DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

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Un dialogue renoué mais fragile

Publié le 18/01/2014

Par BAKHTI ZOUAD


| GOODYEAR |

Une première réunion a eu lieu hier entre la direction et la CGT sous l'égide du préfet. Les indemnités de licenciement ont été évoquées alors que les salariés se mobilisaient sur le terrain.

Plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement de soutien aux Goodyear devant l'usine toujours occupée. (Photo FRED DOUCHET) Plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement de soutien aux Goodyear devant l'usine toujours occupée. (Photo FRED DOUCHET)

Cela avance vite et bien. De toute façon, ils n'ont pas le choix sinon ça va péter dans l'usine... » Interrogé ce vendredi 17 janvier en marge du rassemblement de soutien aux salariés de l'usine de pneumatiques Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture, Mickaël Wamen (CGT) n'en dira pas plus sur les négociations qui se jouent actuellement à la préfecture entre des représentants de la CGT et le directeur général du groupe Goodyear Dunlop Tires France, Henry Dumortier.

Tous se sont réunis pour la première fois autour d'une même table en présence du préfet Jean-François Cordet, nommé, la semaine dernière, médiateur dans ce dossier par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (PS). En jeu : les indemnités de départ. Si aucun chiffre n'a été avancé publiquement, on sait que la CGT réclame plus que ce qui est proposé dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi. En fonction de la situation de chacun, les rémunérations et indemnités au titre sont proches de 70 000 euros nets par salarié, soit l'équivalent de près de trois années de salaire. Insuffisant pour la CGT.

 

« Si on n'obtient pas gain de cause, l'usine c'est boum »

« La direction de Goodyear a bien compris que si elle veut récupérer l'usine et les 241 000 pneus que nous bloquons dans le dépôt, elle devra accéder à notre demande. Si on n'obtient pas gain de cause, l'usine c'est boum », a menacé Mickaël Wamen, micro en main devant plusieurs centaines de personnes réunies sur le parking du site.

« Oui, c'est dur de s'entendre dire qu'on va perdre son boulot, mais ils vont cracher comme jamais une multinationale n'a craché. On va les plumer jusqu'au bout et chercher les indemnités les plus fortes possibles. C'est ce que l'on voulait éviter mais on n'a plus le choix », a poursuivi le porte-voix des Goodyear, actant ainsi la fermeture de l'usine après sept ans de résistance et de lutte. « On ne nous enlèvera pas cette fierté d'avoir réussi à mettre en échec une multinationale pendant toutes ces années. Le combat n'est pas terminé, cette usine a une valeur, Maurice Taylor (un repreneur potentiel) la veut cette boite. On a engagé des discussions pour que chaque salarié puisse repartir avec le maximum d'indemnités et continuer à vivre. »

La concertation entre les représentants du personnel et la direction de l'entreprise est engagée et se poursuivra dans les jours à venir, indique de son côté la préfecture. M. Cordet a demandé à chaque partie, lors de cette réunion d'étape, de fournir les efforts nécessaires dans le cadre de la médiation pour parvenir à une sortie de crise satisfaisante pour tous.

 

Un premier pas en avant de la direction

Contactée hier, la direction ne dit pas le contraire et confirme qu'elle participera à d'autres réunions dans les jours ou semaines à venir. Malgré les discours de façade des uns et des autres, un premier pas en avant a été clairement fait par les deux parties, mais la situation dans l'usine, toujours occupée par une partie des salariés, reste très fragile.

Une prochaine réunion devrait avoir lieu le lundi 20 janvier dans la matinée mais uniquement entre la préfecture, et les représentants de la CGT cette fois-ci.

BAKHTI ZOUAD


http://www.courrier-picard.fr/region/un-dialogue-renoue-mais-fragile-ia167b0n292763
  
 
Deux-Sèvres - Bressuire - Politique
La CGT s'invite aux voeux du député
19/01/2014 05:38
La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT. - La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.
La cérémonie des vœux du député Jean Grellier, dans la salle de Soulièvres à Airvault, en présence de nombreux invités et d'une délégation CGT.

Le maintien des urgences hospitalières à Thouars et Parthenay, le tribunal de Bressuire ont été au cœur des vœux du député. La CGT a marqué le terrain.

Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté. En citant le philosophe Allain, le député Jean Grellier a donné la tonalité de ses vœux annuels, hier matin, à la salle de Soulièvres, près d'Airvault.

Christiane Taubira à Bressuire ?

Le député socialiste a évoqué plusieurs thèmes dans son intervention, dont deux majeurs : le tribunal de Bressuire et le futur hôpital des Deux-Sèvres.
Concernant le tribunal de Bressuire, le député a souhaité le maintien d'une activité de justice considérablement réduite avec le départ, ce mois-ci, pour le tribunal de Niort, des audiences du plaider coupable (CRPC). Il ne reste donc que l'activité des affaires matrimoniales, civiles hors divorce. « Il faut que Bressuire conserve une activité de justice forte. Je suis prêt à convaincre la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de venir sur place pour lui expliquer la problématique du nord Deux-Sèvres et lui faire envisager un nouveau projet expérimental. »

Le maintien des urgences

Jean Grellier a redit sa satisfaction de voir valider le plateau technique de Faye-l'Abbesse, rappelant au passage les engagements forts des élus et l'implication de Ségolène Royal. La CGT s'est invitée aux vœux du député demandant des éclaircissements quant au maintien des urgences à Thouars et Parthenay (NR du 17 janvier).
Jean Grellier a livré ses réponses : « Le projet hospitalier s'établit à partir de l'activité actuelle. Les urgences sur les deux sites de Parthenay et de Thouars seront maintenues ainsi que les services actuels ». Malgré les applaudissements nourris, les militants cégétistes emmenés par Alain Fouquet n'ont pas été convaincus. Favorables au plateau technique unique, ils souhaitent être associés au comité de pilotage que Jean Grellier propose de créer et ils saisiront la proposition de celui-ci de leur ouvrir son bureau pour la consultation du dossier. « Nous aimerions rassurer les salariés et les patients qui entendent parler de cellule de reclassement pour les premiers et bien savoir si les urgences conservées le seront dans les conditions actuelles ou simplement des SMUR en attente ».
Le classement du nord Deux-Sèvres en territoire de santé rassurerait tout le monde.

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Deux-Sèvres - Bressuire, Cerizay - Social

La CGT soutient les salariés Mia...
18/01/2014 05:24
... et juge l'ouverture dominicale de Market illégale

Dans un communiqué, l'Union locale CGT du Bocage bressuirais « apporte son soutien aux 210 salariés, dont les 60 qui ont entamé une démarche légitime auprès des prud'hommes afin d'obtenir le paiement immédiat et intégral de leur salaire du mois de décembre. Mia maintient son activité grâce au travail des salariés et aux deniers consentis comme aides de la Région, c'est-à-dire aux impôts des citoyens. Il est intolérable de rendre les salariés responsables de la situation précaire dans laquelle ils se trouvent. C'est leur rendre justice que d'exiger le versement sans délais de leurs salaires, primes comprises, parties intégrantes de leur pouvoir d'achat ».

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FagorBrandt: 4 offres de reprises retenues, la plus large sauverait 1 200 salariés

L'Expansion.com - publié le 18/01/2014 à 11:57

Le secrétaire national CGT du Comité d'entreprise, Philippe Breger, a annoncé aux salariés de FagorBrandt ce samedi que l'entreprise avait reçu quatre offres de reprise. L'identité des repreneurs potentiels sera dévoilée mercredi.

Quatre offres ont été déposées pour la reprise du fabricant d'électroménager FagorBrandt en redressement judiciaire, dont la plus large permettrait, à ce stade, de conserver 1.200 salariés sur les 1.800 que compte actuellement le groupe en France. C'est l'annonce faite ce samedi apr Philippe Breger, le secrétaire national CGT du CCE. Une deuxième offre concernerait "entre 700 et 1.000 personne", et deux dossiers, dont un financier, porteraient "sur des sites isolés" et concerneraient chacun "200 personnes", a ajouté M. Breger.

Le responsable syndical, qui s'exprimait devant près de 300 salariés de FagorBrandt venus s'informer devant les grilles de l'usine de la Roche-sur-Yon, s'est dit "déçu" car l'administrateur judiciaire s'est selon lui refusé à communiquer aux syndicats les noms des repreneurs avant le CCE prévu mercredi.

Un réunion avec M. Montebourg jeudi prochain

Toutefois, l'administratrice judiciaire "a voulu être rassurante en disant, +c'est les premières offres+, elle a dit +surtout les 1.200, celui qui est le plus avancé peut aller dans le bon sens, peut aller sur plus de reprises+", a ajouté M. Breger. "On a vraiment senti hier soir que l'attention était surtout d'éviter la casse sociale, d'avoir des dossiers pérennes mais on sent bien que ça prend une dimension politique".

"Mercredi matin, on aura la totalité des dossiers", a ajouté M. Breger, indiquant en outre qu'une réunion des élus locaux et régionaux concernés par le dossier était prévue au cabinet du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg jeudi matin.

Les postulants avaient jusqu'à vendredi 17H00 pour déposer une offre formelle auprès de l'administrateur judiciaire. FagorBrandt, placé en redressement judiciaire en novembre, emploie 1.800 personnes en France, dont 1.200 sur ses quatre sites industriels (Aizenay, La Roche-sur-Yon, Orléans et Vendôme). La coopérative basque Mondragon, actionnaire de l'Espagnol Fagor, lui aussi en dépôt de bilan, avait renoncé début novembre à sauver le groupe, qui emploie 5.700 personnes en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine. Le conglomérat algérien Cevital est le nom le plus souvent cité dans la presse.


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/fagorbrandt-4-offres-de-reprises-retenues-la-plus-large-sauverait-1-200-salaries_424402.html#0VoR15qZwUm4UzgQ.99
Lesieur, salaires allégés
Publié le 18/01/2014 à 06h00 par

L’actuel conflit social dans l’huilerie est vécu avec d’autant plus d’amertume que le site, né en 1857, fermera en 2015 et sera remplacé par des immeubles de logements.

Lesieur, salaires allégésBacalan, hier. L’une des trois usines de Lesieur en grève dans le cadre des négociations salariales. © Photo
Photo Laurent Theillet
Michel Monteil

m.monteil@sudouest.fr

Depuis deux jours, les banderoles et les drapeaux de FO, de la CGT et de la CFDT sont de sortie quai de Bacalan. Toute activité est arrêtée dans l'usine Lesieur cernée par la forêt de grues qui édifient le nouveau quartier.

Le mouvement social a pour origine les négociations salariales 2014. Le 14 janvier, la direction a proposé aux salariés des usines de Bordeaux (94 emplois), Vitrolles et Coudekerque une augmentation de 0,7 % en janvier et de 0,3 % en juillet, plus une prime de 250 €.

L'intersyndicale réclamait 3 % et une prime d'intéressement comprise entre 1 000 et 1 200 €. Mais la direction de Lesieur fait valoir que les bénéfices de 2013 (18 M€) ont été inférieurs à ceux de 2012 (35 M€). « Ce n'est pas la faute des salariés mais d'une erreur stratégique de l'entreprise », estime Jean-Pierre Jaragoyen, délégué CFDT. Lesieur aurait réduit la production d'huile sous marques de distributeur au profit de sa propre marque. Les objectifs de production de chaque usine ont été atteints mais les consommateurs n'ont pas suivi.

La grève se poursuit

La riposte a été rapide. Mardi, l'usine du Nord s'est mise en grève. Celle de Bordeaux a suivi puis celle de Vitrolles. Hier matin, environ 150 salariés, principalement de Coudekerque mais aussi de Bordeaux, sont allés au siège de Lesieur à Asnières.

Une délégation a été reçue. L'intersyndicale a essuyé une « fin de non-recevoir » et une nouvelle rencontre est prévue lundi. Le mouvement de grève se poursuit. « Nous avons pris des contacts avec Saipol à Bassens, les salariés nous ont proposé d'arrêter la trituration par solidarité », indique Thierry Teyssèdre, délégué CGT.

Lesieur et Saipol appartiennent en effet au même groupe, Sofiprotéol, important acteur de la filière des oléagineux à usage alimentaire et industriel. En 2009, Bacalan a perdu l'activité de raffinage, déplacée vers l'usine de Saipol à Bassens. Depuis, seul subsiste à Bordeaux le conditionnement des huiles. Celui-ci sera à son tour déplacé l'an prochain à Bassens, où Saipol a investi 52 millions d'euros en trois ans. Environ 80 des 94 salariés actuels de Bacalan seraient repris.

Plus de 2 hectares de terrain

Hier matin, par ailleurs, le groupe de manifestants ne cachait pas son amertume. Le sentiment qu'une page se tourne sur une usine qui a employé jusqu'à 300 personnes. Les uns évoquent la dégradation des relations humaines chez Lesieur, gérées aujourd'hui « à l'anglo-saxonne » selon Olivier Rabocelli, délégué FO. « On punit Lesieur pour ses salaires, ses avantages sociaux », dit Jean-Pierre Jaragoyen. À l'image de la prime d'intéressement, versée depuis plus de vingt ans.

Enfin, face au nouveau bâtiment de CDiscount, emblème de la nouvelle économie, chacun sait que l'usine de Bacalan fermera en 2015. Une première huilerie s'était installée à cet endroit en 1857. En 2016, les 2,2 hectares de bâtiments et de silos seront détruits. Le terrain a été acheté par Cogedim (entre 9 et 10 millions d'euros). Le promoteur des programmes Nouvelle rive gauche et Influence (avec Vinci), tout proches, va construire des logements dont une partie en partenariat avec un bailleur social. La ville de Bordeaux a toutefois exigé que subsiste « une trace de l'histoire industrielle des lieux ».

http://www.sudouest.fr/2014/01/18/lesieur-salaires-alleges-1433253-2754.php

Publié dans Lutte des classes

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