AMIANTE: LA COUR D'APPEL DE PARIS CONDAMNE SANOFI POUR FAUTE INEXCUSABLE A L'ENCONTRE D'UN EX-SALARIE DECEDE SUITE A UNE EXPOSITION AUX POUSSIERES D'AMIANTE QU'IL INHALAIT SANS AUCUNE PROTECTION

Publié le par Tourtaux

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Amiante: Sanofi condamné pour “faute inexcusable”

Amar Berkane est décédé il y a quatre ans des suites d’un cancer broncho-pulmonaire, après avoir travaillé 37 ans dans les locaux de l’usine Sanofi de Vitry-sur-Seine. La Cour d’appel de Paris a reconnu hier la “faute inexcusable” de Sanofi, exposant son ex-salarié à l’amiante, les locaux dans lesquels Amar Berkane exerçait son activité de chimiste contenant cette substance dont les poussières sont hautement cancérigènes.


 “Justice a été rendue“. Soraya Berkane est soulagée.  Son père, Amar, est décédé il y a quatre ans des suites d’un cancer broncho-pulmonaire après avoir travaillé comme chimiste pendant 37 ans sur le site de Vitry-sur-Seine de Sanofi. Peu de temps après sa pré-retraite, l’homme avait été pris de violentes quintes de toux et six mois après, il succombait à un cancer.

 

Très vite, la famille a déposé une plainte à l’encontre de l’employeur d’Amar, Sanofi. Selon la CGT, 81 salariés du site ont été atteints de pathologies liées à l’amiante et une vingtaine en sont morts depuis 1975. L’amiante était présente dans les locaux et les salariés y étaient donc exposés quotidiennement. “Nous ne savions pas que nous étions exposés. On prenait toutes ses poussières et on les inhalait“, expliquait à l’AFP Serge Franceschina, responsable de la CGT-retraités chez Sanofi et membre de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva). “On n’avait aucun équipement adapté. On portait des masques que vous pouvez trouver dans les grandes surfaces pour les bricoleurs du dimanche“.

 

Indemnités pour la famille


En première instance, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Créteil avait reconnu la faute du groupe pharmaceutique mais ce dernier avait immédiatement fait appel. La Cour d’appel de Paris a donc confirmé ce jugement hier, et ordonné le versement d’indemnités pour un montant de 200.000 euros à la veuve d’Amar Berkane , à ses enfants et petits-enfants.

 

Sanofi avait déjà été condamné à huit reprises pour des affaires similaires intervenant sur son site de Vitry-sur-Seine. Le site désormais désamianté, emploie aujourd’hui 1.300 dont 500 dans les locaux autrefois occupé par Amar Berkane.

 

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T
Merci Dorsaf de votre gentille et délicate attention. Depuis des décennies, je bataille contre les injustices.<br /> Je vous souhaites plein de bonnes choses et une belle nuit. Amitiés
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T
Dorsaf Rouaa Rayouna : Je suis maintenant certaine que le Jour où j'aurais un problème, il y aurait quelqu'un comme vous qui m'assistera. Tous mes respects pour vous et pour les militants comme<br /> vous.
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T
Dorsaf Rouaa Rayouna : Ce n'est pas un retournement car ma phrase était ironique. En plus, je veux réellement respecter le dernier vœu de ma mère. Mais je tiens à vous dire que je viens de<br /> découvrir votre grandeur d'âme et votre combat pour défendre les autres et je suis fière d'avoir un ami comme vous.
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T
Ce n'est pas grave Dorsaf mais vous avez écrit dans votre premier commentaire ceci : "Mais en Tunisie contre qui peut-on porter plainte?<br /> Les militants honnêtes sont souvent confrontés à ce type de retournement de la part de personnes dans l'adversité. Voyez-vous, il se trouve que ma page et mon modeste blog dérangent des personnes<br /> qui s'imaginent que je leur fait de l'ombre alors que là n'est pas mon intention.<br /> Je me demande si je vais encore accepter des demandes d'amitié car, à peine celle-ci réalisée que je la retrouve aussitôt piquée sur une autre page "amie".
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T
Dorsaf Rouaa Rayouna : Je vous remercie pour votre compassion mais je n'ai aucune envie de porter plainte car après sa mort j'ai aussi perdu ma mère qui était décédée à cause de son chagrin et qui<br /> nous a demandé avant de mourir de ne pas porter plainte. Nous crayons en Dieu et en sa justice.
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