprimé «une inquiétude très légitime» lors de cette journée de mobilisation, pas question donc pour le premier ministre d'envisager des dispositifs supplémentaires.

«On a déjà pris beaucoup» de mesures face à la crise (notamment les 2,6 milliards d'euros après le sommet social) et «on ne peut pas aller au-delà. Il faut d'abord attendre les effets du plan de relance», a-t-il estimé au contraire jeudi soir sur TF1. «Nous avons pris des mesures pour donner du travail aux entreprises, étendre le chômage partiel et mieux l'indemniser, créer un fonds d'investissement social déjà doté de 3 milliards d'euros, avec une intervention au cas par cas dans les entreprises».

 

«Un comité de suivi» des mesures anti-crise

 

François Fillon estime quand même que «dans ce type de crise, il y a des restructurations nécessaires» entrainant des suppressions d'emplois pour éviter la disparition complète de PME, à condition qu'elles soient «justifiées» et que les entreprises respectent leurs «responsabilités sociales». Ce qui, selon lui, n'est pas le cas dans l'affaire Continental. La mobilisation sociale «ne résoudra pas les problèmes de la crise mondiale. La priorité, c'est de sauver les emplois. Avec les partenaires sociaux, nous allons mettre en place un comité de suivi pour vérifier chaque mois que les mesures sont appliquées», annonce-t-il également.

François Fillon exige que la politique du gouvernement soit «responsable». Il l'affirme : les déficits, dont le niveau doublera cette année pour atteindre 100 milliards d'euros, ne se creuseront pas davantage. Car «ce serait empêcher la reprise» alors que «des signes» dans ce sens existent «pour l'année 2010». Le gouvernement n'augmentera pas non plus le Smic, et ne remettra en cause ni le dispositif des heures supplémentaires défiscalisées, ni le bouclier fiscal qui limite les impôts des contribuables les plus aisés à 50% des revenus. Le premier ministre rappelle néanmoins que «début avril, tous les ménages modestes vont recevoir une prime de 200 euros, et 6 millions de Français verront leur impôt sur le revenu diminué des deux tiers» cette année.

 

Laurence Parisot et le Medef dans le viseur

 

Avant d'adresser une ferme mise en garde au Medef : «Il faut qu'une partie du patronat, qui n'a pas l'air de comprendre la gravité de la situation et le sentiment d'injustice des Français, cesse de se servir des salaires astronomiques. Et surtout les parts variables devraient, compte tenu de la situation économique, être variables à la baisse». Si au-delà du 31 mars il n'y a pas de propositions du Medef, «alors on légiférera», prévient-il. Dans le viseur du premier ministre, Laurence Parisot, la présidente du Medef. L'organisation patronale, à qui le gouvernement a demandé d'encadrer la rémunération des patrons qui licencient ou recourent massivement au chômage partiel, avait affirmé n'avoir «pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose» qui relève du domaine contractuel.

Laurence Parisot avait également estimé mardi que la journée du 19 mars aura un «coût en terme de démagogie, d'illusions créées». Des propos qui avaient irrité les syndicats et la gauche et qui n'avaient pas contribué à apaiser les tensions avant une importante journée de grève. Interrogé sur son éventuelle crainte d'une radicalisation du mouvement, François Fillon en appelle à l'unité nationale. «Ce qui compte, c'est le rassemblement des Français, pas les divisions», martèle le premier ministre, bien décidé à tenir le cap malgré un nombre record de manifestants depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Source : Le Figaro





























Publié dans Lutte des classes

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