VIOLENCES POLICIERES A PAU : UN TEMOIGNAGE EFFARANT!

Publié le par Tourtaux

Bonjour,

rassurez vous, nous n'allons pas nous spécialiser dans la dénonciation des dérapages de la police nationale, mais il y a des moments ou ça fait du bien quand même.
Le message, qui suit, est reproduit en l'état.
Nous sommes certains qu'en cherchant bien vous avez déjà eu affaire à ce type de " sous merde " ( désolé pour le qualificatif, mais là c'est vraiment le cas ).
Quant aux agents, qui cautionnent ces agissement et bien c'est comme pour les dangereux loulous des cités: le phénomène de bande.
En effet on se croit plus fort en groupe et en plus même si on ne sait pas pourquoi l'autre agit comme cela, c'est pas grave s'il le fait, c'est qu'il a ses raisons.
Il y a quand même une différence de taille: La police est censée protéger le bon citoyen ( et pour ça, il n'y plus que les abrutis ou les illuminés pour y croire ).

Objet: Bibop l'accordéoniste victime de violences policières
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> > > Chers toutes et tous
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> > > Christine , alias « Bebop fleur de zinc » est chanteuse et accordéoniste de métier. Elle est actuellement en pleine reconstruction, après avoir subi une chimiothérapie et avoir été opérée sous le bras gauche pour se soigner d'un cancer. C'est ainsi fragilisée qu'elle a été victime d'une interpellation policière violente, dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 mars, à Pau, place de la République.
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> > > Elle sortait « du boulot », à deux heures du matin, après avoir participé à une soirée match d'impro' au restaurant la Belle Oasis, et était partie boire une bière avec une amie. Voici son témoignage tel qu'elle me l'a dit, cinq jours plus tard et encore les larmes aux yeux :
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> > > « Je me suis arrêtée pour discuter avec Cathy, il était environ deux heures du matin. Trois flics arrivent, deux hommes et une femme. Celui qui semblait être le chef me demande mes papiers et ce que je fais là. Je lui répond que ma voiture est éteinte. Il me dit qu'il m'a vu rouler et il veut me faire souffler dans le ballon. Je soupire doucement dans la voiture un « c'est chiant ». Je lui tends mes papiers alors il me prend le bras et tire. Il me serre très fort, j'en ai encore des traces, et tire. Je crie qu'il me fait mal, que je sors de chimio et que j'ai un début de polyarthrite. Je résiste parce que je sens qu'il veut me faire mal.
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> > > Il m'arrache de mon siège, me pousse contre la voiture, ma tête cogne contre la voiture, je saigne. Ils me mettent les menottes à la main droite. Je résiste pour le bras gauche, je leur dit que je ne peux pas le mettre derrière, je crie. Au secours ! Au secours ! Je ne suis pas un assassin ! Cathy leur dit d'arrêter, ils m'arrachent mon sac, les clés volent. Je suis affolée. Ils me forcent le bras gauche (que j'arrive à peine à rebouger depuis l'opération, je recommence à peine à rejouer de l'accordéon), ils me forcent et me passent les menottes dans le dos. J'ai peur que ma cicatrice se déchire. Je me bloque pour qu'ils ne me mettent pas dans leur voiture. J'ai trop peur. Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce qui va m'arriver ?
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> > > Ils me donnent des coups de pieds dans les jambes et me mettent dans la voiture. J'ai trop mal. J'arrive à me dégager le poignet gauche des menottes. Je pose le bras endolori sur le bidule de la porte. A côté de moi, le flic s'affole en croyant que je veux m'échapper. Ils appellent au commissariat pour dire qu'ils arrivent avec une furie. Arrivés là, un très grand flic, très barraqué m'atttrape par le cou et me soulève pour me déplacer en m'étranglant. Puis il me jette et me plaque au sol. Je les traite d'espèce de connards. J'ai des bleus plein les jambes. Je les supplie de ne pas me remenotter, mais ils me les remettent. L'agent qui m'avait à moitié étranglé me fait souffler dans l'éthylomètre, trois fois en un quart d'heure. 0,30 gr, soit six points et quatre vingt dix euros. Je demande et je redemande qu'on m'enlève les menottes, que j'ai mal, que j'ai une cicatrice fragile. Et à force, il accepte de me les enlever. Alors son collègue me prend par la gorge, me colle contre le mur et me dit « toi, t'as de la chance d'être une femme, sinon je t'aurai cassé la gueule ».
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> > > J'ai une baisse de tension, une crise de spasmophilie. Ils discutent entre eux, me laissent par terre un quart d'heure ou vingt minutes. Quand que me réveille et que je m'assoies, j'ai tellement mal au bras que je me le met en écharpe dans ma veste. La policière me demande alors d'enlever mon soutien gorge avant d'aller en cellule. Elle voit alors mon état et ils me demandent si je veux voir un avocat. Oui. Il arrive avec un médecin aussi. Mais celui-ci ne regarde même pas mon bras. Il me donne du Lexomil. Je refuse. Il me donne alors un antalgique. Le flic qui m'a étranglé s'excuse s'il m'a fait mal, mais « c'était par précaution, pour me calmer ». Je lui dis qu'au contraire, ça m'affolait encore plus.
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> > > Puis c'est la déposition. Ils disent que j'ai résisté avec violence, j'ai asséné des coups de poing, je les ai outragé par paroles, je les ai griffé, que je leur ai porté des coups. Je n'ai fait que me défendre, que protéger mon bras, mon gagne pain.
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> > > Ils me mettent en cellule jusqu'à 15h 30. Il n'y a que des hommes, qui ont tous une couverture, sauf moi. Il n'y en a plus. Le gardien de nuit me rend ma veste. Je dors avec, recroquevillée, malgré la lumière.
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> > > Je ressors du commissariat à 17h 30, avec le bras gonflé (syndrome de « gros bras »), des hématomes aux poignets, au bras et au coude droit, au gauche, des écorchures au niveau des joues, des douleurs multiples, etc.. »
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> > > Notre amie est en état de choc, a nécessité des soins. Pacifiste, elle a toujours eu horreur de la violence. Et voilà qu'elle la subit sans raisons.
> > > Elle devrait passer en procès le 15 septembre.... Alors que c'est elle la victime.
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> > > N'hésitez pas à soutenir Bebop !
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> > > Vous pouvez écouter Bebop sur ces deux liens.
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> > > http://www.myspace.com/fleurdezinc
> > >
> > > http://www.myspace.com/thehootchiecootchie
Source : le cri du Peuple

Publié dans Lutte des classes

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