CUBA : LE GENERAL JULIO, UN REVOLUTIONNAIRE !

Publié le par Tourtaux

La Havane. 5 Septembre 2011 

http://www.granma.cu/frances/cuba-f/5sept-general-julio.html

Le général Julio

Lazaro Barredo Medina

Le 19 avril 2001, le commandant en chef lui décerna le titre honorifique de Héros de la République de Cuba et l’Ordre de Playa Giron
Le 19 avril 2001, le commandant en
 chef lui décerna le titre honorifique
 de Héros de la République de Cuba
 et l’Ordre de Playa Giron


Photo prise en janvier 1959. Le lieutenant Julio Casas Regueiro lors d’une révision de documents préalable à la création de la Police nationale révolutionnaire.
Photo prise en janvier 1959.
 Le lieutenant Julio Casas Regueiro
 lors d’une révision de documents
 préalable à la création de la Police
 nationale révolutionnaire.


Avec Raul au cours d’une cérémonie des Forces armées révolutionnaires.
Avec Raul au cours d’une cérémonie
 des Forces armées révolutionnaires.

IL y a des personnes que, même si on les connaît, on n’a pas la possibilité de les apprécier dans leur quotidien. Et, aussi nombreux et indiscutables que soient leurs mérites et les responsabilités qu’elles ont assumées, on ne parvient jamais à les voir dans toute leur dimension humaine, même si on leur accorde une large reconnaissance en tant que personnes publiques.

Ceux qui ont connu de près le général de corps d’armée Julio Casas Regueiro ont pu découvrir la personnalité d’un chef militaire, d’un dirigeant politique qui, malgré ses hautes responsabilités au sein du Parti et à la direction de l’État, se distinguait par sa modestie, son acuité, son esprit ouvert. Un homme toujours disposé à écouter, reconnaître, réfuter ou critiquer ce qui doit l’être.

Le général ne s’était jamais départi de ses origines populaires, de son accent de Guantanamo et de Santiago de Cuba, de son affabilité et de ses manières simples et naturelles accompagnées d’un fort sens de l’austérité qui lui venait peut-être de l’éducation qu’il reçut de son père, qui lui transmit depuis son jeune âge un principe de base pour aller de l’avant dans la gestion économique et financière : « C’est centime après centime qu’on fait des pesos, et peso après peso qu’on fait des millions ».

À ceci s’ajoutait une avidité de tout questionner et de tout vérifier. Fais confiance, mais vérifie quand même. Ne te contente jamais de la première explication venue…

Avec le général Julio, il fallait parler franchement, et appeler un chat un chat.

Lors d’une récente réunion d’analyse des problèmes de la commercialisation dans l’agriculture, un dirigeant provincial a commencé à fournir des données, à mentionner des lieux et des situations, en omettant complètement la réalité de problèmes associés aux préjudices et aux inconvénients causés à la population. À la fin de son intervention, le général Julio fit pivoter son siège vers lui, le regarda droit dans les yeux et lui demanda : « Combien de fois es-tu allé sur place ? » L’homme pâlit et se perdit en justifications.

Tu nous as menti. Tu ne dis pas la vérité, lui dit Julio Casas. Tu n’es jamais allé dans ces endroits parce que tu es tout le temps assis derrière ton bureau et tu ne peux pas savoir comment on escroque la population là-bas. Moi, je peux te le dire parce que j’y suis allé et j’ai parlé aux gens. Ce que toi et ta délégation faites aux gens est un manque de respect envers le peuple. Il faut te destituer.

Le général Julio était un homme à la fois exigeant et sensible. Il ne manquait jamais d’encourager les camarades à rectifier les erreurs qu’ils avaient commises, mais qui réagissaient avec dignité pour les corriger. Un jour, au cours d’une réunion, un camarade a fait l’objet de critiques sévères, et pendant la pause il avait du mal à cacher sa honte devant le reste des participants. Le général de corps d’armée s’approcha de lui, lui mit les mains sur les épaules et lui dit : « Ecoute, je te comprends. Quand j’étais chef de logistique, on m’a fait des remontrances et j’étais comme toi aujourd’hui. Mais je me suis toujours dit qu’il me fallait prendre ces remarques comme un défi pour être meilleur. Donc, il ne faut pas te décourager, continue à te battre.

Les paroles du général d’armée Raul Castro lors de la présentation de Julio Casas comme le nouveau ministre des Forces armées révolutionnaires devant l’Assemblée nationale, le 24 février 2008, sont éloquentes et révélatrices de ses qualités, et nous aident à mieux comprendre que la Révolution a perdu un homme polyvalent, non seulement un organisateur militaire mais aussi un dirigeant doté d’un sens profond de la gestion de l’économie qui a profondément marqué la vie de nos Forces armées révolutionnaires, et qui a grandement contribué à leur autosuffisance et à leur consolidation pendant l’étape actuelle.

Comme il est signalé dans le communiqué du Bureau politique du Parti, il faut aussi savoir que ce général, que nous avions l’habitude de voir silencieux et discret, l’air méditatif, aux réunions de l’Assemblée nationale, du Comité central et aux Conseils militaires, est un homme qui par ses idées profondes et révolutionnaires est considéré comme l’un des principaux architectes du processus des Orientations économiques et sociales du 6e Congrès du Parti et des mesures en cours.

Le général Julio a laissé au système de direction cubain une méthode, une trace qui nous montrent comment faire les choses pour perfectionner le socialisme.

 

                            

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M
<br /> Rien de commun avec un Massu ou un Bigeard.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Comme le général vietnamien Giap et comme son frère d'armes et de combat Raul Castro, Julio est un Révolutionnaire. J'oubliais l'essentiel, Julio n'a absolument rien de commun avec Massu et<br /> Bigeard, qui se sont "illustrés" lors des guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie.<br /> <br /> <br /> <br />