BRESIL : 56% CONTRE L'AXE DU MAL ! LE PEUPLE A TRANCHE NET EN ELISANT DILMA ROUSSEFF, MILITANTE DU PARTI DES TRAVAILLEURS BRESILIEN

Publié le par Tourtaux

 

Dilma Rousseff portée à la présidence du Brésil
lundi 1 novembre 2010 00h01
 

par Brian Winter, Ana Nicolaci da Costa et Peter Murphy 

 

BRASILIA (Reuters) - Sans surprise, Dilma Rousseff, dauphine du très populaire président Lula, est devenue dimanche la première femme élue à la présidence du Brésil.

 

Sa victoire au second tour, avec plus de 55% des voix, face à José Serra, a été confirmée dans la soirée par le Tribunal électoral suprême.

A 62 ans, Dilma Rousseff, ex-guérilléra qui a survécu à un cancer, arrive au sommet du pouvoir avec un mandat solide pour poursuivre la politique menée depuis 2002 par Luiz Inacio Lula da Silva, fondateur du Parti des travailleurs qui ne pouvait briguer un troisième mandat d'affilée.

Le meilleur atout de Rousseff dans la campagne aura certainement été le bilan économique des années Lula, avec une croissance spectaculaire qui a permis à 20 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté, soit plus de 10% de la population.

Le puissant Etat latino-américain est aujourd'hui la huitième économie de la planète et l'une des plus performantes, au côté de la Chine ou de l'Inde.

"Demain nous commencerons une nouvelle phase de notre démocratie", a-t-elle dit en quittant son bureau de vote de Porto Alegre sous les acclamations de militants brandissant des drapeaux rouges frappés d'une étoile jaune, symbole du Parti des travailleurs (PT).

Economiste de formation, ancienne ministre de l'Energie, Dilma Rousseff ne devrait pas rompre avec la politique menée sous Lula, entre ouverture au libéralisme et aides sociales massives.

Elle a par ailleurs exclu d'imposer une rigueur nouvelle et de limiter les dépenses publiques, qui ont, sous l'actuel gouvernement, dépassé les recettes fiscales.

Elle entend notamment améliorer les infrastructures et le système scolaire du Brésil alors que le pays se prépare à accueillir coup sur coup deux des manifestations mondiales les plus spectaculaires: la Coupe du monde de football en 2014 puis les Jeux olympiques d'été, deux ans plus tard.

"Son gouvernement se focalisera principalement sur des solutions aux goulets d'étranglement du Brésil", soulignait récemment son proche conseiller, Fernando Pimentel.

 

FORMALITÉ

 

Rousseff, qui n'a pas le charisme de son prédécesseur, n'avait encore jamais été candidate à une fonction élective et elle était peu connue quand Lula l'a désignée pour lui succéder.

Mais le président sortant, qui bénéficie de 82% d'opinions favorables, a été omniprésent pendant sa campagne, s'efforçant de convaincre les électeurs qu'elle était la mieux à même de gouverner le Brésil.

Cet adoubement a permis à son héritière de s'appuyer sur la longue liste de réussites de Lula, dont un taux de chômage descendu à 6,2%.

Une controverse sur ses positions en faveur du droit à l'avortement, un sujet particulièrement sensible pour les électeurs évangélistes, l'avait privée d'une victoire dès le premier tour, le 3 octobre.

Elle avait alors obtenu 46% des suffrages contre 32% à José Serra. L'écologiste évangéliste Marina Silva avait créé la sensation en réunissant près de 20% des voix.

Mais l'équipe de campagne de la candidate du Parti des travailleurs a su ramener le débat sur les questions économiques, et le second tour n'a été qu'une formalité.

"Dilma a une bonne connaissance des tenants et des aboutissants du gouvernement, puisqu'elle a été la principale conseillère du président Lula et la coordinatrice de programmes d'investissements en matière d'infrastructures", a commenté Rosbon Andrade, président de la Confédération nationale des industries.

"Elle connaît les besoins de ce pays, elle sait ce qui doit être fait et a la vocation pour la gestion. Nous nous attendons à ce qu'elle forme un bon gouvernement", a-t-il ajouté.

Ancien gouverneur de Sao Paulo et déjà candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2002 face à Lula, Serra n'a rien pu faire pour éviter le passage de flambeau entre le chef de l'Etat et Dilma Rousseff, qui sera investie le 1er janvier prochain.

Marine Pennetier, Patrick Vignal et Henri-Pierre André pour le service français

 
 

Publié dans Les Amériques

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T
<br /> En cas d'échec, c'était un social-traître qui passait.<br /> La Ségolène qui n'en loupe pas une pour chercher à se valoriser ramène déjà sa fraise mais nous ne sommes pas dupes, nous savons que dans 99% des cas, lorsque les socialistes sont au pouvoir, ils<br /> ne tiennent pas leurs engagements, déçoivent tellement leurs électeurs que la droite ultra libérale reprend toujours les commandes du pays et pour longtemps.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Dilma, c'est un moindre mal, attendons de voir la politique indigéniste qu'elle va mener !!<br /> <br /> <br />
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