CENTRALE DE BUGEY/AIN/NORD : DES DECHETS RADIOACTIFS EVACUES PAR ERREUR

Publié le par Tourtaux

CENTRALE DU BUGEY/AIN/NORD ISERE Des investigations en cours pour trouver les causes de l’incident

 

Comment le camion a-t-il pu sortir de la centrale alors qu’il contenait des gravats radioactifs ? Toutes les étapes de contrôle ont-elles été effectuées correctement ? Les responsables de la centrale ont ouvert les investigations. Tout comme l’ASN qui était sur place hier. Photo Archives DL/Jean-François SOUCHET

Comment le camion a-t-il pu sortir de la centrale alors qu’il contenait des gravats radioactifs ? Toutes les étapes de contrôle ont-elles été effectuées correctement ? Les responsables de la centrale ont ouvert les investigations. Tout comme l’ASN qui était sur place hier. Photo Archives DL/Jean-François SOUCHET

1 / 3
  • Comment le camion a-t-il pu sortir de la centrale alors qu’il contenait des gravats radioactifs ? Toutes les étapes de contrôle ont-elles été effectuées correctement ? Les responsables de la centrale ont ouvert les investigations. Tout comme l’ASN qui était sur place hier. Photo Archives DL/Jean-François SOUCHET
  • Comment le camion a-t-il pu sortir de la centrale alors qu’il contenait des gravats radioactifs ? Toutes les étapes de contrôle ont-elles été effectuées correctement ? Les responsables de la centrale ont ouvert les investigations. Tout comme l’ASN qui était sur place hier. Photo Archives DL/Jean-François SOUCHET
  • Comment le camion a-t-il pu sortir de la centrale alors qu’il contenait des gravats radioactifs ? Toutes les étapes de contrôle ont-elles été effectuées correctement ? Les responsables de la centrale ont ouvert les investigations. Tout comme l’ASN qui était sur place hier. Photo Archives DL/Jean-François SOUCHET

« Il s’agit d’une erreur d’exploitation. D’un écart », affirmait hier matin Olivier Veyret, l’adjoint en chef de la division de Lyon de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

L’organisme a mené une inspection hier toute la journée, à l’intérieur de la centrale du Bugey, pour déterminer les circonstances de l’incident survenu mardi matin.

Ce jour-là, des gravats radioactifs chargés sur un camion ont été sortis par erreur de la centrale du Bugey. Ils ont été déchargés dans une carrière de Pérouges, dans l’Ain. Une carrière qui n’était pas agréée pour les recevoir. « Mercredi matin, EDF a procédé au rapatriement de l’ensemble du chargement vers la centrale nucléaire, comme nous l’avons exigé, et devait vérifier qu’aucune trace de radioactivité ne reste sur place », assure l’ASN. « Nous avons pris les mesures sur le site de la carrière et également sur les engins ayant transporté les gravats. Tout est régularisé », complète Serge Blond, directeur adjoint de la centrale du Bugey.

Comment un tel “écart” a pu se produire ? La centrale nucléaire du Bugey expédie tous les jours des déchets conventionnels ou des déchets radioactifs qui sont respectivement évacués par des filières appropriées. Avant de quitter la centrale, les hommes et les camions doivent passer sous un portique de détection de radioactivité. « Si “le bruit de fond” est dépassé, un signal lumineux est envoyé au gardien et un signal sonore est entendu depuis le poste d’accès principal qui reçoit les valeurs sur imprimante, explique le directeur adjoint. Les investigations sont en cours. Pour l’heure, nous interrogeons les uns et les autres pour voir si une étape de contrôle n’aurait pas été sautée. Si une fiche mentionnant l’existence de gravats radioactifs n’aurait pas été oubliée. »

L’ASN parlait quant à elle hier matin d’une barrière et d’un signal sonore défecteux…

Les résidus d’une tour à béton en cause

Les interrogations portent aussi sur la nature du chargement en question. Comment ces gravats, de simples déchets déposés dans une benne et destinés à partir à la décharge, ont-ils été partiellement contaminés ? « Ils proviennent d’une tour à béton utilisée sur un chantier de notre site. Les analyses des résidus vont prendre plusieurs semaines. Maintenant que tout est rentré dans l’ordre, nous pouvons prendre le temps d’enquêter », précise l’adjoint du directeur.

L’ASN relativise la portée de cet incident classé seulement au niveau 0 (le plus bas d’une échelle allant jusqu’à 7). « Nous recensons 30 à 40 incidents de ce niveau par an sur la centrale du Bugey. Dans le cas présent, les conséquences sont minimes sur l’environnement. Pour donner un ordre d’idée : si quelqu’un était resté assis à l’endroit le plus exposé dans la période où les déchets étaient déposés, il aurait reçu 1/40 e de la dose maximale autorisée pour le public. » L’incident serait également « sans conséquence sur la santé du personnel et de ceux qui travaillent à la centrale et sans impact sur la sûreté de notre centrale », ajoutent les responsables de Bugey.

par la rédaction du DL le 12/08/2011 à 05:32

Publié dans Lutte des classes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
<br /> J'espère pour les corrêziens que les cèpes ne sont pas contaminés par un virus nucléaire voisin.<br /> Pendant que la France somnole, Sarkozy, chef suprême des armées du pays, plane en qualité de chef d'escadrille, sur le porte-avion Charles DE GAULLE.<br /> Quelles énormités va-t-il encore nous sortir?<br /> Aujourd'hui, nous avons encore eu droit à un de ses boniments. Il a dit que la France remplira sa mission jusqu'au bout en Libye. Combien ce sinistre individu va-t-il encore tuer d'enfants en notre<br /> nom?<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> Puisqu'on vous dit qu'il n'y a pas de danger !!! Cet été chez moi en Corrèze, pas une abeille, pas un papillon... Et des cèpes plus gros que mon chapeau...<br /> <br /> <br />
Répondre