DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

 

Européennes 2014 : La CGT Educ’Action interpelle le Président de la République

 

À travers une lettre adressée au président de la République, la CGT Educ’Action de l’ souhaite que ce dernier “entende les attentes des salarié-e-s et prenne conscience de l’urgence à répondre socialement à ces attentes exprimées sur le champ politique”.


Lire la lettre ci-dessous.


“Monsieur le Président de la République.

Lundi 26 mai, au lendemain des résultats des élections européennes donnant mandat aux eurodéputés pour 5 ans avec une « victoire » malheureusement historique du FN, dans une très courte allocution télévisée, vous avez pris la parole pour ne rien dire. En effet, poursuivre les « efforts » c’est, Monsieur le Président, s’entêter dans une politique économique et sociale austéritaire qui pousse le peuple des salariés soit à crier leur dégout et leur désillusion soit à donner leur voix à l’extrême droite soit à s’abstenir remettant en cause le modèle démocratique. Par ce vote, en France mais aussi dans d’autres pays européens, les peuples refusent les politiques nationales prônant une politique d’austérité et vouée aux logiques libérales de mise en concurrence des économies, le tout dicté le plus souvent par les directives européennes. (Aujourd’hui, 80% des lois votées en France sont le fait de la transposition automatique de la loi européenne.)

Vous avez réaffirmé que la “ligne de conduite” du premier ministre “ne peut pas dévier en fonction des circonstances”, ce qui revient à dire que le gouvernement ne tiendra pas compte de ce que les électeurs ont exprimé une nouvelle fois.
Attention Monsieur le Président. Le peuple s’est détourné des édiles et des bien penseurs qui, en 2005, n’ont pas respecté leur « non » au référendum. Il continuera de se détourner de vous, si vous ne l’écoutez pas ! Le peuple n’est pas raciste, mais il ne se reconnaît plus dans cette démocratie qui ne prend pas en compte son vote.

Monsieur le Président, la CGT, en participant à une euro manifestation le 4 avril 2014 à Bruxelles, rassemblant quelques 50 000 salariés, continue de prôner une autre politique économique et sociale au niveau national et européen. Elle demande l’adoption d’un grand plan européen pour l’investissement, une croissance durable et des emplois de qualité, tout en harmonisant la fiscalité, comme l’impôt sur les sociétés afin de limiter les pratiques de mise en concurrence des entreprises.

Dans ces conditions, Monsieur le Président, la CGT, aux côtés de tou-te-s les salarié-e-s, continuera d’exiger :

  • Une autre répartition des richesses créées en relevant significativement les rémunérations, en établissant partout des salaires minimum sur la base de critères communs permettant de vivre décemment et en valorisant les qualifications.
  • Une garantie d’emploi pour la jeune génération : c’est la jeunesse européenne qui portera notre avenir, mais seulement si elle peut vivre dignement des fruits de son travail.
  • Une harmonisation fiscale pour assécher les paradis fiscaux ainsi qu’une taxation sur les transactions financières.
  • Des normes communes pour garantir un emploi de qualité et le refus du travail précaire.
  • Des services publics gratuits de qualité et répondant aux besoins des populations.
  • Un haut niveau de santé et de protection sociale.
  • Un investissement massif pour l’avenir de l’Europe au lieu des programmes d’austérité qui ruinent nos lendemains.
  • Des politiques industrielles coordonnées favorisant les coopérations entre les entreprises européennes.
  • Une diplomatie coordonnée et non alignée en faveur de la recherche de la paix dans le monde et singulièrement en Europe car au travers des drames qui se déroulent en Ukraine les risques de retour de guerre sur le continent sont réels.

A l’opposé d’un repli sur soi des peuples européens, c’est une Europe où chacun contribue au développement de tous par ses propres atouts qu’il faut construire, tous ensemble. La CGT s’y emploie plus que jamais. “

 

http://www.miroir-mag.fr/60652-europeennes-2014-la-cgt-educaction-interpelle-le-president-de-la-republique/ 


  • Ariège
  • Pailhès. L'union locale de la CGT réactivée

    Publié le 31/05/2014 à 09:29

    Le local de l'ancienne poste dédié à la CGT./Photo DDM.  

    Le local de l'ancienne poste dédié à la CGT./Photo DDM.  

    L'antenne de l'union locale de la CGT, dépendante de Pamiers, reprend un peu de vigueur grâce, notamment, à la volonté de la municipalité de Pailhès et son maire Yvon Lassalle, qui met à disposition l'ancien local de la poste. Et pour l'occasion, une cinquantaine de salariés syndiqués de la boulangerie Cottes, du Fossat, se sont retrouvés à l'ancienne gare pour une soirée entre détente et perspectives d'avenir pour ce nouvel élan. Car suite aux élections professionnelles, où 18 sièges sur 18 ont été pourvus par la CGT, élus, titulaires et suppléants, autour de Philippe Cicutto, délégué syndical central, l'idée de remettre en marche l'activité à Pailhès a fait son chemin. «L'union locale a été créée en 2010 à Pailhès, puis laissée un peu à l'abandon. Maintenant, nous sommes motivés pour assurer une permanence régulière en direction des salariés, des retraités et privés d'emploi des deux vallées de la Lèze et de l'Arize.» Un point accueil de proximité dont le but premier sera d'informer, de prodiguer des conseils et d'aider les personnes syndiquées mais isolées et tous ceux qui pousseront la porte. Une permanence juridique et Indecosa (Information, défense des consommateurs et des salariés), mené par Rabah Seddiki, viendra s'y ajouter. Jean-Pierre Castillo, conseiller municipal, représentant la mairie et par ailleurs trésorier de l'union départementale, participant à la soirée, se félicitait d'une telle initiative.

    Les permanences auront lieu les premier et troisième jeudis du mois, de 16 heures à 20 heures. Contact : philippe.cicutto@neuf.fr, tél. 06 35 39 80 72.

    Grève Air France à l'aéroport d'Ajaccio: des retards, de l'attente mais pas d'annulations

    Une partie des salariés d'Air France est en grève à l'aéroport d'Ajaccio Napoléon Bonaparte, ce samedi 31 mai à l'appel de la CGT et du STC pour l'obtention d'emplois saisonniers en Corse. Ce mouvement, bien qu'anticipé par la compagnie aérienne, entraîne d'importants retards sur le trafic.

    • Par Grégoire Bézie
    • Publié le 31/05/2014 | 10:54, mis à jour le 31/05/2014 | 18:35
    31/05/14 - Grève des personnels Air France à l'aéroport d'Ajaccio: des retards, de l'attente mais pas d'annulations © FTVIASTELLA
    © FTVIASTELLA 31/05/14 - Grève des personnels Air France à l'aéroport d'Ajaccio: des retards, de l'attente mais pas d'annulations
    • La grève a débuté ce matin vers 4h30 à l’aéroport d’Ajaccio avec la mise en place des premières rotations. Il se traduit par une importante attentes pour les usagers et des retards, allant parfois jusqu’à 1h30. Mais la compagnie n'a pas eu à annuler de vols. 

      Il faut dire que pour palier au manque d’effectifs, Air France avait prévu une vingtaine de cadres et bénéfice du renfort de personnels de la Compagnie Corse Méditerranée (CCM) afin d'assurer le traitement des bagages et l’enregistrement des passagers.

      Selon la CGT, 80 à 90% des salariés Air France de l'aéroport sont grévistes. Un mouvement également suivi par le Syndicat des travailleurs corses (STC) sur les mêmes revendications.

      Elles concernent un renfort saisonnier à hauteur de quinze contrats étudiants, alors que la direction régionale d’Air France s’achemine plutôt vers une solution en interne, en embauchant pour l’été des agents venus du continent.

      Les syndicats grévistes annoncent déjà d’autres actions dans les prochains jours si leurs revendications n’étaient pas suivies d’effet.

Publié dans Lutte des classes

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