CALAIS(62) : LUNDI, LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE PARIS DECIDERA DE L'AVENIR DE SEAFRANCE. POUR LA CGT LA DISPARITION DE SEAFRANCE EST UN SCANDALE D'ETAT ET UN SCANDALE SYNDICAL

Publié le par Tourtaux

 

La CFDT SeaFrance accusée d'avoir enterré une offre moins destructrice d'emplois

La CFDT de SeaFrance, compagnie de ferries en Manche menacée de liquidation, aurait refusé une offre améliorée du groupe danois DFDS, qui proposait de garder plus de 600 emplois sur 880, contre 460 précédemment, selon des informations relayées par la CGT vendredi.


Interrogé par l'AFP, le leader de la CFDT Maritime Nord (majoritaire) Didier Cappelle a catégoriquement nié: « C'est totalement faux ».

La disparition de SeaFrance, placé en liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité jusqu'au 28 janvier, mais dont les bateaux sont bloqués à quai, « est non seulement un scandale d'Etat, c'est aussi un scandale syndical », s'est indigné le délégué CGT Marc Sagot.

Lors d'un comité directeur de la SNCF, maison mère de SeaFrance, vendredi, Dominique Thillaud, directeur stratégique de la SNCF, a raconté qu'un consortium (avec DFDS) proposait de sauvegarder « 600-620 emplois (...) avec un pavillon français sans limite de temps », mais demandait à rencontrer au préalable la CFDT, selon un compte-rendu transmis par M. Sagot.

Informé de cette offre améliorée par un administrateur CFDT de la SNCF, M. Cappelle n'a pas donné suite, selon ce compte-rendu: « Il fallait juste écouter une heure. Une heure de votre temps! », s'est énervé M. Thillaud.

« Si jamais elle avait existé, cette offre, de toute façon, on ne l'aurait pas acceptée, et les salariés, je pense, ne l'auraient pas acceptée », a réagi M. Cappelle. « On est dans la propagande ».

La CFDT avait elle-même annoncé le 8 décembre qu'elle ne s'était pas rendue à une réunion à Paris sous les auspices du ministère des Transports, avec Louis Dreyfus Armateurs et DFDS sur une nouvelle offre, dont le contenu n'était pas connu.

Finalement, DFDS et LDA avaient renoncé à la présenter aux administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Paris, lundi. Le projet de reprise par une coopérative ouvrière de la CFDT, non financé, est donc le seul en lice.

Dans leur première offre, retoquée par le tribunal de commerce le 16 novembre, DFDS et LDA s'engageaient à garder 460 emplois, trois des quatre navires SeaFrance et le pavillon français pour les deux prochaines années.

http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2011/12/17/nef-1503332.shtml

SeaFrance : le ton monte avant l'audience du tribunal de commerce, lundi

dimanche 18.12.2011, 05:11 - La Voix du Nord

 Chacun se renvoiela responsabilité du naufrage... Chacun se renvoie la responsabilité du naufrage...

Le tribunal de commerce de Paris prononcera-t-il, ou non, la liquidation judiciaire de SeaFrance ? ...

L'imminence de cette décision, attendue lundi, ajoute à la tension dans un dossier qui, jugement que partagent tous les protagonistes, fait l'effet d'un immense gâchis. Mais à qui en imputer la responsabilité ?

La question n'est pas nouvelle, mais elle est soulevée avec plus d'acuité encore au moment où risque d'être annoncée la mort d'une entreprise, engloutie avec ses 800 salariés.

Au terme d'un comité de groupe qui s'est déroulé vendredi, le syndicat majoritaire, la CFDT SeaFrance, a ainsi été accusée d'avoir « enterré une offre moins destructrice d'emplois », en refusant « une offre améliorée du groupe danois DFDS, qui proposait de garder plus de 600 emplois sur 880, contre 460 précédemment* ».

Leader de la CFDT Maritime Nord, Didier Cappelle a catégoriquement nié cette affirmation. Didier Cappelle a dénoncé et démenti cette « propagande » avec d'autant plus de distance que, « de toute façon, si jamais elle avait existé, cette offre, on ne l'aurait pas acceptée, et les salariés, je pense, ne l'auraient pas acceptée ».

De son côté, Dominique Thillaud, directeur stratégique de la SNCF (maison mère de SeaFrance) a expliqué que « la SNCF a essayé de négocier avec un autre consortium afin de faire converger les parties prenantes sur des éléments de compromis. Sur la base d'une reprise de 600 à 620 emplois avec un pavillon français sans limite de temps. Ce dialogue a été possible avec certains syndicats de SeaFrance, Il n'a pas été possible avec le syndicat majoritaire ».

Informé de cette offre améliorée par un administrateur CFDT de la SNCF, la CFDT n'aurait pas répondu, ce que le syndicat dément. « Où avez-vous vu ces 620 emplois ? », a ainsi interrogé Éric Vercoutre, secrétaire CFDT du comité d'entreprise, en s'adressant à Dominique Thillaud. « Ces 620 emplois, vous les avez vus marqués dans Spirou ? ».

Pour sa part, le délégué CGT Marc Sagot, estime que la disparition de SeaFrance, « est non seulement un scandale d'État, c'est aussi un scandale syndical ». Marc Sagot renvoie ainsi à leurs responsabilités « ceux qui disaient aux salariés il y a trois ans que " tout allait bien, qu'il n'y aurait pas de licenciements, qu'ils seraient un mur infranchissable", en ne faisant que précipiter les choses ». •

P. MARTINACHE

Dans leur première offre, refusée par le tribunal de commerce le 16 novembre, DFDS et LDA s'engageaient à garder 460 emplois, trois des quatre navires SeaFrance et le pavillon français pour les deux prochaines années.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Secteur_Calais/2011/12/18/article_seafrance-le-ton-monte-avant-l-audience.shtml

     

    Publié dans Lutte des classes

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    T
    Etant tenu par un nombre de caractères à ne pas dépasser, il n'a pas été facile pour moi de donner un titre à cet article tant il y a de facteurs intervenants dans cette douloureuse affaire.<br /> Douloureuse en effet pour les centaines de salariés qui vont faire les frais de cette ténébreuse affaire, qui montre une fois de plus la collusion existante entre la CFDT et le patronat.<br /> Comment comprendre que des salariés aient pu donner la majorité aux représentants de cette organisation syndicale dont les trahisons quotidiennes ne sont plus à démontrer?<br /> Comment également comprendre, pour des gens qui comme nous sont des militants de base de la CGT, que notre confédération continue à pratiquer l'unité au sommet avec cette traîtresse OS dont le<br /> sieur Chérêque est le porte-parole préféré du MEDEF et de Sarkozy?
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    P
    un immense gâchis effectivement<br /> <br /> la CFDT est passée d'une cogestion avec la direction qui a coulé Seafrance, à un projet de scop non financé, qui sera seul en lice au tribunal de commerce<br /> <br /> un scandale syndical, effectivement<br /> <br /> <br /> Autant dire que la liquidation est déjà décidée, forcée par la CFDT<br /> <br /> <br /> La CGT n'avait cessé d'alerter sur ces marchés de dupe....
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