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DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

Mercredi 30 octobre 2013

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2013/10/29/131022vdn3102.jpg?itok=dDvZJJDoLa Redoute : Kering prévoit 700 suppressions d'emplois

 

Le groupe Kering, actionnaire de La Redoute, prévoierait la suppression d'environ 700 emplois, annonce faite ce mardi après-midi soit  plus de 20% des effectifs.

La CGT a confirmé la teneur de cette annonce faite mardi lors d'un groupe de travail direction-syndicats à Marcq-en-Baroeul.
Interrogé, un porte-parole de Kering (ex-PPR) s'est refusé à confirmer ces chiffres, tout en laissant entendre que la cession de La Redoute, mise en vente par son actionnaire, aurait "un impact significatif sur l'emploi". 

La stratégie de Kering c’est de ne rien rendre public avant qu'un des repreneurs potentiels avec lesquels Kering a entamé des discussions cet été ne présente son projet devant un prochain comité d'entreprise, dont la date n'est pas fixée. On peut donc imaginer que le nombre de suppressions d’emploi soit la variable d’ajustement à la reprise.
Selon le journal Challenges, Kering est en discussion avec la foncière Altarea Cogedim et avec le fonds d'investissement OpCapita pour leur céder La Redoute.
A noter le soutien d’élus locaux notamment communistes de Roubaix et de Wattrelos aux salariés de la Redoute.

 PH

http://www.udcgtnord.fr/

 

Ecotaxe poids-lourds

Les patrons bretons veulent détourner les salariés de la lutte pour leurs emplois mardi 29 octobre 2013 , par Frédéric Dayan

La mise en œuvre de la taxe poids lourds décidée sous le gouvernement Sarkozy est au cœur d’une levée de boucliers des entreprises bretonnes qui l’accusent d’être la cause des licenciements annoncés dans les grands groupes agroalimentaires bretons. Faisant feu de tout bois, les patrons, soutenus par les édiles de la droite qui ont eux mêmes voté cette taxe, tentent de détourner la légitime colère des salariés dont les emplois sont menacés.

Face à cette situation, le comité régional CGT de Bretagne a produit une intéressante contribution que nous reproduisons in extenso.


VERS LE « JUSTE COÛT » DU TRANSPORT POUR L’EMPLOI, LA SÉCURITÉ ET L’ENVIRONNEMENT

Depuis plusieurs mois, les difficultés pour le maintien en activité des industries agroalimentaires bretonnes seraient dues à l’écotaxe poids lourds. Chefs d’entreprises, agriculteurs, se sont succédé ces derniers jours au chevet des salariés licenciés pour orienter leur lutte vers les portiques chargés de comptabiliser le kilométrage des camions de marchandises.

Cette nouvelle taxe poids lourds décidée en 2009 dont l’application devrait voir le jour d’ici peu, n’est pas encore effective qu’elle serait déjà la cause des licenciements annoncés dans les grands groupes de l’agroalimentaire.

Le transport routier représente 99% du trafic fret en Bretagne. Cela a comme conséquences, d’une part de générer un trafic considérable sur nos routes, et d’autre part de faire que la Bretagne soit une des régions qui, avec l’importance du transport routier de marchandises, pollue le plus et augmente les émissions de gaz à effet de serre.
Cette politique des transports mobilise des moyens financiers importants nécessaires à l’entretien des routes, limite le report modal au détriment des modes alternatifs comme le fer ou le maritime et cela au détriment de l’environnement et de la sécurité routière.

Enfin, sur l’ensemble du transport routier, les plus polluants sont les petits parcours (120 kms) et sont les plus nombreux en Bretagne. Pour la Cgt, l’internalisation des coûts externes des modes de transports, notamment routiers, est une nécessité pour sortir de leur sous tarification. La logique consiste à imposer la tarification du fret à son juste coût afin d’en finir avec une concurrence qui se nourrit entre les modes de transport et les salariés de la route, du rail, du fleuve et de la sous-traitance.

Cette contribution doit favoriser le transport fret ou fluvial, moins cher, moins polluant, mais à développer. Cela s’inscrit dans les transitions énergétiques et écologiques voulues et décidées par les pouvoirs publics.

Comme toutes les taxes, si elles sont injustes pour ceux qui y sont contraints, celle-là a le mérite de faire payer ceux qui polluent le plus et détériorent le plus les routes qui sont des biens collectifs.

Une autre ambition dédiée à cette taxe est d’inciter les sites de productions à être proche des lieux d’élevages. Exactement ce que remettent en cause les licencieurs d’aujourd’hui qui favorisent leurs critères de compétitivité au détriment de l’emploi et de l’industrie intelligente. L’aménagement du territoire est un enjeu majeur pour que la population puisse équitablement travailler sur toute la région.

Cela nécessite une péréquation des financements pour permettre que les activités industrielles se développent de manière égalitaire à l’inverse de la recherche d’une métropolisation d’excellence qui accélère la désertification rurale, particulièrement dans le centre Bretagne.

Si on prend l’ensemble des coûts des modes de transports, celui routier est le plus cher mais, plus du tiers de ce coût est supporté par la collectivité et non par les transporteurs ou les donneurs d’ordre.

Dans les faits, la taxe sera payée par les transporteurs qui la reporteront sur leurs donneurs d’ordre. Ils se trouvent être ceux qui sonnent le tocsin et sont la principale cause des maux de l’économie de notre pays et plus singulièrement dans notre région.

La légitime mobilisation des futurs salariés licenciés est détournée pour baisser le coût des transports, satisfaire l’appétit sans limite des actionnaires, et par incidence accélérer leur propre licenciement.

C’est d’autant plus morbide que les principaux instigateurs de cette machiavélique manipulation sont les mêmes qui payent leurs salariés au plus bas comme dans la grande distribution, les abattoirs ou encore le transport.

Cette faiblesse des salaires leur permet d’ailleurs de bénéficier d’allègement de cotisations sociales les plus fortes. Le plus horrible, c’est que des salariés en arrivent à s’affronter physiquement pour défendre leur emploi alors que les fossoyeurs de l’emploi les regardent en se frottant les mains.

L’écotaxe poids lourds en elle-même ne réglera pas les situations d’emploi. De même, elle n’interfère pas sur les décisions des directions d’entreprise de licencier. Par contre, elle peut être un frein pour les entreprises de s’éloigner des sites de matière première en délocalisant pour faire plaisir aux actionnaires et en laissant derrière eux des centaines ou milliers de salariés à la rue ainsi que des territoires désertifiés.

Il est à noter au passage, que le patronat du transport routier vient d’obtenir l’exonération de sa contribution à la taxe climat énergie par le Premier ministre. C’est aussi le moment où une fronde de députés de l’opposition demande la suppression de l’écotaxe poids lourds, alors qu’ils avaient été contraints, par les décisions du Grenelle de l’Environnement, de la voter lorsqu’ils étaient dans la majorité.

On comprend mieux pourquoi les plus intéressés, par la non application de cet impôt pour l’environnement, ne sont ni les salariés, ni les éleveurs, du moins les plus « petits ».

Devant cette situation, il faut revoir le concept de production, comme le demande la Cgt, en prenant en compte la réflexion par filière. Il n’y a pas d’avenir pour l’environnement dans une société qui se base sur la compétitivité, plaçant les salariés en concurrence et développant la logique du bas coût. C’est pourquoi la Cgt fait du développement humain durable une priorité. Des choix de société sont à faire. Mais pas celui du gouvernement tendant à écouter les sirènes des lobbys économiques pour apporter de nouvelles dérogations. Le patronat n’en aura jamais assez. La succession de cadeaux qui lui sont fait au nom du maintien de l’emploi ne cesse d’augmenter le nombre de chômeurs et de salariés pauvres. A un moment, il faudra affronter les réalités : Arrêter d’augmenter nos impôts et faire payer les actionnaires des entreprises.

Les recettes de l’écotaxe poids lourds doivent être reversées aux conseils généraux pour entretenir les routes dégradées par les camions. Si ces ressources n’existent pas, les collectivités vont devoir trouver des fonds en augmentant encore les impôts des citoyens dans lesquels vont nécessairement se retrouver les salariés licenciés.

Alors, oui, la mobilisation doit se poursuivre, mais pour maintenir et développer les activités industrielles et les emplois qui y sont liés.

Les enjeux posés au monde du travail consistent à rassembler les salariés, ceux qui sont dans des situations difficiles et les autres, pour s’opposer à un patronat qui n’a que pour objectif de s’accaparer l’ensemble des richesses créées par les travailleurs.

Dans ce sens, la Cgt appelle les salariés à se mobiliser par des actions dans les entreprises pour faire entendre leurs revendications, et exiger des augmentations de salaire, des bonnes conditions de travail et des créations d’emplois avec des jeunes qui sont actuellement la génération la plus exposée à la précarité, la misère et la pauvreté.

 
 

l'usine Photos journal Photos journal Je vous livre un communiqué du syndicat FO de l'entreprise TECSOM :

"Tecsom : la guerre des chefs !

Comme nous le pressentions depuis un moment la guerre des chefs (entendez actionnaires actuels -société chinoise Kaili) a commencé.

L’objet : - le "fric" et les brevets.

Les victimes :

- les salariés

Le lieu (sans doute) :

- le tribunal de commerce

La CFDT, syndicat qui accompagne les plans sociaux et qui se présente dans "le rôle du bon", vient dans un tract de dénoncer la mise à prix de la tête de son directeur préféré , le sieur Linglet. Dans "le rôle du truand", le sieur Grosselin, qui souvenons-nous a été remercié par les actionnaires en empochant au passage la modique somme de 120 000€ ! Dans le rôle "de la brute" les représentants de la Fondation Sommer qui nous citons : "refusent l’offre de Kaili...".

La vérité dans cette histoire, toute cette histoire, c’est que ce sont les salariés qui vont faire, une nouvelle fois, les frais de cette "guéguerre".

L’État, le Conseil Général et le Conseil Régional, donc nous et nos impôts, arrosent depuis des années cette entreprise et ses dirigeants pour maintenir l’emploi. Et que va-t-il rester ?

Les Ardennes ont eu droit aux patrons voyous (Thomé-Genot et repreneur partiel de TG, Lenoir et Mernier etc..), des procès ont eu lieu ou sont en cours, va-t-on connaître un énième épisode ?

La CFDT -Tecsom, sentant les licenciements proches, tirent à "boulets rouges" et a choisi son camp ! Elle devra répondre aussi des récents licenciements et assumer la reprise de Enia par l’équipe Grosselin-Vautier.

Suite à venir et sans doute pas ....fin."

Rappel : Tecsom a bénéficié de plus de 12 MILLIONS d'aides publiques depuis 3 ans ( voir mon billet du 25/01/2013 ) , il s'agit du plus gros "assistanat industriel" dans les Ardennes !! même le député UMP Warsmann n'a pas digéré les 120000 euros encaissés en prime de départ par l'ancien PDG : il devait saisir (selon ses déclarations dans la presse locale ) les services du procureur de la République !! qu'en est-il depuis janvier ?? Rappelons aussi que le DRH de cette entreprise est l'ancien délégué CFDT !! la collaboration de classe nuit toujours à la classe ouvrière ...encore plus chez Tecsom !

Il faut que l'Etat , le conseil régional , le conseil général et Mr Warsmann (président du syndicat Ardenne synergie) , généreux donateurs des aides publiques , EXIGENT DE SUITE LA CLARTE DES CHOIX DES ADMINISTRATEURS POUR SAUVER L'ENTREPRISE QUI APPARTIENT -de fait , AUX CONTRIBUABLES ARDENNAIS !!!!

 
34 postes supprimés chez France Champignon Bonduelle dans les Deux-Sèvres

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Les salariés de France Champignon Bonduelle à Thouars sont fixés sur leur sort:
A l’issue du comité central d’entreprise de ce géant du légume, ils attendaient de connaître le nombre de postes supprimés sur les 160 que compte le site des Deux Sèvres.
Il y en aura 34 au plus tard en juillet 2014.
La mécanisation de la coupe des pieds des champignons
 est à l’origine de cette réduction d’effectif.

Les salariés concernés auront des possibilités de reclassement, mais de grosses incertitudes persistent compte tenu de la moyenne d’âge plutôt élevée des salariés.

 

http://poitou-charentes.france3.fr/2013/10/29/34-postes-supprimes-chez-france-champignon-bonduelle-dans-les-deux-sevres-348125.html


Travailleurs migrants - AT France

Fin de la grève : "Chaque dossier sera étudié"
mardi 29 octobre 2013 , par Sabine Ferry

Voir en ligne : Le communiqué de la CGT


 
Démarrée le 21 octobre dernier, la grève des 35 travailleurs, Égyptiens pour la plupart, exploités par l’entreprise AT-France de Bondoufle, a pris fin ce mardi 29 octobre 2013. Olivier Champetier, secrétaire général de l’union départementale de l’Essonne, revient sur les circonstances du conflit.
 
  
ThyssenKrupp : Grève à La Farlède

C’est pour « sauver leurs emplois », et à l’appel de la CGT, qu’une quarantaine d’employés toulonnais de la société « ThyssenKrupp ascenseur » ont cessé le travail mardi matin à La Farlède.



 

Ils protestent contre « le projet d’un plan de sauvegarde de l’emploi » qui pourrait entraîner des suppressions de postes. Le syndicat a déjà adressé une lettre à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, pour qu’il s’empare du dossier.

Les grévistes, qui participaient à un mouvement national, n’excluent pas de reconduire leur action si aucune avancée n’intervient.


 
Hôtel Columbus de Monaco : une trentaine d’employés en grève

Des employés de l’hôtel Columbus de Monaco, situé à Fontvieille, sont en grève depuis ce lundi matin. Ils dénoncent un plan de restructuration engagé par la direction de l’établissement hôtelier depuis 8 ans.


 

« Respectez-nous ! La restructuration, ça suffit! ». En face de l’hôtel Columbus de Monaco, une trentaine de salariés ont affiché, sur des draps blancs, leur ras-le-bol.

 

Depuis lundi, ces employés font un sit-in devant l’établissement de l’avenue des Papalins. Entraînant de grosses difficultés de fonctionnement à l’intérieur. Le bar et le restaurant sont fermés.

Parmi les doléances des grévistes : un plan de restructuration qui n’en finit pas, depuis 2005, de faire des dégâts, pas de renégociations du contrat d’évolution des salaires, l’abus de sanctions arbitraires.

Et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut, selon eux, la mise en place éminente d’un ajustement de l’activité opérationnelle du bar.


 
EADS prévoit des "mesures difficiles" pour sa branche de défense

Lundi 28 octobre 2013, par lohann // EADS

 

"Il y aura des mesures difficiles", prévient Thomas Enders, le président exécutif d’EADS, au sujet de la branche de défense du groupe aéronautique européen.

"Les décisions n’ont pas encore été prises, mais nous ne pourrons faire l’économie de réductions de coûts et de suppressions d’emplois", précise M. Enders, cité lundi 28 octobre par le journal Süddeutsche Zeitung. EADS a annoncé en juillet une réorganisation, qui se traduira par un regroupement des filiales de défense et d’espace au sein d’une nouvelle division appelée Airbus Defense & Space. La restructuration, symbolisée par le changement de nom d’EADS en Airbus, devra être achevée en juillet 2014.


AMÉLIORER LA PROFITABILITÉ ET LA COMPÉTITIVITÉ


Thomas Enders, interrogé par le journal allemand, souligne que la division Defense & Space n’est pas à vendre et il ajoute que des mesures plus détaillées seront annoncées en décembre. "Nous voulons rester présents dans la défense mais en améliorant significativement la profitabilité et la compétitivité de la division. Le problème demeure que les perspectives pour la défense et l’espace ne sont pas très roses."

Interrogé sur le programme A380 dont les ventes patinent cette année, il indique que le groupe va étudier des mesures pour rendre son Super-Jumbo plus attrayant, mais il ajoute qu’il est toujours réaliste de penser que le programme atteindra en 2015 le seuil de rentabilité.


Le 28 Octobre 2013 - Le Monde


http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com/spip.php?article948

Publié dans Lutte des classes

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